
HIZOOK#33 - Quand Moché reviendra (HOUKAT 39)
Paracha Moussar
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Transcription
Kind: captions Language: fr Parachat Rouat est l'une des plus douloureuses de la Torah. C'est la fin d'une époque. Elle raconte la disparition de trois géants, les piliers qui ont guidé le peuple juif depuis la sortie d'Égypte. Tout d'abord, Myiam, la prophétesse, qui décède le 10 Nissan. Ensuite, Aaron qui s'éteint le premier av. Et dans cette même parachat, Dieu qui annonce à Mocher Rabenou qu'il ne pourra pas mener le peuple en terre promise à cause de la faute de Mériiva lorsqu'il a frappé de son bâton sur le rocher. Parce que vous n'avez pas cru en moi pour sanctifier mon nom aux yeux du peuple, ditchem à Mosché. Et onze mois plus tard, Moché monte tout seul sur le Mont Névo pour remettre son âme entre les mains du créateur. Même si on lit cette parachat 1000 fois, une question brûle toujours. Comment Dieu le miséricordieux a-t-il pu refuser la prière de Moscher Rabenou ? Que dis-je ? 515 prières. lui le plus fidèle des serviteurs. Ne mérite-il pas au moins d'être enterré en terre sainte comme Youssefadic dont il avait transporté les Osman jusqu'en irret Israël ? Je voudrais partager avec vous une approche différente, profonde, qui nous vient d'un passage étonnant de laagmara à la fin du traité Nida 70B ainsi que d'une explication bouleversante du Rabi. Dans ce passage talmudique, on raconte que des sages d'Alexandrie qui avaient quitté Jérusalem pour fonder un temple concurrent en Égypte ont posé une question à Rabi Yoshua Ben Khanania, une série de questions. L'une d'elles est la suivante. Les morts qui ressusciteront à la fin des temps, devront-ils se purifier avec les cendres de la vache rousse comme tout celui qui a été en contact avec la mort ou non ? Et Rabioshua répond d'une manière mystérieuse. Quand ils ressusciteront, on avisera. On verra. Quand Moosé reviendra avec eux, on décidera. Mais que signifie cette réponse ? Est-ce une pirouette pour éviter de répondre ? Pourquoi mentionner Moché plutôt qu'ell avis comme on le fait habituellement quand on a une question qui n'a pas de réponse tkou tbbi etaret couchiot ou bayot et surtout pourquoi insister sur le fait que Mosché reviendra avec eux pourquoi ne pourrait-il pas revenir seul ? Le Rabi de Lubavic donne une réponse bouleversante. Il explique que les sages d'Alexandrie ne posaient pas une question théorique. Il parlait d'un groupe bien précis, la génération du désert. Celles et ceux qui sont morts en Égypte pendant la plée de l'obscurité. Ceux qui se sont enterrés sous la terre pendant 40 années d'érance dans le désert. tous les Ticha et ainsi que la tribu d'Ephraï qui a été décimé lorsqu'ils ont voulu sortir d'Égypte un peu plus tôt 30 ans avant la guéoula par les Philistins. les ossements desséchés atsamot à Yvchot ceux qui étaient restés en Égypte mais également ceux qui sont sortis d'Égypte mais étaient morts dans le désert sans avoir eu le droit d'entrer en Israël. Rabiakiva avait même affirmé qu'il n'aurait pas de part au monde futur. Ces morts sont donc entourées d'un doute terrible. Ont-ils encore une âme, une étincelle qui leur permettrait de ressusciter ? Leur souvenir s'est-il effacé à jamais ou reste-t-il en eux une ossature spirituelle ? Ce qu'on appelle l'os du loose à partir duquel le corps est censé se reconstituer à la résurrection des morts ? Voilà la question des sages d'Alexandrie. Et c'est là que la réponse de Rabiua prend tout son sens. Quand ils reviendront, on verra s'il restait en eux un os. ou s'ils ont été recréés à partir de rien. Mais surtout la deuxième phase de la réponse quand Mosché reviendra avec eux. Car Mosé n'a jamais abandonné sa génération. Hashem lui dit si tu pries encore une 516e fila, tu rentreras en hér Israël. Mon cherabenou c'est le maître de l'audace avec Dieu. Il aurait pu la compléter cette tfila. Mais non, il s'arrête là. et ne rentre pas en terre d'Israël parce que ces 515 philotes