
HIZOOK#56 - Ne te retourne pas (VAYERA 4)
Paracha
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Transcription
Kind: captions Language: fr Il y a des histoires dans la Torah qui sont [musique] mystérieuses. Il y en a d'autres qui sont dérangeantes. Il y en a quelques-unes très rares [musique] qui sont visibles encore aujourd'hui. La femme de Lotte, une femme vivante avec un cœur, une histoire, une famille qui [musique] devient soudain une colonne de selle. Et cette colonne, selon [musique] la tradition, la géographie, l'archéologie, elle est encore là, debout quelque part au pied du monst d'homme face à la mer morte. La terre elle-même témoigne un monument figé nous regarde et nous parle. Alors la question est immense. Pourquoi du sel ? Pourquoi ce châtiment ? Pourquoi rester là pour [musique] l'éternité ? Sodome, le paradis devenu enfer. Sodome n'était pas une ville misérable, loin de là. [musique] C'était une ville riche, très riche, une ville où les champs donnaient sans fin, une ville pleine d'abondance [musique] comme la Californie du désert. Mais cette richesse a créé une culture de peur. Peur de partager, peur de perdre, peur de l'autre, peur du pauvre. On a déclaré la loi la plus terrible [musique] de l'histoire humaine. Celui qui donne est un criminel. La ville interdit l'hospitalité. La ville interdit la charité. [musique] Elle interdit simplement d'ouvrir son cœur. Et lorsque quelqu'un le faisait quand [musique] même, il était brisé, torturé et affiché. La gmara raconte ce qui est arrivé à cette jeune fille de Sodome, d'après le midrage, peut-être la fille de Lotte, qui glissait un morceau de pain au fond de sa cruche pour un pauvre qui mourait de faim. Quand ils l'ont découverte, ils l'ont couverte de miel et l'ont posé sur [musique] la muraille. Les abeilles l'ont dévoré vivante. La Torah dit : "Sa plainte est montée au ciel." Et alors Dieu a dit, "Ça suffit." Lot est sauvé, mais pas son monde intérieur. Lot était le neveu d'Avraham. Il avait grandi dans une maison d'accueil, de générosité, de bonté, mais il avait été fasciné par la richesse de Sodome. Il s'y était installé, il s'y était marié et il était même devenu juge de la ville. Les anges viennent donc le sauver, lui, sa femme, ses deux filles, mais ils leur disent : [musique] "Ne vous retournez surtout pas. Ne regardez pas ce passé. Ne traînez pasodome dans votre avenir. Mais la femme de Lot se retourne non pas [musique] par curiosité ou pour voir la destruction, elle se retourne par attachement, par regret, [musique] par nostalgie. Elle se retourne parce que son cœur est resté à Sodome et son cœur s'est figé et son corps avec lui. Rachi dit simplement qu'elle avait péché avec le sel. [musique] Elle avait été punie par le sel parce que l'OT lui voulait servir du sel aux invités. [musique] Il avait été éduqué dans la maison d'Abraham mais elle avait refusé. Mais ce n'est pas tout. Ce n'est jamais juste littéral [musique] dans la Torah. Le sel est un mystère. Le sel ne nourrit pas. Le sel ne remplit pas. [musique] Le sel ne fait que révéler ce qui est déjà là. Seul, il est [musique] amè mais dispersé il fait chanter les saveurs. C'est la notion de Tedaka. Quand on donne au début cela paraît amer. On a l'impression de perdre quelque chose. Mais ce que l'on donne en réalité révèle [musique] la bénédiction dans ce que l'on garde. La tdaka n'est pas une perte, c'est [musique] un condiment divin. La femme de Lot n'a vu dans ce sel que ce qu'il coûte. Elle n'a [musique] pas vu ce qu'il apporte et elle est devenue ce qu'elle pensait. Après la destruction du temple, Raban Yohanan Benzakay croise une jeune femme en haillon mangeant des grains récupéré dans les excréments de chevaux arabes. Il lui dit "Ma fille, qui es-tu ?" Et elle dit "Je suis la fille de [musique] Ndimon Ben Gourion, l'un des hommes les plus riches de Jérusalem." Alors il demande : "Mais où est passé toute la richesse de ton père ?" [musique] Et elle répond mamonasser le sel de la richesse c'est d'en retranché [musique] il faut mettre de côté pour le maasser. Mais mon père lui n'a pas donné et il a tout perdu. À Telvive, un commerçant tenait une boutique de vêtements sur la rue Allenby. Chaque mois, [musique] il séparait sa dîme. Il donnait son mahaser lui-même avec joie, avec fierté. Et son magasin prospérit. Il racheta la boutique voisine, puis celle d'à côté, puis l'atelier de fabrication et enfin l'importateur italien. Il devint [musique] immense, mais plus l'argent est grand, plus l'homme a peur. Alors, il a commencé à ajuster, entre guillemets son mahaser. Juste un peu, puis encore un peu. Et alors, la bénédiction a cessé. Les affaires se sont effondrées. Il va voir son rave et lui demande pourquoi. Et le rave [musique] lui répond : "Dieu cherche des banquier pour distribuer sa richesse et il t'avait [musique] choisi. Quand tu as cessé de distribuer, Dieu a choisi un autre banquier." À Milan, [musique] en Italie, vivait un juif venu d'Iran, élégant, raffiné, marié à une femme distinguée, un homme dont la vie [musique] avait tout offert. Il avait réussi. Puis soudain, les impôts, les procès, l'effondrement. Désespéré, il va voir le rave Moché Lazar, chaliar du Rabi. Le rave [musique] lui dit "Écris au rais de Lubavic." Il envoie une lettre et quelques semaines plus tard, une enveloppe arrive. un chèque de 1000 dollars. L'homme fond en larme. C'est moi qui donnais toujours au rabi et maintenant c'est lui qui me donne. Mais le rave Lazar lui explique, ce n'est pas un don, c'est un investissement. Le rab entre dans ton entreprise. Alors il court déposer le chèque immédiatement. Le lendemain, un avocat passe par hasard et lui propose une solution simple. Rien de miraculeux à première vue, mais [musique] c'était la bonne solution au bon moment et l'affaire est sauvée. Ce n'est pas le montant qui a sauvé cet homme, c'est [musique] l'investissement, le don et la bénédiction du rabi. Sur la côte ouest de la mer morte [musique] se trouve Arsédom, une montagne entière de selle, longue de [musique] 11 km. Et sur sa crête se tient une colonne isolée, fine, droite, humaine. La femme de Lot. Elle est faite de Halit du sel pur. Elle est étudiée depuis le 19e siècle. Des expéditions britannique, française, isralélienne l'ont parfaitement documenté. [musique] Même les guides modernes de la région l'identifi : "La colonne est là parce que son message est encore là, est encore [musique] nécessaire. Tu ne deviens statut de celle que lorsque tu refuses d'avancer, lorsque tu as peur de donner, lorsque tu crois que ce que tu possèdes te définit. La vie est mouvement, le cœur est mouvement, l'âme est mouvement. Donner, c'est vivre, partager, c'est circuler, aimer, c'est respirer. La femme de Lot nous dit : "Ne regarde [musique] pas en arrière. Ne retiens pas ce que tu peux libérer. Donne, [musique] même un peu mais souvent. comme le sel que l'on disperse et alors tout devient plus vivant, plus profond, plus vrai [musique] et le monde se rapproche de sa guéin.



