The Torah Podcast

Cours de Torah — disponibles sur vos plateformes favorites

HIZOOK#54 - Ma Femme = Ma Sœur (LEH LEHA 3)

HIZOOK#54 - Ma Femme = Ma Sœur (LEH LEHA 3)

Rav Shimshone Attali ·

Paracha Mariage & Famille
Vitesse :

Retrouvez nous sur notre site www.israeltorah.com Merci de vous abonner à nos vidéos sur YouTube et de partager un Max ! IMPORTANT Soyez un des partenaires de la diffusion de la Torah dans le monde et associez-vous à nos Mitsvot ! Vous pouvez donner votre Maasser... Et sachez que nous réussirons toujours avec l’aide énorme d’Hachem grâce à vous ! Lien pour Donner http://www.israeltorah.com/dons-et-bilan/

Transcription
Kind: captions Language: fr La vie d'Abraham et de Sarah fut pleine d'épreuves et l'une des premières, c'est celle où Sarah fut prise et emmené au palais du remont un peu dans l'histoire. À peine arrivé en terre d'Israël, une famine éclata. Abraham et Sarah durent quitter le pays pour aller chercher de quoi vivre en Égypte. Ils s'approchèrent du poste frontière et Abraham remarqua aussitôt les regards des Égyptiens fixés sur Sarah dont la pé était éclatante. Il comprit qu'ils étaient en grand danger. Les Égyptiens allaient prendre Sarah pour le harem du roi et en parallèle ils allaient le tuer lui. Car comme soulligne le midrache, les Égyptiens avaient une forme de soi-disant crainte du ciel. Il ne touchait pas à une femme mariée et pour contourner le problème, il tuait simplement le mari. Alors Abraham se tourna vers Sarah et lui demanda de se présenter comme sa sœur afin qu'ils puissent sauver leur vie. Sarah fut effectivement emmené au palais, mais un ange veillait sur elle, empêchant quiconque de la toucher. Le pharaon, impressionné par sa sainteté, la libéra et renvoya le couple avec de grands honneurs et de nombreuses richesses. Mais une question étonnante est soulevée par le horimenatar. Pourquoi Abraham a-t-il dit qu'elle était sa sœur ? Pourquoi ne pas tout simplement dire qu'elle était une étrangère ou une voyageuse ? qui l'accompagnait. Pourquoi se présenter ainsi comme lié à elle par un lien familial ? La barbanelle répond de façon simple mais fine. C'était une stratégie ingénieuse, un moyen de gagner du temps et de sauver les deux. Dans les coutumes de l'époque, lorsqu'un homme voulait épouser une femme, c'était son frère qui négociait le mariage et la dotte. On le voit plus tard dans la Torah. Lorsqu'Elzer, serviteur d'Abraham, vient chercher Rivka. Il parle à qui ? Il parle avec Laavane, le frère et non avec le père. De même, lorsque Schrem veut épouser Dina, il s'adresse au frères et non à Yaob. Ainsi, en disant qu'il était le frère de Sarah, Abraham espérait que les Égyptiens lui demanderaient la main de sa sœur et qu'il pourrait alors prolonger les négociations, discuter de la dote, gagner du temps somme toutes et trouver une occasion de s'enfuir d'Égypte ensuite. Mais au-delà de cette explication tactique, il faut aller beaucoup plus loin. Pourquoi Abraham emploie-t-il ce terme particulier, ma sœur ? Et surtout, il n'est pas le seul. Dans le Cantique des Cantiques, le bien-aimé frappe à la porte de sa bien-aimée et l'appelle : "Ouvre-moi, ma sœur, ma compagne, ma colombe, ma parfaite." Pourquoi dit-il ma sœur ? Une sœur, ce n'est pas une épouse, c'est une contradiction. Le rabi dans son liéot, tome 20 page 41 explique le sens profond de cette expression. Pour le comprendre, il faut d'abord l'appliquer au niveau le plus humain, celui du lien entre un homme et sa femme. Dans chaque couple, il existe deux dimensions du lien : celle d'époux et épouse et celle d'un frère et d'une sœur. Sur le plan extérieur, un mari et une femme sont deux êtres distints qui ont choisi de s'unir. C'est un choix libre, réversible et humain. Mais à un niveau plus profond, ils sont aussi comme un frère et une sœur, deux moitiés d'une même âme créé ensemble avant la naissance. Leur rencontre n'est pas un hasard. Elle est décrétée 40 jours avant leur conception, dit le Talmud. C'est une connexion spirituelle essentielle qui ne peut pas être rompue. Le lien fraternel est donc un lien d'unité naturelle, d'attachement organique comme deux jumeaux partageant la même racine. Quand l'un souffre, l'autre souffre aussi. C'est ce que dit Aaron à propos de Myiam, sa sœur, atteinte de lèpre. Ne la laisse pas comme un mort dont la chair est ta moitié rongée. Autrement dit, elle est ma moitié. Mais ce lien-là, celui d'un frère et d'une sœur est un lien calme, stable, sans drame ni passion, parce qu'il ne comporte pas la nouveauté, le mystère, la recherche de l'autre. C'est là qu'intervient l'autre niveau, celui d'époux et d'épouse. Deux êtres différents qui se choisissent chaque jour, qui renouvellent sans cesse leur lien par la parole, l'amour, la tendresse, le pardon. C'est cette différence qui crée la flamme, la