The Torah Podcast

Cours de Torah — disponibles sur vos plateformes favorites

HIZOOK#87 - Tu es un monde (NASSO 35)

HIZOOK#87 - Tu es un monde (NASSO 35)

Rav Shimshone Attali ·

Paracha
Vitesse :

Retrouvez nous sur notre site www.israeltorah.com Merci de vous abonner à nos vidéos sur YouTube et de partager un Max ! IMPORTANT Soyez un des partenaires de la diffusion de la Torah dans le monde et associez-vous à nos Mitsvot ! Vous pouvez donner votre Maasser... Et sachez que nous réussirons toujours avec l’aide énorme d’Hachem grâce à vous ! Lien pour Donner http://www.israeltorah.com/dons-et-bilan/

Transcription
Kind: captions Language: fr Parachat Nasso, nous sommes juste après Chavouot et ce n'est pas un hasard si la Torah nous donne précisément maintenant la parachat la plus longue de toute la Torah. 176 versets. Comme si Hashem nous disait "Vous avez reçu la Torah. Très bien. Maintenant montrez-moi à quel point elle compte pour vous." Il y a un très beau machal, une parabole là-dessus. Un enfant accompagne son père à un mariage. Il regarde partout, cherche le khatan, mais il ne le trouve pas. La cala se différencie des autres dames. Elle est habillée tout en blanc. Mais le khatan ressemble à tous les hommes de la soirée. Tout le monde est élégant. Tout le monde porte un beau costume, tout le monde sourit. Impossible de savoir qui est le marié. Alors l'enfant demande "Papa, c'est qui le ratan ?" Et le père lui répond : "Attends la fin de la fête et regarde qui repart avec la cala vers la maison. Alors, tu comprendras qui est vraiment le khatam." À Chavouot, nous étions tous à la synagogue, tous habillés en fête, tous heureux, tous avons dit nazichma, nous ferons et ensuite nous comprendrons. Mais maintenant vient le vrai test qui est réellement attaché à la Torah. Ce sont ceux qui continuent après la fête, ceux qui reviennent à prendre, ceux qui rajoutent un cours, une michna, un chiour, un effort supplémentaire. Ceux qui montrent à HM, ce n'est pas une émotion passagère, je veux te garder avec moi dans la vie quotidienne. Et justement, la parachate Nasso parle longuement des corbanotes des nessimes, des princes. Chaque jour, un autre nacis amené son offrande pour l'inauguration du michkan du tabernacle. Et là, le midrache révèle quelque chose d'extraordinaire. Le 7e jour, c'était le tour du nacis de la tribu de Éphraï qui devait apporter son corbal. Or, cette année-là, le premier Nissan tombait un dimanche, donc le 7e jour tombait un shabbat. Et pourtant, son sacrifice a bien été offert pendant shabbat. Question énorme. Normalement, un corban individuel, corban yahid, ne repousse pas le shabbat. Seuls les sacrifices communautaire repousse le shabbat. Alors, pourquoi celui du nacis d'Ephraï a-t-il repoussé le shabbat ? Le midrage répond une phrase mystérieuse. Et bien parce que Joseph Atsadik avait gardé Shabbat avant même le don de la Torah en Égypte. Alors, son descendant de la tribu d'Ephraim a mérité que son sacrifice soit offert pendant shabbat. Très beau midrache mais honnêtement difficile à comprendre. Depuis quand le mérite du grand-père permet-il au petit-fils de contourner les lois du corban ? Et surtout, quel rapport entre le fait que Joseph est gardé le shabbat et le fait qu'un sacrifice individuel devienne soudain considéré comme un sacrifice collectif. C'est là que commence un enseignement le bouleversant. Le rabi explique ici une idée qui change toute la vision de la vie juive. Le sujet ce n'est pas le sacrifice. Le sujet c'est l'identité de Joseph. Qui était Joseph ? Joseph était un homme seul, complètement seul. Un Yahide, un adolescent arraché à sa famille, jeté dans un puit, vendu comme esclave, perdu dans la plus grande puissance mondiale de l'époque, l'Égypte. la capitale de la débauche, de l'idolâtrie, du matérialisme. Et pourtant, il reste Yosef jusqu'à devenir Had Sadic. Comment ? Comment un garçon de 17 ans survit spirituellement dans un endroit pareil ? La réponse est extraordinaire. Parce que Joseph n'a jamais vécu pour lui-même. Il ne s'est jamais senti Yahide. Jamais. Joseph se voyait comme un homme collectif, comme un représentant du peuple