
HIZOOK#61 - Chaque détail compte (VAYISHLAH 8)
Paracha Likoutei Moharan
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Transcription
Kind: captions Language: fr La parachat de Vaichlar nous raconte l'un des épisodes les plus mystérieux, [musique] presque mystique de toute la Tor. Yaob revient enfin en hérête Israël après [musique] 34 ans de séparation totale avec son frère Essave. Il veut [musique] tourner la page et il envoie des messagers pour rétablir la paix. Mais ces messagers reviennent avec un message terrible. [musique] Essav n'a ni oublié ni pardonné. Et il arrive avec 400 hommes de guerre. pour accomplir sa promesse meurtrière. Le jour où mon père mourra, je tuerai Yakob. Face à cela, Yaakob s'organise, prépare des stratégies, divise le camp en deux et soudain, au beau milieu de la nuit, un événement étrange survient à Yaakov. Yaakob reste donc seul dans la nuit et voilà qu'un homme inconnu se jette sur lui pour le tuer. [musique] Ils se battent. Yaakov résiste mais l'adversaire parvient à le frapper au guidanaché le nerciatique. Et Yaakob commence à boîter. Au levé du jour, l'inconnu demande à [musique] partir pour aller louer Dieu dans le ciel. Yaob comprend alors ce n'est pas un homme mais un ange l'ange des saves. Il exige [musique] une bénédiction de l'ange et à l'aube et àov guéri. À partir de cet épisode, la Torah donne une mzva unique. Ne jamais manger le nerciatique d'un animal en souvenir de cette blessure. Et là deux questions se posent immédiatement. Premièrement, pourquoi ce souvenir là ? Entre la création du monde et la sortie d'Égypte, il y a eu des miracles énorme. [musique] Le déluge, la guerre des quatre rois contre Abraham, la délivrance [musique] de Joseph. Aucune de ces histoires ne devient une mzva permanente. Et pourtant, [musique] la petite blessure à la hanche de Yaakov, elle oui. Pourquoi ? Deuxièmement, pourquoi se focaliser sur ce détail anatomique précis ? L'ange voulait tuer Yaakov. Cela aurait pu être la tête, le cœur, une main. Pourquoi la Torah immortalise-t-elle exactement ce nerf là avec précision chirurgicale ? Et ce n'est pas [musique] que théorique. La Allaha discute au centimètres près de cette zone interdite selon la forme précise de la hanche, si le nerf droit est interdit ou aussi le gauche selon comment l'ange l'a frappé. Pourquoi tout se zoome sur un détail anatomique si précis ? Le message est profond. Le combat de Yaakov, c'est le combat du peuple juif. Le rabi explique que ce n'était pas qu'un combat dans une nuit obscure, c'était une allégorie prophétique. La nuit, c'est l'exil. [musique] L'ange des saves, ce sont toutes les forces qui cherchent à nous détruire au fil de l'histoire. La blessure, ce sont les coups que le peuple juif reçoit génération après génération. Nous avons été frappés, brisés, parfois boiteteux. Mais la leçon essentielle est celle-ci : [musique] "L'ange ne réussit pas à tuer Jacob. Jamais aucun ennemi ne réussira à éliminer âme Israël. Nous serons blessés mais nous nous relèverons toujours. Ça c'est le premier message. Deuxème message, pourquoi la hanche ? Parce qu'elle symbolise l'avenir. La hanche, le yerer symbolise les générations futures, la postérité. Yotséo, les enfants et les petits enfants. Le but de l'ange des saves ce n'est pas seulement de frapper Yaakov, mais de tenter de briser l'avenir juif. Et la guérison miraculeuse de Yaakov à l'aube annonce que le peuple juif continuera malgré les blessures, malgré l'exil et [musique] malgré tout. Mais le rabbi va encore plus loin. La précision du détail. Le point central est le suivant. Pourquoi la Torah insiste-t-elle