ont été récités pour celles et ceux qui sont restés coincé dans le désert. Il est resté enterré dans le désert avec eux pour être présent au jour de la résurrection. Il a refusé de quitter ses frères même après sa mort. Le midrache nous donne un exemple extraordinaire. C'est un homme qui perd ses pièces de monnaie dans un endroit sombre. Les passants refusent de l'aider à les retrouver. Alors, il jette au sol une pièce d'or. Immédiatement, tout le monde vient l'aider à rechercher. Ainsi, Dieu dit à Moïse : "Si tu restes dans le désert, toi l'âme en or, alors les autres ressusciteront grâce à toi." Ce n'est donc pas une punition de ne pas être rentré en hérê Israël, mais le plus haut acte de leadership, un chef qui reste avec son peuple même dans la mort. Et là, le rabi ajoute un éclairage bouleversant. Peut-être que finalement les sages d'Alexandrie ne parlait pas uniquement des morts du désert. Peut-être qu'il parlaient d'eux-mêmes car eux aussi avaient abandonné Jérusalem. Eux aussi avaient bâti un autre sanctuaire, un autre bétamigde. Eux aussi avaient choisi l'exil et leur vraie question était : "Y a-t-il encore en nous un reste d'os, un loose ? quelque chose d'authentique qui nous permettrait de revenir à la vie. Et Rabiosua leur répond : "Oui, car Moché est avec vous. Il ne vous a jamais abandonné. Même dans l'exil, même dans votre éloignement, vous n'êtes pas seul. Comme un père qui veille sur ses enfants, comme un berger qui refuse de rentrer tant qu'un seul agneau manque à l'appel." Pour conclure, j'aimerais partager une histoire vraie, absolument incroyable. Elle se passe dans l'endroit le plus reculé au monde, la Tasmanie. C'est une île au sud de l'Australie. Il y a là-bas une petite ville appelée Hobart où vivait une minuscule communauté juive. 30 personnes à une certaine époque, il n'avaiit plus de plus de guide spirituel, plus rien. Alors, ils se sont tournés vers un couple israélien récemment arrivé, Michaël et Atara Sofer, deux anciens kibutnikim du mouvement Homeratsaï, farouchement laïque qui avait fui Israël après une dispute avec leur kibuts. Ils étaient venus s'exiler au bout du monde en Tasmanie. Ils savaient lire l'hébreux. Alors on les supplia de devenir les entre guillemets les rabins du coin. Au début Michaël rit moi le kibutnik qui ne jeûne même pas à Yom Kipour. Mais finalement il accepta par pitié pour la petite communauté. Et peu à peu, quelque chose changea. Leur cœur s'ouvrit. Ils se mirent à respecter la cacheroute, la pureté familiale, mais ils ne savaient pas comment faire. Alors, un soir, Atara dit à son mari : "Chaque semaine, nous lisons après la lecture de la Torah un passage des prophètes. Et si il existait encore aujourd'hui un guide pour notre génération ? Alors, prions pour qu'il nous envoie un signe ce guide." jours plus tard, un homme étrange marche dans leur rue. Un vrai rabin en tenue rabinique. C'était le Rafrahim Goutnik, grand rabin officieux d'Australie. Michaël le traîne chez lui et ils font connaissance. Le rave leur enseigne la Torah, les inspire, les guide. Et ce n'est que des années plus tard qu'ils découvriront pourquoi ce rabin était là. En effet, la fille du ravegoutnic racontera que son père avait reçu une lettre du rabbi lui reprochant, certes avec amour, mais lui reprochant que les rabins d'aujourd'hui s'occupent seulement des grandes communautés, mais oublient les petits villages, les coins perdus comme la Tasmanie, par exemple, lui dit le rabbi. Alors, tout de suite sans réfléchir, il a pris l'avion. Il ne savait pas pourquoi. Il ne savait pas quoi trouver, mais il savait qu'il devait y aller. Alors quand Rabiua leur répond quand Mosé reviendra avec eux, ça veut dire que personne n'est oublié, personne n'est perdu. Même au bout du monde, même quand on croit s'être éloigné à jamais. Mosché est avec nous. Et le rabier aussi, comme un écho de moché ne cesse d'envoyer ses émissaires au bout du monde jusqu'à ce que chaque os desséché àamotevchot reprenne vie. [Musique]



