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HIZOOK#23 - Et D.ieu créa l'antisémitisme - Rav Raphael Halimi

HIZOOK#23 - Et D.ieu créa l'antisémitisme - Rav Raphael Halimi

Rav Shimshone Attali ·

Am Israël & Actualité
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Transcription
Kind: captions Language: fr Imaginez la scène. En plein repas de shabbat, Devora commence à ressentir des contractions. Les douleurs sont bien là et le travail a commencé. Son mari Yaakov garde son calme. Il appelle un taxi pour les conduire à l'hôpital mais puisqu'on est en plein shabbat, il demande poliment qu'on lui envoie un chauffeur non juif pour respecter la sainteté du jour. Il montent rapidement dans le véhicule et là ils entendent le chauffeur parler dans son micro avec la centrale. Et est-ce que tu as déjà pris les antisémites qui ne veulent pas d'un chauffeur juif ? Une phrase, une pique et tout est dit. Même quand on agit avec foi, avec respect, avec principe, on est quand même accusé de racisme. La haine gratuite surgit de nulle part. Dans notre parachat de Béalotra, on trouve deux versets très particuliers. bin Aaron. Lorsque l'arche sainte partait, Moscher Rabenou disait : "Lève-toi, oh éternel, que tes ennemis se dispersent !" Et quand l'arche s'arrêtait, il disait : "Reviens, Éternel parmi les myiades d'Israël." Ces versets sont si uniques que les hahamim disent qu'il forment un livre à part entière. Oui, littéralement. Selon Rabioua Nassassi, au lieu de cinq livres de la Torah, il y en aurait en fait sep. Mais surtout ces versets parlent d'un phénomène spirituel. Quand l'arche part, Moscherabenou prie pour que les ennemis d'Hachem fui mais alors pourquoi parler seulement des ennemis de Dieu ? Ce sont nos ennemis avant tout. Rachi tranche sans détour. Ceux qui haïsent Israël haïsent en réalité Dieu lui-même. Mais est-ce bien vrai ? Peut-être que nos ennemis nous détestent simplement pour des raisons politiques, militaires ou culturelles. Et pourtant, le Rabi de Lubavic dans son liquéot volume 23 explique que ces versets ont été placés comme une coupure entre deux épisodes de rébellion dans le désert. Ce n'était pas une bonne période pour Israël. Spirituellement, le peuple juif n'était pas au top de sa forme. Et pourtant, malgré cela, Moscher Rabenou dit à Hashem : "Ce n'est pas pour nous que tu dois intervenir et nous protéger, mais pour toi-même parce qu'au fond, ils ne nous haïsent pas pour ce que l'on est, ils nous haïsent pour ce qu'on représente." Aujourd'hui encore, rien n'a changé. Ils nous ont haï quand on était pauvre. Ils nous ont haï quand on est devenu riche. Ils nous ont accusé d'être partout puis nulle part. Ils nous ont attaqué quand on s'intégrit puis quand on est resté à part. Cela fait près de 2000 ans que nous espérions revenir sur notre terre. Après avoir été chassé, expulsé, exterminé dans toutes les civilisations, nous sommes enfin revenus. Et depuis 1948, la terre d'Israël est debout. Petit pays entourés d'état arabes souvent hostiles. Mais même ce petit bout de terre qu'on a reconstruit avec amour, on veut encore nous l'arracher. On nous accuse de colonaliser notre propre maison. Et quand le Ramas massacre des familles entières le 7 octobre, quand il torture, brûle, viole et que nous en retour nous tentons de nous défendre avec retenu en limitant les pertes civiles, on nous accuse de crime contre l'humanité. Et là la phrase de Mos Rabenou prend tout son sens. Kuma hashem à foutsuiva. Ce ne sont pas nos ennemis Hashem, ce sont les tiens. Ils nous haïsent parce qu'on te représente. Lagmara raconte une parabole étonnante. Deux hommes ont chacun un champ. L'un a une colline, une sorte de tas de pierres qui le gêne. L'autre a une vallée, un creux. Celui qui est à la vallée se dit "Oh, si seulement je pouvais combler ce vide avec de la terre." Et celui avec la colline se dit : "Si seulement je pouvais me débarrasser de cette bosse." Finalement, il se rencontre et l'un dit à l'autre, "S'il te plaît, vends-moi ta colline." Et l'autre de lui répondre, "Te la vendre, mais non, prends-la