The Torah Podcast

Cours de Torah — disponibles sur vos plateformes favorites

HIZOOK#19 - Ici et maintenant

HIZOOK#19 - Ici et maintenant

Rav Shimshone Attali ·

Moussar
Vitesse :

Retrouvez nous sur notre site www.israeltorah.com et pour le direct live sur www.israeltorah.tv Merci de vous abonner à nos vidéos sur YouTube et de partager un Max ! IMPORTANT Soyez un des partenaires de la diffusion de la Torah dans le monde et associez-vous à nos Mitsvot ! Vous pouvez donner votre Maasser... Et sachez que nous réussirons toujours avec l’aide énorme d’Hachem grâce à vous ! Lien pour Donner http://www.israeltorah.com/dons-et-bilan/

Transcription
Kind: captions Language: fr En tant que peuple, nous avons reçu une proposition de mariage d'alliance au pied du Mont Sinaï et nous avons dit naz Benichma, nous ferons et nous comprendrons. Et pourtant, chaque année, Chavouot revient et beaucoup d'entre nous ont oublié de quoi il s'agit vraiment. Pourquoi la Torah ne dit-elle pas clairement que Chavouotte est la fête du don de la Torah ? Dans la parachat qui parle des Hagim, chaque jour de fête est lié à un événement. Pessar, la sortie d'Égypte, Rchashana le jour du chauffard. Socotte les cabanes du désert. Mais Chavouot, aucun mot sur le Mont Sinaï, aucun mot sur les 10 commandements. Juste une phrase : "Comtez 50 jours depuis Pessar et apporter une offrande". C'est tout. Pourquoi ? Pourquoi ce silence sur l'événement le plus marquant de notre histoire ? La réponse tient en une idée simple et vertigineuse parce que le don de la Torah n'est pas un événement passé, c'est un événement présent. Ce n'est pas quelque chose qui a été, c'est quelque chose qui est. Chaque matin, nous disons dans nos bénédictions, béni sois-tuem qui donne la Torah, notre thème la Torah et non pas Nathan au passé parce que Dieu parle encore aujourd'hui. La Torah n'est pas une relique. Ce n'est pas un livre ancien qu'on sort des archives une fois par an. C'est une voix, une parole, une lumière. Dieu continue à nous parler aujourd'hui, ici et maintenant. Et c'est pour cela que Chavouot ne rappelle pas un souvenir, ne commémore pas un fait passé, mais réveille une réalité. La Torah n'est pas une vérité figée. Elle est vivante, elle respire, elle grandit avec nous. Elle répond à nos questions, à nos doutes et à nos défis modernes. Et c'est ce qui explique pourquoi elle ne vieillit jamais, pourquoi elle reste actuelle même après 3000 ans alors que tant d'idéologie, tant de régime, tant de philosophie, de civilisation ont disparu. Prenez Rome par exemple. Lorsqu'elle a détruit le temple, les soldats romains ont organisé une parade triomphale. Ils ont brandi la ménora, les ustensiles sacrés du temple. Tout le monde acclamé. Mais la Torah, le rouleau de la Torah, rien. On la relègue à la fin de la procession. Sur l'arche de Titus à Rome, on voit la ménora sculpté, mais pas le Sefertora. Les Romains ne comprenaient pas ce que c'était. Pour eux, c'était un vieux manuscrit sans valeur. Et pourtant, 2000 ans plus tard, où est Rome et où est la Torah ? Alors, dans n'importe quelle synagogue du monde, vous le verrez. Vous verrez des enfants chanter la parachat. des femmes étudiées, des hommes discutés passionnément d'un verset. La Torah est toujours là, vivante, rayonnante, inspirante et parfois même elle agit dans notre quotidien. Il y a quelques années, le kibuts religieux Hafetraim a publié un rapport stupéfiant. Dans ce kibouts, ils observent strictement la schmita, vous savez l'année de Jaser. On ne récolte rien sur la terre. et ils ont constaté que lors de la 6e année, juste avant la chmita, leur récolte avait doublé pas une fois mais deux fois de suite. Et ce ne sont pas des rabanes qui l'annoncent, hein, ce sont des agronomes, des comptables, des gens de chiffres et ils l'ont publié noir sur blanc, exactement comme promis dans la Torah. Encore une fois, la Torah n'est pas une idée ancienne, c'est une promesse actuelle. Je vais vous raconter une histoire, une histoire vraie, une histoire qui donne la chair de poule. Janvier 1948, 3 mois