
HIZOOK#71 - Pourquoi autant de Mitsvot
Moussar
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Transcription
Kind: captions Language: fr Je voudrais commencer par une histoire vraie, une histoire qui touche, une histoire qui secoue, une histoire qui ouvre les yeux au sens le plus littéral du terme. Parce que parfois avant les grandes idées, avant les concepts, avant les sources, la Torah commence par la vie, par la douleur, par l'angoisse, mais surtout à la fin par un miracle discret et bouleversant. Cette histoire c'est celle de Raviaoua Lando. Aujourd'hui, Ravioua Lando est un rassid rabat de Kirat Malachi, un sa stam, un scribe, un homme droit, un père de famille, une vie entièrement habitée par la Torah. Mais il n'est pas né là-dedans et surtout il n'est pas né comme ça. Il est né à Baya Blanka en Argentine dans une famille qui ne connaissait absolument rien au judaïsme. Pas de shabbat, pas de cachrout, pas de mitzvot. Il menait une vie totalement laïque. Il travaillait comme journaliste et animait une émission de radio politique et satirique. Une vie intellectuelle, engagée mais déconnectée de toute dimension juive. En 1988, sa vie bascule. Son fils Nahum né. Très vite, les médecins remarquent un problème grave. Nahou n'arrive pas à ouvrir l'œil droit. examen, spécialiste, verdict, une opération est nécessaire mais on conseille d'attendre l'âge de 3 ans. Trois longues années passent. À presque 3 ans, l'opération a enfin lieu. Mais après l'intervention, la nouvelle est terrible. L'œil droit voit à peine. Et pire encore. Pendant 3 ans, l'œil gauche a travaillé seul. Résultat, l'œil droit déjà faible, s'est considérablement détérioré. Les médecins craignent qu'ils perdent totalement la vue. Imaginez l'angoisse d'un père, l'impuissance, les nuits sans sommeil, la peur pour l'avenir de son enfant. Et puis une nuit, quelque chose d'inattendu se produit. Youda se réveille en sursaut, en sueur, le cœur battant. Il a fait un rêve. Dans ce rêve, il voit un homme assis à une table qu'il ne connaît pas. Mais l'homme le regarde et lui demande calmement : "Pourquoi es-tu triste ? Youda répond à cause de la vue de mon fils Nahou. Alors l'homme lui pose une question étrange. Est-ce qu'il porte des titite ? Yaouda répond que non. Et l'homme lui dit alors cette phrase simple mais renversante. Dans la parachat des titites, il est écritem. Vous les verrez et vous vous souviendrez de toutes les mitvotes d'ashem. Cela veut dire qu'il faut voir les titites. Si l'enfant fait ce qui dépend de lui, s'il porte des titites, alors Hashem fera ce qui dépend de lui et il guérira son œil pour qu'il puisse voir les titites. Le rêve s'arrête. Yéhouda est bouleversé. Il ne connaît pas cet homme. Il ne connaît pas les tititites. Il ne connaît pas le rabi de Lubavic. Car oui, c'était lui. Mais quelque chose l'a traversé. Alors, il va voir les rabades locaux et leur raconte tout. Ils lui disent : "Habie ton fils avec des titites." Pour convaincre l'enfant, Yhouda commence lui-même à porter Kipa et Titit. 3 mois plus tard, rendez-vous chez l'un des plus grands professeurs en ophtalmogie d'Argentine. Avant d'entrer chez lui, un interne fait des examens. Il regarde les clichés et reste sans voix. Il court chez le professeur. Nouveaux examens. Test approfondi et le verdict tombe. L'œil droit voit normalement, complètement. Le professeur avoue n'avoir jamais vu un cap pareil. Mais ce jour-là, ce n'est pas seulement l'œil de Nahou qui s'ouvre, c'est toute une famille qui commence à voir la vie autrement. Mais cette histoire, aussi bouleversante soit-elle, pose une question immense. Comment ça marche ? Quel est le lien entre une mitzva porté des titites et la guérison d'un œil ? Si le rabi voulait un miracle, pourquoi passer par une mitzva précise ? Pourquoi les titit pas une autre ? Pourquoi pas une bénédiction directe ? Pourquoi pas une mésousa ? Autrement