
C'est parfois en étant fidèle qu'on se trompe le plus - Nasso
Paracha Moussar
Transcription
Kind: captions Language: fr C'est parfois en étant fidèle qu'on se trompe le plus. Voilà le slogan publicitaire qui a recouvert les couloirs et stations de du métro parisien récemment. Publicité clairement destinée à encourager les personnes mariées à tromper leurs conjoints. L'adultère à l'infidélité sont vieux comme le monde mais perçu alors comme une trahison de l'engagement pris par les conjois au moment du mariage devant les hommes à la mairie et devant Dieu sous la roua le dénupsial. tandis que cette publicité non seulement légitime l'infidélité, la banalise, pire, elle inverse les valeurs morales de la société et en particulier celle du judaïsme. Insignons que des époux fidèles sont dans l'erreur et que l'infidélité peut être une expérience séduisante, épanouissante. Cette inversion entre fidélité et infidélité est gravissime car elle touche au cœur du judaïsme et de la société. Car comme le font remarquer nos sages, l'histoire de l'humanité a débuté avec un couple, un homme et une femme seul sur terre alors que l'Éternel aurait très bien pu créer une multitude d'êtres humains dès le début de la création. Pourquoi ? Car comme nous le rappelons au moment de la célébration du mariage, tout couple qui s'unit doit s'identifier à Adam qui n'avait que Ève sur terre et inversement et que le couple est la cellule de base du peuple juif et que dans 10 commandements, les 10 paroles dans les commandements régissant les devoirs de l'homme vis-à-vis de son prochain, juste après la première interdiction basique de ne pas tuer, apparaît celle de ne point commettre d'adultère, non seulement physiquement, mais même l'évoquer ou le penser tombe sous le cou de ce deuxième gouvernement de l'homme vis-à-vis de son prochain et de cette juste opposition entre le crime et l'adultère, nous pouvons en déduire que l'adultère comme le crime sont possibles sont passibles théoriquement de la peine de mort. peine difficilement applicable selon les conditions imposées par la Torah aux témoins et au et et au coupable. Mais surtout, on peut apprendre du fait que la Torah a mis côte à côte l'adultère et le crime que tromper son son conjoint équivaut à mettre fin à la vie d'un couple. puisque nous le savons, une femme infidèle doit être repudiée par son mari sans qu'un son amant ne puisse l'épouser et que même si la notion de pardon est omniprésente dans la Torah, le pardon est impossible dans le cas d'une infidélité avérée. Et ce même si la personne trahie est prête à entièrement tout pardonner et désireuse de poursuivre l'aventure conjugale. Comment l'expliquer ? La réponse se trouve dans les deux termes employés par la Torah, notre parachat de Nasso pour qualifier l'infidélité dans un couple. Meila et Ta, littéralement trahison et impureté. des mots qui relèvent plutôt du lexique du sacré, des sacrifices offerts au temple de Jérusalem, à la Torah, systématiquement accollé à Kéocha, la sainte Torah, aux anges, au peuple d'Israël, lui aussi appelé Am Kadosch. En effet, le mariage est surnommé par par nos sages des kidouchines. Le nom du traité du Talmut consacré aux lois du mariage. Car le mariage aux yeux de la Torah n'est pas simplement n'est pas seulement une institution destinée à formaliser l'amour entre un homme et une femme. Un cadre idéal pour favoriser la naissance d'enfant heureux et épanoui. et se marier. C'est aussi pour une femme et pour un homme le moyen de se sanctifier, de s'élever vers Akadebo de faire de sa maison une petite Jérusalem, un petit sanctuaire où la femme et l'homme en seraient les coanimes, les prêtres chargés d'officiers et que se mari c'est passé du statut d'une personne profane à une personne sacrée avec tous les privilèges et les sensations que procure le monde du sacré. et en même temps tous les devoirs et les précautions inhérents à l'univers de la sainteté et que de lors de la même manière qu'un sacrifice qui a été rendu impur, souillé, il était impossible de le tremper dans un micfeté, un b rituel pour le purifier. Ainsi, un couple souillé par l'infidélité ne peut se reformer. Et même si humainement le pardon est toujours possible, le conjoint offensé, trompé, peu et doit pardonner si le ou la coupable d'adultère lui demande sincèrement pardon, mais il sera néanmoins impossible de reprendre le cours de la vie comme si rien ne s'était passé. Plus encore, le deuxième terme utilisé pour désigner l'infidélité Mila caractérise le fait de prendre un bien sacré pour une utilisation personnelle. Par exemple, de nos jours, un trésorier qui détournerait l'argent de la synagogue pour son profit. Car être infidèle, c'est non seulement une trahison à l'égard à l'égard de l'autre, mais c'est aussi se trahir soi-même, perdre de vue notre véritable destination, ignorer son identité de personnes sacrées, s'égaré, tout perdant un instant. Car le véritable nœud du problème de l'adultère est cette confusion entretenue par la société moderne entre plaisir et bonheur que le bonheur serait une accumulation de plaisir souvent instantané alors que selon le judaïsme le bonheur est un état de bien-être de confiance en soi en son prochain, en ses enfants. Une fierté. Ce bonheur qui est aux yeux de la Torah est le fruit d'un effort, mais dont la récompense est le plaisir ultime, le plus fort de tous, celui d'être soi-même. Et que dans cette perspective, le mot qui nous accompagne du matin au soir et bien amen signifiant c'est vrai, c'est authentique, c'est fidèle, amen. De la même famille que Néman la fidélité à Dieu, à son conjoint, à soi-même. et j'ai volontairement pas abordé la question des enfants dont les parents se sont séparés qui sont toujours les premières victimes des ruptures familiales liées à adultère car contrairement à une autre publicité de ce site de rencontre qu'être fidèle à deux hommes ou à deux femmes, c'est être deux fois plus fidèle. Non, être fidèle à deux personnes, c'est être infidèle à l'un et à l'autre. Et l'infidélité est non seulement un défaut, mais surtout un échec pour l'éternité. Shabbat shalom à vous tous.



