
HIZOOK#86 - Là où tu iras j'irai (CHAVOUOT)
Chavouot Moussar
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Transcription
Kind: captions Language: fr Il existe des fêtes qui nous rappellent l'histoire du peuple juif et il existe des fêtes qui nous rappellent qui nous sommes. Chavouot fait partie de ces moments-là. Pessar nous parle de liberté, Souscotte nous parle de confiance. Mais Chavouotte, Chavouotte nous parle d'identité. Qui sommes-nous vraiment ? Qu'est-ce qui est être juif ? Qu'est-ce que la Torah attend de nous ? Et surtout, comment un être humain peut-il rester fidèle à Dieu ? dans un monde aussi instable, aussi bruyant, aussi fatiguant émotionnellement. Et c'est précisément pour répondre à cette question que nos sages ont choisi de nous faire lire la mégilate Ruth. À première vue, cela paraît étonnant. On aurait pu penser que le jour du don de la Torah, nous lirions un texte rempli de miracles, de feu célestes, de révélations grandioses. Et pourtant non. On lit l'histoire silencieuse d'une femme étrangère, une femme moite, une convertie, une femme qui marche dans la poussière des chemins avec sa belle-mère brisée par la vie. Pourquoi ? Et bien parce que Ru nous enseigne peut-être la définition la plus profonde du judaïsme. Non pas un judaïsme théorique ou philosophique, même pas un judaïsme émotionnel, mais plutôt un judaïsme vécu, incarné, concret au quotidien. J'aimerais qu'on entre ensemble dans ce dialogue extraordinaire entre Naomi et Rout parce qu'il contient l'une des plus grandes leçons psychologiques et spirituelles de toute la Torah. Parce que Rout représente l'âme juive qui choisit Hashem. Non pas parce qu'elle y est née, même pas par tradition familiale ni par pression sociale. Non, elle choisit et c'est peut-être cela le plus grand amour. L'histoire se déroule à l'époque des juges. Il y a plus de 3000 ans. À Bethlehem vivait un homme immensément important, Elimellerer. Un dirigeant, un notable, un homme riche et respecté. Il était marié à Naomi et ils avaient deux fils, Marlon et Kilion. Puis une terrible famine frappe la terre d'Israël. Et Elimeller prend une décision dramatique. Il quitte Israël. Pourquoi ? Parce qu'il a peur. Peur que les pauvres viennent demander de l'aide. Peur de perdre son argent. Peur d'être sollicité. Alors, il fuit vers le pays de Moave. Et c'est là que tout commence à s'écrouler. La famille s'installe dans une culture étrangère. Les fils épousent deux princesses moites, Orpas et Route. Puis les tragédies arrivent les unes après les autres. Ellie Meller meurt, puis Marlon meurt, puis Kilion meurt. Trois tombent. Et soudain, il ne reste plus que trois femmes, trois veuves, trois cœurs brisés, trois solitudes. Naomi comprend qu'elle n'a plus sa place à Moab. Alors, elle décide de rentrer à Bethlehem. Et là commence l'un des dialogues les plus bouleversants de toute la Bible. Naomi dit à ses deux belles filles : "Retournez chez vous, reconstruisez-vous, vous êtes encore jeune, ne venez pas avec moi." Or embrasse Naomi et repart. Mes routes, elle reste et elle prononce alors ses mots éternels. Là où tu iras, j'irai. Là où tu dormira, je dormirai. Ton peuple sera mon peuple. Ton Dieu sera mon Dieu. Quelle phrase magnifique. Mais nos sages révèlent quelque chose d'incroyable. Ce verset n'est pas juste une déclaration poétique, c'est un dialogue, un vrai dialogue. Naomi essaie de décourager Rout devenir juive et Route répond point par point. Écoutez bien parce que c'est ici que se cache un secret immense sur le judaïsme. Naomi commence route, chez nous, il existe des lois. Le shabbat, on ne peut pas aller où l'on veut. Il existe une limite de déplacement. Le Trum. Et Rout répond : "Là où tu iras, j'irai. Autrement dit, même si cela limite ma liberté, je viens." Naomi continue : "Chez nous, il y a des règles de pudeur. Un homme et une femme ne vivent pas n'importe comment." Route répond : "Là où tu dormiras, je dormirai. Même si cela demande de