
HIZOOK #4 - Au-dessus de l'obstacle - Rav Raphael Halimi
Moussar
Retrouvez nous sur notre site www.israeltorah.com et pour le direct live sur www.israeltorah.tv Merci de vous abonner à nos vidéos sur YouTube et de partager un Max ! IMPORTANT Soyez un des partenaires de la diffusion de la Torah dans le monde et associez-vous à nos Mitsvot ! Vous pouvez donner votre Maasser... Et sachez que nous réussirons toujours avec l’aide énorme d’Hachem grâce à vous ! Lien pour Donner http://www.israeltorah.com/dons-et-bilan/
Transcription
Kind: captions Language: fr Bonsoir à toutes et tous. Donc aujourd'hui, c'est un jour très spécial dans le calendrier puisque nous sommes le lendemain du bêar, le 2 yard qui est le jour de la naissance d'un géant spirituel, peut-être moins connu du grand public mais d'une profondeur exceptionnelle. Il n'est nul autre que le Rabi Maharach de Lubavic de son surnom. Son vrai nom c'est Rabi Schmuel Schneerson. Rabiel a été le 4e Rabi Lubavic de la dynastie Rabad. Il est né en 1834 dans une atmosphère déjà très imprégnée de sainteté et d'exigences spirituelles. Son père n'a été nul autre que le Tsemar Tzedeek. un des plus grands géants de la pensée rassidique et sa mère a été la rabanite Muska, une femme d'une piété et d'une grandeur d'âme impressionnante. Dès son plus jeune âge, le Rabi Maharache Rabi Chemel a montré des dons exceptionnels. Il est le plus jeune des fils de son père du Tarzedec et pourtant c'est lui que son père va choisir comme successeur. Pourquoi ? parce que il a vu en lui non seulement une profondeur intellectuelle horme, mais aussi une force de caractère, une clarté de pensée, une capacité rare à prendre des décisions fermes, y compris dans des contextes très complexes. Il est connu pour ses dons artistiques. On raconte qu'il jouait magnifiquement bien de la harpe, l'instrument de David Ameller. Il avait un talent musical rare et sa voix pendant la tila était bouleversante. Il était aussi un destinateur hors paire, un scribe hors du commun. On raconte que lorsqu'il finissait d'écrire une colonne dans le séfer, et bien le haut de la colonne n'avait pas encore séché parce qu'il était très rapide. il avait de la dextérité dans ses gestes. Mais ce qui le caractérisait le plus, et c'est de cela que je veux vous parler ce soir, c'était sa capacité à voir au-delà des choses. Voilà, on va parler ce soir de voir au-delà des choses parce que Rabi Maharache, il ne se laissait jamais enfermer par les limites. Il voyait plus loin, plus haut. C'est de c'est de ça que j'aimerais parler avec vous. Et ça nous amène justement à l'un de ces enseignements les plus connus qui est ensuite devenu un principe de vie dans laassidout générale et dans la hasidout rabad en particulier. Cette notion, ce concept s'appelle lesatrila en idiche. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça signifie littéralement dès le départ on passe au-dessus. Je répète, dès le départ, on passe au-dessus, par-dessus. Alors, ce n'est pas qu'on essaie d'abord de résoudre le problème, puis si ça ne marche pas, on cherche un plan B, une autre solution. Non, l'enseignement du Rabi Marage, c'est de dire quand tu es confronté à un obstacle, à une épreuve, à une difficulté dans ta vie de tous les jour, qu'elle soit matérielle, spirituelle, personnelle, familiale, frase de shalom, ta première réaction ne doit pas être la peur, la crainte ou même l'analyse excessive. Il faut élever ton regard voir plus haut, plus loin. Et il faut viser plus haut, il faut passer au-dessus de l'obstacle dès le départ à postériori. A priori, excusez-moi, a priori les on le fait non pas par orgueil, je suis tout-puissant, non, on le fait pas non plus par naïveté, par inconscience, par bêtise, parce qu'on ne sait pas à quoi nous attendre et on prend des murs. Non, pas du tout. On le fait parce que on l'a choisi. Tu choisis de ne pas te laisser définir par la difficulté. Tu choisis d'agir à partir d'un espace de clarté, de connexion avec ton âme, avec ta mission, avec Dieu et tu avances. Il disait cette phrase le Rabirache. Les gens disent si tu ne peux pas passer par en dessous, alors essaie de passer par-dessus. Moi je dis dit le Rabi Maharache dès le départ passe par-dessus. C'est une philosophie de vie et surtout c'est une manière d'agir qui repose sur une confiance absolue dans la force divine qui est en nous un cadeau de Dieu. C'est ça ce qui est au fond le sens de l'athatriber. C'est pas seulement une stratégie d'action, c'est une vision de la vie. La pensée hasidique, en particulier dans les enseignements du Rabi Maharach, elle nous propose une vision dans laquelle le monde tel qu'on le perçoit n'est pas la réalité ultime et finie. Ce qu'on appelle nous obstacles, limites, impossibilités, ce sont que des constructions imaginaires. Sont des voiles, des illusions qui cachent la véritable essence des choses. Et cette essence là, elle est divine, elle est infinie. C'est ce que l'on appelle néchama. Cette néchama, elle est elle-même