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HIZOOK#37 - Commencer en beauté (PINHAS 41)

HIZOOK#37 - Commencer en beauté (PINHAS 41)

Rav Shimshone Attali ·

Paracha
Vitesse :

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Transcription
Kind: captions Language: fr Il y a quelques temps, un ami m'a approché avec cette proposition. Rave, j'ai une idée de sujet pour un cours. Tu sais, j'ai traversé des années de dépression, d'angoisse, de tension, de manque de confiance en moi. Ça a détruit ma vie de famille et mon travail. En thérapie, on a fini par découvrir que tout venait de mes matins d'enfance. Chez nous, les matins étaient une tempête. On se levait à la dernière minute dans le stress et ma mère, nerveuse et impatiente nous réveillait à coup de cri et chaque mot qu'on prononçait se transformait en engueulade. Ces sons durs sont restés gravés en moi. Ils ont continué à me hanter et à polluer ma vision de la vie. Tu pourrais faire un cours sur l'importance de bien commencer la journée, sur le fait que le matin doit être serein et confiant. Ce qu'il a dit là, l'humanité vient à peine de commencer à le comprendre. Et pourtant, notre Torah en parle depuis des milliers d'années. Aujourd'hui, le monde scientifique met en avant l'importance d'une routine matinale bien structurée. Des dizaines de livres, de coachs, de chercheurs et même de PDG à succès le répètent. Leur matin ne se subit pas. Ils se dirigent, ils se lèvent tôt, lisent une pensée positive, font du sport et planifient leur journée. Ma mère disait : "La journée appartient à celles et ceux qui se lèvent tôt." Mais surtout, ils évitent le piège numéro 1 que font 80 % d'entre nous, se jeter sur leur téléphone dès le réveil. En une seconde, tu livres ton esprit à des forces extérieures. Dès la première minute de ta journée, tu es happé par les réseaux, les infos, les comparaisons, les urgences, le stress, l'angoisse et la jalousie. Tu n'es plus acteur de ta journée. Tu es emporté dans un torrent. Et c'est là qu'intervient notre parachat Pinhas avec un enseignement qui semble totalement à conttetemps. Le Corban Tamide, ce sacrifice quotidien qui était offert matin et soir au temple. Mais pourquoi ce texte apparaît-il ici presque à la fin du fromage de Bamidbar, après qu'on ait déjà parlé de toutes les grandes lois sur le michkan et les sacrifices ? Ce sujet aurait dû être au début du lévitique du rumage vaikra là où on parle des sacrifices. Non. Pourquoi maintenant ? Pourquoi ici ? Le horimados pose clairement la question. Le sacrifice du tami d'exister depuis 40 ans depuis l'inauguration du Michkan. Et voici que maintenant à la fin du livre de Bamidbar, juste après la nomination de Yoshua comme successeur de Moché, on nous expose soudainement les lois des sacrifices quotidiens et des offrandes défaites. Mais pourquoi maintenant ? Certains commentateurs comme le Ibenzra ou le Ramban vont jusqu'à dire un ridouche révolutionnaire que le Corban Tamid n'était pas du tout offert tous les jours pendant les 40 ans dans le désert. Le benzra dit qu'il n'a été apporté que pendant les 50 jours où le peuple était encore au pied du Montinaï. Et le Ramban ajoute que les offrandes supplémentaires n'étaient faites qu'après l'entrée en Israël. Mais la majorité des commentateurs ne sont pas d'accord. Pour eux, les corbanotes étaient bien offerts pendant tout le séjour dans le désert. Alors, la question revient en force. Pourquoi la Torah a-t-elle attendu ici pour détailler cette mitva fondamentale juste avant l'entrée en hér Israël ? Et là, la Torah nous livre une clé extraordinaire. Tous les commentateurs vont dans la même direction. La parachat du Tamide est placée ici parce qu'elle contient le secret de la continuité du peuple juif. Juste avant l'entrée en terre sainte, juste avant la mort de Mé s'ouvre un chapitre nouveau. La Torah nous dit "Si vous voulez survivre, réussir, garder le lien avec Dieu à travers les épreuves de la vie, alors il faut offrir le tamide. C'est lui votre ciment". Rachi sur Berchit X 15 nous rapporte une question d'Abraham Avinou. Par quel mérite mes enfants hériteront-ils la terre d'Israël pour toujours ? Et Hashem répond grâce au corbanot et plus précisément disent nos sages, grâce au corban tamid ce rendez-vous quotidien ininterrompu entre l'homme et son créateur. La michna dit que le 17 Tamous quand le corban tamid a été interrompu par les Romains, c'est alors que les murailles de Jérusalem ont été percées. Tant qu'on maintenait le tamide, Jérusalem tenait. Quand il a cessé, tout s'est écroulé. Le midrache ajoute encore une image saisissante. Lorsque Mosché demande à Hashem de nommer un successeur, Dieu lui répondant de me parler d'un successeur, parle-leur de moi. Commande-leur de m'être fidèle, de m'apporter chaque jour ce rendez-vous d'amour. Le corbanide est le cœur de la relation. C'est le message ultime que Moché transmet. Un autre midrache célèbre dit que le plus grand principe de la Torah, c'est justement le corban tamid. Plus que chez ma Israël, plus que aime ton prochain, dit Rabichbon Ben Pazi. Tu offriras un agneau le matin et un autre le soir, dit le texte. C'est cela la base de tout. Et le midrage