sur le détail exact de la blessure ? Et bien parce que cela enseigne l'un des fondements les plus révolutionnaire du Balemtov. La providence divine s'exerce sur chaque détail, [musique] chaque micro détail de la vie. Non pas seulement sur les grands événements historiques, mais sur tout. Sur un centimètre d'une air siatique, sur un retard, sur une rencontre, sur un objet posé quelque part. Rien n'est laissé au hasard. Cela dit, il existe un débat fondamental entre le Rambam et le Balchemtov. Le Rambam cartésien écrit dans le Moré Nevouim, le guide des égarés, que Dieu supervise globalement les espèces, mais non pas chaque insecte, chaque mouche ou chaque événement trivial. Une mouche qui se fait manger par une araignée. Pour le rambam, cela n'a aucune importance cosmique. Même chez l'être humain, selon le Rambam, seuls les grands justes, ceux dont la vie a un impact spirituel majeur, méritent [musique] une intervention divine détaillée, une Ashga Pratite. Mais pour le Balhemtov, pas du tout. Chaque feuille, chaque brin d'herbe, chaque fourmie, chaque [musique] âme juive, tout est guidé individuellement. Il enseignait que même une paille qui tombe au sol tombe selon la volonté précise de Dieu. Cela nous rappelle la fameuse mvava du chicha pe pa et leket. Lorsque l'on fait tomber lors de la récolte un de nos fruits, on doit le laisser à terre pour qu'un pauvre puisse en profiter. Car cela est voulu par Dieu. Il y a même cette histoire célèbre. [musique] Un élève du Baalemtov suivait la trajectoire d'une feuille portée par le vent. Elle se posa finalement sur une petite chenille frigorifiée lui servant de couverture. La feuille avait été envoyée par le ciel [musique] pour cette chenille. Et il y a même une preuve dans le Talmud. Rabichemand Bayai qui sort de sa grotte après 13 ans voitur tendre son filet et il entend une voix céleste dire dimos pitié. Et l'oiseau s'envole. Puis il entend Zavdin jugement [musique] et l'oiseau est pris. Rabichiman Bay comprend si un simple oiseau ne tombe pas dans le filet sans décret du ciel combien plus un être humain. Il y a également l'histoire de Rabihanan au bord du Jourdain qui observe un oiseau plongeur, un chalar. L'oiseau plonge du haut du ciel et [musique] va droit vers un poisson spécifique dans l'eau. Et Rabihanan s'écrit Michphaba, tes jugements descendent jusqu'au fond des mers au hchem. Car même le poisson ciblé est choisi par la providence divine. Le message pour nous c'est qu'il n'y a aucun [musique] moment qui n'est juste qu'un moment. Si chaque détail est voulu par le ciel, cela change toute notre vision de la vie. Si je me trouve dans ce lieu, ce travail, cette ville, ce n'est pas un hasard. Chaque journée, même banale, a une mission. Chaque rencontre, chaque parole, chaque contrariété, chaque réussite est un message. Ce que je fais aujourd'hui peut changer le monde entier. C'est l'effet papillon spirituel. La fameuse théorie du battement d'elle de papillon à New York qui peut causer un ouragan à Hong Kong. C'est exactement l'esprit du Rochashana de laidout de la [musique] Mourasaken et du Balchemtov avant lui. L'esprit de redécouverte de la vie comme mission divine détaillée, précise, voulu, organisée par Hem. Une histoire incroyable, presque incroyable mais vraie. Il y a une vingtaine d'années, un diamantaire nommé Tamir marche dans les couloirs de la bourse de [musique] Ramadgan. Il entre chez un collègue qui, en colère contre ses parents était en train de de [musique] tout jeter. Des photos, des souvenirs, des objets, tout. Dans la poubelle, Tamir voit un petit cadre et dedans un chèque de 200 dollars