dit, qu'est-ce qu'une ségoula vraiment ? Et cette question nous accompagne justement cette semaine dans une parachat fondamentale, la parachat de Hitro, la parachat du don de la Torah. Quelques jours avant le don de la Torah, le deuxième jour du mois de Sivan, un jour que nos sages appellent le jour du Yus, le jour où nous sommes devenus qualifiés, distingués, Hashem s'adresse à Moché avec une proposition incroyable. Vous serez pour moi une ségoula parmi tous les peuples, un royaume de prêtres et une nation sainte, un peuple séla. Et soyons honnête, les juifs aiment les séoulotes. Une séoula pour la santé, une ségoula pour la parnassa, une séoula pour le zivou, une séoula pour les enfants. On aime savoir qu'un petit geste peut ouvrir une grande porte. Mais alors, comment cela fonctionne-t-il réellement ? Pourquoi le rabi écrit-il à une femme qui souffre des yeux que la ségoula est de passer le vin de la Havdala sur les yeux ? Pourquoi un homme qui a des problèmes de jambes, il conseille de renforcer la tedaka ? Quel est le lien réel entre l'argent et les jambes ? Entre le vin de la et la vue ? Pour comprendre cela, il faut prendre beaucoup de recul. Il faut poser la grande question de la Torah. Pourquoi Hashem nous a-t-il donné autant de mixvot ? Pourquoi la Torah intervient-elle dans chaque détail de la vie ? Pourquoi manger différemment, s'habiller différemment ? Se marier différemment, faire des affaires différemment. Cette question est formulée noir sur blanc dans une michna que nous connaissons tous, que nous disons presque machinalement à la fin d'un cours ou juste avant le kadich. Rabi Hanania Benashia dit Hashem a voulu donner du mérite à Israël, c'est pourquoi il aura donné beaucoup de Torah et de mitzwot. Pourquoi dit-on précisément cette michna à ce moment-là ? Lagmara explique qu'après la destruction du temple, chaque jour est plus lourd que le précédent. Alors, comment le monde tient-il encore ? Grâce à deux choses. La kedoucha du ouvion, kad cadoche kadoche et le ameneraba du kadich que l'on répond après une michna ou une hagada ou une parole de Torah qui touche le cœur. Non pas après un pilpoule compliqué mais après une parole qui élève, qui réchauffe, qui donne envie d'aimer Hashem. Et parmi toutes les agadotes possibles, nos sages ont choisi celle-ci, celle de Rabian Benakashia, parce qu'elle répond à la question la plus lourde que peut porter un juif. Pourquoi autant de mitzvot ? Pourquoi autant de Torah ? Déjà à l'époque de Mosché, quelqu'un s'en était moqué, un homme brillant, charismatique mais dangereux, Corar. Le midrache raconte que Corisait le ridicule pour attaquer Moché. Il racontait l'histoire d'une veuve, de deux petites filles orphelines et d'un champ. Cette veuve vient labourer mais on lui interdit de le faire avec un bœuf et un anne. Elle vient semer, attention, pas de kilaï de mélange avec du raisin. Elle vient récolter, attention, laisse le lekette, la chirra, la paa, la dîme pour les pauvres. Elle entrepose, attention, Teruma Maasser, encore et encore épuisée, elle vend son champ. Alors, elle achète deux brebis. Elles mettent bas. et on lui prend les premiers nez. On ton laine et on lui prend le rchitagez, la première tente. Elle craque. Alors elle abat les brebis et là encore donne le bras, les mâchoires, l'estomac au béigd. Et Corar conclut : "Voilà la Torah de Moché, elle prend tout." Corar est tombé dans la terre mais sa question, elle est restée suspendue. Pourquoi la Torah prend tout ? Pourquoi autant ? Pourquoi s'ingèrent-elle dans tous les détails de notre vie ? Rabi Hanania avec cette Agada répond : "Parce qu'ashem veut nous faire du bien, les accotes et Israël." Une première réponse explique que les hommes sont différents. Certains serventhem par l'étude, d'autres par l'action et d'autres par laak. Alors Hashem a multiplié les chemins pour que chacun trouve sa porte