
HIZOOK#95 - Mais où est Hachem ?
Emouna
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Transcription
Kind: captions Language: fr Nous sommes au cœur d'une période très particulière du calendrier juif, les 9 jours, [grognement] qui culmine avec Tab Abeave, le jour où nous pleurons la destruction du Betamdash. Mais au fond, Tish Abeav ne parle pas seulement d'un temple détruit il y a près de 2000 ans. Il parle aussi de toutes les destructions que chacun [musique] peut connaître dans sa propre vie. Une porte qui se ferme, un projet qui échoue, une maladie, un deuil, [musique] une déception, une prière qui semble rester sans réponse. Et dans ces moments-là, une question monte naturellement dans le cœur. Où est Hashem ? Pourquoi un Dieu infiniment bon permet-il que nous traversions des épreuves ? Cette question n'est pas nouvelle. [musique] Elle traverse toute l'histoire du peuple juif. Et le rabi explique qu'elle trouve une réponse extraordinaire à travers deux immenses maîtres. Nahumish Gamzu et son disciple Rabia Kiva. Tous les deux possédaient une confiance absolue en Hashem. Pourtant [musique] chacun exprimait cette confiance avec une formule différente mais complémentaire. Nahumish Gamzu répétait constamment Gamzou les toova. [musique] Même cela est pour le bien. Lagbara raconte qu'un jour les sages l'envoyèrent apporter un présent rempli de pierres précieuses à l'empereur romain afin d'améliorer la situation du peuple juif. En chemin, il s'arrêta dans une auberge. Pendant la nuit, les aubergistes ouvrirent discrètement le coffre, volèrent toutes les pierres précieuses et les remplaçèrent par de la simple terre. Le lendemain, Narum poursuivit sa route sans se douter de rien. Arrivé devant l'empereur, le coffre fut ouvert et à la place des diamants, de la poussière. L'empereur entra dans une colère terrible. Les juifs se moquent de moi. [musique] Il voulut immédiatement condamner Narum. Imaginez la scène. Tout semblait perdu. Il n'y avait plus aucune explication possible. Et pourtant, Narou ne s'affolait pas. Il ne criait pas. Il ne cherchait pas de coupable. Il prononça simplement ses quatre mots : Gamzou, l'étéova. Même cela [musique] est pour le bien. À cet instant précis, le prophète Elie apparut sous les trait d'un conseiller impérial. Il suggéra que cette terre était peut-être la fameuse terre utilisée par Abraham Avinou lors de sa guerre contre les quatre rois. L'empereur décida de l'essayer et contre toute attente, cette terre lui permit de remporter une victoire éclatante. Au lieu de condamner les juifs, il couvrit Nahum de richesse et d'honneur. Beaucoup pensent que cette histoire [musique] signifie simplement qu'il faut être patient. Aujourd'hui, tu souffres mais demain, tu comprendras. Mais le rabi [musique] explique que ce n'est pas exactement ce que dit Nahum Gamzu. Nahou ne dit pas un jour tu découvriras que c'était bien. Il dit quelque chose de beaucoup plus profond. Même lorsque tes yeux voient du mal, la réalité profonde est [musique] déjà du bien. Simplement, nous ne sommes pas capables de le percevoir. Comme un enfant qui voit le chirurgien approché avec un scalpel. Il est persuadé que le médecin veut lui faire du mal. Ses parents, eux, savent que cette douleur est précisément [musique] ce qui va lui sauver la vie. Le problème n'est pas la réalité. Le problème [musique] est notre regardé. Nahou apprend qu'il existe une réalité [musique] plus profonde que celle que nous voyons. Et pourtant, son disciple Rabiakiva va nous enseigner une autre dimension de Laimuna. Une dimension qui ne contredit pas son maître mais qui vient la compléter. Et c'est là que commence l'histoire la plus célèbre de Rabiakiva. Une nuit, Rabiakiva voyaga avec trois compagnons de route. Un anne pour porter ses affaires, un coq qui lui servait de réveil et une bougie pour étudier la Torah. À la tombée [musique] de la nuit, il arriva devant une ville et demanda simplement