
L'éclipse du soleil - Choftim
Paracha Halakha
Transcription
Kind: captions Language: fr Mercredi dernier, un phénomène astronomique relativement rare s'est produit pendant quelques minutes. Le soleil masqué par la lune s'est voilé, c'est éclipsé. Nos sages dans le Talmud, il vaut un mauvais signe comme un avertissement donné à la terre d'améliorer leur conduite. Raison pour laquelle nos sages n'ont pas instituer de bénédiction à la vue d'une éclipse solaire et ce contrairement à la vision d'un éclair ou en entendant le tonner gronder ou dans un tel cas, on est tenu de marquer notre reconnaissance et notre admiration du Tout-Puissant à l'origine des éclairs et des tonners. phénomènes qualifiés de naturel et qui sont pourtant l'expression de la grandeur infinie du créateur du monde. Mon grand-père me le disait déjà, l'énergie instantanée produite par un seul éclair est colossal équivalente à plusieurs centrales nucléaires. Et les sages, toujours dans le Talmude, vont vont citer la parabole au sujet de l'éclipse d'un roi qui avait préparé un beau dîner pour ses serviteurs et qui avait suspendu une lumière pour les éclairer. Mais le roi se mit en colère et a alors ordonné à l'un de ses serviteurs de retirer la lumière. Mais heureusement, c'est le prophète Jérémie qui nous rassure et qui nous exhorte. N'imitez pas la voix des nations et ne craignez pas les signes du ciel. craint des nations. Car n'oublions jamais, conclu nos sages, que nous sommes les enfants du Saint-Bit soit-il et qu'un père ne renie jamais ses enfants. Et même si parfois il do il doit leur faire les les gros yeux comme ce soleil qui s'éclipse de notre parachat de chauftim. Il est aussi question de soleil celui que dans les temps passés les civilisations égyptiennes grecques incar notamment vénéré et et idolâtré et la Torah va raconter et en même temps mettre en garde que si dans l'une de nos villes une personne est allée et a servi d'autres dieux s'est prosterné devant eux devant le soleil la lune ou les étoiles du ciel après une enquête minutieuse sur la base d'un témoignage de de de personnes qui auraient préalablement à la faute averti de la gravité de de l'idolâtrie. Le fauteur sera lapidé histoire a priori désuète plus d'actualité qui aujourd'hui a la tentation ou la faiblesse d'attribuer un pouvoir à des astres aussi brillant soit-il. À moins de découvrir l'interprétation surprenante de ce passage du Jonathan Ben Ouziel. Surprise ! Car selon Yonathan Benouziel, avant de se prosterner devant les armées du ciel, cette personne a d'abord décidé d'être à l'écoute de son mauvais penchant, cette inclinaison naturelle vers la vers la facilité, l'apparître la grandeur du tout-puissant qui va pousser cette c personnes à servir des dieux étrangers traduit paran Benzuyel par Taavat Amemaya littéralement les erreurs des peuples, l'erreur de penser qu'il n'y a qu'un seul monde et un seul moyen d'en profiter. Consommer, consommer et encore consommer. Erreur initiale mais fatal car dans cette perspective, le soleil, la lune et les étoiles peuvent peut-être décrire trois univers tellement familiers à notre époque. Le premier, le soleil renvoie inévitablement à la mer, à la plage, ces endroits où les corps s'exposent, se mesurent, se comparent. où les repas succèdent aux apéritifs apothéos de l'année consacré au travail afin de financer ses loisirs ou ses destinations exotiques. La lune, elle symbolise les plaisirs nocturnes. La Lune c'est aussi ce fameux monde de la nuit magnifié dans le monde occidental où les clubs boîtes de nuit en tout genre sont apparemment des passages obligés vers l'épanouissement personnel et les plaisirs ultimes. Les étoiles enfin qui brillent la nuit et disparaissent le jour ou mieux les étoiles filantes qui ne s'intillent que quelques instants avant de retourner à l'obscurité. Ces étoiles symbolisent ce monde 2.0, ses ses influenceurs, ses images, ces fantasmes aussi qui défilent sur nos écrans de toute taille mais qui ne sont que des mirages où l'homme peut se perdre, peut tout perdre, faute de clairvoyance et de lucidité. c'est de percevoir l'idolâtrie comme le culte de l'éphémère du plaisir de l'instant. Alors que comme Moché nous supplie peu avant sa mort dans la parachat de Nitavim, choisissez le tove, le bien, le bien défini par Narmanid comme ce qui est permanent, durable, éternel, c'est-à-dire tout acte, toute parole porteur de sens associé à la à la mitva un commandement divin qui donne à nos actes, nos paroles, une dimension vraie sur lequelle le temps n'a pas de prise comme par exemple un repas ponctué d'un motsi, d'une parole de Torat et d'un et d'un berkat. Ainsi, Mosché associe le bien à la vie, la vie qui est invariable en hébreu et toujours au pluriel. Car le vrai plaisir dans ce monde-ci, c'est celui prouvé par le tadic, le juste qui, comme un champion d'échec devant un échequier trouve toujours le coup juste. Ainsi, le tsadic tout au long de son existence trouvera dans toutes les circonstances de la vie heureuse ou malheureuse l'acte juste, la parole juste, le comblant de joie, de de de satisfaction, celui d'avoir su associer la vie au bien, les avoir unis. et les emporter avec lui pour la vie éternelle avec cette sensation à son dernier jour sur terre d'avoir vécu selon cette phrase célèbre d'un auteur anglais du 19e siècle vivre est la est la chose la plus rare du monde. La plupart des gens ne font qu'exister. La vie et le bien. Tovim, le vœu ultime que nous formulons à Rochèche et à l'occasion de toutes nos fêtes celui que je vous adresse en ce début du mois des loules. Celui de ne pas être des idolâtres, de choisir de toujours écouter le Yatov, le bon Penchant selon Jonathan Benziel. Shabbat shalom à vous tous.