d'entrée. Un jour, unhasid vient pleurer chez leadmour de Kotsk. Il était auparavant avrè plongé dans l'étude de la Torah du matin au soir. Puis la ville a obligé à reprendre le commerce de son père et depuis il court toute la journée. Il n'étudie presque plus et vient se plaindre au rabit de sa situation. Le kotker lui dit avant ta mission était d'étudier certes, mais aujourd'hui ta mission est ailleurs. Laaka, l'honnêteté dans le travail, l'absence de prêt avec intérêt. Et c'est exactement pour cela qu'il y a tant de mitzot. Le Rambam va encore plus loin. Il dit une chose vertigineuse, une seule mitva accomplie parfaitement avec un cœur pur, sans calcul. peut ouvrir les portes du monde futur. Et c'est pour cela qu'il y a 613votes pour qu'au cours d'une vie, un juif en fasse au moins une totalement vraie. Il raconte l'histoire de Rabi Khanina Ben Teradion, un géant spirituel, un des 10 martyres de foi. Il demande un jour à ses amis Rabanim, ai-je une part dans le monde futur ? Ses amis ne lui parlent pas de ses sacrifices ou de ses connaissances. On lui demande simplement est-ce qu'un jour une mzva parfaite est arrivée entre les mains ? Il raconte une scène simple qu'une nuit de pour ses propres pièces se sont mélangées à celle de la tedaka de Matanot laionine. Il a tout donné sans trier sans calcul. Il a tout donné au pauvres malgré qu'une partie de la somme lui appartenait. Et on lui a dit et bien tu vois c'est avec cela que tu es assuré du monde futur. Mais le rabi révèle quelque chose encore plus profond. Rabian lesotes est Israël. Rab nous dit que Dieu a voulu faire mériter Israël en leur donnant de nombreuses mitvotes. Mais les accotes ne veut pas seulement dire mériter. Les accotes vient également du mot les akhir qui veut dire raffiner, épuré, transformé. Car la Torah n'est pas là pour nous sortir du monde. Elle est là pour transformer la vie elle-même. Le monde, le temps et l'homme. Chaque lieu peut devenir saint. Chaque moment peut être élevé et chaque membre du corps peut être relié à hm. Nos sages disent 248 mixvotes positives correspondent aux 248 membres du corps et les 365 interdits aux 365 ner. Ce n'est pas symbolique car chaque mzva fait circuler une vie particulière dans un membre précis. Et voilà le secret des ségoulotes. Renforcer la mzva liée à un membre, c'est lui redonner de la vie, de la vie spirituel et donc par la même occasion aussi physique. Ce n'est pas de la magie, c'est une harmonie profonde entre l'âme et le corps. Et cela explique aussi pourquoi chacun est attiré par une mzva particulière qui lui est cher. Parce que chaque âme provient d'un endroit précis de l'âme d'Adam à Richon. Je voudrais conclure par une dernière histoire. En 2014, lors de l'opération Tsuitan, le conseil de sécurité de l'ONU se réunit pour condamner Israël. Il fallait neuf voix mais une voix manque. La Corée du Sud s'abstient. Donc la résolution échoue. Quelques jours plus tard, un industriel juif américain reçoit un appel de l'ambassadeur sud-coréen. Officiellement, pourquoi se sont-ils abstenus ? Ce sont des raisons diplomatiques. Mais il ajoute quelque chose de personnel. Sa fille travaille dans l'entreprise du juif. Chaque jour, elle rentre émerveillée. Des employés qui arrête tout pour prier Minha. Un respect total du shabbat, une dignité accordée à chacun. Des pauvres accueillis avec respect, jamais renvoyé les mains vides. Elle lui dit "Tu sais papa, j'en ai vu des gens bien, mais je n'ai jamais vu des gens qui vivent leur valeur jusque dans chaque détail de la vie." Alors, conclut l'ambassadeur sud-coréen, "Quand j'ai pu aider le peuple d'Israël lors de la résolution de l'ONU, et bien je l'ai fait." Voilà ce que signifie être un peuple séla, non pas un peuple magique, mais un peuple qui transforme le monde. Un détail après l'autre, une mzva après l'autre, jusqu'au jour où la lumière remplira tout. Bimera veam.



