
HIZOOK#85 - Le miroir de ton âme
Moussar
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Transcription
Kind: captions Language: fr Il y a parfois des phrases dans la Torah qui sont tellement puissantes qu'elles peuvent bouleverser une vie entière. des phrases qu'on lit depuis des années, qu'on croit connaître et puis un jour, elle nous frappe en plein cœur. J'aimerais partager avec vous une idée absolument renversante. Une idée du bas Alchemtov rapportée par le Rabi Lubavic qui peut transformer notre regard sur les autres mais surtout notre regard sur nous-même. Et honnêtement, si on intègre vraiment ce message, notre vie entière change. Mais avant d'entrer dans le sujet, laissez-moi commencer avec une petite histoire drôle. Un couple âgé rentre d'un mariage. Le mari se place devant le miroir pour enlever sa veste. Il se regarde quelques secondes et soupire. Ah, c'est terrible comme j'ai vieilli. Regarde ses rides autour des yeux, mes cheveux blancs, mon ventre qui n'est plus du tout comme avant. Sa femme le regarde, sourit doucement et lui répond : "Oui, mais au moins ta vue, elle est restée excellente." Tout dépend du regard. Toute la vie dépend du regard. On peut regarder une personne et voir ses défauts. On peut regarder exactement la même personne et voir sa douleur. On peut regarder un événement et voir une faute ou regarder le même événement et voir un combat intérieur. Et ce regard là, dit le Balemtov, ne change pas seulement la manière dont nous voyons les autres, il change la manière dont le ciel nous juge. Et ça, c'est vertigineux. Dans le troisème chapitre de Pierre Kavot, il y a une michna extrêmement connue. Akavia Ben Malalel dit regarde trois choses et tu ne tomberas pas dans la faute. Sache d'où tu viens, où tu vas et devant qui tu devras rendre des comptes. La Micha nous rappelle une vérité fondamentale. La vie n'est pas un accident. La vie n'est pas juste une succession de journée. Chaque être humain a une mission. Chaque parole compte. Chaque acte laisse une trace. Chaque réaction révèle quelque chose. Et un jour, chacun devra se tenir devant le roi des rois, devant Akadosh Barouu pour rendre des comptes sur sa vie. Mais les maîtres posent une question extraordinaire. La michna dit "Tu devras rendre des comptes, c'est-à-dire dine verrebon, jugement et contre-rendu." Et là, il y a quelque chose qui ne va pas. Normalement, ça devrait être l'inverse. D'abord, on fait le rchbon, le bilan, on écoute l'accusée, on analyse les circonstances, on entend les arguments, on examine les intentions et seulement après vient le din verdict. Mais ici la michna inverse l'ordre dine verbon. D'abord le jugement puis les explications. Comment est-ce possible ? Le juge suprême bau ferait-il un procès avant même d'écouter l'homme ? serait injuste. C'est comme dans les régimes totalité avant même le procès et où toute l'audience n'est qu'une mise en scène. Vous connaissez cette vieille blague ? Quelle est la différence entre un communiste optimiste et un communiste pessimiste ? Et bien, l'optimiste sait qu'il ira en Sibérie alors que le pessimiste a peur d'y aller à pied. Alors, pourquoi la Michna inverse-t-elle l'ordre ? Écoutez maintenant quelque chose d'absolument bouleversant. Le Rabi rapporte un enseignement de Rabi Nahman de Breslev au nom du Baal Chemtov. Le véritable juge de l'homme, c'est l'homme lui-même. Ce ne sont pas les anges qui décident de son sort, c'est lui. Comment ? Et bien au ciel, lorsqu'on veut juger une personne, on lui montre d'abord une histoire ressemblant exactement à la sienne mais vécue par quelqu'un d'autre. Et ensuite, on observe comment il juge cette autre personne. Est-ce qu'il condamne immédiatement ? Est-ce qu'il l'écrase l'autre ? Est-ce qu'il dit "C'est honteux, inacceptable, impardonnable ?" Ou bien est-ce qu'il cherche à comprendre une circonstance atténuante, à voir la souffrance, le contexte, le combat intérieur ? Et alors le ciel dit : "Puisque toi tu as jugé ainsi, c'est ainsi qu'on te jugera." C'est terrifiant, mais en même temps, c'est extraordinaire. Parce que cela signifie qu'à chaque instant, nous écrivons notre propre jugement céleste. Quand tu juges un autre juif, tu es en train de te juger toi-même. Quand tu accordes une chance à quelqu'un, Hashem t'accorde une chance. Quand tu regardes quelqu'un avec miséricorde, le ciel te regarde avec miséricorde. C'est ça le sens de verbon, jugement d'abord et contre-rendu après. Car d'abord l'homme prononce le dine sur quelqu'un d'autre, le jugement sur son prochain et ensuite seulement on fait le rchbon sur lui-même. Et le Balhemtov prouve cela à partir d'une autre michna