
HIZOOK#62 - Avoir peur d'avoir peur (VAYISHLAH 8)
Paracha Likoutei Moharan
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Transcription
Kind: captions Language: fr Yaakob Avinou, après plusieurs années passé chez Lavane, son beau-père et oncle, revient enfin en hérê Israël et veut enfin régler son vieux conflit avec son frère Essaf. Il envoie des messagers à son frère avec un message de paix. Mon cher frère, oublions le passé, ouvrons un nouveau chapitre. Les messagers reviennent et leur réponse est un coup de massu. Et n'a rien oublié, rien pardonné. Il arrive avec 400 mercenaires pour tuer Yaakob et sa famille. La Torah décrit la réaction de Yaakob en deux étapes. Vaillira Yaakob Meod, il eut très peur, [musique] va sererlo et il fut angoissé. Les commentateurs remarquent que cette double expression est rare. Par exemple, [musique] à propos de Moscher Rabenou en Égypte, quand l'Égyptien qui l'a tué est découvert, la Torah dit simplement il a eu peur sans ajouter [musique] et cela lui causa angoisse. Pourquoi ici ce double langage pour Yaakov ? Rashi explique, il eut peur d'être tué par Essav, [musique] mais il fut angoissé à l'idée de devoir tuer Essav ou ses hommes. Une [musique] seconde explication. Yaakov craignait que ses fautes annulé [musique] les promesses divines. Mais le netsif de Vologine donne une interprétation fulgurante. Yaob a eu peur de sa propre peur. C'est-à-dire vaira Yaakob Meod peur est tombée dans son cœur. Va sererlo et cela l'a angoissé [musique] car il a compris que si la peur l'atteignait c'est qu'un mal se trouvait [musique] devant lui. En d'autres mots, Yaakob n'avait pas peur des saves. Il avait peur du fait d'avoir peur. Il sentait que la peur indiquait peut-être une faille en lui, une distance spirituelle, un manque de confiance en Dieu. Cette sensation que si j'ai peur, c'est que quelque chose ne va pas en moi. C'est cela qui l'a bouleversé. Et nous alors ? Bien sûr, nous nous ne sommes pas Yaakob Avinou, mais le NSIV touche ici à un point qui [musique] est exactement le sujet central du Sepheratania. Des milliers de juifs sincères, sérieux, pieux, peuvent vivre cette même détresse intérieure. Je fais ce qu'il faut, je prie, j'étudie, j'accomplis, mais quand je regarde au fond de moi, j'ai peur de ce que j'y vois. On ressent en soi de la peur, de la jalousie, du ressentiment, [musique] de la colère, des tentations matériel forte, une difficulté à ressentir de l'amour ou de la crainte d'chem, un vide, une lourdeur. Et alors, on se demande "Mais pourquoi-je comme cela ? À quoi servent tous mes efforts si mon monde intérieur est ailleurs ?" C'est une souffrance terrible le sentiment de vivre deux vies, d'être extérieur à soi-même. Beaucoup pensent "Oh si quelqu'un savait ce que j'ai dans la tête." Et de cette douleur naisse le cynisme, le découragement, la [musique] dépression, une déconnexion totale entre soi et sa Avodatachen. Voici deux histoires qui illustrent [musique] cette souffrance. à l'époque du Magi de Merich, élève du Baalto, fondateur du [musique] grand hasidisme. Il y avait deux frères géants de Torah, Rav Pinhas et Rav Schmuel Schmelke. Ils entendent parler de la nouvelle voix du Magid. Rav Pinhas va voir, écoute, observe. [musique] C'est certes intéressant, original, profond, mais ce n'est pas pour lui. Avant de partir, il va saluer le Magid et le Magid lui dit : "En sortant, passe par le Bamidrache et demande au jeune homme ainsi près du poil de te dire un mot de Torah. Ce jeune homme n'était autre que Ravzouché d'Anipoli. Ravzouchet hésite. Il se dit "Je suis un simple juif, je n'ai rien à dire à un géant comme Raf binas." Mais celui-ci insiste. Alors Ravzouchet ouvre la gmara de Braachot 47b où il est écrit neuf hommes plus l'arche sainte [musique] complète un minian. Ravn Narman object l'arche est un homme. Ravzouché enflamme ses mots. Imagine un juif qui est une arche pleine de livres. Il connaît tout. La Torah révélée, la Torah cachée, mais lui-même est comme du bois sec, froid, séparé, sans vie. Ravuna là-bas dans la gmara dit qu'un tel [musique] homme compte dans un minan puisqu'il est un homme. Mais Ravnarman répond : "Un coffre dosier est-il [musique] un homme ? Est-ce que c'est cela ce qu'ashem voulait quand il a envoyé sa Torah ? Ce feu intérieur bouleversa pinhas et il comprit la Torah n'existe pas pour être dans l'arche mais pour être dans l'homme dans le cœur. [musique] Et il comprit que c'était là sa place chez le magie de Mesrich. Une autre histoire. Le roi de Pologne goûte un jour chez un rabin un plat sublime, le fameux Cholent avec son kishquet. Il envoie [musique] son chef à prendre la recette. Le chef observe la rabanite. [musique] Elle prend un intestin de bœuf, le rempli de viande et de riz, épice et met sur le feu. Parfait. De retour au palais, [musique] il fait exactement la même chose. Le roi goûte et hurle. Mais c'est infect, ça sent extrêmement mauvais. Le