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HIZOOK#14 - C'est l'histoire de la vie - Rav Raphael Halimi

HIZOOK#14 - C'est l'histoire de la vie - Rav Raphael Halimi

Rav Shimshone Attali ·

Moussar
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Transcription
Kind: captions Language: fr [Musique] Chers amis, aujourd'hui je veux vous parler d'une question que nous avons tous ressenti un jour. Peut-être dans un moment de souffrance ou dans un moment de doute. La question est simple mais vertigineuse. Pourquoi vivre ? Pourquoi continuer quand la vie fait mal ? Quand elle semble vide, quand elle est injuste ? Permets-toi de commencer par une histoire, une histoire bouleversante, véridique sur la puissance d'un seul instant de vie. Un homme nommé à Akiva Steinberg, survivant de la choa et vivait à Bnebrac. Un jour, il s'approche tremblant de son rabin et lui raconte un rêve terrifiant qu'il venait de faire. Il avait rêvé de son ami Harrier qui était mort dans un camp nazi des années plus tôt et qui venait le supplier dans son rêve, le supplier de lui rendre le mérite d'une mitzva. Flashback 1945. Ils sont dans un camp de travail. Akiva c'est que Pessar rapproche. Il voit des grains de blé dispersés après un bombardement. Il en ramasse discrètement deux poignées. Il les broie avec des pierres. Il fait de la farine et il trouve un vieux bidon et il fait enfin une matsa, une seule petite matsa. Mais alors qu'il la cache sous sa chemise, un soldat nazi le frappe violemment. La matsa vole en éclat et il ne reste qu'un petit morceau. Son ami Arier lui dit : "À qui va, je t'en prie, donne-le-moi. Donne-le-moi, mais je te laisse tout le mérite de la mitva. Tu peux récupérer le zrout, mais donne-moi la matsa. Je t'en supplie, j'ai besoin de sentir le goût de la matsa. Akiva accepte. Il lui donne la matsa garde pour lui le mérite. Peu après, Harrier est tué par balle dans le camp. Des décennies plus tard, il revient en rêve. Il vient voir à qui va et il le supplie. à qui va rend-moi ce mérite là-haut, j'ai vu combien cette mitva valait plus que l'or du monde. À qui va en larme demande alors à son rabin, rave, que faire ? J'ai risqué ma vie pour cette matsa. Ce mérite est à moi. Mais comment refuser à une âme qui vient du ciel me supplier ? Et le rave lui répond : "À qui va ? Pendant ces 33 années, tu as mis l'hfiline, tu as fait shabbat, tu as béni des milliers de fois des brachottes alors que lui Hari n'a plus rien eu. Il est prêt à tout pour retrouver une seule mzva, une seule. Et toi, tu en as des dizaines chaque jour à ton actif. Tu te rends compte de ce que tu tiens entre les mains ? Alors voilà la question qui se pose à nous. Pourquoi la Torah ? Pourquoi la Torah parle-t-elle si peu du paradis, du Gan Eden, duaba, du monde à venir, du salaire éternel ? On nous promet certes la pluie, la sécurité, la prospérité, les bénédictions matérielles, mais pas une ligne sur le Ganeden, sur la lumière divine, sur la récompense des âmes. Et pourtant, noshamim ne cesse de le dire. Ce monde est un vestibule, un couloir. Le monde à venir est un palais. Prépare-toi dans le vestibule pour entrer dans le palais. Mais alors, pourquoi la Torah ne parle-t-elle que du vestibule et jamais du palais ? Les grands penseurs juifs ont essayé de répondre à cette question. Pourquoi la Torah ne s'attarde pas sur le sujet duaba et parle essentiellement des récompenses matérielles ? Le Ibenzra dit que la Torah parle à l'homme simple. Celui qui croit ce qu'il voit, il faut donc lui promettre du concret, des récompenses matérielles. Le Rambam, le Maimonid, dit quant à lui que le vrai salaire est dans l'autre monde. Ici, Dieu nous donne juste les conditions matérielles pour mieux faire les mitvot. Et enfin, le Ramban, le Nahmanid ajoute que les promesses de la Torah sur les récompenses matérielles concernent le peuple dans son ensemble. mais pas l'individu. Mais il y a une réponse plus profonde à cela, plus belle, une réponse que nous devons aujourd'hui redécouvrir. La Torah ne parle pas du paradis. Vous savez pourquoi ? Parce que ce n'est pas ce qui l'intéresse. La Torah n'est pas là pour te faire rêver à demain. Elle est là pour te réveiller aujourd'hui. Ce qui intéresse Dieu, ce n'est pas ton salaire. Ce qui intéresse Dieu, c'est toi-même, ta vie, ton choix, tes luttes. Le Gan Eden est bon pour toi, certes, mais le monde présent, le monde physique, matériel dans lequel tu vis est précieux pour Dieu. C'est ici que l'on crée de la lumière. C'est ici que