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HIZOOK#28 - Opération : "RISING LION - Un peuple qui se lève comme un Lion"

HIZOOK#28 - Opération : "RISING LION - Un peuple qui se lève comme un Lion"

Rav Shimshone Attali ·

Am Israël & Actualité
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Transcription
Kind: captions Language: fr Comme tout le monde le sait, le monde a tremblé. Un événement historique qui a eu lieu dans les cieux d'Iran il y a maintenant de cela quelques jours. Une opération d'une grande audace, secrète mais puissante menée par Israël pour frapper au cœur même du mal. Le nom de cette opération âme quavie, un peuple qui se lève comme un lion. C'est un verset de la Torah qui a été griffonné sur un papier que le Premier ministre Binami Netanyahou a glissé entre les pierres du côtel. Voici un peuple qui se lève comme un lion et qui se redresse comme une lionne. Parachat Balac dans Bamidbar 249. C'est une parole sortie de la bouche du prophète Bilam, celui qui devait maudir Israël mais qui finit par le bénir. Bilham, un prophète venu de très loin, voulait critiquer et condamner Israël. Mais lorsqu'il se tient sur les hauteurs de Moave, aujourd'hui la Jordanie et qu'il voit le peuple camper dans l'ordre, la pudeur, la paix, il est frappé par une vision qui le transforme. Il s'exclame Matovale, que tes tentes sont belles, oh Jacob. Et alors, il commence à prononcer des bénédictions d'une grandeur rare. Même Moabenou n'a pas béni Israël avec une telle force. Il voit même le futur, la rédemption finale. Un astre surgira de Jacob, un sceptre se lèvera d'Israël. Une allusion au Masiar qui apparaîtra un jour pour éclairer le monde. Et parmi ces paroles les plus célèbres, il nous compare à un lion qui s'accroupit, qui se couche, que personne n'ose réveiller. Mais un jour, ce lion se relève. Bilam nous décrit comme un lion qui se couche mais qui finit par se relever avec puissance. Mais en quoi est-ce une image si extraordinaire ? Tous les animaux se lèvent et se couchent. Rashi explique quand un juif se lève le matin, il le fait comme un lion avec énergie pour se précipiter à accomplir les lois de Dieu, les mitzvotes. Mettre lesfiline, le talite, dire le schéma Israël, cela paraît banal mais en vérité c'est tout un symbole. Le rabi révèle ici un message profond. Pourquoi comparer le juif à un lion ? Le lion est un animal particulier. Il peut sembler tranquille, couché, presque apprivoisé, mais il reste toujours un lion. On peut l'élever, le dresser, le faire participer à un cirque, mais on ne peut jamais effacer sa vraie nature. Il reste un prédateur, un roi. Le Shouhanarou, le michpat, nous dit clairement : "Le lion est toujours dangereux. Moad Leolam, même s'il n'a jamais attaqué, on ne peut jamais lui faire confiance. Il peut passer 20h à dormir mais d'un coup il rugit, bondit et montre qui il est vraiment. C'est exactement cela que Bilam a vu. Le juif peut parfois s'endormir, plier, suivre la mode, se cacher dans l'assimilation, mais au fond, il reste un lion. Il garde une part éveillée une étincelle d'âme qui ne dort jamais. Et tôt ou tard, cette étincelle jaillit. Des fois, nos actes religieux peuvent s'interrompre, mais la néchama, l'âme juive, elle ne s'interrompe jamais. Comme le disait l'Admourazaken, le premier habit de Khabad, un juif est une parcelle de dieu d'en haut. Helek, Eloka, Mimaal, Mamach. Voici une histoire bouleversante. En pleine Sibérie, dans un camp de travail sous le régime soviétique, deux juifs sont exilés. L'un d'eux, un juif georgien nommé Abraham, dit à son compagnon Rabi Chemel Prus, un Hassit Rabad, il faut construire une suka à tout prix. Shuel le regarde incrédule, une suka ici en URSS et en exil. Mais Abraham n'en démort pas. Il ajoute un panneau de bois à sa petite cabane, quelques branches sur le toit et voilà, le tour est joué. Une soua clandestine. Ils entrent à l'intérieur serrés comme des sardines et boivent un verre de vodka. Et là surgit un officier soviétique furieux. Vous buvez, vous faites une fête juive, un rituel, mais vous êtes fous. Mais Chuel, inspiré par la boisson, saute et sert l'officier dans ses bras en lui versant un verre de raim dans la bouche. Après deux verres, l'homme commence à pleurer et il avoue : "Moi aussi, je suis juif, j'ai fui ma judaïé, mais je suis l'un des vôtres. Il n'existe pas de juif qui n'a pas la foi. Il n'existe seulement que des juifs qui n'ont pas encore fait les haines. Et ce n'est pas une simple idée hasidique, c'est une alara, une loi. En droit à juif, même un juif qui s'est converti à une autre religion reste juif, même après des générations. Prenons une histoire absolument saisissante. Il s'appelait Schmuel Rufaien, un juif polonais né en 1922 au cœur d'une Europe qui allait plonger dans les ténèbres de la choix. Quand la guerre éclate, il parvient à se procurer de faux papiers d'identité allemand, prétendant être un nonjuif. Il parle parfaitement l'allemand et se fait embaucher comme interprète dans les bureaux de la Guestapo à Mir, une ville de Biélorussie occupée par les nazis. Mais ce poste n'est