
HIZOOK#16 - Ô Jérusalem - Rav Raphael Halimi
Am Israël & Actualité
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Transcription
Kind: captions Language: fr Chers amis, aujourd'hui nous célébrons une journée particulière, Yom Yérouim, la journée de Jérusalem. C'est le jour où en 1967, lors de la guerre des 6 jours, Jérusalem a été libéré et réunifié sous la souveraineté juive après près de 2000 ans de prière et d'espérance. Que ma droite se paralyse, que ma langue s'attache à mon palais si je t'oublie, Jérusalem. Et aujourd'hui, 58 ans plus tard, notre cœur bat encore au rythme de cet événement miraculeux, la libération de Jérusalem. Nous remercions Hem pour le privilège unique que nous avons, celui de pouvoir revenir dans la ville sainte, de prier face à ce qu'il reste du temple, le côel où d'ailleurs la présence divine ne s'est jamais retirée. Mais c'est justement à ce moment de gratitude que surgit une question profonde, bouleversante même. Pourquoi dans toute la Torah, dans les cinq livres de Moïse, le nom de Jérusalem n'apparaît pas ? Comment comprendre que ce lieu si central, si présent dans nos prières et dans notre histoire soit absent du texte fondateur de notre peuple ? Pour aborder cette question, j'aimerais partager avec vous une anecdote vécue par le rave Israël Meer Lu, ancien grand rabin d'Israël. Dans son autobiographie Altishlar Yatra, il raconte une rencontre qu'il a eu avec le Cheikh Mohammad Tantai, l'autorité religieuse suprême de l'islam sunnite de l'époque auer. À la fin de cette rencontre cordiale, le Ravel invite gentiment le cheer à venir visiter Jérusalem. Mais le cheer refuse et affirme : "Je n'entrerai à Jérusalem que lorsque des policiers palestiniens tamponneront mon passeport à l'entrée de la ville." Le Ravel lui répond avec un sourire : "Moi aussi, en arrivant en Égypte, j'ai reçu un tampon égyptien. Pourquoi faire toute une affaire autour d'un tampon ?" Mais le chef insista : "L'Égypte est à nous alors que Jérusalem quant à elle a été volée." Le Ravel, sentant qu'il devait réagir, lui posa une question très simple. "Votre excellence, je connais la Torah, mais pas assez bien le Coran. Dites-moi, s'il vous plaît, combien de fois le mot Jérusalem y est apparaît-il ?" Silence ! Le cher ne répondit pas. Car la réponse est connue. Le mot Jérusalem n'apparaît pas une seule fois dans le Coran. Cela montre que la sacralité de Jérusalem dans l'Islam est une idée relativement récente, développée surtout pour des raisons géopolitiques. Mais ce que le cher ignorait surtout, c'est que le mot Jérusalem n'apparaît pas non plus dans la Torah. Dans les cinq livres de Moïse, la ville n'est jamais nommée explicitement. Et cela soulève une interrogation encore plus grande. Comment se fait-il que la Torah passe sous silence le nom de la ville la plus sainte du judaïsme ? Et pourtant, la Torah parle souvent d'un lieu très particulier de sainteté appelé Hamakomerif Hashem, l'endroit que l'Éternel choisira. Cet endroit est présenté comme le centre spirituel du peuple juif, là où l'on apportera les sacrifices, où l'on montera pour les fêtes, où le service divin aura lieu. Mais jamais la Torah ne dit que cet endroit est Jérusalem. Israël tr fois dans l'année, vous montrez dans cet endroit de sainteté vers votre Dieu. Mais encore une fois, où est ce Dieu ? La Torah ne le mentionne pas. Ce n'est que dans le livre de Josué que le nom de Jérusalem apparaît clairement pour la première fois. Va kishmoi, Adonie, Teddeek, Melch, Yérouim. On parle là-bas du fils de Noah, Chem, surnommé Malkitedeek qui avait appelé la ville de Jérusalem Chalem. Et d'ailleurs, bien avant lui, Abraham, Abraham Avinou l'avait surnommé Yeé, la vision et ensemble ça fait Y Shalem, Yérouim. Donc en effet, le mot Jérusalem apparaît une centaine de fois dans toute la dans le Nar mais dans la Torah, les cinq livres de Moscher Rabenou. Pourquoi ce silence ? Alors le Rambam Maimonid dans son morenvourim, le guide des égarés chapitre 3 donne une explication très concrète. La Torah a voulu protéger Jérusalem. Si elle avait désigné clairement la ville comme centre spirituel du judaïsme, les nations auraient cherché à la conquérir depuis des siècles et même les tribus d'Israël se seraient disputé pour s'en emparer. Mais le Rabi Lubavic apporte une explication encore plus profonde et universelle. Il cite un auteur méconnu du 16e siècle, Rabiim Friedberg, qui a été le frère du Maharal de Prague et qui propose une lecture bouleversante. La Torah ne nomme pas Jérusalem parce qu'elle veut nous enseigner une leçon essentielle. Jérusalem ne doit pas être perçu comme un simple lieu géographique. Jérusalem est un idéal, un cap spirituel, une direction à suivre où que nous soyons dans le monde. Ilont cela avec une histoire racontée par le rabiême. David Chase, un homme d'affaires juif très influent aux États-Unis, s'était rapproché du Rabi dans les années 1970 et pour son 79e anniversaire, le Rabi lui adressa une demande exceptionnelle. Je ne demande jamais de cadeau d'anniversaire généralement, mais cette fois-ci, David, j'aimerais que tu me fasses un cadeau et que tu commences