juif. Il comprenait que chaque acte personnel avait des conséquences historiques. Quand il marchait dans les rues d'Égypte, ce n'était pas juste un jeune homme, c'était l'avenir du peuple juif qui marchait. Quand il résistait à une faute, ce n'était pas juste sa pureté personnelle qu'il protégeait, c'était la pureté des générations future. Et soudain, tout devient clair. Le sacrifice du prince d'Éphraim n'était pas considéré comme un sacrifice individuel. Pourquoi ? Parce qu'il descendait de Joseph. Et Joseph était un homme qui ne s'était jamais vu comme un individu. Il vivait comme un tibour, comme une collectivité. Tibour écrit par le tsadik, le bê et le rche. Tsadik fait référence au tsadikim, le bê les bénonimes et le rche les rchaim, les meilleurs, les moyens et les moins bons. Donc même l'acte privé de son descendant de la tribu d'Éphraï prenait une dimension collective. C'est puissant. Mais maintenant, il faudrait revenir au moment le plus dramatique de la vie de Joseph, le fameux épisode avec la femme de Potifar Sulika. Essayons d'entrer dans la scène. Joseph se ressent comme seul au monde au début. Sa mère est morte, son père le croit mort, ses frères le haïsent. Il n'a aucun ami, aucun soutien, aucun avenir garanti. Et en face, une femme puissante, influente, riche, connectée à l'élite égyptienne, elle peut lui ouvrir toutes les portes. Car il faut comprendre quelque chose. Céd aurait probablement facilité toute sa vie à Joseph. Il aurait gagné du pouvoir, du confort, une position, une ascension sociale. Et la Torah témoigne noir sur blanc. Oui, il a failli tomber. Ce n'était pas un ange, c'était un être humain. La Torah dit : "Il entra dans la maison pour faire son travail." Et nos sages disent, "Il était presque en train de fauter." Puis soudain, quelque chose se passe. Rashi rapporte que l'image de son père lui apparut. Mais qu'est-ce que cela veut dire exactement ? Il voit le visage de Yaakob. Et alors, combien de gens voient la photo de leurs parents et continuent quand même à faut ? Qu'est-ce qui s'est réellement passé dans l'esprit de Joseph ? Le rabi explique quelque chose de vertigineux. La gmara dit que la beauté du visage de Yaakobinou ressemblait à celle de Adam Arichon, le premier homme. Quand Joseph voit le visage de Yaakov, il voit en réalité Adam Arichon. Et soudain, il comprend je suis Adam. La suite du monde dépend de moi. Adam a fait tomber l'humanité entière par un seul acte et maintenant l'histoire recommence. Joseph comprend ce n'est pas juste une petite faute privée. Ce n'est pas juste une aventure cachée. Ce n'est pas juste un personne ne le saura. Non. L'avenir entier peut être impacté. Des générations entières peuvent être détruites, des mondes peuvent être construits ou brisés. Et soudain, il fuit. Pas seulement la femme de Potifar, il fuit la destruction du futur. Il fuit la rupture de la mission juive. Il fuit la chute spirituelle de générations entières. Et c'est ça la grandeur de Joseph. Chaque fois qu'il affrontait un test, il ne se demandait pas qu'est-ce que j'ai envie de faire. Non, il se demandait quel monde suis-je en train de construire ? Voilà pourquoi il a réussi à garder Shabbat en Égypte. Parce que peut-être que pour lui-même, il aurait craqué, mais pour le clis Israël, jamais. Quand un homme comprend qu'il porte des générations entières sur ses épaules, bah il devient capable de force surnaturell. Un chaliard de Rabad en Alaska. Oui, en Alaska. Là-bas, il n'y a presque pas de juif. C'est le froid, l'isolement, le bout du monde. Il essayait désespérément de trouver des enfants juifs. Un jour dans une école, il demande dans une classe : "Y a-t-il un enfant juif ici ?" Une petite fille lève timidement la main. Alors, il lui dit quelque chose qu'elle n'oublierait jamais. Il lui dit : "Écoute bien. Dans le monde entier, des millions de juifs allument les bougies de Shabbat. Et en Alaska, c'est le dernier moment où on peut encore allumer les bougies de Shabbat. Et dans tout cet immense univers, il existe un endroit qui ne sera illuminé que grâce à toi. Si toi tu allumes tes bougies, alors une lumière apparaîtra dans le monde que