
HIZOOK#84 - Rabbi Shimon Bar Yohai
Moussar
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Transcription
Kind: captions Language: fr Je voudrais commencer par une question simple, une question presque naïve. Où se trouve aujourd'hui le plus grand rassemblement juif au monde ? Prenez un instant, réfléchissez. On pourrait dire Jérusalem, le côtel, Yomkipour, les grandes fêtes. Et pourtant la réponse est ailleurs. Dans un petit village du nord d'Israël, Meron une nuit précise, labaomer. Imagine la scène. Des routes bloquées pendant des heures, des familles entières qui marchent, des enfants fatigués mais heureux, des champs qui montent dans la nuit et soudain des flammes immenses, des cercles de danse, des cris de joie. des centaines de milliers de juifs qui dansent, qui chantent, qui pleurent de joie. Tout cela autour de la tombe de Rabi Shimon Barai. Mais soyons honnête, depuis quand on danse dans un cimetière ? Depuis quand on célèbre un décès comme une fête ? Est-ce que quelqu'un ici danserait sur la tombe de son père ou de sa mère ? Normalement, un jour de décès, un yard sight, c'est du silence, du recueillement, de la gravité, parfois des larmes et là de la musique, des danses, une joie explosive, c'est incompréhensible. Et ce n'est pas tout. Un grand élève du Harizal, Rabiim Vital raconte une histoire troublante. Le Harrizal montait àon chaque année pour l'Agbaomer, une année avec ses élèves et parmi eux un homme pieux, sincère, Rabi Abraham à Léevi. Et cet homme a fait quelque chose de très logique. Il a récité devant la tombe de Rabiimon une prière de tristesse, une prière qu'on dit le neuf, une prière de deuil, de destruction. Le Harrizal l'entend et lui dit quelque chose de dur : "Tu t'es trompé ! Ce jour n'est pas un jour de tristesse. Tu as introduit de la tristesse là où il ne doit y avoir que de la joie. Et il ajoute : "Tu verras bientôt un deuil. Peu de temps après, cet homme a perdu son fils. Mais là, on ne comprend plus rien. Qu'a-t-il fait de mal ? Il a prié, il a pleuré sur une tombe. Qui n'a-t-il pas une chose plus naturelle que cela ?" La réponse commence ici parce qu'en fait Rabiimon n'est pas un tadic comme les autres. Le zoir décrit un moment hors du temps le jour de sa disparition, le jour où Rabishimon quitte ce monde. Une lumière envahit la maison, un feu entoure l'endroit. Personne ne peut s'approcher. Ses élèves tremblent et lui, il est dans une joie profonde et il dit "Toute ma vie, j'ai aspiré à m'unir avec Hashem. Aujourd'hui, j'y arrive." Et il demande : "Faites de ce jour un jour de joie." Le rabi de Lubavic explique qu'avant Rabichimon, le monde spirituel était fermé. On vivait dans un monde matériel, opaque. Mais lui, il a ouvert une porte. Il a révélé que derrière chaque chose, il y a du divin. Car il y a des choses que l'on ne voit pas, mais qui sont bien plus réelles que tout ce que l'on voit. Pour comprendre Abishemon, il faut entrer dans sa vie. Il a fui les Romains avec son fils et il se cache dans une grotte pendant 12 ans. 12 ans hors du monde. Pas de distraction, pas de société, pas de bruit. Seulement de la Torah, de la prière et de la connexion. Un arbre de carou pousse pour eux. Une source coule, ils vivent déjà dans une autre dimension. Et puis ils sortent et là le choc. Il voit des juifs dans les champs, dans les marchés, dans le commerce au lieu d'être concentré à l'étude de la Torah. Rabichemon est bouleversé. Il est choqué par ce changement de génération. Comment est-ce possible ? Comment peut-on quitter la Torah pour le matériel ? Il regarde et les champs brûlent. Et alors une voix, une voix céleste retentit. Êtes-vous sortis de votre grotte pour détruire mon monde ? Retournez dans cette