
HIZOOK#73 - La vie est une fête (Mois de Adar a Pourim)
Pourim
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Transcription
Kind: captions Language: fr Joseph, le riche de sa petite ville, avait confié sa chaussure au cordonnier pour réparation. Le lendemain, il vient la récupérer et il est torrifié. Les clous ressortent, la semelle est coupée de travers, la colle dégouline de tous les côtés. [musique] Il regarde le cordonnier et lui dit "Mais qu'est-ce que tu as fait là ?" Et le cordonnier éclate en [musique] sanglant. "Voilà à quoi ressemble ma vie, à cette chaussure", dit-il. Je ne vois plus ce que je répare. Je n'ai pas de parnassa. Ma femme est malade. Mes enfants ont faim. Mes filles grandissent [musique] et personne ne veut d'elle. Je n'y arrive plus. Je craque. Joseph, qui avait un cœur immense lui dit doucement : "Attends-moi ici." Et il revient avec un lingot d'or, un kil d'or, valeur [musique] 150000 dollars. Et il lui dit : "Tu vois cette barre d'or, c'est ton morceau de maal, ton morceau de Emouna. Pose-la sur l'étagère de ton salon et chaque matin, regarde-la. Inspire-toi, recharge-toi. Et si un jour tu arrive à manquer de pain, coupe une petite [musique] tranche, vendla pour 5000 dollars et traverse la vague. Les yeux du cordonnier s'illuminent. [musique] Alors, il décide de se mettre à la tâche, de se jeter dans le travail. Il était fils de cordonnier, petitfils de cordonniier. Le talent était en lui. Il avait juste perdu confiance en lui. Il coupe, il [musique] colle, il coue et la rumeur se répand. [grognement] Sa petite échope devient trop petite. [musique] Alors il rachète le local voisin. Il vend des chaussures neuves à présent. Il entre en partenariat avec des fabricants. Quelques années plus tard, il devient lui-même un homme riche. Un soir, en marchant dans la rue, tout lui revient. Il rencontre un marchand ambulant assis par terre. les yeux étends et il entend la même histoire de sa part. Sa femme est malade, ses enfants sont affamés, la malchance. Le cordonnier, devenu riche lui dit : "Attends-moi là, s'il te plaît." Et il court chercher le même lingot d'or. Et il répète mot pour mot le même discours qu'on lui avait fait des années auparavant. Pose-le sur ton étagère, regarde-le chaque matin et si tu n'as pas de quoi manger, coupe-en une tranche et vends-la 5000 dollars. Le marchand le regarde avec suspicion. Pourquoi un étranger me voudrait-il du bien ? Mais il prend le lingot et finalement, il en coupe une tranche directement. Et là, [musique] il découvre que c'est un bloc d'argile recouvert d'un millimètre d'or. Furieux, il court chez le cordonnier. Pourquoi tu t'es moqué de moi ? Le cordonnier le regarde avec douceur et dit : "Regarde comme le monde est étrange. Moi, j'ai cru en mon argile. Elle est devenue de l'or. Toi, tu as douté de ton or et il est redevenu de l'argile." La question est simple. Comment je regarde ma vie ? Comme de [musique] l'or ou comme de l'argile ? Ifdou est àchem bimha. Nous sommes au début du mois de Hadar. Il faut servir Dieu dans la joie. Besimra, ce sont les mêmes lettres que [musique] B marchava avec la pensée. Le mois de Hadar est unique. Nos sages disent dès que le mois de Hadar entre, on augmente la joie. Michnas marbim. Pas seulement à pour [musique] pas seulement le 14 Adar, mais dès le premier jour. Chaque jour des tr jours est censé être rempli d'enthousiasme. La mégila dit le moi qui fut transformé pour eux de tristesse en joie et de deuil en fête. C'est le mois de Hadar venhou le seul mois de l'année qui peut être dupliqué tous les 3 ans. Et ce n'est pas juste une belle idée. C'est inscrit dans la Aara. Première Alaaka. Si un juif a un procès avec un nonjuif, il évitera le mois de Hav, période de mauvais mazal, mais il choisira le mois de Hadar, [musique] période de maal favorable. Deuxème Ala surprenante à l'époque si quelqu'un partait en mer ou en caravane et ne pouvait pas avoir de Mégila pour alors il pouvait la lire dès le début du mois. Et