
HIZOOK#100 - Shoffar V/S Shabbat
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Extrait du cours
Il y a quelque chose d'étrange cette année. Imaginez que vous arriviez à un mariage. 500 personnes sont réunies. L'orchestre joue, le rabin est sous la roupa, le marié monte les marches et soudain, on réalise que la mariée est absente. Elle a décidé au dernier moment de rester chez elle. Alors, on fait quand même la fête, un mariage sans la marier. C'est un peu l'impression que pourrait donner Rochana 5787 car ce Rochashana tombe un shabbat parce que normalement Rochashana commence par le son du chauffard. Au 7e mois, le premier jour du mois, ce sera pour vous un jour de terro.
Transcription2071 mots
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[musique] Rochana 5787. Il y a quelque chose d'étrange cette année. Imaginez que vous arriviez à un mariage. [musique] 500 personnes sont réunies.
L'orchestre joue, le rabin est sous la roupa, le marié monte les marches et soudain, on réalise que la mariée est absente. Elle a décidé au dernier moment de rester chez elle. Alors, on fait quand même la fête, un mariage sans la marier. C'est un peu l'impression que pourrait donner [musique] Rochana 5787 car ce Rochashana tombe un shabbat parce que normalement Rochashana commence par le son du chauffard.
Au 7e mois, le premier jour du mois, ce sera pour vous un jour de terro. Le chauffard réveille l'âme, il fait vibrer le cœur et semble ouvrir toutes les portes du ciel. Et pourtant, lorsqu'un jour de Rochhana tombe shabbat, nous ne sonnons pas. Pourquoi ?
Il y a environ 15 siècles, Raba Barnahmani, l'un des grands sages de Babylonie, Rocheshiva de Pumpedita pendant 22 ans, il a institué ce que l'on appelle la Xerath Raba. Les sages craignaient qu'une personne qui aurait une question concernant [musique] la sonnerie puisse prendre son chauffard et aille chez le rabin. Par habitude, cette personne pourrait oublier que c'est shabbat et transporter le chauffard dans le domaine public. Et donc, décision incroyable, on renonce à la sonnerie du chauffard.
Mais comment comprendre cela ? Comment peut-on supprimer une mitzva aussi fondamentale de Rochashana ? Simplement par crainte qu'une personne oublie l'interdit de transporter le shabbat. Et surtout, quel rochana est-ce donc sans chauffard ?
La réponse des maîtres de laassidout est extraordinaire. Nous ne supprimons pas le chauffard. Nous le remplaçons par quelque chose d'encore plus profond. Le silence de Shabbat peut-être plus puissant encore que le son du chauffard.
Nous sommes habitués à Shabbat et c'est justement le problème. Ce qui revient chaque semaine finit parfois par nous sembler normal. Le chauffard quant à lui nous bouleverse parce qu'il n'arrive qu'une seule fois par an. Mais réfléchissons.
Quel est le message du chauffard ? Rabi Sadiagaon explique que l'une de ses premières [musique] significations, c'est l'intronisation du roi, le couronnement d'Achem. Lorsque l'on couronnait un roi, à l'époque, on sonnait du chauffard et des trompettes. Le chauffard signifie "Tu es mon roi.
Je reconnais que Dieu dirige le monde. Je reconnais que mes forces, [musique] mes possibilités, mes réussites et mes moyens viennent de lui." Mais alors, qu'est-ce qui exprime le mieux cette reconnaissance ? sonner du chauffard quelques secondes par an ou fermer son commerce [musique] chaque semaine pendant 24 heures. Un commerçant qui ferme son magasin shabbat, il dit quelque chose de beaucoup plus fort que des mots.
Je travaille mais ce n'est pas moi qui fait vivre le monde. Je fais mes efforts mais je sais entre les mains de qui je remets le résultat. L'admaken disait [musique] le grand bruit que l'on produit en haut avec le chauffard, on le produit avec un [musique] cougle, le gâteau de pâte à canas du shabbat. Les hasidim lui demandèrent alors pourquoi sonner du chauffard ?
Mangeons [musique] du kougel. Et il répondit exactement. Lorsque Rochana tombe Shabbat, on mange du kougel et on ne sonne pas de chauffard parce que Shabbat est lui-même une immense déclaration de foi. Le rave Joseph Dov Solovic racontait qu'aucune de ses nombreuses drachotes sur le chauffard ne l'avait autant marqué que celle de son petit instituteur lorsqu'il avait 6 ans [musique] à Hazlavic en Russie blanche.
La veille de Rochahana, le maître dit aux enfants : "Vous savez ce qui va se passer demain ? Dieu va s'asseoir sur son trône et les anges vont venir pour lui mettre la couronne royale. Mais non, [musique] ce ne seront pas les anges. Ce seront Yankel le forgeron, Berel le boucher, [musique] David le porteur d'eau.
