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HIZOOK#89 - Rester jeune toujours

HIZOOK#89 - Rester jeune toujours

Rav Shimshone Attali ·

Moussar
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Transcription
Kind: captions Language: fr Un couple de personnes âgées fête leur anniversaire de 100 ans. Les petits enfants leur demande : "Papi, mamie, quel est votre secret pour vivre si longtemps ?" Yaob répond : "Le jour de notre mariage, j'ai promis à votre grand-mère qu'à chaque fois que nous nous disputerions, je marcherai 5 km." Et alors, bah voilà 75 ans que je marche presque tous les jours 5 km. Toute la famille éclate de rire. Puis quelqu'un demande "Mami, mamie et toi quel est ton secret ?" Edvora répond : "Eh bien moi, tout simplement je marche derrière lui pour vérifier qu'il l' fait vraiment." Cette histoire nous fait sourire, mais elle soulève une question fondamentale. Qu'est-ce qui permet à un être humain de rester vivant, enthousiaste, jeune et inspiré malgré les années qui passent ? La réponse se trouve au cœur de notre parachat de Béalotra. La Torah nous parle du Lévi qui a atteint l'âge de 50 ans. Jusqu'à cet âge, il transporte les lourdes structure du Michkan. Il participe au service et assume les tâches physiques les plus exigeantes. Puis la Torah déclare : "À partir de 50 ans, il se retirera du service actif, mais il continuera à assister ses frères." À première vue, cela ressemble à une retraite. Mais en réalité, la Torah nous enseigne exactement l'inverse. Le Léviesse pas de servir. Il cesse simplement une forme de service pour en commencer une autre. La michna dit à 50 ans, c'est l'âge du conseil Ben Khamishim etsa. Le jeûne possède la force, l'adulte possède l'expérience, mais l'homme mur possède quelque chose de plus précieux encore, la sagesse. La Torah ne voit donc pas l'âge comme une sortie de scène, elle le voit comme l'entrée dans une nouvelle mission. Et c'est déjà une révolution. Car le monde dit souvent "Tu as travaillé, tu as terminé, repose-toi." La Torah répond : "Tant que tu respires, Hashem a encore besoin de toi." Mais la Torah va encore plus loin. Elle ne dit pas seulement "Continue à faire ce que tu faisais", elle dit "Réinvente-toi". Le Lévi ne poursuit pas simplement la même activité, il entre dans une nouvelle étape. Et c'est peut-être là le plus grand secret de la jeunesse. Nous croyons souvent que nous vieillissons parce que les années passent, mais en réalité, nous vieillissons lorsque nous cessons d'avoir un avenir, lorsque nous cessons de rêver, lorsque nous cessons de grandir, lorsque nous cessons de nous lancer des défis. La vraie question n'est donc pas quel âge as-tu ? La vraie question est quelle montagne gravitue actuellement ? Tant qu'un homme gravit montagne, il est vivant. Le rabi expliquait une idée extraordinaire. Pourquoi avons-nous besoin de dormir ? Pourquoi Dieu nous oblige-t-il à interrompre chaque jour notre activité pendant plusieurs heures ? Et le rabi répond : "Parce que l'homme n'est pas fait pour vivre aujourd'hui exactement comme hier. Chaque nuit met fin à une version de nous-même et chaque matin doit permettre à une version nouvelle de naître. Le sommeil est un rappel permanent que la vie est faite de renouvellement. Et nous connaissons tous cette réalité. Combien de fois nous avons atteint un objectif dont nous rêvions ? Un diplôme, une réussite, un projet, une acquisition ? Et quelques semaines plus tard, l'excitation disparaît. Pourquoi ? Parce que l'âme humaine est faite pour avancer. Le rêve cesse d'être un rêve lorsqu'il est réalisé. L'homme a besoin d'un nouvel horizon, d'un nouveau sommet, d'une nouvelle montagne. Nous avons été créés à l'image du créateur et le créateur est celui qui renouvelle constamment son monde. Notre néchama aspire donc naturellement à la croissance, à la découverte et au dépassement. Le midrage rapporte une image magnifique. Quand la pluie tombe, les poissons remontent à la surface pour recevoir les gouttes d'eau. C'est étonnant, ils vivent déjà dans l'eau. Alors, pourquoi chercher encore de l'eau ? La réponse, c'est parce qu'il recherchent une eau nouvelle, une eau fraîche, une eau qu'ils n'ont jamais goûté. Et c'est exactement notre histoire humaine. Nous possédons parfois déjà beaucoup de choses, mais notre néchama continue à chercher, à grandir, à découvrir et surtout à se rapprocher davantage d'ashem. Le midrage raconte aussi l'histoire d'un vieillard de 100 ans qui a été aperçu par l'empereur Adrien. Le vieil homme plantait des arbres et l'empereur lui demanda : "Mais pourquoi te fatiguer à ton âge ? Crois-tu vraiment manger leurs fruits ? Le vieillard