
HIZOOK #7 - Un petit pas pour l'homme - Rav Raphael Halimi
Moussar
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Transcription
Kind: captions Language: fr Mes amis, ce soir, j'aimerais vous parler d'une chose très simple mais terriblement puissante. C'est une idée qui peut changer une vie. Cette idée est la suivante : et on doit se transformer, évoluer, changer, mais jamais d'un coup, petit à petit. Et pour cela, j'aimerais qu'on parle d'un homme extraordinaire, d'un saint, d'un des plus grands de nos sages, Rabiak Akiadol. [Musique] Rabiakiva a été un homme qui a prouvé que peu importe d'où on vient, peu importe son passé ou ses limites, on peut un jour devenir immense. Mais il y a une seule condition à cela, c'est de ne pas viser l'immensité tout de suite. L'idée, c'est seulement de faire un pas, puis un autre et encore un mzva goreret mzva. Alors les débuts de Rabiakiva, Rabiakiva, il est né sans statut. C'est un fils de converti, il n'a aucune lignée. Il descend directement de Essav. Il n'a même pas reçu d'éducation particulière. Jusqu'à l'âge de 40 ans, il ne savait même pas lire. C'était un berger. La Gamara nous raconte même qu'il détestait les rahamim. C'est lui-même qui le en témoigne dans le traité de Psahim 49b. Rabiak Kiva disait, je le cite, "Donnez-moi un érudit et je le mordrai comme un Annâne." Il était à milieu du monde de la Torah. "Et pourquoi ? Comme un anne et pas comme un chien, disait-il. Parce qu'à l'époque, je détestais tellement les hahamim que en les mordant comme un anne, je leur ai brisé les eaux. Et pourtant, c'est ce même homme qui 40 ans plus tard va devenir le plus grand maître de son époque. Celui dont la méthode Talmudique va fonder le midrage, la tosefta, le sifri, le sifra, celui que même Mocher Rabenou va jalouser. Littéralement quand Mcher Rabenou se retrouve dans le ciel, il demande à voir et à comprendre les différentes actions de Dieu, en particulier celle de placer, vous savez les couronnes, les petites formes sur les lettres de la Torah dans le sefer Torah. Et Akad lui dit pourquoi c'est Agim ? pour qu'un jour un homme du nom de Rabia Kiva lui donnait l'occasion de commenter sur chacun de ces tagim. Il a même dit à Dieu, "Mais un homme pareil, c'est à lui que tu aurais dû donner la Torah et pas à moi." Et finalement, il a eu un tournant dans sa vie et à l'âge de 40 ans, il a épousé une femme, Rachel, c'était la fille de son de son employeur. Et Rachel, comme beaucoup de de femmes qui poussent leur mari à l'excellence, a vu en lui quelque chose que personne n'avait vu. Elle a vu en lui une âme immense, une âme cachée. Elle va l'encourager à étudier. Il va même commencer à étudier au début avec des enfants dans des petites classes. Il va apprendre tout doucement l'alphabet. AF bête, guimel. Et un jour, petit à petit, avec des efforts récurrents, répétitifs, il va devenir Rabiakiva. Il aura 24000 élèves. Il va devenir le plus grand maître d'Israël. Mais comment comment ce berger est-il devenu une légende ? Rabiakiva répond lui-même dans les pirkvot que nous lisons entre Pessar et Chavouot dans le chapitre 3, Rabia Akiva va commenter deux enseignements, deux michnayotes plus exactement l'une après l'autre. Dans la première dans la première michna, Rabiakiva va dire trois choses. La première chose qu'il va dire, c'est l'homme est un bien-aimé car il a été créé à l'image de Dieu. L'humain est à l'image de Dieu. Deuxème enseignement, Israël est bien-aimé. Le peuple juif est bien-aimé parce qu'ils sont appelés fils de Dieu. Donc au début, on a commencé avec l'humain, maintenant on parle du peuple juif. Et enfin 3e enseignement, bien-aimé peuple juif car ils ont reçu Torah. Là on parle de la fonction du peuple juif. Pas seulement de leur état d'être les fils de Dieu, mais leur action concrète dans le monde et ils ont reçu la Torah. Donc on a trois niveaux : les humains, le peuple juif et le peuple de la Torah. Ça c'est la première michna dans laquelle Rabiak intervient. La seconde qui vient juste après, Rabiakiva nous dit "Tout est prévu par Dieu, mais la liberté est donnée à l'homme de faire un choix. Le monde est jugé avec bonté, alors tout dépend de la majorité de tes actions." Rabiakiva nous donne ici sa philosophie. Premièrement, il parle des humains au début parce qu'il est né homme parmi les hommes, une simple créature, fils de converti, aucun