passion, le mouvement. Et c'est cela qu'Abraham dit à Sarah : "Dis, je t'en prie, que tu es ma sœur." Autrement dit, rappelle-toi que notre lien n'est pas seulement celui d'un couple qui a choisi de vivre ensemble. Nous sommes liés depuis la création du monde à la racine même de nos âmes. Ils pourront nous séparer physiquement, mais ce lien-là, ils ne pourront jamais le briser. C'est le même sens que dans le Cantique des Cantiques. Le bien-aimé frappe à la porte de sa fiancée. Elle refuse d'ouvrir car elle est blessée, fatiguée, désabusée. Alors, il ne dit plus seulement ma compagne, mais il dit "Ma sœur, souviens-toi de ce lien indestructible qui nous unit. Alors, ouvre-moi la porte. Le Rabi a souvent écrit dans ses lettres que ce lien profond doit servir de base pour surmonter les crises conjugales. Quand des couples lui écrivaient qu'ils envisageaient de divorcer, le rabiur rappelait que leur union venait de Dieu et Dieu ne se trompe pas. S'il les a réunis, c'est qu'ils ont les forces nécessaires pour surmonter des obstacles et faire grandir leur couple. Le Rabi dans une lettre dit : "Vous vous êtes mariés selon la loi de Moïse et d'Israël. Vous avez été bénis par Dieu sous la roua et il vous a confié la mission d'élever vos enfants ensemble dans une maison complète. C'est cela votre vrai bonheur dans ce monde et dans le monde à venir. Et voici une histoire bouleversante. Le ravnahum Erenty, émissaire du rabi dans la ville de Zaporodia en Ukraine, raconte qu'un peu avant la guerre en Israël, un homme est venu le voir désespéré sur le point de divorcer. Le rave essaya de le consoler, de raviver l'espoir mais sans succès. Peu après, le rave voyagea à New York. Là-bas, dans une boutique de sacs de Talite et de Tiline, il acheta quelques sacs neufs pour les offrir à ses fidèles. La vendeuse lui montra alors un vieux sac abîmé, oublié par un client, et insista pour qu'il le prenne gratuitement. De retour en Ukraine, le rave montra les sacs à son ami qui allait divorcer. Et parmi les modèles neufs et élégants, l'homme choisit, à la surprise du rave, le vieux sac usé et déchiré. Quelques jours plus tard, il revint, tenant une lettre trouvée à l'intérieur du sac. Le rave lut et faillit s'évanouir. C'était une lettre du Rabi écrite 40 ans plus tôt, en 1982, adressée à un jeune couple qui venait de se marier, les bénissant d'une vie d'amour, de joie et d'unité. Le rave comprit. C'était un signe du ciel. Le rabit leur rappel à ce couple à travers ce message perdu et retrouver ce que disait Abraham à Sarah. Dis que tu es ma sœur. Autrement dit, vous n'êtes pas seulement un mari et une femme. Vous êtes deux âmes liées depuis la création du monde. Et ce double lien, explique le rabbi, ne vaut pas seulement pour le couple. Il existe aussi entre chaque juif et Dieu. Dans le Cantique des Cantiques, l'amour du bien-aimé pour sa fiancée symbolise l'amour entre Dieu et Israël. Et là aussi, il y a deux niveaux. Le corps, c'est la compagne qui peut s'éloigner, se distraire, se détourner. L'âme, la néchama, c'est la sœur inséparable de Dieu, car elle est une parcelle de lui-même, un fragment de divinité d'en haut. C'est pourquoi quand un juif tombe dans le doute, dans la tentation ou la faiblesse, il doit se rappeler ses mots. Dis, je t'en prie que tu es ma sœur. Souviens-toi que ton lien avec Dieu n'est pas fondé sur tes mérites, mais sur ton naissance. Tu ne peux pas vraiment te séparer de lui. Un jour, dans les années sombres du régime communiste, un jeune Rasside, fatigué des privations et du danger, a voulu quitter la communauté. Le rabi précédent, le rabiayat, lui dit alors : "On t'a attaché les jambes. Tu peux battre des ailes autant que tu veux, mais tu ne pourra pas t'éloigner. C'est-à-dire ta néchama est lié à Dieu et tu ne pourras jamais vraiment t'en détacher. Le Ravieres Abramski, un grand maître du siècle dernier, fut arrêté par les soviétiques et envoyé dans un camp de travail en Sibérie. Un matin, il se réveilla et commençainalement à réciter Modéan Nilefaneha. Je te remercie, Dieu, de m'avoir rendu mon âme. Mais il s'arrêta. De quoi ai-je à être reconnaissant envers Dieu ? Je suis en prison. sans famille, sans talite, ni fil, sans livre, sans amis. À quoi bon vivre ? Et soudain, il lut la dernière phrase : "Raba et grande est ta foi. Je peux remercier Dieu pour la foi qu'il m'a donné, même ici au fond du camp. Je crois encore en lui et c'est cela ma liberté." Des années plus tard, il raconta cette expérience au Rabiayat qui lui répondit : "Ça valait la peine de subir toute cette souffrance. rien que pour atteindre un tel sentiment. Alors nous aussi nous attendons le temps où cette conscience remplira le monde, cette conscience de la sœur, quand la lumière de l'âme se dévoilera pleinement et [Musique] avec la venue du masiar très bientôt.