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HIZOOK#38 - Le monde change. Et toi ?

HIZOOK#38 - Le monde change. Et toi ?

Rav Shimshone Attali ·

Moussar
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Transcription
Kind: captions Language: fr Vous savez, il y a une chose curieuse que j'ai remarqué. Lorsque l'on demande à un enfant "Qu'est-ce que tu veux faire plus tard ?", il répond sans hésiter : "Pilote, astronaute, footballeur, inventeur. Mais si vous demandez à un adulte "Et toi, qu'est-ce que tu espères pour demain ?" Il vous répond "Demain, j'espère que mon alarme va sonner tout d'abord, que je vais pouvoir me lever, que la journée va passer sans trop de casse et que j'aurai un peu de calme à la fin. Où est passé cette capacité de croire en l'impossible, de rêver ? Où est passé cette flamme qui faisait dire à un enfant : "Je vais changer le monde ?" Je vais vous dire où elle est passée. Elle a été étouffée par la fatigue, par les infos, par la vitesse de la vie, par la peur de décevoir et surtout par le poison lent du réalisme excessif. On a appris à vivre petit. à penser petit, à croire petit. Et parfois même dans notre relation avec Hashem, on devient timide. On dit qu'on attend le masiar, mais intérieurement on n'ose plus vraiment y croire. Alors aujourd'hui, j'aimerais qu'on fasse le chemin inverse, qu'on retrouve le regard des enfants, non pas naïfs mais pur, non pas candide mais connecté. Et si je vous disais qu'il n'a jamais été aussi raisonnable de rêver grand, qu'il n'a jamais été aussi réaliste de croire à un monde meilleur et qu'on n'est pas à l'aube de ce monde, mais déjà dans les premières minutes de son levé de soleil, c'est ce qu'on va essayer de découvrir ensemble. Imaginez cette scène. Elle est simple mais bouleversante. Une petite fille est assise sur les genoux de son grand-père. Elle lève la main et lui caresse la joue. La peau est rugueuse, marquée, épaisse. Le temps a laissé ses empreinte. Puis presque sans réfléchir, elle passe sa main sur sa propre joue, douce, neuve, lisse comme le matin. Elle lève alors les yeux vers lui et dans un mélange d'innocence et de sagesse, elle dit "Papi, toi, tu es né il y a longtemps, n'est-ce pas ?" Oui ma petite et moi je suis né récemment c'est ça ? Oui ma chérie. Et elle conclut très sérieuse. Alors ça veut dire que le monde s'améliore avec le temps. Le monde va-t-il mieux ou pire ? Tout dépend. Tout dépend de ce que tu regardes. Aujourd'hui, nous vivons dans une époque unique dans toute l'histoire de l'humanité. C'est une époque de paradoxe absolu. D'un côté, les médias, les réseaux, les vidéos en boucle, les infos 24h sur 24 nous bombarde de drames, de guerre, de peur, de chiffres et de chaos. Notre cerveau est saturé d'informations négatives. À peine un événement tragique survient à l'autre bout du monde qu'il est déjà sur notre téléphone, sur notre cœur. On finit par penser que tout s'effondre, que le monde devient fou, que rien ne va. Et pourtant, prenez un pas de recul, élevez-vous au-dessus de ce brouir et regardez les faits. Jamais la médecine n'a autant progressé. Jamais la science n'a eu autant de puissance. Jamais la connaissance n'a circulé aussi vite et aussi loin. Des chercheurs parlent aujourd'hui très sérieusement de ralentir le vieillissement, voire d'atteindre l'immortalité biologique. D'autres explorent la téléportation quantique, les réalités augmentées, des mondes connectés où l'homme fusionnera avec l'intelligence artificielle. Il y a 50 ans, on aurait traité ces idées de science-fiction. Aujourd'hui, ce sont des projets de laboratoire. Le monde change, le monde avance. Et si tu n'ouvres pas les yeux, tu passes à côté d'un tournant messianique déjà en route. Tu veux savoir si le monde va mal ? Alors, regarde les infos. Tu veux savoir si le monde va bien ? Étudie l'histoire. J'aimerais vous poser une question très simple. Qui veut gagner au loto ? Tout le monde. Mais qui a acheté un ticket de l'uto cette semaine ? Presque personne. Pourquoi ? Parce qu'il ne suffit pas de vouloir. Il faut croire que c'est possible. Et c'est là le drame de notre génération. On croit au masiar, mais est-ce qu'on attend vraiment sa venue ? Est-ce qu'on y croit au point d'agir comme si ça allait arriver ? Le Rambam est clair sur ce sujet. Il dit que celui qui ne croit pas et n'attend pas la venue du masiar et bien il nie toute la Torah. Il faut les deux. Une foi intérieure et une attente vivante. Une impatience, une flamme. Mais comment attendre quelque chose qui nous semble irréaliste ? Un monde parfait, sans guerre, sans maladie, sans mort, sans haine ? C'est là que tout change parce qu'on y est déjà. Il y a trois raisons très simples