gratuitement et bon débarras." La Gammara nous dit que ces deux hommes font référence à Ahajver et à Haman. Achajveroch, c'est la colline. Israël l'énerve, il veut s'en débarrasser. Aman, c'est la faille, c'est le trou. Israël lui rappelle un vide intérieur, une vérité qui le dérange. Il ne supporte pas Mordéchaï, il ne supporte pas la morale. Il veut effacer la lumière pour ne plus avoir à regarder son propre vide. Finalement, les deux font la paire. Voici trois réalités que même les plus grands historiens ne parviennent pas à expliquer. Premièrement, notre survie surnaturelle. La première fois qu'Israël est mentionné dans un texte historique extrabiblique, c'est pour annoncer notre disparition. Sur la stelle du pharaon Mampta, vers mo- 1200, on peut lire, Israël est détruit, il n'a plus de descendance mais nous sommes encore là. et lui disparu. Le philosophe Blaise Pascal disait au roi Louis X la plus grande preuve de l'existence de Dieu, c'est les Juifs. Deuxièmement, notre morale qui est au-delà de la logique. La Torah a apporté une éthique qui transcende le monde. Les 10 commandements, l'interdit du meurtre, la sainteté du mariage, la valeur de la vie. Et cette morale nous accompagne même dans l'horreur. Lors de la choa, les nazis entrent dans la ville de Closenburg. Ils attrapent le rabkoutiel Yehouda Alberstam et l'humilie en public. L'un des officiers lui crie au visage. Tu crois encore que vous êtes le peuple élu ? Le rabi répond calmement. Oui. L'officier le tabasse violemment, le jette à terre ensanglanté. Tu crois encore être le peuple élu ? Et leur habit, les yeux pleins de dignité répond oui. Tant que nous nous ne torturons pas des innocents, nous sommes le peuple élu. Troisièmement, notre influence disproportionnée dans tous les domaines, les sciences, la médecine, la philosophie, les arts, l'économie, les juifs ont eu une influence gigantesque disproportionnée par rapport à notre taille parce que en nous réside quelque chose qui dépasse les statistiques, une mission, une âme, un dieu. Le professeur Yermier Oubranover, physicien mondialement reconnu, raconte "J'avais d'excellentes notes. Je pensais intégrer la faculté de physique de Leningrad, mais j'ai reçu une réponse négative : refusé, sans justification." Et là, il réalise, "J'ai compris que je n'étais pas comme les autres, que j'étais juif, que ça faisait une différence. Et ce jour-là, ce sentiment de rejet a été pour moi le début de ma vraie vie." Alors oui, il nous haïse parce que nous portons une lumière, parce que notre simple existence rappelle au monde qu'il y a un créateur. Et comme nous dit Kuma hashem foutsuiva, il dit en fait à Kados, cette guerre n'est pas seulement contre nous, elle est contre toi. Agis pour toi, pour ton nom, pour que ta lumière continue de briller et nous de notre côté, à notre niveau, faisons briller cette lumière. Car la meilleure preuve que tu es grand, c'est quand ceux qui ne croient en rien cherchent à t'éteindre. Alors oui, nous avons été haïis, nous avons été persécutés, nous sommes encore incompris, calomniés, isolés, mais malgré tout cela, nous sommes toujours là. Et ce n'est pas un hasard, ce n'est pas une coïncidence historique. C'est parce que nous portons une mission. C'est parce que à travers nous, le monde découvre que la lumière est plus forte que l'obscurité, que la conscience est plus forte que l'indifférence, que la vie est plus forte que la mort. Chaque prière, chaque acte de Torah, chaque mizzva, chaque geste de bonté est une victoire sur les ténèbres. Et un jour, peut-être bientôt, peut-être plus vite qu'on ne le croit. Amen. Le monde entier dira : "Ce peuple qu'on méprisé était porteur de vérité." Comme le dit le prophète verem aletad [Musique] et Dieu sera roi sur toute la terre. En ce jour-là, Hashem sera un et son nom sera un. Mais en attendant ce jour, nous avons le privilège de porter cette flamme. Pas pour nous. pas pour notre fierté, mais pour lui, pour que son nom soit sanctifié, pour que sa lumière éclaire ce monde. Et ça c'est la plus grande mission qu'un être humain puisse recevoir.