Rabi Mosché Isarles dit ainsi est la coutume. Trè point en général on préfère fixer un mariage pendant la première moitié du mois du 1 au 15 quand la lune grandit symbole [musique] d'élévation d'Israël. Mais le rave Riskiaouedini écrit qu'en Nadar le mazal brille tout le mois. On peut même se marier à priori pendant la deuxième moitié. Alors la question est simple et évidente. Pourquoi Adar est-il différent ? Pourquoi commencer la joie de semaine avant pour ne commence pas à se réjouir ou à manger des matsotes dès le début du mois de Nissan pour Pessar ? Alors pourquoi [musique] ici ? La megilate Esther nous enseigne quelque chose de bouleversant. [musique] Chaque jour fait partie de l'histoire. Chaque instant qu'il semble positif ou négatif, logique ou absurde, utile ou dérangeant, [musique] est une pièce indispensable du puzzle de la délivrance. C'est pour cela qu'on se réjouit tout le mois parce que pour révèle que chaque jour est une fête, même les jours banals, même les jours ennuyeux, même les jours qui semblent contre nous. [musique] Idéalement, on devrait vivre comme ça toute l'année. Le rama écrit d'ailleurs un cœur bon. est toujours en fête et toujours en festin. Mais c'est difficile alors au moins à partir [musique] de Hadar. Soyons honnête, la Mégila est étrange, longue, pleine de détails qui [musique] semblent déplacés superficiel. Elle commence avec des fêtes, des [musique] orgies royales. Le roi Père s'organise une fête de 180 jours pour ses dignitaires, [musique] puis une autre de 7 jours pour le peuple. Il s'enivre, il se dévétit, il demande [musique] qu'on amène vacheti pour exhiber devant les hommes. Elle refuse, il la destitue, il la pend. Deuxième chapitre, un concours de beauté géant. Des femmes recrutées dans tout l'empire, des mois de soins esthétiques, des parfums, des huiles et aucune ne plaît au roi. 4 ans plus tard, Esther est choisi et on se demande, sommes-nous à la synagogue ou dans un magazine people ? Pourquoi ne pas écrire simplement dès le départ : "Esther était la reine, Aman [musique] était méchant". Et voilà l'histoire. Regardons les dates. Les fêtes d'Arachver apparaissent à l'année 3 de [musique] son règne. Esther devient reine à l'année 7, le décret d'Amannée [musique] 12. Cela veut dire que pendant 9 ans, Hashem construit le puzzle. Pendant que les juifs lisent les journaux et s'ennuient, [musique] Dieu prépare la délivrance. Imaginez les derniers juifs pieux de Perse pendant les orgies royales, ils pleurent. Il pense que c'est la fin du peuple juif. Le lendemain, quelqu'un arrive à la synagogue et dit "Le roi a pendu Vashti". Les autres répondent "On s'en fiche, un nonjuif a viré une nonjuive. Ça ne nous concerne pas. 4 ans plus tard, le roi ne trouve pas de femme. Bah change de journal, ça nous intéresse pas non plus. Puis une des nôtres [musique] est devenue reine. Débat ! Est-ce bon ? Est-ce mauvais ? 5 ans plus tard, le décret d'extermination. Et soudain, ils comprennent. Ce qu'il prenait pour des détails insignifiants était en fait la main de Dieu depuis le départ. On a tous connu ça. [musique] Pourquoi ce bouchon sur le périphérique ? Pourquoi ce travail frustrant ? Pourquoi cette relation compliquée ? Pourquoi cette maladie ? Pourquoi ce détour ? La megila nous dit la réalité au présent, c'est l'événement de ta vie. C'est ça que tu dois vivre pleinement. Car quand toi tu hausses les épaules, Dieu est en train d'écrire l'histoire. Voilà pourquoi on se réjouit dès le premier Adar. Parce que si chaque détail est une pièce du puzzle, alors chaque jour est sacré. Toi, tu crois que rien ne se passe mais en réalité tout se met en place. La délivrance n'arrive pas d'un coup. Elle mûit comme une graine sous la terre. Tu ne vois rien mais sous la surface, ça travaille. Adar nous apprend à faire confiance au travail invisible de Dieu. Steve Jobs, fondateur de Apple [musique] a raconté qu'à 17 ans, il a quitté l'université. Il dormait sur le sol. Il ramassait des bouteilles