qu'une couverture. Schmouwel est en réalité un héros de l'ombre. Il utilise son accès pour informer les juifs du ghetto, des plans d'extermination, faire passer des armes à la résistance juive et sauver ainsi des centaines de vies. Il met sa propre vie en danger pour sauver les autres. Mais un jour, il est découvert, il s'enfuit et se réfugie dans un monastère catholique où il finit par se convertir au christianisme. Il devient moine puis prêtre sous le nom de frère Daniel. Après la guerre, il décide de s'installer en Israël. Il fait une demande officielle pour immigrer selon la fameuse loi du retour qui accorde automatiquement la nationalité israélienne à tout juif. Mais là, un événement historique se produit. Le gouvernement refuse. Pourquoi ? Parce qu'il est devenu prêtre et selon les autorité, il ne ressemble plus à ce qu'il considère comme un juif. Et pourtant, selon la alaha, la loi juive, il est 100 % juif. Pourquoi ? Parce que sa mère était juive. Point. Même s'il a changé de religion, même s'il porte une soutane et célèbre la messe tous les jours, un juif, même s'il a fauté, reste juif. Cette histoire nous trouble. Comment peut-on dire qu'un prêtre catholique est encore juif ? Mais c'est ça justement le message de Bilham. Il s'accroupit comme un lion. Qui osera le réveiller ? Tu peux dormir, t'éteindre, te déguiser, t'éloigner pendant des années, mais tu restes un lion et il suffira d'un souffle, d'un moment pour rallumer la flamme. Une autre histoire encore plus incroyable et celle-ci s'est passée il y a à peine quelques années. Jonad Zegedi, c'est une figure politique hongroise et l'un des dirigeants du parti Jobic, un mouvement néonazie, antisémite et xénophobe qui prône la haine contre les Juifs et les étrangers. Il était l'un des visages de cette haine et dès l'adolescence, il vendait des t-shirts ornés de Croix Gamé. Il fonda une milice paramilitaire qui paradait dans les rues avec des torches de feu en criant "Retourner à Hoschwitz". Un monstre, disaient certains, l'image même de l'antisémitisme moderne. Et puis un jour tout s'effondre. Des adversaires politiques enquêtent sur son passé et découvrent le secret qu'il ignorait lui-même. Sa grand-mère maternelle était juive, survivante d'chevitz, cachée pendant des années. Elle avait tout fait pour effacer son passé mais la vérité finit par ressortir. Et Chonade découvre que alarchiquement selon la loi juive, il est juif. Le choc est total. L'homme qui prêchait la haine contre les Juifs et lui-même l'un d'eux. Il est perdu, il ne comprend plus rien. Alors, il prend son téléphone et cherche un rabin et envoie un message au rave Schlomo Kovch, l'émissaire du mouvement Rabad à Budapest. Je suis Chonad Zegedi et j'aimerais vous parler en toute urgence. Le rabin accepte à condition que la rencontre a lieu chez lui à la maison. Il veut le regarder dans les yeux. Zegedi arrive tremblant et bouleversé, il raconte ce qu'il vient d'apprendre et il demande au rabin : "Que veut dire être juif ? Pourquoi est-ce que je dois tout perdre à cause de ce que ma grand-mère a vécu ?" Le rave lui explique la un juif est juif parce que sa mère est juive, non pas parce qu'il pratique, non pas parce qu'il croit et encore moins parce qu'il mérite, tout simplement parce qu'il est, juste parce qu'il est. Et Zegedi comprend qu'il ne pourra plus continuer à vivre dans le mensonge. Alors, il démissionne du parti et il disparaît de la scène publique. Quelques semaines plus tard, il revient voir le rave et lui dit "Je veux apprendre mettre l'hfiline, venir à la synagogue, retrouver mon identité." La communauté est choquée. Certains rescapés de la choa ne veulent pas l'accepter. Évidemment, il y a des cris, des larmes, il nous a terrorisé, il a prêché la haine et maintenant il vient sourire à la synagogue. Le rave ne sait pas trop quoi faire. Alors, il demande conseil à son maître, le rave Barou Auberlander, le grand rabin de Budapest. Et celui-ci se souvient d'un enseignement du Rabi. Tu dois aimer un impi, un rachat total, comme tu aimes un juste, un tsadic total. Et ils acceptent. Shonad devient un balchuva, un juif fier et pratiquant. Il utilise désormais sa voix pour raconter au monde entier l'amour qu'il a découvert chez les Juifs. Ces deux histoires, celles de l'abé Daniel et celle de Shonad Zegedi, nous rappellent que le lien entre un juif et Dieu est indestructible. Tu peux fuir, tu peux te déguiser, tu peux même haïir ton propre peuple, mais tu restes un lion. Et comme dit Bilham, qui pourra l'éveiller ? Personne n'a à l'éveiller. C'est l'âme elle-même qui se réveille parce que le feu de la néchama ne s'éteint jamais. Nous vivons à une époque historique. La prophétie de Bilham se réalise sous nos yeux. Israël se redresse tel un lion face à l'obscurité du monde. Mais plus encore, chaque juif est un lion. Même celui qui dort depuis longtemps, il suffit d'un frisson d'âme, d'une étincelle, d'un moment de vérité. Et alors ce lion, ce juif bondit de nouveau vers sa source, vers sa mission, verschem. C'est cela âme qui a vie Yakou, un peuple lion, indomptable et éternel. [Musique]