répondit : "Si Hashem me donne le mérite d'en profiter, alors j'en profiterai. Sinon, c'est mes enfants qui en profiteront. Mes parents ont travaillé pour moi, je travaille pour ceux qui viendront après moi. Quelle réponse magnifique. Cet homme ne vivait pas dans ses souvenirs, il vivait dans ses projets. À 100 ans, il plantait encore. À 100 ans, il construisait encore. À 100 ans, il regardait encore vers l'avenir. Voilà le véritable secret de la jeunesse. Cette idée d'ailleurs était visible dans toute la vie du Rabi de Lubavic. Le rabi ne vivait jamais sur ses acquis. Chaque année amenait à un nouveau projet, une nouvelle campagne, une nouvelle mission. Lors de sonème anniversaire, alors que beaucoup auraient parlé du passé, et bien le rabi regarda vers l'avenir. Il cita le verset "Les jours de nos années sont de 70 ans et avec vigueur 80 ans." Puis il lança un immense projet de création de nouvelles institutions. À 70 ans, il ne ralentissait pas. Il projeta 71 nouveaux Batéabad. Il accéléré parce que la jeunesse n'est pas une question d'âge. La jeunesse est une direction du regard. Le rabi disait que l'âge n'est pas écrit dans le passeport. Le Rabi écrivait également qu'une période comme la retraite peut devenir une bénédiction extraordinaire. Pourquoi ? Parce qu'elle permet parfois enfin de réaliser ses rêves spirituels. Étudier davantage, apprendre la Torah plus profondément, découvrir la rassidoute. Consacrer davantage de temps à la prière. transmettre aux enfants et aux petits-enfants. La première partie de la vie consiste souvent à construire, la deuxième consiste à transmettre et parfois cette deuxième montagne est encore plus élevée que la première. Cette idée apparaît également dans la langue hébraïque. Pour désigner les mots lunaires, l'hébreux possède deux mots : Yerar et Rodch. Hierarch désigne la lune et son cycle répétitif. D'ailleurs, le mot lune se dit yer. Rodèch vient du motadasche, nouveau, renouvelé. Et ce détail cache un enseignement extraordinaire. Dans l'actubba l'acte du mariage, on utilise le mot rodèche et dans l'acte de divorce on utilise le mot hierar. Pourquoi ? Parce qu'un mariage réussit lorsqu'il reste un rodèche, quelque chose de nouveau, quelque chose qui se renouvelle. Chaque jour, nous continuons à découvrir l'autre, à l'écouter, à l'honorer, à le surprendre. En revanche, lorsque la relation devient uniquement un cycle répétitif, une habitude, une routine, alors le danger apparaît. J'ai entendu un jour un écrivain israélien marié depuis plus de 50 ans et on lui demanda "Mais quel est votre secret ?" Et il répondit simplement, "Nous nous marions chaque jour à nouveau." Quelle phrase magnifique ! "L'amour ne vit pas du passé, il vit du renouvellement." Permettez-moi de terminer avec une histoire bouleversante, le rave du côtel, raveel Rabinovic. raconte qu'un de ses amis, le sénateur juif canadien Jerry Grafstein, l'appela pour son 80e anniversaire. Le sénateur lui expliqua qu'il lançait un immense projet commercial en Extrême Orient et lui demanda donc une bénédiction. Le rave fut surpris à 80 ans commencer un projet de cette ampleur. Alors le sénateur lui raconta une rencontre qu'il avait bouleversé et qui avait changé sa vie. À 50 ans, il traversait une profonde dépression. Il avait l'impression de ne pas avoir accompli suffisamment de choses. Son épouse lui conseilla alors d'aller rencontrer le Rabi. Pendant l'entretien, le Rabi lui demanda qui fut le plus grand dirigeant du peuple juif. Mosé Rabenou. Et à quel âge a-t-il commencé sa mission ? Le sénateur ne savait pas. Le rabi répondit à 80 ans. Puis il ajouta : "Moché ne regardait jamais derrière lui pour demander qu'est-je déjà accompli ? Il regardait devant lui et demandait qu'est-ce qu'achem attend encore de moi aujourd'hui ?" Et le rabbi conclut par une phrase qui transforma sa vie. Tant qu'un homme regarde devant lui, il est jeune. Lorsqu'il ne vit plus que dans ses souvenirs, alors il devient vieux. Le sénateur dira plus tard : "Ces mots ont été pour moi un élixir de vie". Alors mes chers amis, voilà peut-être la plus belle définition de la jeunesse. La jeunesse n'est pas un âge. La jeunesse est une mission. La jeunesse est une direction. La jeunesse est la capacité de regarder vers l'avenir. Un homme peut avoir 20 ans et être déjà vieux. Un autre peut avoir 80 ans et être profondément jeune. Tout dépend d'une seule question. Regardes-tu derrière toi ou regardes-tu devant toi ? Alors en quittant ce cours ce soir, je voudrais vous laisser avec cette interrogation. Quelle montagne as-tu gravi aujourd'hui ? Et surtout, quelle montagne HM t'invite-t-il encore à gravir demain ?