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HIZOOK#59 - Mille et Une nuits (VAYETSE 7)

HIZOOK#59 - Mille et Une nuits (VAYETSE 7)

Rav Shimshone Attali ·

Paracha
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Transcription
Kind: captions Language: fr Aujourd'hui, nous allons parler d'un sujet bouleversant, la prière du soir vite. Cette prière [musique] étonnante que nos sages ont qualifié de réchoute facultative. Pourquoi donc ? Pourquoi [grognement] celle que Yaakob Avinou a institué [musique] serait-elle moins obligatoire que les prières d'Avraham et de Israak, Shakhaarrit Minha ? Et surtout, [musique] qu'est-ce que cela nous apprend sur notre relation avec Hashem ? Dans la lumière, mais surtout dans [musique] la pénombre, dans l'obscurité. Je voudrais commencer avec une image très forte de ces dernières années [musique] qui m'a profondément marqué et qui raconte à elle seule tout secours. Vous l'avez sûrement vu, ce moment filmé quelques jours avant la libération de Or Migidich. On voit sa mère Margalite [musique] participer à une afrachat trala en priant pour sa fille retenue à Gaza. Elle est brisé, le visage ravagé par l'angoisse et soudain au milieu de sa supplication elle crie Ahchem je t'aime. On s'arrête tous. Comment [musique] est-ce possible ? Son monde s'est effondré. Sa fille est captive entre les mains de monstre. Et elle dit "Je t'aime." [musique] Mais d'où vient cette force ? Cette énergie d'aimer alors qu'elle n'a même plus de force de respirer. C'est exactement le sujet de notre cours, la foi dans la nuit. Vematra balot, ta fidélité dans les nuits. Là où la logique s'effondre, où réponse ne vient et où [musique] pourtant l'âme juive continue de s'accrocher. La foi du jour, nous la comprenons. [musique] Le soleil brille, le monde est ordonné. Tout a un sens. Mais la foi de la nuit, c'est [musique] autre chose. C'est l'enfant qui en pleurant se fait vacciner. Il ne comprend rien mais il se jette dans les bras de sa mère. Il sait qu'elle est avec lui, même si c'est elle qui l'a amené jusqu'ici. C'est cela la foi de nuit. Et c'est exactement ce que Yaakov découvre dans notre parachat. La parachat de Vaetsé est unique dans toute la Torah. Elle est entièrement stoua, fermée, [musique] sans espace, sans respiration, comme si elle était étouffée. Le bas à la tourime. [musique] La paracha est fermée parce que Yaakob en secret dans la douleur en fuite [musique] seul. Yaakob fuit Essav, quitte la terre d'Israël, se retrouve seul dans l'obscurité. Il n'y a pas d'espace, il n'y a pas d'air, pas de lumière. sa vie semble s'effondrer. Et c'est précisément là [musique] dans cette obscurité absolue qu'il rencontre. La Torah nous dit vaga Bamakom, il tomba sur l'endroit. L'expression est étrange. On ne tombe pas sur un endroit. Rachi explique [musique] il s'agit du montroit du temple. Et le terme [musique] paga signifie aussi prier. Comme si Yaakob heurtait Hashem. Le behor précise que Yaakob n'a pas cherché la révélation. Il n'était pas venu prier ici. Il est arrivé là par hasard, [musique] par accident. Et c'est justement là que Dieu se dévoile à lui. La réaction de Yob est bouleversante. Mais en vérité, Hashem est ici et moi je ne le savais pas. C'est exactement la définition de la foi [musique] dans la nuit. Nos sages nous disent qu'Abraham a institué Sharit, Yitrak, Minha et Yaakov Arvit. Mais à la différence des deux premières, Harvid fut institué par surprise comme une réaction instinctive viscérale à un choc spirituel. Et la Ala dit, Arvit est facultative. Mais et pourquoi ? Plusieurs explications ont été données mais la plus profonde se trouve dans le Chem Michel. [musique] Arvit n'a pas été