
RABBI MEIR BAAL HANESS - Rav Raphael Halimi
Histoire juive
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Transcription
Kind: captions Language: fr Le 14, jour de Pessarchen des dizaines de milliers de juifs se rassemblent à Tibériade autour de la tombe de Rabi Meir Baalanès pour prier, dire un théilim, allumer une bougie et surtout prononcer ces mots qui ont traversé les générations. Et le cas des Meir à Néni, dieu de Meir, réponds-moi. Mais qui était donc Rabi Meir pour que son nom raisonne encore si fort tant de siècles après sa mort ? Quel est ce tsadik capable de provoquer des miracles rien que par l'invocation de son nom ? Tout d'abord, son vrai nom était Néhoraï, ce qui signifie l'homme de lumière, mais on l'appelait Meir, celui qui éclaire, car il éclairait le monde par sa Torah, par sa sagesse et surtout par sa grandeur d'âme. Il a vécu à l'époque troublé d'après la destruction du temple et fut l'un des plus grands disciples de Rabiakiva. Rabiakiva, ce maître qui croyait que tout est pour le bien, même dans l'obscurité la plus totale. Et Rabimir a hérité de Rabiakiva cette capacité de voir au-delà, de croire en la lumière, même quand tout semble perdu. La Gmara rapporte que Rabi Meir pouvait donner 48 arguments pour déclarer qu'une chose était pure et 48 autres pour la déclarer impur. Tout aussi convaincant les uns que les autres he ces arguments. Mais c'était pas pour semer la confusion ou le doute ou le trouble, c'était pour montrer la profondeur infinie de la Torah et que chaque chose peut être vue sous différents angles avec cohérence. D'ailleurs, on dit que chaque fois que la michna commence par le terme matnitine, qui veut dire nos nos maîtres ont enseigné, il s'agit à chaque fois en fait d'un enseignement de Rabimir et d'ailleurs il est à l'origine de 335 enseignements codifiés dans la michna qui est un véritable pilier de la Torah orale. Son élève Rabiou Nassi, celui qui compilé toute la michna, surnommé Raby, disait quelque chose d'incroyable à propos de son maître Rabineir. Il disait : "Tout ce que j'ai appris, je l'ai tiré du fait d'avoir vu seulement le dos de Rabimir. Si j'avais vu son visage, j'aurais été 1000 fois plus grand." C'est-à-dire que même l'ombre, le dos de Rabimir pouvait inspirer des géants. Cela peut en dire long sur sa nature. Rabimir enseignait que tu ne dois pas regarder la cruche, la poche corporelle extérieure superficielle, mais seulement ce qu'elle contient. Il savait voir au-delà des apparences. Il ne jugit pas l'homme sur ses habits ou sur son passé, mais sur son potentiel. Il voyait le cœur, il voyait la lumière cachée en chacun. Rabimir avait un maître assez particulier et controversé, Elisha Benabuya, que les sages ont ensuite surnommé Aer, l'autre parce qu'il a quitté le droit chemin, il a abandonné la Torah, la foi, il a transgressé. Mais Rabi Meir, lui n'a jamais cessé de croire en lui et d'étudier chez lui jusqu'au jour de sa mort. On lui a demandé un jour à Rabim Meir : "Rabimir, comment peux-tu continuer à boire de cette source impure qui est Elisha Benabuya ?" Et il leur a répondu : "Je mange la date, mais je rejette le noyau." C'est-à-dire je prends le bon, je laisse le mauvais. Même si quelqu'un a fauté, il peut porter en lui des trésors de vérité. Quelle leçon ! Quelle ouverture d'esprit ! Cette ouverture d'ailleurs, il l'a aussi acquis grâce à son épouse. Raby Meyer était marié à une femme exceptionnelle, Bria, une femme de Torah, d'intelligence, de finesse. Un jour, des brigands dans leur quartier faisaient beaucoup de mal autour d'eux et Rabi Meir en ayant assez a prié malheureusement pour leur mort. Mais Bruyuria, sa femme lui a dit "Mon