
L’an prochain à Jérusalem… vraiment ? - Rav Eytan Fiszon
Emouna
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Transcription
Kind: captions Language: fr Bonjour à toutes et à tous. Vous êtes prêts ? Vous êtes prêt à dire cette fameuse phrase ? Dans quelques jours, nous allons dans le monde entier. [musique] Le peuple juif à l'unisson va dire d'un seul cœur à la fin de la soirée du Céderi, l'an prochain [musique] à Jérusalem. À Jérusalem, on rajoutera même l'an prochain à Jérusalem reconstruite faisant rapport au Betamdash. [musique] Ça veut dire que le monde juif tout entier a les [musique] yeux tournés vers Jérusalem. Vous savez quoi ? Pas que les yeux, le cœur également. Âme Israël depuis 2000 ans n'a cessé de rêver Jérusalem, [grognement] n'a cessé de rêver le retour en terre [musique] d'Israël. Ce n'est plus approuvé. Oui, il y a eu des périodes dans le dans l'histoire juive où la terre d'Israël était [musique] mise de côté. des fois et c'est la source principale parce qu'on avait pas le choix parce qu'on ne pouvait pas venir en Israël et dans quelques petits cas [musique] par idéalisme il y a eu au 19e siècle le rafimonfelirge qui pensait qu'il y [musique] avait maintenant que le peuple juif avait reçu de l'émancipation et bien le rôle des juifs était de rester [musique] en dehors d'Israël pour insuffler dans le monde entier Kdouchara la sainteté et les Allemands finir iront par nous dire merci. Je pense que l'Allemagne nazi a donné tort au rav Ich et non, les Allemands nous ont pas dit merci. Mais de manière générale, depuis [musique] 2000 ans, le peuple juif n'a eu de cesse de voir son cœur battre pour Jérusalem, pour la terre d'Israël, [musique] pour l'espoir du retour. À chaque fois que nous faisons une prière, que nous disons le birkat Amazon, que nous avons une simha, un mariage, un mariage ou alors je ne sais pas moi une Britmila, on va tout le temps rappeler Jérusalim si je t'oublie Jérusalem, on va se tourner vers Israël, vers Jérusalem, on va dans les birquat Amazon faire une braha entière, bon Jéroualim, construit Jérusalem. Donc l'amour du peuple juif pour Jérusalem, pour Israël, pour l'Alia n'est plus approuvé et pourtant tout le monde n'est pas là. C'est très bizarre. Il [musique] y a 7 millions et demi de juifs qui sont revenus en terre d'Israël. C'est plus ou moins, j'ai pas les chiffres exacts, mais 50 % du peuple juif qui est en terre d'Israël. Mais ça fait quand même 50 % qu'ils sont pas là. Comment ça se fait qu'ils sont pas là ? Et bien, j'aimerais [musique] essayer de comprendre pourquoi mes frères ne sont pas tous ici et en essayant de comprendre, essayer peut-être de leur donner envie encore plus de passer le pas. Il y a ceux qui veulent attendre le masiar. Mais [grognement][musique] vous savez, le masiar ne pourra être admis comme maschiar que par le peuple qui va le couronner. Le maschiar [musique] est un roi mer à Masihiar. Et donc c'est âme Israël en terre d'Israël qui doit pouvoir couronner le masiar. Donc mon ami, si tu veux attendre le masiar, mais en fait [musique] viens pour pouvoir mettre en place le masiar. Le masiar ce n'est pas on [musique] attend le masiar. Le masiar c'est à nous de le faire venir. Pour ça, il faut être proactif. Ça veut pas dire que lorsque tu fais shabbat euh à Paris, [musique] tu ne fais pas quelque chose pour rater la venue du masiar. Mais ne pense pas que le fait [musique] de rester à Paris, c'est le meilleur moyen de faire venir le masiar. Il est évident que [musique] le maséar se reconstruit dans une réalité concrète d'un peuple juif qui est revenu [musique] à Sion. Et donc et bien si le maschiar a comme boulot de l'écabète nitrer Israël comme dit le Rambam dans les lois [musique] sur le Masiar sur le sur les rois au chapitre 12 nous dit que le masiar il a comme rôle de ramener les paumés. Je dis les paumés parce que il y a kibouuts galouyot [musique] et il y a kibut nitrim nidachim. Kibutgaluyot, c'est le retour des exilés. [musique] C'est toutes les personnes qui ont pris leurs billets et qui sont venus. Ils savent qu'ils sont juifs. Ils savent que la terre d'Israël les appelle et ils ont décidé de venir. Ça s'appelle Kibou Galouyot. 