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HIZOOK#27 - Ça ne mange pas de pain

HIZOOK#27 - Ça ne mange pas de pain

Rav Shimshone Attali ·

Moussar
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Transcription
Kind: captions Language: fr Dans notre génération, on voit des choses étranges mais magnifiques, des phénomènes spirituels qui deviennent parfois des tendances sociales. Et la mitva de Afrachat Trala, la séparation d'un morceau de pâte pour HM en est un exemple frappant. [Musique] Il y a quelques années, pour remplir une salle, il fallait une animation sophistiquée, un conférencier célèbre ou un atelier de développement personnel. Aujourd'hui, il suffit d'écrire soirée à Frachat Trala et des dizaines de femmes de tous les horizons se rassemblent. pas pour une conférence ni pour un divertissement mais pour pétrir, bénir et prier, verser parfois des larmes. Et ce n'est pas juste une ambiance chaleureuse, ce sont des miracles concrets qui s'y produisent. Écoutez cette histoire. Une jeune maman de Ako dans le nord d'Israël, de semaines après avoir donné naissance à son enfant, contracte une forme très grave de Covid. Elle s'effondre. Hospitalisée en urgence, elle est plongée dans un coma tubé relié à une machine, le CMO, une assistance extracorporelle qui remplace les fonctions cardiaques et pulmonaires. Les médecins disent à sa mère : "Madame, préparez-vous au pire. Pendant cinq longues semaines, elle reste entre la vie et la mort. Sa mère effondrée va voir une rabanite locale très active dans les soirées de Afrachatrala et elle lui dit "Rabanite, il faut faire quelque chose." Et elles organisent une grande soirée de Afrachatrala pour la guérison de cette jeune maman. Des dizaines de femmes arrivent de partout. Certaines religieuses, d'autres pas du tout, peu importe. Elles sont toutes là pétrissant ensemble, priant, criant à Hchem. Et à un moment, la tente de la malade prend la pâte, la soulève et prononce la bénédiction à voix haute. Voici la je prélève pour Hashem, pour la vie, pour la réfouché. À ce moment précis, un message arrive sur le téléphone de la mère. La jeune femme a commencé à se réveiller. Après 5 semaines, alors que personne n'y croyait, les médecins sont bouleversés. Quelques jours plus tard, elle est transférée en rééducation. Et puis un matin, la rabanite reçoit un appel. Une voix ému, à peine reconnaissable au téléphone lui dit "Je ne vous connais pas, mais je voulais vous dire que dès que j'ai repris conscience, j'ai ressenti comme des vagues de prière qui m'enveloppaient. Je savais que quelque chose de grand se passait pour moi." Donc, je vous remercie. Un mois plus tard, elles se sont toutes réunies à la synagogue et cette fois, non pas pour supplier, mais pour dire merci pour une seoua toda un repas de reconnaissance. La jeune femme prend la parole et en larme nous dit "Les médecins m'ont dit que je fais partie des cinq seules femmes en Israël qui ont survécu à un cas extrêmement rare de Covid. Je suis une miracule et vous m'avez ramené à la vie." Un autre exemple plus ancien mais tout aussi fort nous vient du prophète. Nous sommes en plein cœur d'une famine terrible en Israël. 3 ans sans pluie. La sécheresse a tout détruit et Eliaouv lui-même est affamé. Hashem lui dit : "Va dans une certaine ville, une veuve t'y attend et te nourrira." Il arrive chez elle, affaibli et lui demande : "Chè madame, donnez-moi un morceau de pain." Elle le regarde brisé et lui dit : "Il ne me reste juste qu'une poignée de farine et seulement un peu d'huile. Je vais faire une petite galette pour moi et mon fils et après nous mourrons." Et là, lui dit quelque chose d'incroyable. "E bien, fais-moi d'abord à moi une galette et ensuite vous mangerez." Pardon ? Insolence, égoïsme ? Non, pas du tout. En fait, Eliavi était Cohen et en lui demandant de lui donner en premier, il lui révèle le secret de la braha. Prélever une hala, donner un morceau de pain, donner à Hashem la première part et ensuite le miracle pourra descendre. Elle le fait, elle donne et à partir de ce moment-là, nous dit le verset, la farine n'a plus jamais manqué dans son pot, ni l'huile dans sa cruche, jusqu'à la fin de la famine. À première vue, c'est une miseva simple, presque banale. On fait du pain, on coupe un petit morceau, on le brûle, rien de spectaculaire. Et pourtant, la Torah place cette mzva dans un endroit inattendu de la parachat de Schlar, juste après le terrible épisode des explorateurs, les espions qui ont découragé le peuple d'entrer en