et bouleversantes de croire de façon réaliste à la délivrance. Premièrement, ce qui se passe aujourd'hui est sans précédent. Regardez autour de vous, Israël, pays minuscule, est devenu une puissance technologique, militaire, médicale. Des pays arabes signent des accords de paix. À Dubaï, on allume les bougies de Hanoua sur la Burge Khalifa, le grattiel symbole de la modernité. des rabins, des kipotes et des kéfiers ensemble. C'est presque mot pour mot la prophétie. Le loup habitera avec l'agneau. Et ce moment bouleversant, Patricia Stern, une survivante du détournement du vol Sabena en 1972, enfant à l'époque, sauvé par Tal. 50 ans plus tard, vivante en Belgique, elle est bloquée par la pandémie et elle écrit une lettre au Premier ministre israélien. S'il vous plaît, laissez-moi venir me faire vacciner en Israël. Sauvez-moi encore une fois. Regardez cette image. Israël, pays de la vie, pays du refuge, pays de la délivrance. Et puis il y a cette révolution silencieuse, la Torah qui rayonne dans le monde entier, dans l'avion, dans la voiture, dans les écouteurs. On entend des chiour, des cours de Rassidout, de Alaha, de Gemara. Des millions de gens étudient la Torah en marchant, en courant, en vivant. Jamais depuis le don de la Torah, elle n'a été aussi proche, aussi accessible, aussi vivante la Torah. Deuxièmement, ce monde parfait a déjà existé. Le Ramban nous rappelle une chose fondamentale. La délivrance, ce n'est pas une nouveauté, c'est un retour à ce que le monde aurait dû être. Avant la faute d'Adame Marichon, il n'y avait pas de mort, non plus de maladie. Les animaux ne se dévoraient pas. Tous les arbres donnaient des fruits et puis tout s'est brisé. Le monde est entré dans un processus de chute, mais la guoua, c'est le reset, le reboot, le renouvellement, le retour au design initial de la création. Troisièmement, le monde progresse. C'est sa nature. Dans Berchit, il est écrit : "Dieu s'est reposé de toute l'œuvre qu'il avait créé pour faire." Au début, il parle au passé et ensuite au futur. Pourquoi pour faire ? Parce que tout reste à compléter. La création est ouverte. Elle attend notre participation et l'histoire humaine le prouve. Avant on tuait dans des arènes. Aujourd'hui, la vie d'un chat est sacrée. Avant on adorait des statues. Aujourd'hui, 4 milliards de personnes pritent le Dieu d'Abraham. Avant l'esclavage était normal. Aujourd'hui, la justice universelle s'impose. Le monde est en chemin lentement, douloureusement, mais résolument. Il avance vers la lumière. Prenez l'exemple des couples de frères dans la Genèse qui représentent un conflit en voie de résolution. Caï au début tue Avel. Ismaël et Itak se séparent. Essav embrasse finalement Yaakov. Les frères de Joseph se réconcilient. Mnaché d'emblé laisse Éphraï passer devant lui. Et enfin, Aharon se réjouit du rôle de Mosché. C'est l'histoire du monde, du conflit vers l'union, de la haine vers l'amour. Alors, pourquoi on ne le voit pas ? Parce que le monde est bruyant, parce qu'on nous aveugle. Parce qu'on est pris dans un tourbillon d'infos, de notifications, de posts, de titres qui crient "Tout va mal, le monde est foutu, préparez-vous à la catastrophe". Mais la vérité, elle est beaucoup plus grande, beaucoup plus belle. Conclusion, il faut ouvrir les yeux. La délivrance n'est plus un rêve lointain, c'est un mouvement historique, spirituel, intellectuel, technologique, médical, moral. Elle est déjà là. Le seul travail qui reste, c'est de le voir, de l'embrasser, d'y participer. Alors maintenant que tout a été dit, que les preuves sont là, que la réalité dépasse parfois même l'imaginaire, il reste une dernière question, peut-être la plus intime. Et si le monde n'attendait pas seulement la venue du masiar, mais notre venue à nous. Et si c'était notre regard, notre voix, notre conscience qui déclenchait le dernier mouvement. On passe notre temps à dire, on attend bien sûr le masiar dans la amida. Il y a sur les 18 bénédictions si bra qui parlent du masiar. Mais peut-être que de là-haut, lui, le masiar nous regarde et il attend qu'on l'attende vraiment. Non pas seulement qu'avec des mots, mais avec des yeux ouverts, avec un cœur disponible, avec cette conviction profonde que le monde n'est pas en train de s'effondrer, mais de s'accomplir. Et si ce qu'on appelle fin des temps, c'était en réalité le début de tout, alors à notre génération, il reste une mission. rallumer la tente, redonner corps à la foi, revoir le monde avec les yeux d'un prophète, avec les yeux d'un enfant. Et si tu veux une preuve que la guoula est proche, la voici. Tu es là, tu écoutes, tu y penses et tu y crois. Et ça, c'est peut-être le plus grand signe de tous. [Musique] Oh.