7 millions et demi ont déjà répondu à cet appel. Et puis il y a aussi des gens qui sont paumés. Paumés chez paumé. Le juif de Clairmontferrand. Bon, je sais pas mais peut-être il est pas paumé mais vous m'avez compris. Et bien lui, le masiar, il va pas le lâcher, il va aussi le ramener. D'accord ? Et ça c'est quand il aura été d'abord mis en place comme Mashiar par ceux qui sont déjà en terre d'Israël. Donc n'attends pas le masiar pour venir parce que grâce à toi ici on va pouvoir réussir à le faire venir. Donc ça c'est une première chose. Deuxièmement des gens qui disent que on est toujours en exil aujourd'hui. Donc qu'est-ce que ça change qu'on soit à Paris ou à Jérusalem ? Tout d'abord je suis désolé de te contredire. au niveau de la alaha l'exil l'exil galoute [musique] ou alors ce qu'on appelle olamazé dans le langage deal langage du talmud et bien l'exil prend [musique] fin lorsque la soumission aux nations s'arrêtevad lealmud dans le traité deine page 99 que la seule différence entre l'exil [musique] et les messianique, la guoua, c'est l'asservissement des nations. Tant qu'on est asservi aux nations, ça s'appelle galout et dès qu'on est indépendant, ça s'appelle Guoua. Quand on est sorti d'Égypte, ça s'appelait Goua. On était plus soumis à pharaon. Quand on a battu les Grecs à Hanoua, [musique] s'appelle Guoula. On était plus soumis au grecs. Par contre, à la fin de pour ça s'appelle [musique] toujours galout parce qu'on est toujours soumis à Veroch malgré la victoire contre Haman. Et depuis [musique] le 14 mai 1948, et bien grâce à Dieu, ça y est, nous ne sommes plus [musique] soumis au bon vouloir des nations. Nous avons retrouver notre indépendance. [grognement] Donc l'exil a pris fin. Ça ne veut pas dire évidemment que la guoula est terminée, que nous avons atteint tous les niveaux spirituels extraordinaires que la guoula doit nous amener. Non, bien sûr que non. Nous avons encore du chemin à parcourir. Mais la guoula a commencé. Nous ne sommes plus en exil. Mais j'ai envie de te dire mieux que ça. [musique] Et même si on était toujours en exil, c'est-à-dire pendant les 2000 dernières années où on était en exil, c'est pas pour autant qu'il n'y avait [musique] pas une valeur intrinsèque dans le fait d'être sur la terre d'Israël. Dit le Ramban dans ses ajouts sur le sev du Rambam dans l'ajou numéro [musique] 4 qu'il y a deux distinctes. L'une s'appelle vous conquérerez la terre d'Israël, c'est-à-dire créer [musique] une souveraineté, un état. Il est également vi chavemba et vous vous y implanterez. Et ça ça peut être même lorsque la souveraineté elle n'est pas juive. Donc, il y a une valeur en soi d'habiter en Israël, même si on est sous domination euh britannique, ottomane, romaine, il y a quand même une [musique] valeur d'habiter ici. [grognement] Donc même si tu dis qu'on est en exil, bah il vaut quand [musique] même mieux pour un juif d'habiter en terre d'Israël plutôt que d'habiter ailleurs. [musique] Et grâce à Dieu, on n plus en exil, donc on est doublement gagnant. Pourtant, je sais bien que et et je le pense, je n'ai pas de chiffre mais j'en suis intimement convaincu que aujourd'hui et particulièrement après le 7 octobre, l'écrasante majorité de mes [musique] frères qui habitent