un endroit où dormir, mais personne ne voulut l'accueillir. Toutes les portes se fermèrent devant lui. Il partit donc dormir dans la forêt. Déjà la première épreuve. Qui d'entre nous n'aurait pas ressenti de l'amertume ? Pourquoi Hashem me fait-il cela ? [musique] Je ne demande pourtant presque rien. Abbiak va lui prononça simplement colidraamana les tav avid tout ce que fait le miséricordieux et pour [musique] le bien. Puis les épreuves continuèrent. Le vent souffla et éteignit sa bougie. De nouveau, Rabiakiva dit : "Tout ce que fait Hashem est pour le bien." Quelques instants plus tard, un chat surgit et dévora son coq. [musique] Encore une fois, tout ce que fait Hashem est pour le bien. Enfin, un lion attaqu son âne et le [musique] tua. Et à ce moment-là, Rabiakiva n'avait plus rien. Aucun moyen de s'éclairer, aucun moyen d'être réveillé, aucun moyen de transporter ses affaires. [musique] Et malgré tout cela, pas une seule plainte, seulement cette confiance absolue. [musique] Tout ce que fait Hashem est pour le bien. Au milieu de la nuit, des brigands [musique] attaquèrent la ville. Ils pillèrent les maisons, tuèrent les habitants et [musique] capturèrent tous ceux qui s'y trouvaient. Rabiaakiva comprit alors : "S'il avait trouvé une chambre, il serait mort avec les autres. Si sa bougie était restée allumée, les brigands l'auraient repéré. Si son coque avait chanté ou si sonne avait bré, ils auraient découvert [musique] sa cachette. Chaque événement qui lui avait paru être une perte était en réalité une protection." Et Rabia déclara : "Je vous l'avais dit, tout ce que fait Hashem est pour le bien." À première vue, on pourrait croire que Rabiakiva répète exactement le même enseignement que son maître, mais [musique] le rabi montre que les deux expressions sont différentes. Nahumish Gamzu dit Gamzouva, même cela est un bien. Il nous apprend qu'il existe une réalité que nous ne percevons [musique] pas. Ce qui nous semble être du mal et déjà dans le projet d'Hashem du bien. Rabia Kiva, lui nous enseigne autre chose. Il nous montre qu'il arrive qu'Achem nous fasse la bonté de comprendre après coup pourquoi une épreuve était nécessaire. Au moment où la bougie s'éteint, Rabiak Kiva ne comprend pas. [musique] Quand son coq est dévoré, il ne le comprend pas. Quand son âne meurt, il ne comprend pas davantage. [musique] Mais quelques heures plus tard, tout devient clair. Combien de fois cela nous est arrivé ? Sur le moment, nous pleurons une occasion perdue. Un travail que nous n'avons pas obtenu, une rencontre qui n'a pas abouti, un projet qui s'est effondré. [musique] Et des années plus tard, nous nous retournons en disant "Si cela s'était passé comme je le voulais, [musique] je ne serai jamais arrivé là où Hashem voulait me conduire." C'est précisément pour illustrer cette idée que je souhaiterais vous raconter l'histoire merveilleuse de Yiel Salzberg. Yiel vivait à New York [musique] et en 2001, il passe un entretien d'embauche. Tout se déroule à merveille. Le recruteur est conquis et le poste lui est pratiquement promis. Il ne reste plus qu'une formalité administrative. [grognement] On lui remet un dossier à remplir et soudain son regard s'arrête sur une question. Une seule. Avez-vous déjà été arrêté par la police ? Son [musique] cœur se sert parce qu'il connaît déjà la réponse et cette réponse le poursuit depuis des années. Revenons quelques années en arrière. Yerel n'a alors que 18 ans. Il étudie dans une yeshiva en Israël et pendant les vacances, il part passer quelques semaines chez un ami à Los Angeles. Comme tous les jeunes, ils profitent de leur journée, il louent une voiture, il voyage et il découvre la région. Puis un soir, son ami n'arrive pas à dormir. Pris d'une envie irréfléchie, [musique] il prend discrètement les clés de la voiture de Yiel sans rien dire et il part faire un tour. Au bout de quelques minutes, un accident violent. [musique] La voiture devant