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HIZOOK#58 - Combattre le mensonge (TOLDOT 6)

HIZOOK#58 - Combattre le mensonge (TOLDOT 6)

Rav Shimshone Attali ·

Paracha Moussar
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Transcription
Kind: captions Language: fr Un rabin annonce à sa communauté, shabbat prochain, nous étudierons le sujet du mensonge. Je vous demande simplement d'ouvrir à l'avance le chapitre 28 du livre de Vaikra. Arrive shabbat suivant et le rabin demande alors qui a étudié le chapitre 28 ? Presque toute l'assemblée lève la main. Le rabin sourit et dit bien dans le livre de Vaikra, il n'y a que 27 chapitres. Je vois que nous sommes prêts à discuter du sujet du mensonge. Voilà, nous sommes entrés dans un sujet extrêmement dérangeant, l'un des plus difficiles du rouach. Et la question dans parachat Toldot est terriblement simple et terriblement perturbante. Comment Yaakova Avinou, le [musique] tsadik parfaitam Yoshevoalim, l'homme intègre par excellence peut-il tromper son père ? Il profite de son aveuglement, il se déguise et se présente comme an [musique] Essav beora, je suis Essav ton aîné. Et il prend les bénédictions par la ruse. Et ce n'est pas seulement Yaakov, toute l'histoire semble bancale. Pourquoi Rivka ne parle-t-elle pas franchement à son mari ? Ils sont mariés depuis 84 ans. Pourquoi cacher ? Pourquoi manipuler ? Pourquoi Yitrak lui-même, une fois qu'il découvre la supercherie, pourquoi ne révoque-t-il pas les bénédictions ? Il aurait pu dire mais car tautout, c'est une erreur. [musique] Et pourtant Hitzrak dit clairement Gam Barou, il restera béni et Essav Essav arrive, la supercherie est dévoilée, mais les bénédictions restent à Yaakov. Comment est-ce possible ? Les maîtres de laassidout expliquent que cette parachat ne parle pas simplement d'un épisode familial douloureux, c'est une révélation d'une stratégie spirituelle dans notre vie de tous les jours contre notre Yetsarara. La Torah veut nous montrer à quel type d'adversaire nous avons affaire [musique] et surtout quel type de combat nous devons mener. L'ennemi de Yaakov et Save utilise une arme précise, infaillible, redoutable. La ruse, la duplicité, la mise en scène. Essav joue le rôle du tsadik. Il pose des question àic sophistiqué [musique] à son père. Papa, comment prélève-t-on la dîme sur le sel ou sur la paille ? Itrak, [musique] d'après le sens simple, est persuadé que son fils passe la journée au Betamidrache. Mais en vérité, Essav passe ses journées à la chasse, à courir derrière le sang et les instincts les plus bas. Essa vit un mensonge permanent. [musique] Il porte finalement les vêtements de Yaakov. Il emprunte son langage. Il imite son comportement pour obtenir ce qui ne lui appartient pas. Et donc, disent les maîtres, la seule manière de neutraliser un menteur de ce type, c'est d'utiliser temporairement ses propres armes. Puisque Essav se fait passer pour Yaakov afin de voler la bénédiction, alors Yaakov doit se faire passer pour Essav afin de récupérer ce qui lui revient de droit. Ne l'oublions [musique] pas, il avait acquis le droit d'è. Ce n'est pas de la tromperie humaine, c'est une contre manipulation spirituelle [musique] légitime, indispensable, voulu par Hashem. Pour comprendre, les hassidedim racontent une parabole. Deux frères très différents. L'aîné est violent, impulsif alors que le cadet est doux et silencieux. Le grand persécute le petit, le frappe régulièrement et le petit ne réagit jamais. [musique] Un jour, miracle, le petit se rebelle et lui rend la claque. L'aîné court chez son père en larme. Tu te rends compte papa ? Il m'a frappé. Le père écoute et donne une claque au