la discipline, je viens." Naomi ajoute enfin, "Notre peuple porte 613 mvotes. Ce n'est pas simple d'être juif." Et Rout répond : "Ton peuple sera mon peuple." Et pour terminer, Naomi dit "Mais nous avons surtout l'interdiction de l'idolâtrie." Et Rout répond : "Ton Dieu sera mon Dieu." Mais pourquoi Naomi commence-t-elle par des détails ? C'est étrange. Si quelqu'un veut t'expliquer le judaïsme, pourquoi commencer par des détails techniques ? Pourquoi parler de limite de déplacement le shabbat ? Pourquoi parler des règles de pudeur ? Pourquoi ne pas commencer directement comme les 10 commandements par nous croyons en un seul dieu ? Le Rabi donne ici une explication absolument extraordinaire. Naomi ne voulait pas seulement enseigner une religion à route. Elle voulait lui révéler l'ADN du judaïsme. Elle voulait lui révéler ce qui a permis au peuple juif de survivre à l'histoire. Et voici notre secret. Le judaïsme ne demande pas seulement qu'est-ce que tu ressens. Il demande "Comment vis-tu ?" Parce que les émotions elles changent, l'inspiration monte et descend, l'enthousiasme s'éteint, mais les actes quant à eux construisent une personne. Nous vivons dans une génération qui idolâtre les émotions. Je le sens, je ne le sens plus, je suis inspiré, je suis fatigué spirituellement. Mais la Torah nous enseigne quelque chose de révolutionnaire. Tu n'es pas ce que tu ressens. Tu es ce que tu fais régulièrement. Les sentiments sont fragiles alors que l'action transforme. Un couple ne tient pas grâce aux émotions du mariage, il tient grâce au petit gestes quotidiens. Un parent ne construit pas un enfant avec des discours, il le construit avec une présence quotidienne. Et un juif ne devient pas grand grâce à des moments d'inspiration. Il devient grand grâce à la constance. La Torah du quotidien, le schéma du soir, le modéani du matin, l'filine, le shabbat, une bénédiction dite avec conscience. Voilà ce qui construit une âme. Pendant Simratora 1978, le Rabi de Lubavic fait les affote. À ce moment-là, un cardiologue extrêmement réputé nommé le docteur Weis travaillait auprès du Rabbi. Pendant 40 jours, il avait presque quitté sa famille pour surveiller la santé du Rabby. Un jour, il demande au Raby, Raby, professionnellement, je réussis, mais humainement, j'ai l'impression de perdre ma famille. Mes horaires sont impossibles. Je ne vois presque pas mes enfants. Comment rester connectés à eux ? Le rabi répond quelque chose de très simple. Il lui dit : "Chaque soir, parle quelques minutes avec chacun de tes enfants, même quelques minutes seulement, mais fais-le régulièrement." Puis le rabi ajoute, "Ces quelques minutes sont aussi importantes que maître lesfiline." Quel message incroyable. Le judaïsme nous enseigne que les petites actions répétées valent parfois bien plus que les grandes émotions parce qu'un acte crée une réalité. J'ai entendu une histoire terrible et bouleversante à la fois racontée par le rave Chaptaï Slavatitski le chaliard du rabi en Belgique. Cette histoire se passe pendant Soucotte. Un Hassil Lubavic se trouvait près de la frontière de Gaza avec les Arbatamin les quatre espèces. Il proposait à des passants de faire la mzva du loulaave, beaucoup refusé. Puis un jeune homme accepte finalement. Le Rassid lui dit "Attends, laisse-moi te prendre en photo." Le jeune homme sourit, il prend le loulaave, il fait la mva et la photo est envoyée. Puis arrive le 7 octobre et ce jeune homme est assassiné par les terroristes. Son corps est retrouvé dans des conditions atroces. La famille est anéantie mais leassid vient voir les parents eneillés et avec une infinie délicatesse, il leur montre cette photo. Leur fils tenant un loulaave, leur fils accomplissant une mvavin. Et soudain, cette famille découvre quelque chose d'éternel, un instant de spiritualité, une seule mzva, un seul geste et cela devient une lumière infinie. Comprenez cela profondément. Un acte spirituel laisse une trace éternelle même quand