signé par le Rabi Lubavic. Le collègue lui dit "Prends-le, ça ne m'intéresse pas. Ça appartenait à mon père. Tamir le prend sans idée de sa valeur. Quelques mois plus tard, il est invité pour un shabbat chez un chaliard de Natania, le Rabahem Volpon. Il cherche une idée de cadeau et sa femme lui dit : "Donnons-lui le chèque du rabi. Ça l'intéressera sûrement plus qu'une bouteille de vin." Et il lui donne. Le rave Volpa les remercie rapidement. On était vraiment à quelques minutes avant l'entrée de shabbat. Il pose le chèque et il l'oublie pendant 15 ans. 15 ans plus tard, Tamir se trouve à Moscou et il entend dans une conversation [musique] une personne qui dit à une autre : "Hi dans un gala de Lubavic, on a vendu un dollar du Rabi pour 4000 dollars." [musique] Tamir manque de s'évanouir. Il calcule rapidement 1 dollar est égal 4000 dollars alors 200 dollars un trésor. et il se dit "J'ai donné un chèque qui vaut peut-être une fortune en cadeau." Il n'ose pas en parler au ra Volpo, mais c'est le ra Volpo quelques temps plus tard qu'appelle lui-même. Le Ravolpo l'appelle pour le solliciter à une participation pour une collecte. Tamir et sa femme acceptent bien sûr, mais sa femme lui dit "Rave, vous savez, nous sommes un peu déçus. Nous vous avons donné il y a quelques [musique] années et quinze maintenant un chèque du Rabi d'une valeur immense et nous n'avons jamais su ce que vous en avez fait. Le rave répond : "En vérité, je ne savais pas quoi en faire. Je l'ai laissé dans mon tiroir pendant 15 ans. Mais il y a quelques mois, un drame est survenu dans la grande famille des Schlouchim du Rabi. Le chaliard de Ramadgan, le rave Motiigal, [musique] est décédé. Alors, j'ai voulu aider sa veuve et ses enfants. Alors, je lui ai donné le chèque de 200 dollars pour qu'il le vendent et [musique] relance leur activité dans la chiroute. La femme de Tamir appelle la veuve, elle veut comprendre. La veuve lui raconte : "Nous avons vendu le chèque à un important investisseur, Schlomo Kalalich, et grâce à lui, nous avons pu relancer tout le travail de Khabad dans la ville de Ramadgan. La boucle semble boucler, mais quelques mois plus [musique] tard, Tamir repasse dans les couloirs de la bourse et il revoit le fameux collègue d'où tout est parti qui était en colère contre ses parents et il lui demande "Mais comment ce chèque était arrivé chez ton père ? Il n'a jamais eu de lien particulier avec Rabad." Le fils répond : "Écoute, mon père avait un ami très proche, le rave motigal, celui-là même. Et un jour, le rave Gal avait de gros soucis financiers et mon père l'a aidé généreusement. Le Rave [musique] Gal ne savait pas comment le remercier. Alors, il lui a offert son trésor le plus précieux, un chèque du rabbi de 200 dollars. Le chèque a donc fait un tour complet. Au début, le rafgal, ensuite le père, ensuite le fils, la poubelle. Tamir, le volpo et enfin la veuve du Ravgal [musique] afin de soutenir sa famille. L'objet est donc revenu exactement à son point d'origine, au moment précis [musique] où la famille en avait le plus besoin. Il n'y a pas de mot. Cette histoire pour conclure comme celle du nerciatique comme toute la parachat de Vaichlar nous enseigne ceci. Dieu est dans les [musique] détails. Chaque détail, chaque seconde, chaque personne, chaque détour. Rien dans ma vie n'est accidentel. Et si je suis ici aujourd'hui dans cette situation [musique] précise, c'est que Dieu m'y a placé pour une mission unique et irremplaçable. Réaliser cela transforme la vie. Et c'est exactement l'enseignement de laassidout. Ouvrir les yeux et voir la providence dans le moindre instant.