Israël et juste avant les lois sur l'idolâtrie. Pourquoi cela ? Noramim répondent : "Celui qui accomplit la chatrala, c'est comme s'il annulait l'idolâtrie. Celui qui l'ignore, c'est comme s'il reconnaissait." Pourquoi une déclaration aussi extrême ? Parce que la chatrala ce n'est pas juste un morceau de pâte, c'est un acte de foi radicale. Réchit harisem titen la hchem dit le verset. Donnez le début, le commencement, les prémisses de votre pâte à Hashem. Avant même de goûter, d'en profiter, tu offres la première part. C'est un cri silencieux qui dit "Ce pain hash n'est pas de moi. Cette réussite n'est pas seulement le fruit de mes mains et de mes efforts. Tout vient de toi, Hashem." Et ça, mes amis, c'est plus dur que la mane. Car vous allez me dire la mane, c'est du pain tombé du ciel. C'est le surnaturel pur, le miracle total. Mais justement, c'est facile d'y voir la main de Dieu. Quand tu sors de la tente le matin et que tu vois un aliment divin tomber du ciel, tu ne peux pas dire "Ah oui, ça c'est moi qui ai travaillé pour ça." Non, tu ressens que c'est un miracle. Mais aujourd'hui, ce que l'on mange vient de notre travail. On s'aime, on arrose, on récolte, on moue, on pétrie, on cuit. Et alors la tentation est grande de croire que tout vient de moi. Et pourtant, réfléchissez quel est le plus grand miracle ? Que du pain tombe du ciel ou que d'une petite graine qui a pourri dans la terre ? et bien c'est un épis de blé qui va pousser et qui va devenir ensuite de la farine et enfin du pain. Le vrai miracle c'est la nature elle-même. Mais comme on s'est habitué à ce système, on oublie que c'est HM qui le renouvelle à chaque instant. Et c'est ça la grandeur de la Frachatrala. Elle dit même ce que j'ai obtenu par mon travail, par l'effort de mes mains, par mon pétrissage, je sais que tout vient de toi. J'aimerais vous raconter une autre histoire, celle d'un agriculteur israélien Nahum Kadosch, un producteur de fruits à Yesodamaalée. Un homme simple mais droit, un homme qui respecte les lois agricoles les plus strictes de la Torah, même pendant l'année de la schmita, quand la terre doit se reposer. Une année de schmit, il est confronté à un problème majeur. Ces vergers de prune énormes nécessitent une opération technique appelée dilution du fruit. En fait, on doit retirer une partie des fruits encore petits pour que les autres un peu plus murs grandissent correctement. Mais cette intervention est interdite en schmita. Une fois que les fruits ont commencé à pousser, c'est à sour. Or, il n'a pas eu le temps de le faire avant la chmita. et des milliers d'arbres sont surchargés. Il panique, il supplie les rabanim de lui permettre d'intervenir dont le ravelando abnébrak, mais il refuse en suivant la alaha à la lettre. Alors il pleure, il prie, il s'en remet à Dieu mais ne touche pas à cette terre. Et là un phénomène rare se produit. Normalement à cette époque de l'année, il n'y a que très peu de vent et là des vents puissants se sont levés. Exactement là où il faut. Pendant 2 jours, la nature a fait le travail à sa place. Les branches qui étaient trop chargé se délestent un miracle climatique ciblé. Et plus encore, dans d'autres vergers déjà allégés manuellement plus tôt, ces vents ont causé des dégâts. Mais chez Nahrum, les fruits sont devenus magnifiques, gros, juteux, parfait. Et le premier panier de fruits, il l'a envoyé au ravlando d'eau avec un mot. Vous avez refusé de contourner la Alaha. Hashem a contourné la nature pour moi. Je vous en remercie. J'aimerais terminer avec une image qui résume tout ce que l'on a dit. Un homme prie à la synagogue mais il est pressé, très pressé. Et avant même la fin de la prière, il court dehors, direction son travail. Un vieux sage le regarde et lui dit calmement ami, qui t'a dit que la parnassa t'attend là-bas ? Peut-être qu'elle te cherche encore ici et que tu viens simplement de lui tourner le dos. Chers amis, ce n'est pas le travail qui apporte la bénédiction, c'est HM. Le travail n'est qu'un tuyau, un moyen. Le véritable robinet et la source, c'est là-haut. Alors, la prochaine fois que vous pétrissez une pâte, n'oubliez pas, vous tenez entre vos mains le symbole vivant de la emouna. Vous pouvez y mettre vos prières, vos larmes et vos espoirs. Et en offrant à HM les prémisses, le début de vos récoltes, de vos réussites, vous ouvrez la porte à toute la bénédiction. Que ce mérite nous accompagne. Qu'il bénisse nos foyers, nos enfants, notre santé, notre parnassa et surtout qu'il a hâte la venue du marché. Amen.