Ce sera qui allons couronner le roi du monde. Chaque juif qui accepte l'autorité de Dieu ajoute un élément à sa couronne. Et chaque shabbat respecté est comme un immense chauffard qui raisonne dans tous les mondes. Car contrairement au chauffard qui reste dans la synagogue, Shabbat entre dans la vie réelle, [musique] dans le commerce, dans les bureaux, dans les entreprises, dans nos maisons.
Une histoire extraordinaire illustre cela. Isaac et Albert Farry, deux frères associés dans une [musique] bijouterie à Brooklyn, étaient réunis un vendredi soir avec leur famille. Soudain, [musique] le téléphone sonne. Une alarme leur indique qu'une intrusion a lieu dans leur magasin, dans la zone de la chambre forte.
Il y avait entre 500000 et 1 million de dollars de marchandises. Que faire ? Isaac regarde son frère Albert, mais Albert répond simplement : "Shabbat, c'est Shabbat. L'argent n'existe pas pour nous aujourd'hui.
[musique] Nous le remettons à Dieu." Le téléphone continue de sonner toute la soirée et toute la nuit. Il ne bouge pas. Samedi soir, ils se rendent au magasin. La porte est fermée, les fenêtres sont intactes, mais à l'intérieur, c'est le chaos.
Par contre, la chambre forte est fermée. Alors, Isaac l'ouvre avec des mains tremblantes et tout est là. L'or, les diamants, l'argent, rien n'a disparu. Les policiers arrivent et demandent "Mais pourquoi n'êtes-vous pas venu hier ?
La société de sécurité vous a appelé toute la nuit." Eh bien, parce que c'était Chabbat. Le policier lui [musique] répond : "Alors, sachez que c'est votre chabbat qui vous a sauvé la vie." En effet, les voleurs étaient entré par le toit dans [musique] la ventilation. Leur méthode consistait à attendre que l'alarme se déclenche. Lorsque le propriétaire arrivait en courant pour vérifier la chambre forte, il lui [musique] tirait dessus depuis le conduit puis volait les marchandises.
Mais les frères n'étaient pas venus parce que c'était Shabbat. Cette fois-ci, Shabbat ne leur a pas empêché de gagner de l'argent. Shabbat leur a sauvé la vie. Et peut-être que c'est précisément le message de cette année.
Rechana 5787 commence un shabbat pour nous permettre de réinitialiser nos réglages. Parce que notre plus grand problème, ce n'est pas que nous ne croyons pas en Dieu, [musique] c'est que nous oublions que tout vient de Dieu. [grognement] Quand nous sommes petits, nous savons que nous dépendons de Dieu. Puis nous grandissons, nous travaillons, nous réussissons, nous construisons et progressivement nous pensons, c'est moi, [musique] c'est moi qui ai réussi, c'est moi qui ai trouvé ce client, c'est moi qui ai construit [musique] tout cela.
Nous oublions celui qui nous a donné la force. Psychologiquement, notre cerveau fonctionne énormément par automatise. Un homme prend tous les jours la même route pour aller travailler. Un matin, sa femme lui demande de [musique] déposer l'enfant à la crèche.
Il accepte. Mais son cerveau connaît déjà le trajet. Maison, voiture, travail, parking. Et il peut arriver au bureau avant de réaliser "Mon enfant, il est encore dans la voiture dans le parking." L'habitude a été plus forte que l'intention.
C'est exactement ce qui peut nous arriver avec Dieu. Nous savons, nous croyons, mais nous oublions. Et Shabbat [musique] vient nous arrêter. Avant de courir, arrête-toi.
Avant de construire, rappelle-toi qui t'a donné les outils. Avant de chercher la réussite, rappelle-toi qui est le véritable maître. Écoutez cette métaphore. Un jeune médecin venait [musique] de terminer ses études.
Il arrive dans une ville remplie de médecin et son agenda est pour l'instant vide. Il demande conseil au rabin. Le rabin lui dit "À chaque personne qui demande un rendez-vous, dis que tu es très occupé et que tu ne peux la recevoir que dans 2 mois. Ensuite, fais venir tout le monde le même jour.
Ta salle d'attente sera pleine à craquer et les gens penseront que tu es [musique] extrêmement demandé. Et si quelqu'un t'arrête dans la rue pour une question médicale, dis-lui également que tu n'as pas le temps. Il applique [musique] le conseil et son cabinet se remplit. Sa réputation grandit.