à mettre l'hiline chaque matin. David Chase accepta avec plaisir et peu à peu, il intégra la prière. à sa vie quotidienne. Un été, alors qu'il était en croisière sur son yacht privé, il demandait régulièrement au capitaine où est la direction de Jérusalem ? Où est Jérusalem ? Matin, après-midi, soir, jusqu'à que le capitaine, intrigué lui demande : "Monsieur Chase, avez-vous peur que le bateau ait changé de cape ?" Et Chase répondit avec une simplicité déconcertante. Trois fois par jour, je m'arrête pour prier et un juif prit toujours en direction de Jérusalem. Ce moment bouleversa le capitaine et il fut inspiré par la foi et la constance de son employeur et il réalisa que lui aussi pouvait parler à Dieu là où il se trouvait. Car c'est bien cela le message. Jérusalem n'est pas seulement un lieu, c'est une direction. une direction vers laquelle chaque juif se tourne où qu'il soit. Quand nous prions, nous nous tournons vers Jérusalem. Mais en vérité, c'est Jérusalem qui se tourne vers nous. C'est Jérusalem qui vit en nous. Le Rabi lui-même écrivit un jour au président Itraak Benzvi, je suis né à Nicolayev, mais dans mon âme, j'étais déjà à Jérusalem. Et il ajoutait souvent cette formule en idiche. Marthe d' Yérusalim, fais d'ici là où tu te trouves une Jérusalem. Cela signifie transforme ton environnement en lieu de spiritualité, d'élévation, de pureté. Fais en sorte que l'endroit où tu te trouves devienne en quelque sorte Jérusalem. On sait que le Rabi n'avait jamais mis les pieds en Israël malgré son attachement très fort à l'intégrité de la terre d'Israël. Il s'est tellement battu. Des centaines d'articles où le Rabi depuis les années 67 à martelé ne rendait aucune parcelle de terrain. Aujourd'hui, on envoie la conséquence malheureusement. Tellement de militaires, de chefs politiques, gouvernementaux ont pris conseil auprès du Rabi. Mais le Rabi pourtant n'avait jamais mis les pieds en Israël. Un jour même le Baba Salé à Kadosch lui avait dit Rabi, je veux te rejoindre à New York et que ensemble nous amenons Masiar depuis les États-Unis. Le rabi lui avait répondu mon cher Rabi Israël Abou Khatsira, je te demande autrement. Toi, tu restes en héret Israël pour réceptionner toutes les âmes, tous les juifs qui vont faire la Alia pour les amener vers Masiar. et moi je te les envoie depuis la diaspora parce qu'on sait que le Rabi en fait techniquement c'était plus simple et beaucoup plus percutant pour lui d'agir depuis le centre du monde politique les États-Unis et de là ouvrir ces milliers ces milliers de better dans le monde. Mais le Rabi avait dit surtout que la terre d'Israël est tellement sainte qu'il ne veut pas la fouler tant qu'il n'y a pas un état de sainteté parfaite. Il avait dit justement un jour que si on lui trouvait une décision, une résolution à qui permettait de fouler la terre d'Hér Israël et de pouvoir en sortir à sa guise plus tard, alors il viendrait. Mais il n'existe aucune loi de la sorte. C'estàdire que quand on vient en hérit d'Israël, normalement on n même pas le droit de la quitter. Et le Rabi avait un travail à faire en dehors de la terre d'Israël. Pourquoi il est jamais venu en Israël ? parce que il voulait venir en Israël non pas comme un simple touriste, il voulait venir en Israël comme il se doit avec Masihiar dans la guéoula. Donc on peut dire que le Rabi voulait venir non pas dans l'Israël d'aujourd'hui mais dans l'Israël de demain, celui de la délivrance. D'ailleurs, lorsqu'éclata la guerre du Golf en 1991, alors que des missiles Skud étaient lancés sur Israël depuis l'Irak, semant la panique, le désordre, le chaos, le rabi proclamait à voix haute de partout. Restez en héret Israël. N'ayez pas peur. Aucun skud ne va vous atteindre. Héret Israël est l'endroit le plus sûr au monde. Et contre toute attente, malgré 39 missiles qui s'abattirent sur Telélav Aviv, il n'y eut presque aucune victime. Les seules victimes ont été atteints par étouffement avec les masques à gaz qu'on leur avait donné. Et le Rabi avait d'ailleurs dit à l'époque, "Même les masques à gaz ne vous serviront pas." Le rabien affirmait avec conviction que tant que le peuple renforcerait sa foi et ses mitzvotes et bien il serait protégé. Et ce fut le cas. C'est une démonstration vivante que la sécurité véritable vient d'en haut. Un jour, un vieux sage de Jérusalem avait fait part au rabbi de sa difficulté de se de circuler dans les villes dans la dans la ville de Jérusalem pour aller d'un point A à un point B. Et le rabi conseillé, il a sorti une feuille, un stylo et il lui a dessiné un plan en passant par telle rue, par telle rue, comme si que le rabi avait grandi dans les dans la ville de Jérusalem. Parce qu'un tadic n'a pas besoin du lieu, il est omniprésent en quelque sorte. Alors que nous ayons le mérite non seulement de marcher dans les rues de Jérusalem, mais surtout de ressentir cette Jérusalem intérieure vivre en nous à chaque instant. Et comme nous le disons trois fois par jour, reviensem avec miséricorde dans ta ville Jérusalem et fais-y résider ta présence comme tu l'as promis. Amen Kenatson qu'il en soit ainsi. Aid. [Musique]



