
HIZOOK #2 - Vive l'indépendance ! - Rav Raphael Halimi
Moussar
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Transcription
Kind: captions Language: fr Le sujet de l'indépendance dans le judaïsme est un sujet qui nécessite débat puisque nous sommes dépendants de Dieu. Akadou il nous a sorti de l'esclavage des hommes. Non pas pour être libre libre des hommes certes, mais sous la tutelle de Dieu et devenir les serviteurs de Dieu. La servitude des hommes, non, mais la servitude de Dieu, le service de Dieu, oui. Qu'est-ce que c'est que l'indépendance ? L'indépendance c'est de se sentir unique. C'est ça l'indépendance. Comme hér Israël qui est un pays unique. Je voudrais commencer ce cours avec une petite histoire. À première vue, c'est une histoire anodine, mais en réalité, elle est bouleversante. Il y avait un jeune homme qui entre dans une petite épicerie du quartier, il s'approche du comptoir et il demande au commerçant s'il peut utiliser son téléphone. Bah, le commerçant accepte, un peu intrigué mais il accepte. Et le jeune garçon compose un numéro et dès qu'on décroche à l'autre bout du fil, il demande, "Bonjour, auriez-vous besoin d'un jardinier ?" Et la voix à l'autre bout du fil répond "Non merci, on a déjà quelqu'un et on en est très satisfait." "Merci." Mais le jeune homme, il insiste. "Vous vous êtes sûr ? Il ne vous arrive jamais d'être déçu de ce jardinier ?" "Non, non, vraiment, il est parfait, il fait du bon travail. Merci et bonne journée. Le garçon raccroche et le commerçant qui lui a prêté son téléphone, un peu touché par sa persévérance, il lui dit "Tu sais mon garçon, ne perds pas courage, tu as l'air sérieux, tu vas finir par trouver un job." Et le jeune homme qui sourit et lui répond "Mais non monsieur, je travaille déjà chez eux. Je suis leur jardinier. Je voulais juste vérifier s'ils étaient contents de moi ou pas." Cette histoire, elle en dit beaucoup. En fait, elle parle d'un homme qui ne cherche pas à se vendre. Il cherche plutôt à s'améliorer. Il veut pas être le meilleur aux yeux du monde. Il veut être simplement le meilleur de soi-même. Il veut simplement s'assurer qu'il accomplit bien la mission qui lui a été donnée. Nous sommes dans une période entre Pessar et Chavot où nous lisons les pirquavot, les maximes des pères. Et on lit dans ce livre peu avant la mort de Rabian Ben Zakay qui réunit ses cinq principaux élèves et dans un moment profondément symbolique, il va commencer à faire l'éloge de chacun d'entre eux publiquement devant chacun d'entre eux. Il va faire l'éloge de chacun devant les autres. Rabi Elzer est comme un puit qui ne perd pas une goutte. Borsoud shinom Abed tipa, c'est-à-dire qu'il retient tout ce qu'il apprend. Un autre élève Rabioshua heureuse soit celle qui l'a mise au monde HR Yoletto tellement il était bon généreux lumineux. Rabios Rassid c'était un homme profondément pieux. Rabiimon. Ah lui il incarne la crainte du péché, l'intégrité morale. Yoret Rabiar Marian Amid Gaber. Une source jaillissante, intarissable, toujours en mouvement, toujours en train de produire des idées nouvelles. Mais après ces éloges de Rabio Khalan Ben Zaka sur ses élèves en public, il y a une question qui peut se poser. Pourquoi maintenant ? et surtout pourquoi des éloges à la fin de sa vie devant tout le monde. Ça aurait été un petit peu plus humble et un peu plus intime de le dire chacun en privé. À chacun en privé. L'une des réponses à cette question est apportée par le Rabi Lubavic qui donne une réponse profonde. Rabihanan Ben Zakay en fait il voulait pas créer de compétition entre ses élèves. Il voulait par contre leur enseigner une chose essentielle. Ne cherche pas à être quelqu'un d'autre que toi-même. Ne cherche pas à imiter. Cherche à découvrir ta lumière unique. Tu as pas besoin d'être une source jaillissante, un puit profond comme l'un et l'autre des tsadikim que l'on a cité. Non, tu n'as pas à tout réinventer. Tu as peut-être reçu le don de la fidélité, de la rigueur, de la mémoire. Alors, utilise-le, optimise-le, il est le tien. En fait, la Torah, c'est pas un concours de talent finalement. C'est pas la Torah a un incroyable talent. La Torah, c'est une mosaïque. Et dans cette mosaïque de plein de couleurs, chaque pièce a sa place. J'ai entendu un jour un mot très fort qui dit la chose suivante : "Le plus grand échec de l'homme, ce n'est pas de ne pas être le meilleur, c'est de ne pas être lui-même." Et c'est peut-être cela la mission d'un maître véritable, pas de faire de ses élèves des copies conformes, mais de les aider à devenir eux-mêmes. de regarder chacun avec un regard unique comme l'a fait