Un jour, il rencontre le rabin dans la rue et le rabin lui demande un conseil de médecine. Mais le médecin répond immédiatement [musique] "Désolé, monsieur, je suis débordé. Revenez plus tard." Le rabbin le [musique] regarde et lui dit : "Mais enfin, n'oublie pas qui t'a donné ce conseil. C'est parfois notre histoire.
Nous demandons à Dieu de nous aider à réussir. Puis lorsque nous réussissons, nous devenons beaucoup trop occupés pour lui. J'ai également eu la chance de rencontrer récemment [musique] quelqu'un du kibotz rafetraim qui m'a confirmé cette histoire. Le Kibots respecte la fameuse Schmita, l'année sabbatique et [musique] cesse totalement son activité agricole durant l'année de Schmita.
Ils ont publié leur chiffre d'affaires sur 10 ans et ils ont constaté que pour la deuxième fois, la 6e année avant la Schmita, leur récolte avait doublé. Ce n'est pas un rabin qui publie ces chiffres [musique] pour renforcer la foi des gens. C'est une société agricole qui constate ses propres résultats et lorsque [musique] le kiboots annonce qu'il a gagné deux fois plus, chaque membre du kibuts en bénéficie. La Torah avait [musique] promis que la 6e année produirait une bénédiction particulière comme le shabbat.
Mais peut-être que certains se disent "Tout cela est magnifique, mais je ne respecte pas encore Shabbat comme vous. Donc [musique] cela ne peut pas m'arriver." Justement, cette idée n'est pas là pour culpabiliser. Elle est là pour dire quelque chose de beaucoup plus encourageant. Une petite décision peut changer toute une vie.
Écoutez [musique] cette histoire. Le Rheim Goutnik, l'un des grands orateurs de la communauté juive australienne, se plaignit un jour au Rabi de Lubavic. Je prononce des milliers de discours. Les gens applaudissent, [musique] me félicitent, puis rentre chez eux et oublie tout.
Le rabi lui répondit : "Sache que les paroles qui sortent du cœur entrent dans le cœur." Puis il ajouta : "Si tu veux voir un résultat concret, termine chaque discours par une petite [musique] action pratique." Le rave Goutnic parla alors à la synagogue du shabbat devant des centaines de personnes. À la fin, il leur dit : "Beaucoup d'entre vous ne respectent pas encore Shabbat. Alors, je vous demande seulement une chose : Neumez pas Shabbat. Même si vous allez travailler, ne fumez pas.
La semaine suivante, un homme âgé entra dans la synagogue. C'était un survivant de la choa qui à la suite de ce qu'il [musique] avait vécu, avait abandonné toute pratique religieuse. Il ne venait même pas à Yam Kipour. Le rave Goutnik lui demanda pourquoi il était revenu et l'homme répondit : "J'étais là quand vous avez parlé du shabbat.
La semaine suivante, [musique] j'étais au bureau, j'ai voulu prendre une cigarette puis je me suis souvenu. Le rabin m'a demandé une petite [musique] faveur. Alors, je n'ai pas fumé. Et soudain, je me suis dit "Mais attends, tu ne fumes pas parce que c'est Chabbat et tu es quand même assis dans ton bureau ?" Alors, je suis allée à la synagogue, l'ambiance m'a plu et je suis revenu la semaine suivante et je me suis dit, qui sait, [musique] peut-être qu'un jour je ferai même qui dououche.
C'est peut-être cela que Dieu attend de nous aujourd'hui. Non 10 décisions, une seule, [grognement] une petite décision qui dit hashem, je ne veux pas t'oublier. Une séouate shabbat avec sa famille, une prière à la synagogue, le kidouche, les bougies, ne pas fumer shabbat, quelque chose de petit mais réel car le changement spirituel ne commence pas toujours [musique] par quelque chose de spectaculaire. Parfois, il commence par un seul pas.
Et peut-être qu'aujourd'hui, alors que nous n'entendrons pas le chauffard à Rochahana, nous pouvons faire raisonner un autre son, [musique] le silence de Shabbat. Un silence qui proclame "Je te fais confiance, je ne contrôle pas tout. Je fais mes efforts, Itaadlout, mais c'est toi qui bénit mes efforts." Alors, en ce premier jour de l'année, prenons chacun une petite décision. [grognement] Non pas pour impressionner Dieu, mais simplement pour lui dire "Je ne veux pas t'oublier." Et que cette petite décision devienne pour nous le début d'une immense bénédiction.
qu'hem nous inscrive et nous celle tous dans le livre [musique] de la vie. Une année de santé, de réussite, de sérénité, de bonheur et de [musique] bénédiction visible. Une année où nous sentirons davantage sa présence dans nos vies et surtout [musique] une année de guéou, de délivrance véritable, complète et immédiate. [musique] Que le silence de ce shabbat fasse raisonner dans le ciel le plus puissant des chauffards.