grotte. Et une année supplémentaire mais différente. Ils y retournent et cette fois-ci quelque chose change. Avec le prophète Elie, il découvre un secret, un secret qui va tout transformer. Le secret ultime. Hashem ne se trouve pas seulement dans le ciel. Il se cache dans la matière. Le monde n'est pas un obstacle. Le monde est une mission. Et maintenant, écoute bien cette scène. Un vendredi après-midi, le soleil descend doucement. L'air devient calme. Shabbat approche et Rabi Shimon et son fils marchent dans la rue. Et soudain, il voit un homme courir, bah marcher, courir, essouffler, pressé avec dans ses mains deux branches de mirt. Il l'arrête. Pourquoi tu cours ? L'homme, le souffle court, répond avec un sourire : "C'est bientôt shabbat, Rabi. Mais alors, c'est branch !" Le monsieur les regarde avec un amour comme un trésor et il dit une pour Zachor et une pour Chamor se souvenir et observer le shabbat. Et là silence Rabi Shimon s'arrête, il regarde cet homme un homme simple. Ce n'est pas un érudit, ce n'est pas un maître mais dans ses mains, il tient le shabbat. Dans son cœur, il vit avec Hashem. Rabiemon comprend profondément. Ce juif est connecté peut-être même plus que lui. On peut être simple mais aussi profond. On peut être dans un champ à travailler mais être avec Hashem. Une petite mzva peut illuminer tout un monde. Et maintenant écoute cette histoire. Un couple brisé par la douleur des années sans enfants. Le silence dans la maison, le poids des jours, les regards qui fuient. Ils n'en peuvent plus, ils décident de divorcer. Mais avant, ils vont voir Rabichemon Barokhaï. Il les regarde avec douceur, avec profondeur et il leur dit simplement avant de vous séparer, je vous invite à faire une dernière soirée ensemble. Cette soirée, imagine-la, une table dressée, des plats raffinés, des bougies, une atmosphère douce, presque comme au début de leur amour. Ils parlent, ils se regardent, ils ritent un peu et se souviennent de tout leur bon moment. Le cœur s'ouvre doucement et le mari boit un peu d'alcool. Il est fatigué, émotionnel et dans un dernier souffle avant de s'assoupir, il dit "Écoute, nous allons divorcer, mais je voudrais que tu prennes ce que tu veux de ma maison. L'objet le plus précieux de la maison, je te le donne." Et il s'endort. Il ouvre les yeux le lendemain matin, désorienté. Il n'est pas chez lui, il est chez ses beaux-parents. Il se lève, confus. Sa femme est là calme et le regarde et lui dit doucement : "Tu m'as dit d'avant de retourner chez mes parents, de prendre ce qu'il y a de plus précieux dans la maison. Alors, je t'ai pris toi." Et là, tout bascule. Rabiimon n'a pas seulement donné un conseil, il a révélé une vérité. Ce que tu cherches est déjà là. Ce que tu veux quitter est peut-être ce que tu dois révéler. La grotte, le mirt, le couple, l'agbaomer, tout se rejoint. Tout dit la même chose. La lumière est caché dans le monde, dans les autres, dans ta vie. Pourquoi on danse maintenant ? Tu comprends ? On ne danse pas sur une tombe, on danse sur une révélation. La mort n'est pas la fin, elle est une ouverture. Et les enfants, les défilés de l'Agbaomer, ce n'est pas une tradition, c'est un message. Les enfants, c'est la vie, c'est la pérennité. Il voit la lumière au bout du tunnel. Mes amis, vous n'avez pas besoin de fuir le monde. Vous devez révéler Hashem dans le monde, dans ton travail, dans ta maison, dans tes difficultés, dans tes relations. Parce que l'Agbaomer nous dit, "La lumière est là, elle est cachée et elle t'attend. Elle attend surtout que tu la révèles. Tu es beaucoup plus grand que ce que tu crois. Ta vie a un sens bien plus profond que ce que tu vois." Et Rabi Shimon t'a donné les yeux pour le découvrir.