conclut, haak et ben pas. La loi est comme lui. Mais pourquoi donc ? Pourquoi ce corban là est-il si fondamental ? Le midrache explique que le tamide avait une fonction unique. Il pardonnait immédiatement. Le matin, il effaçait les fautes de la nuit et le soir, celle du jour. Résultat, personne ne passait une nuit à Jérusalem avec une faute sur lui. Et ça, c'est un message crucial pour chacun d'entre nous. Quand tu fais une erreur, ne laisse pas s'installer. N'attends pas. Demande pardon. Reviens tout de suite. Sinon la faute devient une habitude. Puis une seconde nature et enfin une identité. Nos sages disent celui qui répète la faute la voit comme permise. Un exemple frappant, c'est la fameuse expérience de la grenouille qu'on met dans de l'eau tiède qu'on chauffe doucement. Elle ne saute pas, elle s'habitue jusqu'à qu'il soit trop tard et elle meurt. Un péché accepté devient normal et il nous tue à petit feu. Mais le corban tamid t'apprend ? Réagis tout de suite, ne t'habitue jamais. Rabona de Jéron écrit : "Seul l'homme paresseux retard de la tchuva. Le sage quant à lui agit sans attendre." Le zoar explique le verset devant la vieillesse, tu te lèveras. Mipnvaum et nous dit lève-toi avant que la faute ne vieillisse. Le Rabi Lubavic cite ce verset pour dire commence toujours la réparation dès le début sinon le ysarara devient trop fort. Le roi David écrit dans les thailims le fameux psaume 51 juste après sa faute avec Batcheva et il l'appelle un champ. Pourquoi ? Ça aurait dû être une plainte ou une lamentation. Le Zoar répond : "David remercie Hashem de lui avoir envoyé immédiatement le prophète Nathan pour l'aider à se relever. Parce que quand on soigne tout de suite, on peut guérir vraiment." Pareil pour Pharaon. Pourquoi Hashem a-t-il endurci son cœur et ensuite l'a-t-il puni ? Est-ce juste ? réponse. Il ne lui a pas durci le cœur tout de suite. Pendant cinq plai, il a résisté de son propre choix. Seulement après, c'était trop tard. Il s'était déjà enfermé dans son personnage. Il n'avait plus la force intérieure de changer. Maintenant, revenons à l'enseignement principal. Une belle histoire vraie. Nahum Steelerman, un jeune garçon de Cronight, aidait son père dans la suérette familiale. Il livrait parfois des produits chez la maman du Rabi, la rabanite Rana. Elle l'accueillait toujours avec chaleur, l'écouter, le valoriser. Un jour, avant d'entrer à l'université, il lui demanda qu'est-ce que le rabi préfère comme prière ? celle qui lui tient le plus à cœur. L'Arabanite répondit après s'être renseigné, c'est la tila de Modé Annie, la toute première phrase que l'on dit au réveil, simple, courte mais essentielle. Elle lui dit, "C'est cette prière-là qui pose la base de toute la journée." Et effectivement, dans une vidéo rare que j'ai pu visionner, on voit un enfant mué passer devant le rabi. Le rabi demande s'il a dit modéani aujourd'hui, puis lui demande de le dire. L'enfant ouvre la bouche et dit toute la prière clairement. Voilà le corban tamide d'aujourd'hui, le modéani, le tout premier mot du matin. Ce que tu fais au réveil détermine tout le reste. Ce n'est pas pour rien que tamide en hébreu veut dire toujours. Même si ce corban n'était offert que deux fois par jour, il est appelé tamide. Parce que ce que tu fais au début continue de vivre en toi tout au long de la journée. Le Rabi explique ta journée est faite de tâches multiples. Mais si tu la commences par une déclaration forte comme je te remercie roi vivant et éternel et bien tout le reste sera influencé par cette lumière. Et c'est valable pour tous les débuts dans la vie. Le premier fruit, on l'apporte à Jérusalem. Le premier né, il est saint. Le début du mois, c'est Roch Rodch. Le début de l'année, Rochana. Alors, le premier mot du jour, il est pour Dieu. La Torah ne pense pas que les aînés sont forcément meilleurs. Au contraire, les grands hommes de la Torah ne sont pas forcément des premiers nés. Abraham, Iraq, Yaakob, Moché, Aaron, David, aucun d'entre eux n'était le premier. Alors, pourquoi cette importance du premier ? parce qu'il contient toute la suite. Le premier moment est une graine. Si tu le soignes, le reste de la journée poussera droit. Une dernière histoire pour conclure. Un jeune voyageur israélien passe au Betrabat de Bangkok avant de prendre son vol pour Katmandou. Il dit au Chaliard, le rave Vilem, ma mère m'a supplié d'écouter la sonnerie du chauffard. Je décolle dans une heure. Tu peux sonner vite fait et je file. Le rave lui répond : "Je vais sonner bien sûr, mais laisse-moi te dire ceci. Aujourd'hui, c'est le premier jour de l'année et la manière comme on commence, ça détermine le tout. Reste avec nous pour la fête et je t'aiderai ensuite à trouver un vol à moindre coût." Le garçon accepte et un mois plus tard, il écrit au rave une lettre. Depuis ce jour-là, j'ai gardé le shabbat pendant des semaines. Chaque fois que j'avais envie de faire un acte profane, je me disais, "J'ai commencé l'année avec Kedoucha, c'est dommage, je ne peux pas tout gâcher." Alors, commence bien, commence fort, commence avec Dieu. Chaque jour est un monde nouveau et tu peux le modeler à condition de bien poser la première pierre. [Musique]