
HIZOOK #3 - Tu as touché le fond ? (TAZRIA 27) - Rav Raphael Halimi
Paracha Moussar
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Transcription
Kind: captions Language: fr Donc encore une fois, je voudrais partager avec vous un enseignement de la parachate Azria qui a priori semble parler beaucoup de sujets techniques, les lois de la lèpre, des détails dermatologiques quasiment, mais en creusant un peu, on découvre un message profond qui est incroyablement actuel pour chacun d'entre nous et en particulier pour notre époque. Dans la parachat de cette semaine, la Torah nous explique la chose suivante. Lorsqu'une personne développe des signes de lèpre sur la peau, donc on parle de taches blanche, de tâche ou de forme ou de ou d'épaisseur précise qui devait être osculté par le Cohen, mais cette personne devient impure. On sait que la tara est ce qui est la conséquence directe souvent du lchonara, de la médisance. Quand cette personne se voit attaquer par cette sarate, alors le Cohen va l'isoler et l'accompagner dans une dans un processus de purification. Mais la Torah va ajouter une loi très étonnante à ce sujet et elle va dire la chose suivante : "Si la lèpre s'étend sur tout son corps depuis la tête jusqu'au pied, alors il sera pur." Oui, vous l'avez bien compris. Si toute sa peau devient blanche, il n'est plus impur, il est déclaré pur. Et là, il y a une grande question qui se pose. Comment cela est-il possible ? Plus la lèpre est grave, normalement, plus il devrait devenir impur. Et au contraire, plus la lèpre, plus il devient pur. C'est contreintuitif. On peut imaginer un médecin qui dit à son patient, si vous avez une petite infection, on traite d'urgence. Mais si toute votre jambe est infectée, alors c'est que tout va bien. C'est pas possible. Alors, les commentateurs vont proposer plusieurs explications à cette question, mais j'aimerais partager avec vous un message du Rabi Lobavic qui en apporte deux et qui nous parle de manière très forte aujourd'hui. Première explication que le Rabi donne, quand la plée est partielle, il y a encore une lutte intérieure. Le mal est encore là. Il cohabite avec le bien. C'est flou, c'est ambigu, mais lorsque tout devient blanc, lorsqu'il n'y a plus aucun doute, plus aucune zone grise, tout est infecté, alors d'un côté, on pourrait se dire c'est la fin et pourtant paradoxalement c'est le début de la guérison. Quand tout est dévoilé, tout est clair finalement, alors on ne peut plus vivre dans l'illusion. On est obligé de changer, on est obligé de choisir et d'évoluer. Ça c'est la première explication. La deuxième explication et à mon sens la plus forte, c'est que quand la situation atteint le fond, quand la chute est totale, il n'y a plus qu'une seule direction possible, la montée. Yerida les tsoralia. La montée a parfois et même souvent besoin de la chute qui la précède. Lorsque tout semble perdu, Akadoro intervient et amène une Yeshua, une délivrance qui va dépasser toute logique justement, toute rationalité. On raconte à propos d'un un homme riche d'affaires, un homme riche qui voyageait avec son chamache, avec son bras droit et il était parti pour signer un document, un contrat important et il transportait avec lui Isaac s'il te plaît le micro. Il transportait avec lui une valise remplie d'argent et sur le chemin, il s'arrête pour se reposer et lui et son bras droit oublient totalement la valise sous un arbre. Et lorsqu'ils réalisent leur oubli, c'est la panique totale. Bon, ils reviennent sur leur pas en priant de tout leur cœur et puis incroyablement la valise est toujours là intacte. Le chamache est tout, il commence à danser mais le riche quant à lui pleure. Le chamache lui dit "Mais maître, pourquoi pleurez-vous ?" Et là, il lui répond "Parce que j'ai compris que lorsqu'on est au sommet, il n'y a plus qu'une seule voix, c'est la chute. Et en effet, peu après, il va tout perdre." Des années plus tard, alors qu'il était maintenant devenu pauvre, il retrouve son chamache qui est maintenant quant à lui devenu riche. Et son chamache, son ancien bras droit l'accueille pour shabbat. Et le pauvre, l'ancien riche danse et chante avec une joie sincère pendant tout chabbat. Alors l'ancien chamache lui demande "Mais monsieur, quand vous étiez riche, vous avez pleuré et maintenant que vous êtes pauvre, vous dansez ?" Alors il lui a répondu comme ça. Quand j'étais au sommet, je savais que la chute me guettait. Aujourd'hui que je suis au fond, je sais que la montée [Musique] commence. La gmara nous dit que le masia reviendra quand toute la royauté deviendra hérétique, quand la corruption sera totale, quand l'hypocrisie atteindra des sommets, alors justement la guoula éclatera. On peut regarder ce qui se passe autour de nous aujourd'hui. On découvre une haine injustifiée contre le peuple