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HIZOOK #5 - L'autre c'est moi - Rav Raphael Halimi

HIZOOK #5 - L'autre c'est moi - Rav Raphael Halimi

Rav Shimshone Attali ·

Moussar
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Transcription
Kind: captions Language: fr Bonsoir à toutes et tous. J'espère que tout le monde va bien. Ce soir, j'aimerais qu'on parle d'un regard et pas n'importe lequel. Je veux qu'on parle du regard que l'on porte sur les autres et que l'on porte aussi sur soi-même. On croit souvent que juger quelqu'un, c'est quelque chose qu'on fait dans un tribunal. Mais en vérité, on juge tout le temps. On passe notre temps à juger. En une seconde, on classe les gens. Lui, il est sérieux. Elle elle est perdue, lui il est gentil, elle est bizarre. Et parfois ce regard peut construire mais parfois il peut briser. Alors ce soir, je vous propose de prendre un pas de recul, de redécouvrir une phrase des Pierre Kavot qui est les maximes des paères que nous lisons pendant cette période entre Pessar et Chavouot. Une phrase très courte qui a été dite par Yoshua Ben Prahia mais qui peut changer la vie d'un hommeadam les littéralement juge chaque être humain favorablement du bon côté de la cuillère mais attention ce n'est pas seulement de juger ces actes le texte nous dit Adam et non pas être col Adam Tout homme Adam littéralement c'est tout l'homme. Non pas seulement ce qu'il montre mais ce qu'il vit ce qu'il traverse ce qu'il est sa totalité sa globalité. Quand on entend ce conseil de la michna juge tout homme ou tout l'homme favorablement on se dit quoi ? On se dit bon, ça veut dire qu'il faut chercher à comprendre l'autre, à trouver des excuses, à lui pardonner, à être dans la tolérance. Mais Rabiitak de Berditchov, lui qui a été un des grands maîtres du regard bienveillant dans notre dans notre dans notre peuple, aller bien plus loin que cela. Il disait comme ça, ce n'est pas seulement qu'un conseil de juger tout l'homme favorablement. C'est un travail spirituel, un acte de foi parce que parfois on voit quelqu'un faire quelque chose qui nous paraît complètement absurde ou à côté de la plaque, quelqu'un qui fait une faute grave, quelqu'un qui semble loin de la Torah, loin de Dieu et cetera. Mais Rabitrak disait à chaque fois dans chaque juif, même celui qui semble le plus éloigné, il y a une étincelle de lumière. Et notre travail, c'est de la rechercher. Ce n'est pas de simplement juger en disant "Il n'est pas comme il faut, il est limité, il est plein de défauts." Non, notre mission c'est de se demander qu'est-ce que cet homme-là ou cette femme-là que je vois vit-elle ou vit-il ? D'où vient-elle et d'où vient-il ? Quelle douleur elle ou il porte et surtout quelle force il lui a fallu pour faire ce qu'il fait. Même s'il est encore en chemin et qu'il est en pleine évolution. Il existe comme ça une belle histoire célèbre avec Rabiliar de Berditchov. À la sortie de la synagogue, il voit un cocher juif en train de réparer les roues de sa charrette avec l'hfiline et l'uthalite sur la tête. Et Rabéitak s'approche, le regarde et y dit avec un grand sourire : "Maître du monde, regarde tes enfants." Même pendant qu'ils graissent les roues de leur charrettes, il continuent à te prier. Quelle innocence, quelle sincérité. C'est incroyable, non ? Alors, ça veut pas dire que Rabitak niit la faute. Non, il l'a regardé autrement. Il cherchait le point lumineux, le verre à moitié plein. Et en faisant cela, il permettait à l'autre d'éveiller chez lui sa conscience divine. Parce que souvent quand on juge positivement quelqu'un, bah la conséquence c'est qu'on le pousse à devenir la meilleure version de lui-même. On l'élève. Dans la Torah, le seul qui est appelé Sadik, c'est Noir. Et pourtant, c'était pas le plus grand des Tadik. Il est appelé par deux fois. Même Joseph Adsadq, il est appelé de Tadik dans la dans le prophète et encore prophète Amos et encore c'est par allusion. Le seul qui est appelé de sadic, c'est celui qui ne l'était pas parce queen lui disant que c'est un tsadic, il pourra un jour le devenir. C'est un enseignement de vie. Quand tu dis à un enfant, tu vas réussir, passe une bonne journée, même si tu sais pertinemment qu'il va te ramener des mauvaises notes le soir, mais toi tu lui donnes ce courage, tu lui donnes une confiance en lui qui mettra plus de chance de son côté pour qu'il réussisse. Le Rabi Lubavic dans une de ses lettres, Igrot Kodes, il explique que cette vision des choses, ce travail de juger favorablement n'est pas juste un effort d'imagination, de d'extrapolation. C'est une vision profonde de la vérité, de la vraie vérité vraie qui est en nous. Pas seulement de ce qu'on est, mais de ce qu'on peut devenir. Il écrit le rabi écrit "Quand tu vois quelqu'un faire une erreur, tu peux penser qu'il est mauvais mais en vérité toi aussi tu as des défis. Et si tu étais peut-être dans son contexte avec sa famille, son vécu, ses blessures et cetera, qui te dit que tu aurait fait mieux que lui ? Alors juge-le favorablement. Ce n'est pas