une étincelle de l'infini. Donc, elle est infinie. Cela veut dire que elle n'est pas enfermée dans les cadres que le mental impose ou que l'analyse impose. Quand on agit selon le concept de l'athatrila Ribber, on ne fait pas seulement preuve de courage, on fait ici un acte de vérité ontologique. On choisit d'agir à partir de la néchama, à partir de l'essence, non pas à partir de la forme extérieure des choses, de la poche corporelle ou même de notre intelligence. C'est une inversion radicale du paradigme ou de la vision classique des choses. La plupart des philosophies nous disent d'analyser la réalité, de s'adapter, de composer avec les contraintes. Non, le Rabi Maharache nous enseigne commence par la conscience de ton infinitude et la réalité extérieure se réajustera. C'est la réalité qui va faire des concessions et qui va s'adapter. C'est une forme de foi existentielle, une émouna extraordinaire, mais aussi une posture intellectuelle. C'est ça ce qu'on a dit justement, une vision philosophique. C'est c'est qu'en fait le réel ne commence pas avec ce que mes yeux voient. Le réel commence avec ce que mon âme et quand mon âme est aux commande, il y a plus de plafond. Il y a plus de plafond de verre et le mur lui-même devient un passage. Je traverse. J'aimerais vous raconter une anecdote justement à ce propos. Un jour, il y avait un homme riche de Russie qui est venu voir le Rabi Maharache. Cet homme-là était confronté à des accusations infondées du gouvernement et il risquait malheureusement de tout perdre. Il avait déjà rencontré les meilleurs avocats. Il avait essayé toutes les démarches possibles et inimaginables, mais rien ne marchait. Alors, il est venu chez le Rabi Maharache presque comme une dernière tentative. Et le Rabi l'a écouté. Il a fermé ses yeux quelques instants et il lui a dit calmement, "Allez, je te donne le conseil d'aller directement à Pétersbourg voir le ministre lui-même." L'homme était tabassourdi. "Mais Raby, j'ai déjà essayé. Je n'ai même pas réussi à être reçu par le ministre." Et le Rabi a insisté : "Cette fois, tu y vas, mais tu y vas différemment. Tu vas avec la certitude que tu seras reçu et que la vérité va éclater. L'homme, il a obéi, il y est allé et de façon miraculeuse, il a été reçu par le ministre. Les documents ont été réexaminés et l'affaire a été classée. Il est revenu bouleversé chez le Rabi et il lui a dit "Mais Rabi, comment vous avez su tout ça ?" Et le rabi lui a répondu doucement quand on agit avec emouna, avec certitude, on attire une nouvelle réalité. C'est ça les khatilariber. Ce n'est pas seulement qu'un conseil réservé au tsadikim, messieurs dames. C'est un enseignement pour chacun d'entre nous quand on a un défi dans l'éducation de nos enfants, un défi dans notre couple, un défi dans notre avoachem, dans notre vie. professionnel ou personnel. Lesurer nous dit "N'entre pas dans le labyrinthe de la peur ou du doute. Monte au-dessus du labyrinthe, prends de la hauteur le vol de l'aigle. rappelle-toi que tu es une âme divine et que cette âme est plus forte que n'importe quel mur. Une autre anecdote, le Rabi Maharach était aussi un homme très actif dans les affaires communautaires et à une époque où on en avait grandement besoin, où les juifs de Russie subissaient des discriminations terribles et il voyageaient dans toute l'Europe pour défendre les droits des juifs auprès des gouvernements. Il s'est rendu un jour en Allemagne, en France et en Autriche. Et il n'était jamais impressionné par les ministres ou les rois qu'il rencontrait. Il savait pertinemment qu'il représentait quelque chose de bien plus haut que lui-même. Il avait cette prestance, cette force intérieure, cette clarté. Ça aussi c'est les Hariber. Alors aujourd'hui, alors qu'on célèbre sa naissance, c'est un moment idéal pour s'inspirer de lui et de son message. Pas seulement pour admirer un grand rabin du passé, non, mais plutôt pour se demander à nous-même dans quelle situation de ma vie j'ai besoin d'élever mon regard. Quand est-ce que je dois arrêter de ramper sous les obstacles et enfin me décider à passer au-dessus de ces obstacles ? Chacun de nous peut faire un petit pas vers cette hauteur. Une pensée plus claire, une parole plus belle, une prière plus profonde, une action un peu plus audacieuse, une confiance un peu plus forte. C'est ça l'héritage du Rabi Maharaj. Et comme je finirai par cela le dernier Rabi de Lubavic, Rabiemendelsthtinson, son descendant l'a dit souvent le chatrilariber n'est pas seulement une stratégie, c'est une manière de vivre la guou là. C'est messianique. Car la délivrance ne viendra pas par des calculs, elle viendra par un saut de conscience, par le courage d'être fidèle à notre essence divine au-delà des limites. Alors en ce jour où son âme au Rabi Maharache s'élève encore aujourd'hui, puisse-on intégrer ce message dans notre vie et qu'on mérite très bientôt le moment où le monde entier vivra lui aussi selon ce principe extraordinaire. Lesatrila àber [Musique]