pour manger. Il marchait des kilomètres pour un repas gratuit. Un jour, il suit un cours de calligraphie [musique] totalement inutile. Des années plus tard, en créant Apple et avec ses connaissance de calligraphie, cela va changer l'esthétique de l'informatique mondiale. Et il dit, "On ne peut relier les points qu'en regardant en arrière. Sur le moment, ce sont des points isolés, mais en arrière, c'est une ligne parfaite. La megila dit exactement la même chose, [musique] sauf que nous, nous relions les points à la fin. Hashem, lui, les relie dès [musique] le début. Il apparaît un moment clé dans la mégila. [musique] Lorsque Raman décrète l'extermination, Mordai supplie Esther d'agir [musique] et elle répond : "Cela fait 30 jours que je n'ai pas été appelé par le roi. Entrer sans invitation, c'est la mort assurée." Mordéchaï répond : "Si tu te tais, si tu gardes le secret, le salut viendra d'ailleurs. Et qui sait si ce n'est pas pour ce moment précis que tu es devenu reine ?" Pourquoi dit-il, qui sait ? Qui est-ce qui sait ? Oa, pourquoi cette hésitation ? Le rabi explique pourquoi veux-tu absolument comprendre ? Personne ne sait. Pourquoi veux-tu contrôler ? Personne ne comprend. La vie n'est pas seulement logique, c'est du destin. C'est un plan immense. Tu es ici, donc il y a une mission que toi seul peut accomplir. Nous ne savons pas pourquoi, mais nous savons quoi. Peut-être que c'est justement cela le message de pourri mais du mois de Hadard dans sa globalité. De l'o [musique] yada jusqu'à ne plus comprendre, jusqu'à ne plus savoir, lâcher le besoin de tout comprendre faire confiance, tomber dans les bras de Dieu. Et maintenant l'histoire réelle de Sacha. Sacha est kidnappé le 7 octobre. Un jour de fête, une vie normale et soudain l'enfer. Presque 500 jours en captivité. Il tente de fuir mais on lui tire dans les jambes. Sur le moment, c'est une tragédie. Mais cette blessure devient sa protection. Parce qu'il est blessé, on ne l'attache pas. Parce qu'il est blessé, on le transfère à l'hôpital. Parce qu'il est blessé, il rencontre un garde [musique] parlant anglais. Il apprend lui-même l'arabe et il peut enfin communiquer. Il améliore ses conditions. Pendant un an et demi, aucun autre garde ne parlera l'anglais. Un seul. 40 jours, une petite pièce [musique] du puzzle. Mais le plus fort n'est pas là. Dans le tunnel, il commence à prier. Lui qui ne connaissait pas la Torah, lui qui ne savait même pas ce que sont des filines, il prie pour sa mère, pour sa grand-mère, pour sa famille et il dit que la prière lui a changé l'esprit. [musique] Elle lui a appris à chercher les bontés de Dieu, à connecter les pièces du puzzle. Voilà le lingot de Sacha. Dans un tunnel, il n'y a que de l'argile. Mais il a choisi de croire qu'il y avait de l'or, même si c'est un seul millimètre d'or. Et cette perception l'a maintenu vivant. C'est ça le lien. Had ne dit pas que tout est facile. Il dit que rien n'est absurde. Même une balle dans la jambe peut-être [musique] une pièce de protection. Même un tunnel peut-être un lieu de rencontre avec Dieu. Alors pourquoi se réjouir dès le début ? Parce que si le salut commence 9 ans avant le décret, alors peut-être que ton salut a [musique] déjà commencé. Peut-être que ce que tu appelles blocage est en réalité un [musique] placement, un investissement. Peut-être que ce que tu appelles échec est une redirection. Peut-être que ce que tu appelles argile, c'est de l'or qui attend ta confiance. Se réjouir en hadar, ce n'est pas ignorer la douleur, mais c'est croire qu'elle fait partie d'une ligne, [musique] une ligne conductrice. Un jour, nous regarderons en arrière et nous verrons que chaque détail, chaque détour, chaque silence était une pièce indispensable. Alors, dès maintenant, on choisit de regarder notre vie comme un lingot d'or et on dit même si je ne comprends pas tout, [musique] je crois en Dieu car Dieu construit même en silence. et que très bientôt nous verrons toute la ligne se dessiner.