où il est écrit "On demande des comptes à l'homme avec son accord et sans son accord." Que veut dire avec son accord ? Qui accepterait volontairement une punition céleste ? La réponse est incroyable. On lui fait d'abord juger quelqu'un d'autre et selon son propre jugement, on le juge lui-même sans qu'il réalise qu'il vient finalement de signer son propre verdict. Donc quand on dit avec son accord, c'est-à-dire avec sa façon de regarder les autres, le Rabi ajoute une profondeur extraordinaire. Pourquoi Hashem agit-il ainsi ? Pourquoi ne laisse-il pas simplement les anges juger l'homme ? Et bien parce qu'un juif n'est pas un simple citoyen du royaume. Un juif est le fils du roi et un fils du roi ne peut être jugé par n'importe qui. Son âme est liée à Hashem lui-même. Il possède une mission unique, une valeur infinie. Alors Hashem dit : "Toi-même, dis-moi comment on doit te juger." Et cette idée apparaît déjà dans le Tanarch, dans l'histoire célèbre du roi David. Après l'épisode douloureux et connu avec Batcheva et Uria le ritit, et bien le prophète Nathan vient voir David. Mais Nathan ne lui parle pas directement. Il raconte une histoire. Il lui dit "Il y avait un homme riche qui possédait énormément de troupeaux. De l'autre, il y avait un pauvre qui n'avait qu'une seule petite brebie qu'il aimait comme sa fille. Un jour, un invité arrive chez le riche et au lieu de prendre un animal de son immense troupeau, il vole la seule brebie du pauvre et la sert à son invité. Nathan, le prophète demande alors au roi David quel est le jugement de cet homme ? David explose immédiatement. Cet homme mérite la mort et il pai quatre fois la valeur de la brebie. Nathan le regarde et prononce les mots célèbres. Attaich, cet homme, c'est toi. David a d'abord jugé et ensuite il a été jugé. J'aimerais vous raconter une histoire moderne, une histoire absolument bouleversante. Un chaliard du Rabi raconte qu'il était récemment en 770 à New York avec un groupe de personnes de sa communauté. Pendant la période du homè, comme vous le savez, il n'y a pas de mariage. Donc, il y avait une montée à la Torah disponible pour un Lévi. Dans le groupe, il y avait justement un homme Lévi. Le rave décide de lui faire une surprise et lui annonce qu'il montra la Torah. Et là, l'homme devient blanc, il tremble beaucoup plus que ce qu'on aurait imaginé pour une simple montée à la Torah. Mais plus tard, pendant le repas du shabbat, il demande à prendre la parole et il dit, "Je vous demande juste une chose, ne me jugez pas. Écoutez-moi avec le cœur. Puis il raconte, dans notre synagogue, je suis le Lévi habituel. Pendant des années, je suis monté presque chaque shabbat. Mais ces trois derniers mois, à chaque fois, il y avait un invité. Et comme j'étais habitué à monter, et bien on donnait la montée à l'invité. Au début, je me suis dit bon, ce n'est rien. Mais semaine après semaine, j'ai commencé à me sentir effacé, transparent, comme si on m'avait remplacé, comme si ma place n'existait plus. Mon cerveau comprenait qu'il n'y avait aucune mauvaise intention, mais mon cœur mon cœur souffrait énormément. J'étais blessé, humilié, au point que j'ai décidé de ne plus venir à la synagogue. Cela faisait déjà deux semaines que je n'étais plus venu. Puis il continue, mercredi, nous sommes allés au du rab, au tombeau. J'ai voulu écrire une lettre de bénédiction, mais je n'arrivais pas à écrire. Je déchirais la feuille encore et encore parce qu'au fond de moi, je sentais comment puis-je demander des bénédictions au rabis alors que j'ai quitté la synagogue, alors que je nourris de la ranqueur contre des juifs. Finalement, j'ai pris une nouvelle feuille et j'ai écrit seulement deux phrases. Rabi, je demande pardon d'avoir quitté la maison d'Achem. Je demande pardon d'avoir nourri de la colère envers mes frères et je prends sur moi de revenir faire partie de la communauté. Puis il s'arrête, les yeux remplis de larmes et il dit jours plus tard, nous étions au 770 et on m'a offert la montée du Lévi. Le rabi m'a redonné la montée du Lévi dans sa propre synagogue. Regardez la finesse du ciel. Regardez la délicatesse d'Hachem. Cet homme pensait être oublié, mais le ciel voulait simplement l'amener à découvrir quelque chose de plus profond, la purification du cœur. Écoutez une histoire de la Gmara absolument incroyable. Un ouvrier pauvre travaille pendant 3 ans chez un homme très riche dans le sud du pays. L'accord était simple. À la fin des 3 années, il recevrait tout son salaire. Arrive la veille de Yom Kipour. L'ouvrier veut enfin rentrer chez lui, retrouver sa femme et ses enfants. Trois ans, trois ans loin de chez lui, trois