
HIZOOK#75 - La fin n'est pas la fin (TETSAVE 20 et 7 ADAR, naissance et mort de Moshe Rabbenou)
Paracha Moussar
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Transcription
Kind: captions Language: fr Il y a des jours dans le calendrier juif qui ne sont pas seulement que des dates, ce sont des révélations, des fissures dans le temps, des moments où le ciel s'en trouve et nous permet de comprendre quelque chose de fondamental sur la vie, sur l'histoire et sur nous-même. Le se Adar est un de ses jours. Le se Adar, c'est le jour où Moserabenou a quitté ce monde, mais c'est aussi le jour où Mera Abenou est né. Et cette coïncidence apparente contient un secret vertigineux. Le Talmud de Babylone nous raconte que lorsque Haman a voulu détruire le peuple juif, il a tiré au sort pour choisir le moi le plus propice. Le sort tombe sur le moi de Hadar et Haman se réjouit. Il jubile. Pourquoi ? Parce qu'il savait que Moscherabenou était mort en Hadar. Et il se dit "Le mois où leur guide est mort est un mois faible. C'est un mois sans maal, c'est un mois vulnérable. Il pense avoir trouvé la faille. Mais le Talmud ajoute une phrase renversante. Hamman ne savait pas que Mosché Rabenou était né aussi le seadar. Et cette ignorance a signé sa défaite. Le khatab Safer pose une question qui traverse les siècles. En quoi la naissance de Moscher Rabinou compense-t-elle sa disparition ? Une mort reste une mort. Une perte reste une perte. Alors, pourquoi la naissance survenue 120 ans plus tôt neutralise-t-elle la disparition de Mabeno ? Comme si que le jour de sa naissance, de par son amplitude, faisait en sorte que sa disparition n'existait plus. Rabionathanitz dans son œuvre Yaarodvage propose une idée saisissante. La naissance d'un tsadic n'est pas le début de sa vie. C'est l'apparition d'une énergie éternelle dans le monde continuelle comme disent nos sagesol dara des mosché. Dans chaque génération il y a une lumière constante de moscher rabenou de corps en corps, de tsic en tsadic perpétuellement. La mort concerne le corps mais la naissance révèle la mission et une mission divine ne meurt jamais. Nos sages nous disentadikimatamim les tadikim sont appelés vivants même après leur mort plus encore ils sont encore plus vivants que de leurs vivants car ils ne sont plus limités par les contingences du corps. Mais il y a quelque chose d'encore plus troublant dans la Torah. Depuis la naissance de Mosé Rabenou son prénom Mosché apparaît dans chaque parachat sauf une seule tête savait. La seule paracha où son prénom n'est pas mentionné pas une seule fois. Alors, il existe deux explications. La première, c'est que dans la parachat prochaine, après Tsav, parachat de Kitissa apparaît l'événement du Vaudor. Et Moché Rabenou pour empêcher la disparition du peuple juif, s'interpose entre Dieu et le peuple et dit à Hashem, si tu les effaces, alors efface-moi de ta Torah que tu as écrite. Mais la parole d'un tadic, même sous condition doit se réaliser. Alors tu seras effacé de la parachat qui vient juste avant Kitissa missifatavta du livre de la paracha que tu viens d'écrire juste avant. Parachat Tetsav d'ailleurs nos sages faut remarquer que le terme missifra peut être lu parfer. Le 20e livre, la 20e parachat depuis le début de la Torah, c'est la parachat de Tetsav. Cela dit, le Zorar explique que la disparition du prénom de Mocharou dans la parachat de Tetsav est relié justement à la date du 7 Adar qui tombe généralement en cette période. Mais réfléchissons. Comment est-ce possible ? La parachat de Tetsavé est une parachat qui est tellement reliée à Moscher Rabenou. Elle parle des vêtements du Cohengadol. Elle parle du michkan qui a été construit par Mosché. ingencé par Moché. Elle parle de lumière, elle parle de l'huile pure, de la ménora qui a été fabriquée par Mosé Rabenou. Comment est-ce possible que Mosché en est absent ? Ou peut-être justement est-il plus présent que jamais ? Car parfois la présence la plus forte est celle qu'on ne nomme pas. Parfois quand un tsadic disparaît extérieurement, son essence devient intérieure. Il cesse d'être un prénom. Il devient une lumière éternelle. Le Rabi développe un enseignement saisissant. Lorsque Yaakob Avinou descend en Égypte pour rejoindre Joseph, il plante des cèdres. Pourquoi planter des arbres en entrant en exil ? Parce qu'un jour ces arbres serviront à construire le michkan dans le désert. C'est-à-dire qu'avant l'esclavage, la délivrance est déjà plantée. Avant l'obscurité, la lumière est préparée. Avant la chute, la reconstruction est déjà enracinée. Haman a vu la mort, il n'a pas vu les racines. Le Maor vachemèch enseigne que dans chaque génération, il y a une étincelle de Moché. Le tsadic central porte cette âme. Moché ne meurt jamais. Il se diffuse, il se transmet, il se réincarne spirituellement. C'est ce que dit le verset. Vets tsadik katamar balvanisg. Le tsadic fleurit comme le palmier et il grandit comme le cèdre du Liban. Tiens tiens le cèdre encore lui. Profondément enraciné, solide. Voici une petite histoire du rave Azriel Kikin qui fut rave à Copenhag au Danemark qui raconte que dans un petit village isolé vivait une famille juive seule aimée par leurs voisins. Respecté mais seul. Le prêtre du village venait souvent leur parler avec douceur avec bienveillance en leur disant "Vous êtes déjà comme nous. Pourquoi ne pas franchir le pas ? Convertissez-vous." La solitude pèse, la pression est constante et la femme commence à douter. Le mari faiblit intérieurement et soudain le rave arrive dans le village. Il le regarde comme un miracle en lui disant "Rave, vous êtes un ange envoyé du ciel." Et il comprend immédiatement que s'il n'était pas venu, ils auraient peut-être cédé. Alors, il reste en contact, il les renforce, il les encourage et finalement il déménagent vers une communauté juive. Ils reviennent pleinement à la Torah. Qu'est-ce que cela nous enseigne ? Que parfois la naissance d'une lumière dans un endroit précis sauve une âme entière. Combien de fois avons-nous cru que tout était terminé ? Une perte, une séparation, une maladie, un échec. Rasvchalom, nous avons pensé game over, c'est fini. Mais le 7 adar nous crie autre chose. La naissance et la disparition peuvent coexister dans le même jour, dans le même instant, dans la même situation. Tu crois vivre une fin, mais Hashem voit une naissance. Mosé n'est pas né pour 120 ans, il est né pour l'éternité. Et toi aussi, ton âme n'est pas née pour survivre. Elle est née pour éclairer. Car Aman voit seulement la surface. Le juif voit la profondeur. Haman voit la mort, le Juif voit la racine. Haman voit l'histoire linéaire, le J voit l'éternité. Alors chers amis, quand vous traverserez une obscurité que je ne vous souhaite pas évidemment, quand vous aurez l'impression que quelque chose s'éteint, rappelez-vous du se adar. Rappelez-vous que la naissance précède la disparition. Rappelez-vous que les cèdres sont déjà plantées. Rappelez-vous que Moché Rabenou est né pour l'éternité et que vous aussi respirez un petit peu. Le ciel prépare déjà votre lumière toujours.