époux, ne prie pas pour qu'il meure, prie plutôt pour qu'il fasse tes chouva." Et en effet, Rabi Meir a changé sa vision des choses, a changé sa prière et ils ont fait teschouva. Encore une fois, on voit l'essence du message de Rabé Meir. Croire dans la possibilité du changement, croire dans le retour, ne jamais condamner définitivement. Un vendredi soir, Rabi Meir donnait un cours de Torah à une grande assemblée. Parmi le Kahal, une femme était captivée et est restée plus longtemps que d'habitude au cours. Quand elle est rentrée, les bougies de Shabbat étaient éteintes et son mari lui a dit : "Tu ne rentreras plus chez nous tant que tu n'auras pas craché au visage de ce bavard." Rab Meyer a eu un esprit prophétique et a su s'était passé. Alors le cours suivant, il a déclaré devant tout le monde qu'il avait mal à l'œil et a demandé si quelqu'un connaissait une incantation pour le soigner. Une incantation de l'époque qui était accompagnée de cracha. Une femme s'est avancée qui n'était autre que la femme dont on a parlé précédemment. Rabimir lui a dit, "Madame, crache-moi sep fois dans l'œil." Et il lui a dit, "Va dire à ton mari que tu as craché non pas une seule fois, mais sep fois dans l'œil de ce bavard." Ses élèves ont protesté et ont dit à Arabimir : "Rabi, ton honneur a été bafoué." Et il leur a répondu : "Le nom de Dieu est effacé dans les eaux amè de la sa pour rétablir la paix dans un couple. Mon honneur est-il plus grand que celui de Dieu ?" Rabéer est mort en exil en dehors des re Israël et avant de mourir, il a dit à ses élèves : "Enterrez-moi près de la mer face à la terre sainte." Ainsi, les voyageurs, les passants pourront dire : "Voici celui qui a été exilé, mais dont le cœur est resté attaché à la terre d'Israël. Bien plus tard, son corps a été ramené jusqu'à Tibériade, là où il repose aujourd'hui, auprès d'ailleurs du Rambam, le Maimonide. Et depuis, chaque année, des âmes de tout horizon viennent se recueillir à sa tombe et dire avec foi : "Et le cas d' meille à Néi ! Dieu de Meir, réponds-moi. Un autre fait fascinant, Rabim Meir descendait de Néron, le général romain qui devait détruire Jérusalem. Mais Néron, voyant que ses flèches tombaient toutes vers la ville sainte, a compris que Dieu l'avait choisi pour diriger la conquête de Jérusalem. Mais il ne voulait pas être l'instrument de cette catastrophe. Il a refusé d'accomplir l'ordre de Dieu. Il s'est enfui de son armée. La légende raconte qu'il s'est converti et de lui est est né Rabimir. Comme quoi, même de Rome, même de la violence peut jaillir une lumière. Lailoua de Rabimir a lieu le 14 hierar comme on l'a dit au début, jour de pessar ché qui veut dire littéralement le second pessar. En fait, dans le désert à la deuxième année de la sortie d'Égypte, des juifs qui avaient été rendus impurs par le contact avec des sépultures sont venus voir Méabénou pour lui dire "Nous ne pourrons pas cette année apporter le sacrifice pascal, le corban pessar. Mais pourquoi serions-nous exclus ? Pourquoi sommes-nous rélégués au deuxème rang ?" Et Dieu leur a ouvert cette notion d'une deuxième chance. C'est le jour du rattrapage spirituel, le jour qui enseigne que ce n'est jamais trop tard et il aura permis d'apporter le corban pessar un mois après Pessar à cette date du 14AR. Et qui mieux que Rabim Meir qui incarne tout cela ? Lui qui croyait en la tchuva, en la lumière cachée, en la deuxième chance. C'est le jour idéal pour demander toutes les bénédictions. Comme dit le zoir dans Balotra 72. En ce jour, toutes les bénédictions sont accessibles. Il suffit de les demander avec un cœur sincère et de dire à Némi Dieu de Meir réponds-moi. [Musique]