en dehors d'Israël aimeraient venir ici ou du moins se sont véritablement rapprochés de la volonté de venir ici. Ce n'est plus complètement abstrait, mais [musique] il y a trois choses. Trois choses qui empêchent toi qui me regarde de venir en Israël. Ces trois choses ne sont pas nouvelles. Elles sont les trois clipotes, [musique] les trois obstacles qui dès la prise de possession de la terre d'Israël à l'origine était déjà les obstacles qui nous faisaient face. La terre d'Israël, son essence, c'est là où sont enterrés nos patriarches Abraham, Israak et Yaakob. Et bien là-bas àron, lorsque Kalev [musique] conquérir Hévron, et bien il y a là-bas trois obstacles. Ces trois obstacles [musique] sont les trois géants qui habitent àron. Ils s'appellent Ahiman, Sheshai [musique] Vetalmaï. Ahah ! Et bien ces [musique] trois personnages ne sont pas seulement des personnages, ils sont d'après leurs enseignements de la Kabala des obstacles pour le la montée du juif en terre d'Israël. [grognement] C'est quoi ces trois obstacles ? Ahiman. Alors c'est presque de [musique] l'anglais. Ahiman. Ahiman c'est la notion de la rèvra. Il y a plein de gens qui viennent pas en Israël [musique] parce que ils n'ont peur de pas s'y retrouver au niveau de de la culture, de l'ambiance, de la langue. J'ai créé toute une communauté, [musique] je je suis dans une communauté. J'ai j'ai mon C'est c'est c'est pas on parle pas de confort de vie, on parle de repère. Je vais partir en [musique] Israël, je vais perdre tous mes repères. Comment est-ce que je vais faire avec mes enfants ? Euh j'arriverai pas à comprendre ce qu'ils veulent à l'école. J'arriverai pas, je seraiis complètement je ne serai plus un repère pour mes enfants. Tu t'imagines ? Et [musique] c'est un véritable obstacle, il n'est pas nouveau. Après, il y a un autre obstacle qui s'appelle [musique] Shhaille. Big des chich. Big des chèes, c'est l'uniforme [musique] militaire. Il y a des gens qui disent "Moi, j'aimerais bien venir en Israël mais je veux pas aller à l'armée. J'ai pas envie d'aller au combat. J'ai pas envie de me battre. J'ai pas envie de devoir aller [musique] en Milouim. J'ai pas envie d'avoir des sirènes qui me réveillent à 1h du matin. Donc, j'ai peur. Je viens pas en Israël. J'aimerais beaucoup mais mais c'est trop dur [musique] au niveau voilà si je en Israël et que là j'ai un fils de 10 ans, ça veut dire quoi ? Dans 8 ans il devrait aller à la guerre, j'ai [musique] pas envie. Puis il y a une autre un autre obstacle s'appelle Talmaille. [musique] Leslamimes, ce sont euh des des dimensions économiques. On connaît tous [musique] cet obstacle qui est véritable de dire que moi j'aimerais bien venir mais j'ai pas de par ça. Et bien ces trois objets, ces trois obstacles [musique] personnages dites-moi franchement est-ce que vous connaissez une autre raison aujourd'hui en 2026 pour laquelle les gens ne viennent pas ? si ce n'est pas les problèmes de comment est-ce que je vais m'adapter [musique] ou alors comment est-ce que je vais avoir ma par la sécurité. Et je pense que ce qu'il faut répondre à toutes ces personnes [musique] qui qui ont légitimement peur de venir parce que c'est pas facile. C'est pas facile quand on est une famille de se déraciner, de mettre en jeu l'avenir de ses enfants et de venir. Et c'est pour ça que j'en profite entre parenthèses pour dire que tout celui qui a 18 ans n'a pas d'excuses. Celui qui a passé son bac, il [musique] doit venir. Ne commence pas à créer ta vie ailleurs. Ça sera dur de toute façon. de changer [musique] mais à 18 ans, tu as toutes les forces pour y arriver. Et pour tous les autres, et bien je dirai la chose suivante. Au niveau de la RVRA, grâce au francophone et je n'ai