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Les marchés de Provence - Ki Tavo

Les marchés de Provence - Ki Tavo

Rav Jonas ·

Paracha
Vitesse :

Extrait du cours

La paracha de Kitavo que nous lirons ce shabbat clôture en fait la Torah puisque les quatre dernières sidrotes du livre sacré sont essentiellement des dispositions testamentaires de Moï notre maître. Et voilà que le Tout-Puissant a choisi de présenter la mitva de Bikourim les prémisses en français comme quasiment la dernière des 613 commandements de la Torah. Cette mitva, cette bonne action est détaillée dans un traité de michna consacré au bikurim. Et le Tana, le rédacteur de la Michna raconte qu'à l'époque du temple de Jérusalem, une personne qui découvrait que sa vigne, son figuier ou son grenad ou son grenadier avait donné leur premier fruit.

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La paracha de Kitavo que nous lirons ce shabbat clôture en fait la Torah puisque les quatre dernières sidrotes du livre sacré sont essentiellement des dispositions testamentaires de Moï notre maître. Et voilà que le Tout-Puissant a choisi de présenter la mitva de Bikourim les prémisses en français comme quasiment la dernière des 613 commandements de la Torah. Cette mitva, cette bonne action est détaillée dans un traité de michna consacré au bikurim. Et le Tana, le rédacteur de la Michna raconte qu'à l'époque du temple de Jérusalem, une personne qui découvrait que sa vigne, son figuier ou son grenad ou son grenadier avait donné leur premier fruit.

Cette personne devait entourer ses prémisses avec une cordelette et attendre leur maturité puis les cueillir et enfin les offrir au Cohen au temple de Jérusalem en accompagnant cette offrande de ses premiers fruits d'une déclaration reprise le soir du Cédè où le propriétaire de ses prémisses retraçait l'histoire des enfants d'Israël depuis Haramiovedi. Ce moment où le ramé la vanane avait voulu faire disparaître notre patriarche Jacob jusqu'à la conquête de la terre sainte en passant par l'esclavage en Égypte et notre libération miraculeuse. Et Rabi Menem Zembé, immense sage contemporain polonais mort à Varsovie peu après la peu après la révolte du ghetto victime des nazis fait une magnifique remarque. Le choix duana de citer la vigne, la figue et la grenade comme exemple de fruits concernés par la mitfa de Bikorim.

Alors que ce sont les sept fruits de la terre d'Israël qui étaient concernés par ce commandement, le blé, l'orge, l'olive et la date en plus du raisin de la figue et de la grenade. Et ce sage dont les dont les explications sur le Talmud sont étudiées dans les grandes yvotes du monde entier. va répondre que le raisin, la figue et la et la grenade sont exactement les trois fruits qu'ont utilisé les les explorateurs à leur retour de leur mission pour calomnier la terre d'Israël en les

exhibant devant les enfants d'Israël effrayés, effarés à la vue des des fruits, à la taille démesurée, comme le raconte la Torah dans la paracha de Schlachl, comme si poursuit le rave Zembé. Le Tana nous suggérait que le véritable sens de ces bikourim et leur grandeur au point de conclure les 613 commandements était justement de venir racheter l'une des fautes majeures des enfants d'Israël, leur renoncement à la terre promise.

Il est peut-être possible de développer ainsi cette idée de Rave Zambé. Car certains sages expliquent que l'erreur des explorateurs a été d'imaginer que les enfants d'Israël ne seraient jamais à la hauteur du défi posé par la terre par la terre sacrée. Ce pays de tous les extrêmes où la plus grande sainteté côtoie un un appétit féroce pour les plaisirs terrestres et qu'il était préférable de rester dans le désert. cet univers nu par définition à l'abri de toute tentation plutôt que de se confronter au défi de la matière du pays de Kanaan et en prenant ces bikourim précisément ces ces fruits symboles de la beauté de la puissance de la richesse aussi de la terre d'Israël et en les enfrant Cohen on surmonte la peur des explorateurs.

On balille leurs inquiétudes. Non, déclarait la personne en apportant ses prémisses. Ma réussite symbolisé par ses premiers fruits ne m'a pas fait oublier mon passé, mon origine, mon idéal de vie, celui d'être un juif en Israël. Percevoir que chaque centimètre carré de ce sol possède une valeur inestimable, celle de pouvoir produit des produire des fruits sacrés, ce que nul autre terre au monde ne peut réaliser.

Mais plus encore, il y a deux parties dans cette mitva de Bikourim. La première, comme nous l'avons dit, reconnaître la sacralité des fruits d'Israël. La seconde, les offrir au Cohen. Signifiant qu'un juif ne peut pas se contenter de dire merci à Dieu pour toute sa générosité, mais il faut être capable de mettre au service du Saint-Ménis, soit-il, lui rendre tout ce qu'il nous a offert comme on offrait au Cohen symbolisant le tout-puissant, nos prémisses, le meilleur de nos fruits.

Et c'est ce que font remarquer nos sages que dans la présentation des bikourim, c'est quasiment la seule fois où une série de trois signes musicaux identiques se suivent et se répètent. ces signes musicaux placés sous les mots suivants, les les fruits que l'Éternel te donne et les fruits que tu apporteras dans ton pays comme pour marquer cette gemilité entre les deux parties de la mitva de bikouri. Un dernier point avant de conclure, celui par Rabi Elia Viskit, un élève du rabi de Kotque. La Torah aurait dû débuter la présentation des Bukourim en écrivant et ce sera quand tu seras rentré dans la terre d'Israël.

Mais la Torah a préféré écrire et ce sera lorsque tu rentreras de la terre d'Israël comme pour nous indiquer à nous juifs du monde entier de 2026 que la conquête de la terre sainte nous concerne et que chaque fois qu'une personne offre ses prémisses le meilleur de ce qu'elle possède de son temps, de son intelligence de son argent de son argent au service de Dieu et au service des hommes, c'est pour suivre le projet divin et lui permettre de se réaliser, voir s'installer une nation sainte

sur une terre sainte. Dans l'une de ses compositions, un chanteur à texte français en se promenant dans le sud de la France parvient à sublimer les marchés de de Provence, leurs parfums, leurs fruits, leur accent. Il se peut-être aussi inspiré de la mitzvaour Shabat shalom à vous tous.