planifié. Vaiom, [musique] il heurta l'endroit. Il tomba ici. C'est la prière de celui qui tombe, de celui qui crie, de celui qui cherche son Dieu dans le noir. Ce n'est pas une prière obligatoire entre guillemets. Personne n'oblige un homme à crier quand il souffre. Non, c'est une prière qui sort du cœur lui-même. Ellie Visel raconte une scène incroyable à Hvitz avec un vieux maître du Talmud. Il récitait des [musique] passages de gmara par cœur pour rester humain. Un soir, trois érudits réunissent quelques prisonniers et déclare à haute voix : "Nous allons faire un digne Torah, un procès à Hashem. Nous allons le juger pour les souffrances qu'il infligent [musique] à son peuple." Le procès a duré des heures. Des témoignages terribles ont été apportés [musique] et finalement le verdict est tombé. Dieu est coupable. Silence. Puis l'un des juges a levé les yeux et a dit aux autres doucement les [musique] amis, la nuit est tombée, les étoiles sont sorties, il est temps de prier vite. C'est cela le cœur du peuple juif. Même dans l'obscurité totale, même après avoir jugé Dieu, nous nous tournons encore vers lui. C'est cela [musique] Harvit, la prière de Yaakob. Parce que c'est la prière de celui qui n'est pas obligé d'aimer Dieu et qui l'aime quand même. Ce n'est pas une prière rationnelle, [musique] ce n'est pas une obligation légale, c'est un lien qui dépasse tout. C'est l'amour de la mère qui dit à son fils "Je t'aime". Alors que celui-ci est dans ses bras en train de pleurer devant le vaccin, dans les ténèbres. C'est l'amour du peuple juif qui prie même quand tout semble perdu. Et c'est pour cela dit le Rambam que malgré son statut facultatif, le peuple juif a accepté cette prière d'Arvit [musique] comme obligatoire parce que cette prière nous ressemble parce que nous sommes le peuple de Yaakov, le peuple qui sait le chercher dans la nuit. Une très belle idée est donnée par [musique] la Torat Mima. Si Harvit avait été une prière obligatoire, Abraham aurait dû l'instituer en premier. Car le jour d'un juif commence par la nuit. Mais non, Abraham commence [musique] par le matin. Pourquoi ? Parce qu'Abraham, lui, a connu la lumière. Sa relation avec Hashem était claire, [musique] limpide. Lesid babokeras, le matin, ta bonté est évidente. Mais Yaakov, notre père, c'est le père du peuple d'Israël. Et lui, [musique] sa vie fut une succession de nuit. Trompés et sav pour obtenir des bénédictions, fuir pour sauver sa vie. L'angoisse chez La vane, la disparition de Joseph, le harcèlement de Dina, 22 ans de deuil. Et [musique] pourtant, c'est lui qui rêve de l'échelle, cette fameuse échelle reliant le ciel et la terre. Car chez Yaakob, la lumière né [musique] du. Le rabi propose une idée magnifique. Au Betigdash, le service allait du matin au soir. Lumière puis obscurité. Mais dans la vie d'un juif, dans la réalité de notre monde, les prières suivent l'ordre inverse. D'abord la nuit, ensuite le matin, ensuite l'après-midi. Parce que la vie, ce n'est pas le temple. La vie commence souvent dans le brouillard, dans la confusion, [musique] dans le chaos. Le rôle de la prière est de nous amener du noir vers la lumière. C'est cela l'essence même d'Arvite. Yaakob nous a donné donc un trésor, la capacité de rencontrer Dieu dans la nuit quand rien n'a de sens, quand tout semble aller à l'envers, quand nous nous sentons abandonnés, quand la douleur nous étouffe. Il nous a appris que c'est justement là que le lien est le plus profond. C'est cela la prière d'Arvit. La prière de la maman qui dit "Je t'aime àem." La prière des sages d'vidz avec Visel. La prière du peuple juif depuis 3000 ans. La prière de ceux qui [musique] tombent et qui malgré tout s'accrochent.