chef retourne voir la rabanite. J'ai fait tout comme vous. Pourquoi ça sent si mauvais ? Et elle lui demande simplement : "As-tu nettoyé l'intérieur de l'intestin avant de le remplir ?" Il répond : "Vous ne me l'avez pas dit." Et elle lui dit, "Mais je pensais que c'était évident. Quel est le message ? Tu peux remplir ta vie de Torah et de mitzvot, mais si les entrailles, c'est-à-dire ton cœur, ne sont pas nettoyé de ton ego, de la tristesse, de [musique] la colère, alors le plat n'a pas bon goût. Et c'est cela la révolution du Tania. La réponse du Tania est bouleversante et a changé le monde. Pendant 17 chapitres, l'Admourazaken construit une architecture sublime en nous disant que les émotions ne sont que des enfants du cerveau. Le cœur ressent ce que la tête pense. C'est exactement le sens [musique] du motad. Bina daat. La sagesse, la compréhension [musique] et l'intégration. Ce n'est pas l'émotion qui gouverne l'homme, mais la pensée. Si ta pensée change, ton monde intérieur change. Ce que nous croyons être spontané, comme l'amour, la haine, la panique ou la jalousie n'est en réalité que le résultat d'une interprétation mentale, consciente ou inconsciente. Un exemple moderne, le fameux modèle EPRT. Événement, perception, ressenti, action. Tu es sur l'autoroute, une voiture te coupe violemment, tu manques un [musique] accident, colère, insulte, tu veux presque le poursuivre. Puis tu vois que ce conducteur entre en trombe aux urgences de l'hôpital et sort un enfant qui perd [musique] du sang. D'un coup, ton émotion change. Tu passes de la rage à la compassion. Pourquoi ? Parce que l'émotion n'était qu'un produit de ta perception. Le Tania nous dit "Si tu veux changer ton cœur, change ta manière de penser." Ce n'est ni la musique racidique, ni les discours passionnés d'un tsadic, ni l'enthousiasme ponctuel qui crée une transformation durable. Tout cela, c'est comme du foin enflammé. Ça brûle vite mais ça s'éteint vite. Le vrai changement commence dans la pensée. Apprendre, approfondir, méditer sur la grandeur d'Hem. Le Admurat Marzedek avait uncle Yosale, un génie un peu excentrique. Un vendredi, Yosale est au Migv [musique] et comme beaucoup de juifs, il refait le monde. Il renverse le tsar, fait s'écrouler la bourse, déclare une guerre. Un autre juif discute avec lui passionnément. Ils décident ensemble de continuer la conversation chez Yosale autour d'un verre de vodka. Yosale rentre chez lui, prend un khouch puis un rahi puis un ramban. Il se perd dans l'étude mais finalement on frappe à la porte. [musique] Il ouvre mais que veux-tu ? L'autre répond : "C'est moi du Migv. Tu te souviens notre débat ? Et Yosale dit simplement : "Ah, tu sais au MIGvé, tu parlais avec Yosalé du Migvevé. Maintenant, tu as devant toi un autre Yosalé. [musique] Car en effet la Torah qu'il a appris l'a changé. Pourquoi la Gmara dit-elle que les Talmidhamim sont comme du feu alors que les juifs sont pleins de mitvot comme une grenade ? Le rabi explique que la Torah pénètre l'homme. Elle brûle, elle transforme, elle devient ses rêves, ses pensées, ses pulsions. Il ne connaît pas la Torah, il est devenu Torah. Les mitvodes quant à ell sont des actes des graines extérieures à la personne. Elles sont certes précieuses, mais ne changent pas l'intériorité au même niveau. Rabitarfon de la Gmara qui voulait faire parler ses neveux qui sont mués devant lui [musique] un peu timides. Il cite volontairement un verset en le falsifiant et il leur dit "Et Abraham prit une femme. Son nom était Yohanni. Les neveux corrigent immédiatement leur oncle. Mais non, tonton Ketoura est écrit." Rabitarfon leur répond alors : "Ben Ketoura, vous êtes les fils de Ketoura. Pourquoi cette scène bizarre ?" Le Rabi explique. Rabi Tarfon veut leur dire, "Les enfants, vous pouvez renaître. La Torah peut vous faire naître à nouveau." Il fait allusion à une sorcière appelée [musique] Yohani Badretivi qui selon la gmara déclencher ou arrêtait des accouchements par magie. Vous pouvez être comme Yorani, donner naissance à un nouveau vous. Mais eux répondent non, c'est Ketoura. Ce qui signifie selon Rachi, fermé, attaché, cadnassé, incapable d'un nouvel accouchement. En d'autres mots, nous sommes figés, bloqués, incapables de changer. C'est pourquoi Rabitarfon les appelle avec tristesse. Vous êtes les enfants de Ketoura, vous refusez la possibilité de renaître. [musique] 19 qui se lève n'est pas seulement qu'un jour de joie et de lesim. C'est le nouvel an de l'étude de laassidout. C'est le jour où chacun décide de renforcer ses cours [musique] de Torah, de Hassidou, de Gmara, de Alaaka. Ouvrir un nouveau chiour, approfondir la pensée, diffuser les sources vers l'extérieur jusqu'à la venue du Masih. Car la promesse donné au Balemtov était : "Quand [musique] tes sources se répandront à l'extérieur, alors Masiar viendra." Et jamais, autant qu'aujourd'hui, ces sources n'ont été [musique] diffusées.