juif, une hypocrisie internationale écurante. Quand Israël se défend, c'est un crime. Et quand d'autres pays font pire, je parle de la Syrie ou d'autres, non, c'est justifié. Et pourtant, c'est dans cette absurdité que beaucoup de cœurs juifs se réveillent depuis le 7 octobre, par exemple. C'est dans cette confusion que beaucoup vont choisir de revenir à leur identité et à leur vérité. Ce que le rabi nous enseigne en fait à travers ces paroles, c'est que la guéa n'est pas retardée par les épreuves. La la guoula n'est pas repoussée à cause des obstacles. Au contraire, les douleurs de l'avènement messianique sont à l'instar des douleurs de la femme sur son member, sur sa table d'accouchement. C'est les contractions qui précèdent la naissance. Même lorsque le processus est incompréhensible, on comprend pas les chemins d'Akadashou. Même quand tout semble s'effondrer, en vérité, Dieu est en train de construire notre avenir. Alors oui, c'est difficile. Parfois, on se sent même démuni, mais on doit jamais oublier. Quand tout semble blanc, quand la lèpre s'est étalée totalement sur la peau, quand tout semble perdu, c'est là que commence la guérison et le processus de purification. Quand l'obscurité est totale et d'ailleurs on le voit dans la rue quand il fait tout noir, c'est que c'est quelques heures, quelques instants avant l'aube qui est très proche. Comme l'a dit le rabi-même, le noir le plus épais annonce la lumière la plus éclatante. J'aimerais vous raconter deux petites anecdotes à ce propos. Une histoire émouvante qui illustre parfaitement ce principe. On raconte qu'à l'époque du Balemtov, il y avait un homme très riche qui était reconnu pour sa générosité. Il soutenait les pauvres, il finançait des synagogues, des ychivotes et cetera. C'était vraiment un pilier de la communauté. Et un jour, il a eu une série d'événements inattendus et douloureux et ses affaires ont commencé à échouer. Il a eu des associés qui l'ont trahi et il a perdu toute sa fortune. Lui qui avait aidé tout le monde à l'époque se retrouvait lui-même maintenant mendiant et dépendant de l'ataka. Il était brisé. Il est parti voir le Balchemtov en pleurant. Il lui a dit Reb pourquoi Hashem m'a-t-il tout enlevé ? moi qui a donné autant aux autres pendant des années. Le Bemtov l'a regardé avec un sourire et une douceur. Il lui a dit "Sache que parfois lorsqu'un arbre pousse de travers, il faut le couper entièrement pour qu'il puisse repousser droit et encore plus fort." C'est vrai que ta générosité a été grande pendant des années, mais Hashem, il veut t'élever encore plus haut. Il veut t'emmener vers une mission encore plus pure. Il faut pour cela parfois couper les vieilles branches. Alors ne te désespère pas. Ta plus grande braha est en chemin. Et effectivement quelques années plus tard cet homme a pu reconstruire sa fortune et cette fois-ci avec encore plus d'humilité, encore plus de saint de sainteté qu'il n'avait déjà auparavant. et ses œuvres de bienfaisance ont dépassé tout ce qu'il avait fait dans sa première vie de riche. Une autre et dernière anecdote un peu plus contemporaine, il y a quelques années, un jeune juif qui était rescapé d'un attentat terroriste en Israël, ce jeune juif là, malheureusement avait eu des épreuves et avait tout perdu. Son magasin avait été détruit. sa santé a été atteinte, son moral a été au plus bas à cause du à cause de l'attentat. Et pendant des mois, il a sombré dans la déprime, le désespoir. Il disait à chaque fois pourquoi Dieu m'a m'a abandonné, moi qui essayait de faire le bien, d'être d'être quelqu'un de bien. Et un jour, il a rencontré un rave qui lui a dit la chose suivante : "Il faut pas que tu vois que ce qui t'est arrivé c'est une fin." Non. C'est un début parce que ce que Dieu détruit, c'est que la coquille. Mais le fruit à l'intérieur qui est ta mission véritable et qui est encore caché n'attend qu'une chose, d'éclore et de s'ouvrir. Et c'est vrai que peu à peu cet homme-là, il a repris goût à la vie et avec l'aide de proche, il a monté une association pour aider des victimes d'attentat comme lui, pour se reconstruire psychologiquement, matériellement et cetera. Et aujourd'hui, il est connu en Israël. Grâce à lui, il y a des centaines de familles qui ont retrouvé l'espoir. Et il a dit un jour avec sourire, je l'ai écouté moi de sa bouche, il a dit "Si je n'étais pas tombé si bas, je jamais je n'aurais pu élever autant de vie." Donc voilà, parfois la destruction n'est qu'une préparation pour construire plus grand, même quand la lèpre s'abat sur nous et on a l'impression que Kadosch Boru nous a abandonné, c'est la preuve qu'il est encore plus présent parce qu'il prévoit un lendemain d'une grande clarté. Et pour que cela se réalise, il faut qu'on active la fonctionnauna et bitchon. foi et confiance en Dieu.