lui recule brusquement. Il tente de freiner mais trop tard, le choc est inévitable. La panique le gagne. La voiture n'est pas à son nom. Il n'est pas assuré. Il prend peur et il s'enfuit. Lorsqu'il rentre à la maison, il [musique] est complètement bouleversé. Il raconte tout à Yiel et il lui propose une idée complètement insensée. Écoute, retourne avec moi sur les lieux et dis à la police que c'était toi qui conduisait. Explique que tu as eu peur et ils te croiront. [musique] Yiel est jeune, naïf, déstabilisé et il accepte. Les policiers arrivent, il l'écoute et bien sûr lui passent immédiatement les menottes. Il est accusé de délit, de fuite. Il passe plusieurs jours en prison. Imaginez ce jeune homme de 18 ans seul à l'étranger dans une cellule sans comprendre pourquoi sa vie vient de basculer. À sa sortie, il est profondément marqué. Il en veut à [musique] son ami. Il décide de ne plus jamais lui adresser la parole mais surtout il en veut à Hashem. Il se demande pourquoi, pourquoi moi ? Pourquoi cette humiliation ? Pourquoi cette injustice ? Les années passent. Puis arrive cet entretien d'embauche et à cause de cette ancienne arrestation, il est obligé de cocher la case [musique] Oui. Quelques jours plus tard, il reçoit la réponse et comme vous pouvez l'imaginer, sa candidature est refusée. Cette fois-ci, c'en est trop. [musique] Il est persuadé que cette vieille histoire est en train de détruire son avenir. Il ne comprend plus rien. Et pourtant, quelques semaines plus tard, le monde entier s'arrête. Nous sommes en septembre 2001. Les attentats du World Trade Center frappent New York et Yeel découvre avec stupeur que les bureaux de l'entreprise qui venaient de refuser sa candidature se trouvaient précisément dans les tours jumelles. S'il avait été embauché, il serait [musique] probablement arrivé au bureau ce matin-là. Il n'aurait peut-être jamais revu sa famille. Tout à coup, des années d'incompréhension prennent un sens. Ce qu'il avait considéré comme la pire humiliation de sa jeunesse était peut-être ce qui lui avait sauvé la vie. Mais l'histoire ne s'arrête pas là. Quelques années plus tard, Ychiiel reprend son ancien dossier judiciaire. Il relit les documents, puis son regard s'arrête sur une date. La date à laquelle le juge avait définitivement annulé toutes les accusations contre lui. Cette date était [musique] le 11 septembre, mais 4 ans plus tôt. Comme si Hashem lui avait laissé un clin d'œil, une signature discrète, une manière [musique] de lui dire "Même lorsque tu pensais que je t'avais abandonné, j'étais déjà en train de préparer ta délivrance." Qui d'entre nous n'a jamais vécu quelque chose de semblable ? [musique] Une rencontre qui échoue, un mariage qui ne se fait pas, un contrat qui tombe à l'eau, une porte qui [musique] se ferme sur le moment, nous souffrons. Puis des années plus tard, nous regardons en arrière et nous disons : "Merci, Hashem de ne pas avoir exaucé cette demande. Tu savais mieux que moi ce dont j'avais besoin." Mais le rabi ajoute quelque chose de très important. Nous ne devons pas croire que chaque épreuve sera forcément comprise dans cette vie. Parfois oui, [musique] comme Rabia Kiva, comme Yiel Salzberg, mais parfois non. Et c'est précisément dans ces moments-là que nous avons besoin de la Emouna de Nahumishgamzu. Croire que même lorsque nous ne comprendons peut-être jamais ici-bas, Hashem ne cesse pas un seul [musique] instant de diriger le monde avec bonté. C'est alors que la Gmara nous conduit vers l'un des épisodes les plus bouleversants de toute notre [musique] tradition. Après la destruction du Betamdashche, Rabiak Aki monte à Jérusalem avec Raban Gamliel, Rabiel Azar Benazaria, Rabi Yoshua et Rabiel Yzer. Lorsqu'ils arrivent sur le harabait, [musique] ils aperçoivent un renard sortir de l'endroit même où se trouvait le kodes Kodashim, le saint des saints. Les autres sages éclatent en sanglotant. Comment ne pas pleurer ? Le lieu où la présence divine se révélait au monde est devenu un champ de ruine. Le lieu où le cohengadol entrait une seule fois par an est désormais traversé par des animaux sauvages. Mais Rabia qui va Rabia Kiva, lui se met à rire. Les sages le regardent stupéfait. À qui va ? Comment [musique] peux-tu rire devant une telle destruction ? Abakival le répond : "Et vous mes amis, pourquoi pleurez-vous ?" Ils lui répondent : "Mais comment ne pas pleurer ? La Torah [musique] nous dit que même un étranger qui entrerait dans le kodchakodashim serait passible de mort." Et aujourd'hui, des renards y circulent librement. Le lieu le plus sain du monde est devenu un désert. Comment notre cœur ne se briserait-il pas ? Rabiakiva les écoute puis leur dit : "C'est précisément pour cette raison que je ris. Et il explique qu'il existe deux prophéties qui sont inséparables. La première [musique] prononcée par le prophète Micha qui annonce Ton Sadareschon sera labouré comme un champ. Et la seconde annonce qu'un jour Jérusalem retrouvera sa splendeur que des vieillards et des enfants rempliront de nouveau ses rues et que la présence divine y résidera. Rabiakiva leur dit tant que je ne voyais pas la première prophétie s'accomplir, je craignais que la seconde ne s'accomplisse pas non plus. Mais maintenant que je vois de mes propres yeux la destruction annoncée par les [musique] prophètes, je sais avec une certitude absolue que la promesse de la reconstruction [musique] s'accomplira également. À cet instant, les autres sages lui répondent ces mots extraordinaires. À qui vaam ? À qui vaamtanous [musique] ? À qui va ? Tu nous as consolé. À qui va, tu nous as consolé. Le rabi donne alors une image magnifique. Imaginez un enfant qui regarde un agriculteur labourer son champ. Il voit la terre retournée, les sillons se creuser, le champ complètement bouleversé. Il pourrait croire que l'agriculteur est en train de détruire son terrain. Mais l'agriculteur, lui sait que ce labour est indispensable. Sans ce labour, il n'y aurait jamais de récolte. Ce qui ressemble à une destruction est en réalité le début d'une reconstruction. Rabiakiva regarde leit àamigdash avec les yeux de cet agriculteur. Il voit les ruines, il ressent la douleur, mais il voit aussi que le labour annoncé par les prophètes est terminé. Et si le labour est terminé, alors la moisson viendra, la guéoula viendra. C'est cela que Rabiak Kiva aperçoit là où les autres ne voient que des pierres. Le rabi conclut avec une remarque aussi belle que profonde. Le mot dima, une larme en ajoutant le colel possède la même valeur numérique que Moed, [musique] une fête. Quel message extraordinaire ! Le judaïsme ne nie jamais les larmes. Il ne demande pas de faire semblant que tout va bien. Les sages ont pleuré, Yermiaou a pleuré. Rabiaiva lui-même a certainement pleuré. Mais la Torah nous enseigne que les larmes ne sont jamais le dernier mot. [musique] Elle porte déjà en elle la fête de demain. Aujourd'hui, nous voyons peut-être les ruines de certaines parties de notre vie. Nous ne comprenons pas toujours les chemins d'Hashem. Parfois, comme Rabiak Akia, nous aurons un jour la réponse. Parfois, comme Nahum Isgamzu, nous ne la verrons peut-être jamais dans ce monde. Mais une chose est certaine, Hashem n'abandonne jamais ses enfants. Même lorsque nous ne comprenons rien, il continue de conduire notre vie avec une sagesse et un amour infini. Alors en ces jours de deuil, demandons à Hashem non pas de supprimer toutes les épreuves, mais de nous donner le regard de Nahumishgamzu et de Rabiakiva. La capacité de croire que le bien existe même lorsqu'il est caché et la force d'attendre le jour où Hashem nous dévoilera son projet. Et que nous méritions très bientôt de voir s'accomplir la prophétie de Rabiak Akia, la reconstruction du Betamdash, la venue du masiar et la transformation de toutes les larmes du peuple juif en une joie. éternel. [musique] Yeah.