ans à rêver du moment où il reviendrait avec de quoi nourrir sa famille. Il demande donc son salaire. Mais le riche répond : "Je suis désolé, mais je n'ai pas d'argent." L'ouvrier se dit "Mais comment est-ce possible ? Tu vis dans un palais, tu possèdes des terres immenses et tu n'as pas de quoi me payer. Alors, il demande, donne-moi au moins des animaux, des meubles, des terrains, n'importe quoi que je puisse vendre. Le riche répond : "Je suis désolé, je n'ai rien." Et le pauvre repart chez lui, bredouille, les mains vides, humilié, brisé. Quelques semaines plus tard, après sous côte, le riche arrive chez le salarié avec plusieurs charrettes remplies de marchandises et lui pai le tout. Le riche lui demande, "Dis-moi honnêtement, qu'as-tu pensé de moi quand je t'ai dit que je n'avais rien ?" Et l'ouvrier répond : "Eh bien, je t'ai jugé favorablement. Je me suis dit, peut-être a-t-il consacré tous ses biens au Betamdash ? Peut-être qu'il ne possède réellement plus rien." Le riche se met alors à pleurer et dit : "C'est exactement ce qui s'est passé. J'avais fait le vœu de consacrer tous mes biens au temple. Mais puisque tu m'as jugé favorablement, alors qu'achem te juge favorablement aussi. Écoutez le plus beau. Qui était cet ouvrier ? Selon les grands maîtres, cet ouvrier s'appelait Akiva, le futur Rabi Akiva. Oui, Rabi Akiva n'était pas seulement un géant de Torah, il était un géant du cœur, un homme capable d'être humilié et malgré tout de chercher le bien chez l'autre. Voilà pourquoi il a mérité de devenir le grand rabiaakiva. Parce que la grandeur spirituelle ne commence pas dans le cerveau. Elle commence dans la manière dont on regarde un autre juif. Je voudrais terminer avec une histoire moderne, une histoire incroyable. Un jeune couple se fiance juste avant la période du Covid. Ils préparent leur mariage avec émotion puis soudain le monde bascule. confinement, panique, restriction. Ils avancent finalement la date du mariage et organisent une petite cérémonie familiale dans leur appartement de Jérusalem. La roua est magnifique, émouvante, mais soudain, des voitures de police arrivent en bas de l'immeuble car quelqu'un a dénoncé le mariage. Les policiers deviennent agressifs. Ils font sortir les mariés. Pendant 1 heure et demie, les jeunes mariés restent dehors dans le froid de Jérusalem, entourés de policiers comme des criminels. Le plus beau soir de leur vie devient un traumatisme. Quelques mois plus tard, un homme appelle le père du marier en pleurant et il avoue "Je suis un jeune homme et c'est moi qui ai appelé la police. Je n'ai même pas vérifié combien de personnes étaient présentes. J'ai juste entendu de la musique et j'ai dénoncé. Mais depuis ce jour, ma vie s'est bloquée. Je ne suis pas encore marié et les propositions de mariage ont disparu. Plus rien n'avance pour moi. Je vous supplie de me pardonner. Le marié entend cela et la colère remonte. Les humiliations, le froid, les larmes de sa femme. Il dit je ne peux pas pardonner comme ça. Mais le soir de shabbat à la synagogue, il récite les mots yidfèch Abraham, père miséricordieux. Et soudain, il pense si Hashem est infiniment miséricordieux, alors peut-être que tout cela avait un sens. Après Shabbat, lui et sa femme décident de pardonner de tout leur cœur au jeune homme. Quelques jours plus tard, sa femme est victime d'un terrible accident de voiture. Trois véhicules sont impliqués. Elle est enceinte à ce moment-là. Ils arrivent terrorisés à l'hôpital. Mais le médecin leur dit "Écoutez, c'est un véritable miracle. L'airbag aurait dû s'ouvrir violemment vers le ventre, mais pour une raison inexplicable, il ne s'est pas ouvert et ils ont compris. Le ciel leur avait donné une occasion immense, choisir entre la rancune et la miséricorde. Et parce qu'ils avaient choisi de juger favorablement, la miséricorde divine les avait protégé. Mais le meilleur de l'histoire, c'est que quelques semaines plus tard, ils ont reçu par la poste une invitation du jeune homme car il avait trouvé chaussures à son pied et qu'il allait se marier. La boucle est bouclée. Nous ne savons pas ce que chaque personne traverse. Nous ne savons pas les combats cachés, les blessures invisibles, les nuits sans sommeil, les humiliations silencieuses. Alors, avant de juger, respirons. Avant de condamner, essayons de comprendre. Parce qu'au moment même où nous regardons l'autre, le ciel nous regarde aussi. Et peut-être que toute notre vie dépend parfois d'un seul regardant sur Alors que nous méritons tous, à l'approche de la fête de Chavouot de regarder chaque juif avec amour et qu'achem nous regarde nous aussi avec un amour infini.