l'on fait ce que même les anges ne peuvent pas faire, c'est-à-dire choisir le bien dans un monde qui propose l'inverse. Tout un challenge. J'aimerais vous raconter une autre histoire vraie, très connue mais bouleversante. Un jour, un homme un petit matin lit un journal avec son café et découvre avec horreur sa propre nécrologie, c'est-à-dire la biographie de sa vie et on mentionnait dans le journal qu'il était mort. Il est sous le choc. On le décrit là-bas dans le journal comme le marchand de la mort. l'homme qui s'est enrichi grâce à la création de la dynamite et donc à la guerre, à la destruction. Mais c'était une erreur. C'était son frère qui était mort mais lui était bel et bien vivant. Cet homme c'était Alfred Nobel. Et là Alfred, il a compris une chose. C'est comme ça que le monde se souviendra de lui. L'homme marchand de la mort. Alors qu'il pensait avoir contribué au progrès, il est vu comme un assassin et il a décidé alors de changer son héritage. Il a donné toute sa fortune pour créer le fameux prix Nobel qui récompense les hommes de paix, de science, la médecine, la littérature. Aujourd'hui, personne ne pense à la dynamite quand on dit Nobel. On pense à la paix, on pense à l'excellence, à la vie. Alfred Nobel en fait a eu une chance rare, changer son histoire avant qu'elle ne se termine. Un enseignement du Talmude dit quelque chose d'incroyable. Il vaut mieux une seule seconde de mitzva dans ce monde que tout le plaisir du paradis. Pourquoi ? Parce que là-bas au paradis, tu reçois. Alors qu'ici dans ce bas monde, tu donnes, tu choisis, tu construis. Le plaisir du paradis est pour toi certes une grande récompense, un plaisir dans le monde futur, mais par contre la grandeur de ce monde c'est que tu peux y servir Dieu. Tu peux lui apporter quelque chose. C'est pour ça qu'on transgresse même le shabbat pour sauver une vie, même une vie de quelques minutes. Parce que en une seconde, une personne peut faire tchouva, dire une bénédiction, regretter sincèrement, inspirer quelqu'un autour de lui. La vie est chère. Je voudrais partager une autre histoire. Heim Gansz, un saur, un scribe de Bnebrak, peu après la tragédie de Meron, il est allé consoler une famille enillée. C'était la famille de Menahem Zakbar, un jeune garçon qui était mort dans la catastrophe à Meron. Ganz était parti consoler cette famille. Sur la table, il voit des petits livrets de brachot de bénédiction. Et la famille lui dit, notre cher Menahem disparu avait l'habitude de dire Birkat Amazon avec un texte écrit, jamais à l'oral, jamais par cœur. Alors, on distribue ses livrets en sa mémoire. Rim Gansz, le saufer accepte bien sûr d'en prendre un volontier. Quelques semaines plus tard, il est dans son atelier de softire. Il mange une simple brioche et il veut faire Bircat Amazon. Mais il n'a pas de sidour. Il fouille dans ses affaires et finalement il trouve le livret de Menachem. Il l'ouvre et voit que le texte est écrit en écriture sainte, c'est-à-dire comme dans un séfertorat. Il est lui-même safer. Alors, il commence par habitude à recopier le texte du Bircat Amazon sur son parchemin pour un petit peu s'entraîner à mieux écrire. Soudain, un ami soft entre dans la pièce et lui dit "Tu sais, il y a quelqu'un qui cherche un safer pour écrire un sefer Tora. Tu peux lui montrer ton travail ?" Alors, il lui tend la page qu'il venait de copier du Bircat Amazon. Quelques jours plus tard, la réponse arrive. "Tu as été retenu par la famille qui veulent écrire ce séfer. Tu vas écrire ce sefer Torah en la mémoire de leur fils qui est Niftar Améron menemzakbar extraordinaire. Un seul moment, une seule bénédiction, un seul geste et une chaîne de lumière éternelle. Lesamim nous disent, il aurait mieux valu que l'homme ne soit pas créé, mais maintenant qu'il l' et maintenant qu'il est là, alors qu'il examine ses actes. Et pourtant, Dieu regarde la création et dit "Et voici, c'est très bon." Hashem dit, "Ze n'est pas confortable. Certes, elle est parfois dure, injuste et cruelle, mais elle est elle est très bonne. Pourquoi ? parce qu'elle est l'unique endroit où l'on peut créer du bien à partir du néant, à partir de nos choix, de nos efforts, de notre foi. Alors, souviens-toi, tu vis et ça c'est un miracle. Tu peux encore aimer, tu peux encore apprendre, réparer, pardonner, grandir. Le monde à venir te récompensera. Certes, mais ce monde ici et maintenant est ton chef-dœuvre. Alors, vis-le pleinement avec tes tripes, avec toute ton âme chaque seconde. Co? [Applaudissements]