
HIZOOK#60 - La dignité avant tout (VAYETSE 7)
Paracha
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Transcription
Kind: captions Language: fr Le judaïsme accorde une importance incroyable au prénom. Un prénom n'est pas une étiquette, ce n'est pas un numéro. Un prénom dans la Torah, c'est une carte de visite spirituelle. [musique] Il révèle l'essence, le destin, la mission. C'est pourquoi la Torah prend toujours soin d'expliquer l'origine des prénoms de nos grands personnages. Noar [musique] parce qu'on espérait qu'il nous console. Abraham, père d'une multitude de nations. Itak parce que sa naissance a fait rire ses parents. Yaakov parce qu'il a tenu le talon de Essav et Ekv. Et dans notre parachat, chaque enfant de Yaakov reçoit un prénom significatif et expliqué en détail par la Torah. Réouven, Dieu a vu ma souffrance, dit Léa, [musique] sa mère. Shimon, Dieu a entendu. Lévi, maintenant mon mari m'accompagnera. Yehouda cette fois je remercie Dieu. Mais voilà qu'arrive un prénom qui fait [musique] exception. Dina, la sœur des 12 tribus. La Torah dit simplement et Léa enfanta une fille et elle appela son nom Dina. Point final. Aucune explication, aucun sens. Pourquoi ? Ce silence est d'autant plus surprenant que la Torah au début de Beréchit explique déjà le prénom de Hava, de Adam. Et pourtant, nous savons par le midrache rapporté par Ashi quel est le secret du prénom de Dina. En effet, lorsque Léa tombe enceinte une septième fois, elle réalise une vérité qui lui déchire le cœur. Si elle donne naissance à un garçon, elle aura alors sept fils. Les servantes en auront deux chacune. Et Rachel, sa tendre sœur, la femme tant aimée de Yaakov, n'en [musique] aura qu'un seul. Léa ressent immédiatement la douleur [musique] de sa sœur et elle se dit "Je ne peux pas lui faire cela. Je ne peux pas la laisser avoir moins que les servantes." Alors elle prie, elle supplie, elle se juge elle-même dantaine Atma et elle demande que l'enfant devienne une fille. [musique] De là, nous apprenons que l'on peut encore changer le genre de l'enfant en demandant à Dieu jusqu'à 40 jours après le début de la gestation. Et c'est ce qui se passe. Le fétus se transforme en fille et elle l'appela [musique] Dina. Mais alors, pourquoi la Torah ne révèle-t-elle pas ce geste incroyable ? Pourquoi la Torah ne raconte pas cet altruisme ? Le rabi explique que Léa n'a jamais voulu humilier sa sœur, car raconter l'histoire de Dina s'était révélé au grand jour que Léa allait avoir un fils, qu'elle l'a cédé entre guillemets à Rachel. que Rachel n'aurait dû avoir qu'un seul enfant. Cela aurait fait paraître Rachel diminué, dépendante, sauvé entre guillemets par sa sœur. Léa n'aurait jamais voulu cela. Le silence de Léa est en réalité un chef-dœuvre de discrétion dans le c'est d'ailleurs la différence entre faire du bien et donner de la dignité. Beaucoup savent donner, mais [musique] donner en secret, donner sans recevoir de reconnaissance, donner sans que l'autre se sente redevable, donner tout en protégeant la fierté du destinataire, [musique] c'est toute autre chose. C'est cela le vrai resède. Dans le même esprit, le rabi explique une michna bien connue dans le pirot. Celui qui dit "Ce qui est à moi est à toi et ce qui est à toi est à toi, c'est un haside. On pourrait penser quel hasid naïf, il va devenir pauvre en donnant tout aux autres. Et puis la Torah interdit de donner plus d'un 5è. Alors qu'est-ce que cela veut dire ? [musique] Le rabi répond : "Ce n'est pas une question d'argent, c'est une question d'attitude. Le hasid, ce n'est pas celui qui donne tout ce qu'il a. C'est celui qui donne de manière à ce que l'autre ressente que tout lui revient de droit. Sans humiliation, sans supériorité, sans paternalisme. Il donne du cœur. Et parfois [musique] donner du cœur vaut beaucoup plus que donner de l'argent. Lagmara dit : "On peut nourrir son père avec le mai le plus raffiné et [musique] être coupable dans le monde futur. Mais on peut mettre son père à travailler au moulin et mériter le monde futur." Pourquoi ? parce que tout dépend du respect. Le premier nourrit son père, mais quand celui-ci lui demande "Comment tu as payé ce plat si cher ?" Il lui répond : "Tais-toi et mange, ce n'est pas ton problème." Le second, lui, il fait travailler son père avec douceur, avec respect. Il lui dit "Papa, j'ai tellement besoin de toi. Personne ne peut faire cela [musique] aussi bien que toi." Le premier fils donne de la nourriture, le second [musique] donne de la dignité. Repchel [musique] Ror, un des plus grands messenes de Khabad, qui était connu non seulement pour ses dons, mais pour la manière dont il donnait, toujours avec le sourire, toujours en faisant sentir à l'autre qui lui faisait une faveur en acceptant le don. Un jour, lors [musique] d'une inauguration du Betrabad de Bale qu'il finança, il raconta l'histoire qu'il a formé à cette attitude. Quand il était jeune garçon, [musique] caché durant la choa, la famille qui le recueillit dit à leurs enfants : "Nous avons un nouvel enfant. Chmoel sera l'aîné désormais. Il s'assa près de moi à la table du shabbat." En effet, ils n'ont pas seulement donné un toit au petit Chemuel, ils lui ont donné une place. Revenons à notre parachat. Yaakov travaille 7 ans pour Rachel. Puis au matin du mariage, surprise, Laavane lui a donné Léa. Que faire ? Il a trois options. La première, c'est d'accepter le sort et abandonner Rachel. La deuxième, c'est de renvoyer L et épouser Rachel. La troisième, c'est d'épouser les deux. Et Yaakob choisit la troisième. Mais comment cela ? Comment est-ce possible ? La Torah interdira plus tard d'épouser [musique] deux sœurs pour éviter justement la jalousie. Ne prends pas une femme avec sa sœur pour en faire une rivale. Le rab explique [musique] quelque chose d'extraordinaire. Yaakov a vu un comportement chez ses deux sœurs qu'il n'avait jamais vu chez d'autres femmes. Elles se donnaient l'une à l'autre sans compter. Rachel, la jeune sœur, a donné à Léa les signes qui devaient empêcher la supercherie. Elle a renoncé à sa nuit de noce, à son amour pour ne pas humilier sa sœur. Yaob a donc compris : "Deux femmes capables d'un tel amour [musique] ne deviendront jamais rivales." Et là, tout s' clair. Ce n'est pas un hasard si Léa a renoncé à un fils pour Ael avec Dina. [musique] Ce n'est pas un hasard si Rachel a renoncé à son mariage pour Léa. Ce sont deux âeurs en sainteté. Le midrache nous dit que lorsque le peuple juif souffre, Rachel se lève devant Dieu et lui rappelle son renoncement à Léa. Et Dieu lui répond alors : "Réprime ta voix de la plainte, tes enfants reviendront chez eux." Encore une histoire de Resed, l'étrrogu de souscotte. Un safer Rebiuda Klapman raconte [musique] qu'à la veille de Soucotte, un ami lui dit "Tu as acheté ton Étrog ? Sinon va chez un tel, c'est ça parass pour Yomtov." Il entre, regarde les Étroguimes, mais rien ne lui plaît. Il s'apprête à partir quand un juif fortuné arrive, choisit un étrogue, paye et s'en va. Reboua le rattrape et lui demande : "Dites-moi, pourquoi avez-vous [musique] acheté ici ? Avec vos moyens, vous pouvez avoir un étrog magnifique. L'autre lui répond : "Pour moi le vraiour mva, c'est de donner la parnassa à un juif." Rebioua s'est dit "OK, il a sûrement acheté un autre belle étrogue ailleurs, mais durant Yomtov, il le voit et [musique] il bénit sur cette étrogue là. ému, il hésite d'envoyer [musique] l'histoire au rabbi et le secrétaire lui dit "Le rabi reçoit chaque jour des lettres de la chonara et quand toi [musique] tu as une histoire de lumière, tu hésites à la lui envoyer." Lorsque le rabi lit la lettre, son visage s'illumine ligne après ligne parce que le rabi savait reconnaître la beauté d'un cœur qui donne sans s'élever. Pour conclure, toute cette drachat nous enseigne une seule chose. Pour conclure, tout ceuk nous enseigne une seule chose. Le plus grand acte de bonté n'est pas de donner. Le plus grand acte de bonté, c'est de donner tout en [musique] laissant intacte la dignité de l'autre. Rachel et Léa ont bâti la maison d'Israël sur ce [musique] fondement et c'est leur mérite, leur amour, leur capacité à se faire de la place l'une à l'autre [musique] qui continue de nous protéger et de nous unir. Puissions-nous, chacun à un autre niveau apprendre de nos matriarches à donner non seulement avec nos mains, mais surtout avec [musique] notre cœur.