être naïf, c'est être finalement humble. C'est se rappeler que l'autre lui aussi est un monde entier. C'est un univers. Il est être col à Adam dans sa globalité. Il est tellement vaste tout l'homme. C'est pas seulement une action. un préjudice, une faute, non, c'est un univers complexe. Et le rabbi ajoute, quand on regarde les autres avec ce regard, on révèle leur bonté cachée. Mais plus que cela, à la fin, on révèle aussi la nôtre. J'aimerais vous raconter une petite anecdote. Il y a quelques années, un jeune homme est entré dans une synagogue à Paris. Il avait un look un peu marginal. tatouage, boucle d'oreilles, téléphone allumé et cetera. Certains fidèles l'ont regardé avec distance, voire même avec suspicion. Mais il y avait un vieil homme là-bas assis au fond de la choule qui s'est levé, qui lui a souri et qui lui a dit "Bienvenue mon fils, assi-toi près de moi." Et après la prière, le jeune homme a confié au vieil homme qu'il n'avait jamais mis les pieds dans une synagogue auparavant, mais que ce sourire là, ce simple regard avait ouvert en lui une porte. Et quelques années plus tard, il est devenu lui-même un père de famille engagé dans la vie juive. Qu'est-ce qui a tout changé chez lui ? Ce n'est pas un discours et encore moins un reproche. C'est un regard, un jugement favorable. Qui est ce rabi qui nous a donné cet enseignement dans le Pavoted Adam ? Juge tout l'homme favorablement, jugele-le dans sa globalité. C'est Yoshua Ben Prach. Et parfois le manque de jugement favorable peut avoir des conséquences tragiques. Un jour, Rabi Yeshua Ben Prachya a été fâché contre l'un de ses élèves. C'était un jeune homme qui avait fait une remarque déplacée à une femme. Rabiosua Ben Braria dans sa colère l'a repoussé plusieurs fois et cet élève revenait à la charge cherchant à se réconcilier, à lui demander pardon. Mais un jour, il est venu au mauvais moment et son maître Rabioshua Ben Brahia comptait lui pardonner. Mais au moment où il est venu le voir, il a levé la main pour lui faire un signe d'attendre. Mais l'élève l'a mal compris. Il a vu ce signe comme un rejet. Il a cru qu'il était définitivement rejeté. Et c'est ce jour-là qu'il a pris euh la décision de prendre un autre chemin, un chemin terrible, un chemin d'opposition. Et nosahamim disent que cet élève-là n'était autre que celui qu'on appellera plus tard yeschou JC de Nazareth. Cette histoire tragique nous rappelle qu'un seul moment de rejet, une seule absence de regard bienveillant peut détruire un monde et inversement d'ailleurs. Une seule parole douce, une seule main tendue peut sauver une vie. Si trinquer de l'alcool avec un nonjuif, nous disent nos sages, peut engendrer une assimilation de nos enfants, des mariages, des mariages mixtes dans le futur, imagine-toi ce que peut faire de dire les haim avec un frère juif. Et d'ailleurs, Rabios Ben Bia a conclu les enseignements de sa vie en disant "La main gauche doit repousser pour éduquer, mais la la main droite doit rapprocher pour aimer." Il faut les deux. Je t'éminerai par une anecdote contemporaine. Il y a cette histoire bouleversante de Thomas Edison, l'un des plus grands inventeurs de l'histoire. C'est lui qui a inventé la l'ampoule électrique. Quand il était petit, il avait du mal à se concentrer à l'école. Il posait beaucoup trop de questions, il était trop curieux et cetera. Et un jour, il est rentré chez lui avec une lettre de son instituteur qu'il a donné ensuite à sa mère. Elle a lu la lettre à haute voix avec des larmes aux yeux. Qu'est-ce que la lettre disait ? Madame Edison, votre fils est un pur génie. Cette école est bien trop petite pour lui. Elle ne peut plus lui offrir ce dont il a besoin. Éduquez-le vous-même. Et c'est ce qu'elle a fait. Des années plus tard, après sa mort, le jeune Thomas Edison retrouve cette fameuse lettre. Mais en la relisant, il découvre la vérité. La lettre disait une toute autre réalité. Madame Edison, votre fils est mentalement déficient. Il ne peut pas suivre une scolarité normale. Nous ne voulons plus qu'il revienne à l'école. Mais sa mère 20 ans plus tôt avait choisi de le voir autrement, de lire la lettre autrement. Elle avait choisi le regard positif, la foi dans son potentiel. Et grâce à ce regard, Thomas Edison est devenu l'un des plus grands inventeurs que l'histoire n'est jamais connue. Pour conclure, je vous propose un petit exercice. La prochaine fois qu'on voit quelqu'un qui nous dérange ou dont on ne comprend pas le comportement, arrêtons-nous une seconde. Peut-être que finalement ce défaut que je vois chez l'autre prépondérant qui me dégoûte n'est autre que le reflet de mon miroir. Il y a quelque chose à arranger en moi. pas juste ses gestes, pas juste ce qu'il montre mais juge tout ce qu'il est. Adam parce que un regard peut briser mais un regard peut aussi sauver comme la mère d'Edison, comme le vieil homme dans la synagogue et parfois même un maître comme Yoshua Ben Prahia qui a pu se tromper. Alors soyons ceux qui voient le bien caché et qui le relèvent et qui le révèle. [Musique] Oh.