pas peur de le dire, il y a de plus en [musique] plus de communautés qui se créent en Israël. des véritables communautés comme vous avez connu en France, des communautés qui [musique] sont prêtes à aider les nouveaux immigrants, des communautés qui font que tu ne perds pas tous tes repères [musique] et que toutes les choses qui te font peur et bien t'inquiète pas, il y en a d'autres qui l'ont vécu avant toi et qui vont t'aider [musique] à le surmonter comme eux ils l'ont surmonté. Pour ce qui est de l'armée, d'abord, je pourrais te dire qui c'est. Peut-être que d'ici là, l'année prochaine, il y aura [musique] plus besoin d'armée, mais j'aimerais te dire surtout que c'est un mérite énorme, énorme que de pouvoir [musique] protéger son peuple. Et pour ce qui est de la parna, je te rappelle que Akadosh Bou a donné la braha, que Dieu a donné l'abondance en terre d'Israël. [grognement] Je vais pas commencer à faire un débat. Oui, mais sur ce métier là, on gagne mieux là. Dans ce métier là, on gagne mieux là. Il y a la braha en Israël. Tu veux la preuve ? Bah ça fait 80 ans. On est parmi les 10 meilleures économies du monde. Il n'y a pas de chômage en Israël et ça marche. Je te dis pas qu'il y a pas des gens qui galèrent. Il y a des gens qui galèrent et tu vas me dire dans les commentaires. Non mais moi je connais une famille qui a fait [musique] ses iridas. Chaque cas est différent mais de manière générale ça marche. Et j'en veux pour preuve les 7 millions [musique] de juifs 7 millions et demi de juifs qui sont ici. On n'a jamais eu [musique] autant de juifs en Israël qu'aujourd'hui. Jérusalem n'a jamais été aussi grande, forte et belle. toutes les villes d'Israël que vous connaissez. Il y a moi, je suis arrivé en Israël il y a 22 ans, c'était encore un pays du tiers monde et aujourd'hui [musique] c'est un pays fantastique. Fantastique. [grognement] Donc [musique] pour tous ceux qui n'ont pas encore pris la décision de venir, nous sommes dans le sens de l'histoire. L'histoire avance à une [musique] vitesse vertigineuse. Les événements que nous vivons, la guerre contre l'Iran, celui qui ne voit pas le dévoilement de la providence, celui qui ne voit pas la main de Dieu qui s'exprime au quotidien, c'est pas qu'il change de lunette, c'est je je peux rien faire pour toi. Et donc dans la mesure où l'histoire [musique] est en train d'avancer et de s'écrire sous nos yeux, [grognement] tu as pas envie de participer à cette histoire-là. C'est la réalisation [musique] de 2000 ans de prière. que nous avons l'honneur, l'honneur d'en être les acteurs. Alors viens, participe avec nous. Est-ce que ça sera difficile ? Oui. Est-ce qu'il y aura des moments où ce tu auras envie de de tout lâcher et dire je repars ? Il y aura certainement [musique] ces moments-là. Mais n'oublie pas que la terre d'Israël s'acquière aussi par l'épreuve. L'épreuve [musique] de dire "Je passe le pas et je vais y arriver." Et au final, c'est pas toi [musique] qui me dira merci, c'est tes enfants. Parce que eux, ils seront complètement israéliens [musique] et ils ne comprendront même pas qu'il peut y avoir une réalité où un juif est obligé [musique] de mettre une casquette pour cacher sa kipa. Ils ne comprendont même pas qu'est-ce que ça veut dire [musique] quoi ? C'est pourri mais c'est pas férier. Je comprends pas. Ils ne comprendont même pas qu'on peut imaginer [musique] que dans la rue on puisse dire ça le juif et on est obligé de se cacher. L'histoire avance et à un moment donné il faut choisir. Est-ce que je sors d'Égypte avec [musique] Moché ? Est-ce que j'allume la ménora avec lesim ? Est-ce que je brandis le drapeau d'Israël au côté du ou pas ? À toi de décider. Allez viens, on t'attend.