statut. Il est devenu ensuite un juif pratiquant. Deuxème point, fils d'Israël. Et enfin, il a embrassé la Torah. C'est le troisème point. Mais ce qui est intéressant, c'est la deuxième Michna, celle qui va nous expliquer comment il a évolué. tout au long de sa vie pour franchir ces trois étapes qu'on a cité précédemment humain juif et ben comment il y est arrivé il n'a pas changé d'un coup il s'est appuyé sur une vérité simple une phrase tout dépend de la majorité des actions. C'est en fait l'accumulation de petits gestes répétitifs qui vont le transformer. Le midrache raconte que ce principe, il l'a appris d'un simple caillou. Un jour, il a vu une pierre qui était creusé par des gouttes d'eau qui tapotaiit sur elle depuis maintenant peut-être des décennies. Et il a vu que cette eau a formé donc un creux dans la pierre. Et il s'est dit la chose suivante : si l'eau qui est douce peut creuser dans la pierre, alors la Torah qui est un feu peut pénétrer mon cœur, même s'il est dur. C'est en fait la répétition, la régularité et la persévérance de ces gouttes qui ont creuser le trou. Tout comme la répétition, la régularité et la persévérance dans mon évolution de juif qui peuvent changer ma vie. Et ce n'est pas que dans les temps anciens que l'on peut retrouver cette notion. J'aimerais vous raconter une histoire qui a été racontée par Rabinum Markovic. qui à l'époque était arrivé au 770. C'était un jeune israélien qui ne voulait pas étudier la Torah. Il travaillait au début dans la sécurité. Et une nuit, il est entré dans le bureau du Rabi. Il a été invité à discuter avec lui et il lui a ouvert son cœur. Il lui a dit "Rabi, je suis perdu, je suis insatisfait, je n'ai pas de but dans la vie." Le rabi ne lui a pas demandé de changer. Il lui a dit la chose suivante : "Nahum, je te demande d'étudier 5 minutes par jour mais pas plus. Un peu de Torah écrite, un peu de Torah orale, mais seulement 5 minutes. Une goutte d'eau sur la pierre." Et Nahum a commencé à étudier le khumch avec Rashi 5 minutes par jour. Il regardait l'horloge pour ne pas la dépasser, pour ne pas dépasser ses 5 minutes. Parfois même, il s'arrêtait en plein milieu d'un commentaire. Il avait très envie de continuer mais il tenait l'engagement qu'il avait donné au Rabi. Pas plus de 5 minutes. Et peu à peu, ces 5 minutes sont devenues son moment préféré. C'était son refuge. Il attendait impatiemment l'heure d'étude et avec le temps, l'amour de la Torah est entré en lui. Il s'est transformé et il a trouvé un sens dans sa vie. Encore plus bouleversant, c'est l'histoire de Mchouam et Helen Weis, les Schlouim du Rabi à Miami. Avant leur mariage, ils ont eu le privilège d'une audience privée, d'une hiidout avec le Rabi. Et là-bas, la jeune Kala Hélène a fondu en larme. Elle demande à rester seule avec le Raby et elle lui dit "Raby, je voudrais annuler le mariage. J'ai un mauvais caractère, je me mets vite en colère et je ne veux pas faire souffrir mon mari. Le rabi souri et lui a dit que Dieu vous bénisse avec beaucoup d'enfants et vos enfants, vos enfants vous vous apprendront la patience. Et en attendant, commencez doucement. Faites du bénévolat dans un hôpital pour enfants. Apprenez à vous travailler, à travailler votre votre impétuosité, votre colère et petit à petit, tu apprendras la patience. Le couple s'est marié. Quelques mois plus tard, un médecin lui annonce qu'elle est stérile, qu'elle doit renoncer à avoir des enfants. Mais son mari lui a dit "Le rabi t'a promis des enfants, il ne s'est pas trompé." Et en effet, elle va donner bientôt naissance à un petitfils, un premier un premier garçon mort des puis un deuxième puis un troisè et au final elle en a eu 15 parce qu'au début elle a commencé à se travailler petit à petit avec des petits détails. Une goutte qui a changé un tout. C'est cela la force de la goutte d'eau, celle qui creuse la pierre. Rabiak Aki, Rabum, Madame We, ce sont des gens comme nous avec des doutes, des blocages, des limites, mais ils ont tous fait un premier pas. Une minute, 5 minutes, un geste, une aide d'enfant dans un orphelina, c'est ce qui va me travailler. Ne vise pas l'immensité. Et ce petit pas est devenu finalement une transformation. Alors, ce soir, on doit se demander quelle est ma goutte d'eau ? Quel petit engagement je peux prendre pour qu'un jour une lumière jaisse de cette pierre ?