grand. Celui-ci est [musique] scandalisé. Papa, je viens pour demander justice et tu me frappes moi. Le père lui répond : "Si ton frère qui normalement ne réagit jamais en est arrivé à te frapper, j'imagine ce que toi tu lui avais fait avant." C'est exactement cela. Yaakov réagit une fois [musique] dans sa vie. Si ce tsadic parfait a été poussé à agir ainsi, ces kaessaves avaient tissé une gigantesque toile de mensonge depuis des années. Cela commence dès la création. Le serpent est l'art de la séduction. Revenons au premier moment de ruse dans la Torah. Vehach haya harou. Le serpent était rusé. Le serpent n'arrive pas avec des cornes et des yeux rouges. Il se présente comme un ami, un conseiller, un psychologue, un coach. Mange, c'est bon. Ça t'ouvrira l'esprit. Tu vas comprendre les secrets du monde. Tu vas être comme Dieu. C'est exactement la méthode des saves et c'est exactement la méthode du Yetsara encore aujourd'hui. [musique] Pourquoi le Yeterara fait tant de dégâts ? La réponse c'est qu'il se présente comme un ami, comme une lumière blanche. Lagmara raconte une série d'histoires étranges du fameux explorateur Raba Barbarana. L'une d'elles parle de vagues gigantesque prête à renverser un bateau. Et les marins expliquent la vague qui te renverse ressemble à une flamme blanche, une lumière pure. Les commentateurs expliquent Raba Barbara n'essait pas de devenir océanographe. Il demande autre chose. Comment se fait-il que des géants spirituels, des grands de la Torah, des pagebo de la spiritualité après des années d'effort, [musique] peuvent tout détruire en un instant et être avalé par la vague de la vie ? [musique] Et la réponse, c'est parce que le Yetsarara ne dit jamais fait le mal, jamais. Il dit fais le bien mais un peu autrement. C'est mieux pour toi. Tu en as besoin, tu seras plus équilibré. Il peint l'interdit en blanc, en lumineux, en spirituel. Il déguise la vague dévorante en une flamme blanche et attirante. C'est ainsi qu'un homme construit toute sa vie puis perd tout en une seconde à [musique] cause de ce Yetsara. Alors que fait Yaakov ? Il retourne l'arme contre l'ennemi. Yaakob met les vêtements des saves. Il prend son langage. Il prend son terrain non pas pour devenir, mais pour le neutraliser. Et cela nous mène au cœur du message de la parachat. Dans ce monde, pour sanctifier la matière, il faut parfois se déguiser. Il existe deux niveaux, un niveau collectif et un niveau individuel. [musique] Au niveau collectif du peuple juif, nous vivons dans un monde qui se prétend moral, juste, éthique, éclairé. Mais la plupart du temps, ce monde fonctionne sur des illusions et des mensonges. Face à cela, nous devons entrer dans le système, [musique] comprendre ses codes, son langage et agir de l'intérieur. Milhama, la guerre contre les illusions se gagne avec stratégie. au niveau individuel et c'est là que le message devient extraordinaire. Quand arrive Mot Shabbat, c'est toujours un moment un peu triste. On quitte la lumière, la pureté, la tranquillité. On retire la chemise blanche et on enfile quoi ? La robe de l'avocat, le bleu de travail du technicien, le badge de l'employé de bureau, [musique] la tenue de l'entrepreneur. On entre dans le monde dur, matériel, [musique] parfois agressif. Et la Torah nous dit Alkira Avdiakov, "N'ai pas peur. [musique] Ces vêtements ne sont qu'un costume. Ce n'est pas toi, mais c'est précisément en portant ce costume que tu fais descendre la bénédiction dans le monde." Quand un juif travaille honnêtement, installe une tsedaka dans son bureau, prie trois fois par jour malgré la pression, met un cours de Torah au travail ou dans la voiture, devient une adresse pour tout besoin