avant la naissance de l'État d'Israël, une unité de 35 jeunes soldats, on les appelait la Saerette Alamedhe, qui partent porter secours à différents villages du gouchet de Sion. Ils savent que la route est dangereuse. Ils savent que chaque pas peut être le dernier. Et en chemin, ils croisent un berger arabe. Ils hésitent. Faut-il le faire prisonnier, le tuer ? Ce sont des jeunes hommes propres, droits, idéalistes et ils le laissent partir. Le berger va les dénoncer. Ils seront encerclés et plus tard massacrés. Les 35 tous. Quand on retrouve les corps, 12 sont méconnaissables. On les enterre dans 12 tombes anonymes sans nom, sans identité. Les familles sont dévastées. Ils veulent savoir, ils veulent retrouver leur fils. Donner à chacun une pierre, un nom. Alors, ils vont voir le rat varier Lévin. Il propose une méthode ancienne pleine de mystère et de foi, le goral à gras. C'est l'ouverture du tan avec des prières, des concentrations et voir quel verset apparaît. Ils ouvrent le livre pour la première tombe et le verset dit au mimaté Benjamin Boral et du clan de Benjamine par le sort le soldat enterré là s'appelait Benjamine. Deuxème tombe, il tombe sur le verset ben yemini, n'est-ce pas moi le Benjamit ? et le soldat s'appelait Oded Ben yamin. Et ainsi de suite pour les 12 tombes, 12 ouvertures, 12 versets, 12 noms. La Torah avait répondu. La Torah avait rendu leur identité à ces jeunes hommes. Ce n'était pas de la magie, c'était un dialogue. C'était la preuve que la Torah parle. Et puis il y a cette image, une image qu'on ne peut pas oublier. Le Rabi Lobavic Chavouot 1991, il a 89 ans. 3 jours de suite comme cette année, Shabbat puis de jours Diumtov. Pas un instant de répis. Il donne des discours, il étudie toute la nuit, il bénit des milliers de personnes. 3 jours debout sans repos. Et à 2h15 du matin, après la fin de tout, après la longue file de gens venus recevoir une bénédiction, quelqu'un l'aperçoit par une fente dans le rideau. Le rabit rentre dans sa chambre, il enlève son cirtouc, son manteau ? Non. Il retire son chapeau ? Non plus. Il se dirige tout de suite vers l'étagère, prend un livre et commence à étudier profondément. Comme un enfant qui retrouve son père, comme un fils assoiffé qui boit les paroles de vie. parce que pour lui la Torah était vivante, brûlante mais surtout inarrêtable. Et cela nous ramène à une autre image, celle du Haronakodesch l'arche sainte. Elle aussi nous parle. Le Haronakodesch était construit de trois couches. Il y avait de l'or à l'extérieur, du bois au centre et encore de l'or à l'intérieur. Pourquoi mélanger deux matériaux aussi différents ? Le bois, c'est la vie, la croissance, la nature. Alors que l'or, c'est l'éternité, l'incorruptibilité. Ce que nous dit cette construction, c'est que la Torah est à la fois pure comme l'or, intemporel, éternel, mais aussi vivante comme le bois. Elle ne reste pas figée dans un musée. Elle pousse, elle respire, elle s'enracine dans nos cœurs. Elle est végétale. L'or sans le bois serait froid. Le bois sans l'or serait fragile. Ensemble, ils expriment la mission de chacun de nous. recevoir une Torah éternelle et la faire fleurir dans la vie réelle. Chavouatot n'est pas un anniversaire, c'est une invitation, mes amis, une invitation à réentendre cette voix, à rouvrir ce livre, à redécouvrir que la Torah a quelque chose à me dire à moi, à toi, à chacun. Ce n'est pas du passé, c'est maintenant. Chaque fois qu'on ouvre un livre de Torah, chaque fois qu'on écoute un cours, chaque fois qu'on lit un verset, c'est un message de Dieu qui arrive dans notre âme. C'est une étincelle qui touche notre vie. Alors, en ce jour de Chavouotte qui approche à grand pas, n'entendons pas seulement le souvenir du Sinaï. Entendons l'écho vivant de cette voix. La Torah ne nous a pas été donnée. Elle nous est donnée maintenant, aujourd'hui. Et un jour très proche, une voix encore plus grande se fera entendre comme dit le prophète à la fin des temps. Torah hadas meitié avec la venue du masiar bientôt et maintenant. [Musique] [Applaudissements]