tout le reste disparaît. Le midrache rapporte un débat fascinant. Un sage dit que le verset le plus important de la Torah estma Israël Hasheminou Hashem Had. Écoute Israël Hashem est notre Dieu. Hashem est un. Un autre dit non. Le plus important, c'est tu aimeras ton prochain comme toi-même. Puis Ben Pasi arrive et dit le verset central de toute la Torah est le premier agneau, tu l'offriras le matin et le second l'après-midi. Il parle du sacrifice quotidien au Betamdash. Les sages sont stupéfaits. Quoi ? Le corban quotidien serait plus important que le chemin Israël, plus important que l'amour du prochain ? Oui. Pourquoi ? Parce que le judaïsme se construit sur la régularité le matin puis encore le soir, encore et encore. La grandeur spirituelle n'est pas dans les explosions émotionnelles, elle est dans la fidélité. Le professeur Velvelgreen était un immense scientifique américain, un spécialiste mondial des maladies infectueuses. Il travaillait même avec la NASA sur la possibilité de vie sur Mars. Et pourtant, un jour, le rave Mochet Feller lui demande quelque chose d'étrange. Velvel, pourrais-tu commencer à manger strictement qu'à chair, même pendant tes voyages ? Le professeur accepte, puis un jour, il prend un vol très long. Il commande un repas cacher, mais le repas n'arrive jamais. Les hôesses passent devant lui encore et encore et lui il a faim, une faim terrible. Il commence à bouillir intérieurement. Pourquoi j'ai accepté cela ? Pourquoi me compliquer la vie ? Pendant une escale à Chicago, il craque. Il appelle le rave Feller en pleine nuit et il lui hurle dessus. Je suis devant un stand de sandwich au cochon. Explique-moi pourquoi je ne devrais pas manger. Silence. Puis Rave Feller lui dit doucement : "Velvel, tu m'as demandé un jour quel était le but du judaïsme. Tu pensais peut-être que le judaïsme était seulement de belles histoires de la philosophie ou de la spiritualité ? Mais le judaïsme, c'est la capacité d'un homme à se retenir, à créer une frontière intérieure, à dire que même quand j'ai faim, je reste fidèle à ce que Hashem attend de moi. Le professeur devient silencieux, puis il répond : "Rave Feller, jusqu'à maintenant, je pensais que vous étiez fou. Maintenant, je comprends. Et il raconte plus tard, je me tenais devant ces sandwichs, mais je n'étais plus le même homme parce qu'à cet instant, j'ai compris que la Torah transforme un être humain. Le judaïsme n'a jamais survécu grâce aux discours. Il a survécu grâce aux actes. Le peuple juif a traversé les exils, les pogromes, les Inquisitions, les camps de la mort, les guerres. Pourquoi sommes-nous encore là ? Parce qu'un juif mettait les filines dans une cave. Parce qu'une mère allumait des bougies dans le silence. Parce qu'un homme refusait de manger non cacher. Parce qu'un enfant récitait le chemin Israël avant de dormir. Les petits actes ont construit l'éternité juive. La nuit de Chavouot qui arrive à grand pas n'est pas seulement le souvenir du don de la Torah. C'est notre propre conversion intérieure comme Ruth. Chaque année, Hashem nous demande "Veux-tu encore être mon peuple ?" Et chacun doit répondre à sa manière : "Ton peuple sera mon peuple, ton Dieu sera mon Dieu. Là où tu iras, j'irai." Mais attention, la réponse ne se fait pas seulement avec des mots, elle se fait avec un petit acte concret, une décision réelle, peut-être une bénédiction de plus, un cours de Torah fixe, un shabbat mieux gardé, d'être filing chaque jour, peut-être plus de patience à la maison, plus de présence avec ses enfants parce que ce sont les petits actes qui fabriquent les grandes destinées. est devenue l'ancêtre du roi David et du Masich. Pourquoi ? Parce qu'elle a compris le secret du judaïsme. La sainteté n'est pas dans les grands moments, elle est dans la fidélité quotidienne. Alors en ce Chavouote, prenons sur nous quelque chose de simple, petit mais réel et qu'hem nous aide à transformer ces petits actes en une immense lumière.