juif, [musique] alors il conquièrent le monde pour le compte d'Ashem. Point par point, lieu par lieu, il prépare le monde à la venue de Masiar. Voici une histoire vraie. Après la guerre de Kipour, l'ambiance en Israël était sombre. Unhaside important, Reb David Deutsch demande au Rabbi : "Que puis-je faire ?" Le Rabi répond il faut donner du travail aux gens, créer des usines. Alors son gendre Redmeir Ziler monte en Israël et fonde un grand atelier textile à Créat Malari Ploquex qui nourrit des centaines de familles. Pour développer les ventes, il participe à des salons textiles en Europe. Problème, ils ont toujours lieu du mercredi au dimanche. Et Shabbat et bien il ferme et donc [musique] une perte énorme. Il met donc un panneau 2h avant shabbat [musique] où il est écrit fermé pour shabbat, jour de repos juif. Il raconte cela avec fierté au Raf Radakov, le secrétaire du Rabi. Mais peu après, le Rafadakov revient. Le Rabi dit que tu dois mettre le panneau dès mercredi matin, dès l'ouverture du salon. Pourquoi ? Simple. Si le client découvre l'affiche juste avant Chabbat, c'est trop tard, le stand est fermé. Mais s'il sait à l'avance que Zailer ferme pendant shabbat, et bien il vient soit avant, soit après shabbat. [musique] Donc pas de perte, un avantage. Mais en vérité, le Rabi voulait dire bien plus. Hashem n'envoie pas un juif à Paris ou à Rome pour vendre du textile. Il pourrait très bien lui donner toute sa parnassa à Jérusalem. S'il t'envoie [musique] là-bas, ce n'est pas pour le business, c'est pour être un panneau vivant du shabbat. Un rappel pour chaque juif qui passe. Et voici la fin de l'histoire. [musique] Un jour, veille de Rochana, Ziller ferme son stand à 13h30. Un homme âgé éclate. Comment vous fermez à cause d'une fête juive ? C'est un salon international, ce n'est pas une synagogue. Zeyler lui parle doucement. Alors l'homme se calme et lui dit qu'il vient du Chili. Zeyler entend son accent et lui demande "Et avant le chili L'homme répond en parfait idichina poiler, je suis un polonais. Zailler lui propose alors d'entrer et de mettre l'hfiline. L'homme [musique] rit l'hfiline, moi j'ai survécu à la choa. Tu veux que je crois encore ? Zailer lui dit simplement une seule fois dans ta vie, on va faire ta barmidzva maintenant. [musique] L'homme accepte, il enroule la lanière autour de son bras, il dit le chemin Israël et il éclate en sanglot. des sanglots de plusieurs décennies. Quand tout se calme, Ziler lui demande "Au fait, vous êtes dans le textile ?" L'homme [musique] répond : "Pas du tout, je travaille dans le poisson, mais je songe à me lancer dans le textile." Zer conclut : "Ce jour-là, nous n'avons pas fait beaucoup de vente, mais nous avons compris pourquoi nous étions venus pour qu'un juif du Chili mette l'hfiline, la veille de Rochana." Et nous avons su une chose, cette [musique] année serait une bonne année. Alors pour conclure, le message de parachat Toldot est clair, [musique] puissant, dérangeant et lumineux. Ce monde est rempli de l'heure. Le mal se déguise souvent en bien. Et parfois, pour révéler [musique] la vérité, il faut entrer dans le costume du monde pour le transformer de l'intérieur. C'est exactement ce que Yaakob a fait. Ce n'était pas mentir, c'était plutôt [musique] démasquer le mensonge des saves. Et nous aussi, chaque semaine, chaque jour, nous mettons les vêtements des saves, le travail, la responsabilité, le monde matériel, mais seulement pour une seule chose, faire de ce monde une résidence pour Hem. Et de point en point, [musique] d'acte en acte, nous préparons le monde à la révélation finale, très proche où tous verront que la vérité d'Hachem remplit la terre.