personne d'autre ne peut apporter. Quel message immense ! Chaque juif possède une lumière unique, non pas interchangeable, non pas remplaçable. Il y a des lumières que seul toi peut allumer et cela rejoint exactement ce que dit le Rambam Maonid. Chaque personne doit toujours voir le monde comme parfaitement équilibré entre le mérite et la faute, entre l'obscurité et la lumière. Et un seul acte peut faire basculer le monde entier à droite ou à gauche. Imagine la responsabilité mais imagine aussi la grandeur infinie que cela donne à chaque mitva. Un sourire, une ta, un effort, un dépassement, une parole retenue, une bougie de shabbat. Tu crois que c'est petit ? Le Rambam dit : "Non, tu peux sauver le monde." Souvenez-vous, fin d'année 2019, un homme inconnu tombe malade en Chine. Personne ne le connaît, un homme banal. Et quelques semaines plus tard, le monde entier s'arrête. Des frontières fermes, des millions de gens confinés, des économies détruites, des familles bouleversées. Le fameux effet papillon dont la théorie dit qu'un simple battement d'elle New York peut créer un ouragan à Hong Kong, un petit événement et toute l'humanité vacille. Alors si le mal possède une telle puissance de propagation, imagine le bien. Imagine la force d'une mitzva, imagine ce qu'une décision pure peut produire dans les mondes spirituels. Je voudrais terminer avec une histoire absolument renversante. Le rave Yaakob Franck dont le grand-père était le célèbre rave Franck de Jérusalem raconte qu'un jour il a rencontrer le Rabi de Lubavic qui lui a demandé de lui raconter une histoire de son grand-père. Et bien avant les massacres de RVron en 1929, un étudiant américain étudiait dans la fameuse yeshiva de Revron. Ses parents aux États-Unis étaient terrorisés. Il suppliaient la Yeshva de renvoyer leur fils. Le roche Yeshiva demanda alors au rave Franck de Jérusalem d'écrire une lettre rassurante aux parents. Le rave Franck écrit : "Tout va bien, votre fils est en sécurité." Quelques jours plus tard, les massacres éclatent. 67 juifs assassinés àron. 24 étudiants de la yeshiva massacrés et parmi eux ce jeune américain. Depuis ce jour, le rave Franck ne s'est jamais remis. Toute sa vie, il a porté cette douleur. Des décennies plus tard, Yaakov, donc son petit-fils qui raconte l'histoire au rabis, rencontre un jour un historien et cet historien lui révèle quelque chose d'incroyable. La mort de cet étudiant américain avait provoqué un scandale énorme aux États-Unis. L'opinion publique américaine s'était retournée contre les Britanniques qui gouvernaient la région et cette pression politique avait entraîner des changements historiques majeurs favorables à l'installation juive en Terre Sainte. Autrement dit, la tragédie de ce garçon avait indirectement contribué à sauver des milliers de vies juives plus tard. Quand Yaakov entend cela, il est bouleversé et il court raconter l'histoire à son grand-père. Après lui avoir raconté, son grand-père le remercie pour l'avoir apaisé. Et cette nuit-là, le rave Franck quitte ce monde comme si Hashem lui révélait enfin : "Aucun acte n'est perdu, aucune douleur n'est vaine, aucun événement n'est isolé." Le Rabi conclut avec une phrase immense : "L'impact d'un acte positif est tellement grand qu'aucun être humain ne peut réellement le mesurer." Voilà le message de notre parachat. Tu n'es pas petit, tu n'es pas insignifiant, tu n'es pas juste une personne, tu es un monde. Quand tu fais une mva, le monde change. Quand tu résistes à une faute, des générations gagnent une force invisible. Quand tu allumes une bougie, tu éclaires des endroits que personne d'autre ne peut t'illuminer. Et parfois, le Yetsarara nous murmure, mais qui es-tu ? Qu'est-ce que ça change si tu fais ou tu ne fais pas une mizva ? La réponse de Yoseph Fatsik est éternelle. Je suis Adam Arichon. Le monde entier peut dépendre de mon prochain choix. Alors, puissions-nous mériter de vivre avec cette conscience, comprendre la grandeur de notre âme, comprendre la puissance de chaque acte et surtout ne jamais oublier, même lorsqu'un juif se sent seul, il porte peut-être l'avenir du monde entier sur ses épaules.