Rabi Khanan Ben Zakay à la fin de sa vie avec un œil pour chacun, une écoute pour chacun. Alors sache mon cher ami que tu es une âme. Tu as une mission et même si tu es un jardinier ou un calligraphe ou une simple main qui aide, tu as une mission. Pourquoi je parle de calligraphe ? Parce que je pense ici à Joseph Bao. Joseph Bao, il n'était ni rabin ni soldat. Il était juste un calligraphe juif. Il était rescapé d'chwitz. Il a été sauvé par Oscar Schindler. Il y a un film qui a été fait sur lui. Et il avait un don ce monsieur. Il savait imiter avec perfection les écritures gothiques allemandes. Et un jour, bien des années après la guerre parce qu'il a été sauvé, il vevait à Tive. Il découvre dans un musée une lettre, mais c'était une lettre bouleversante qui avait été écrite par un jeune soldat israélien à ses parents peu avant de tomber au combat. Il a lu la lettre, il était très ému, mais ensuite il s'est figé. Il a vu l'écriture et l'écriture c'était la sienne. C'est lui qui avait rédigé cette lettre pour ce garçon qui était en réalité un jeune analphabète qui avait des soucis de lecture et d'écriture. Et à sa demande, il avait rédigé cette lettre quelques jours avant sa mort pour ses parents. Et alors, il a compris la chose suivante. Même une petite main peut écrire une vie. Même une compétence apparemment banale quand elle est donnée à Hashem, elle peut devenir une lumière. Et puis a cette histoire bien réelle, vous savez les sœurs siamoises Ladan et Lal qui sont nées en Iran, elles avaient des têtes attachées. Elles ont vécu jusqu'à l'âge de 29 ans. Elles partageaient le même cerveau et pourtant elles avaient deux personnalités, deux volontés, deux rêves. Et quand elles ont décidé de se faire opérer, les médecins leur ont dit "Vous savez mesdames, c'est presque impossible, vous risquez de mourir." Elles ont répondu "On préfère mourir libre que vivre sans individualité." C'est ça la HMA, l'indépendance. Elles sont mortes pendant l'opération malheureusement, mais nous ont laissé une leçon bouleversante. L'âme humaine est unique. Même dans le même corps, même avec le même cerveau. L'âme ne se copie pas. L'âme est une flamme individuelle. Et c'est peut-être cela le message central du judaïsme et à travers et à travers Yomatmaut l'indépendance. Tu as pas besoin d'être un autre pour être exceptionnel. C'est ça être indépendant. Tu n'as pas besoin de briller comme le voisin. C'est ça être indépendant. Tu dois juste briller à ta façon. Et alors à la fin quand on décroche le combiné de lamaba de là-haut et qu'on appelle ton nom, on attend pas que tu sois un autre. On attend simplement que tu sois toi. Comme disait Rabinarten de Breslev, le jour de ta naissance est le jour où Dieu a dit le monde ne pourrait continuer sans toi. Je voudrais terminer avec une histoire juive extraordinaire, profondément fidèle à ce qu'on vient de dire. Un jour, il y avait un tadic qui s'appelait Rabizus Nipoli, l'un des grands rassid Rassidim du 18e siècle. Il se trouvait sur son lit de mort. Ses élèves l'ont vu pleurer. L'un d'eux s'est approché de lui et lui a demandé "Rabi, pourquoi tu pleures ? Toute ta vie ? Tu as été un tadic, injuste, tu as étudié la Torah, tu as pris avec ferveur, tu as aidé tant d'hommes et tant de femmes. Tu as rien à craindre du jugement divin de là-haut." Et Rabizoucha leur a répondu en larme : "Je ne pleure pas parce qu'on va me demander pourquoi je n'ai pas été comme Moïse. Je ne pleure pas parce qu'on va me demander dans l'au-delà pourquoi je n'ai pas été comme Abraham. Non, je pleure parce que je sais que là-haut on va me demander Zoucha, pourquoi n'as-tu pas été Zoucha ? Et je ne suis pas sûr d'avoir été pleinement moi-même. Ce moment ce moment est bouleversant les amis. Il pleure pas d'avoir été petit face au grand, ça c'est pas grave. Il pleure d'avoir été peut-être autre que lui-même, petit par rapport à lui-même. Parce que dans le ciel, on nous demande pas pourquoi on éétait pas quelqu'un d'autre. On nous demande pourquoi on n pas été nous-même. Et c'est cela le plus grand défi et et cela en cela la plus grande libération. Ne cherche pas à être une imitation. Cherche à être indépendant, un être et une création unique. Tu es né original. Alors ne meurs pas comme une copie. Si je suis ce que je suis parce que tu es ce que tu es et que tu es ce que tu es parce que je suis ce que je suis, tu ne seras pas ce que tu es et je ne serai pas ce que je suis. Si je suis ce que je suis parce que je suis ce que je suis et que tu es ce que tu es parce que tu es ce que tu es, alors je serai ce que je suis et tu seras ce que tu es. [Musique]



