
HIZOOK#53 - Israël, phare des nations (NOAH 2)
Paracha Am Israël & Actualité
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Transcription
Kind: captions Language: fr Depuis le 7 octobre, nous vivons des jours bouleversants. La douleur des pertes, les familles détruites, les cris du peuple d'Israël qui montent vers le ciel. Jusqu'à quandem ? Mais en même temps, il se passe quelque chose d'extraordinaire, des phénomènes inattendus, presque miraculeux. C'est comme si au milieu de la douleur, les âmes saintes de nos martyres nous disaient : "Élevez-vous au-dessus du chagrin. Regardez ce que Dieu est en train de faire à travers tout cela. Un juif américain m'a dit récemment, "Tu sais, je regarde les infos ici aux États-Unis et c'est incroyable. On a l'impression que celui qui dirige le monde aujourd'hui, c'est le premier ministre d'Israël. Ce ne sont plus ni Trump, ni Poutine, ni les grandes puissances, mais Israël qui fait la pluie et le beau temps sur les marchés, sur la géopolitique, sur le monde entier. Et c'est vrai, cette guerre se joue à de multiples dimensions, mais l'une d'elles, peut-être la plus profonde, c'est le regard des nations sur Israël. Le monde entier découvre Boubé la puissance, la foi, la résilience de ce petit peuple. Et des gens intelligents et honnêtes commencent à se poser des questions. Mais qui sont ces gens ? Comment un peuple si petit peut accomplir des choses que même les grandes puissances n'osent pas faire ? Et ces questions mènent inévitablement à la reconnaissance d'une providence divine, d'un Dieu qui guide l'histoire. Autrement dit, ces événements nous préparent à notre vocation ultime, être une lumière pour les nations. À travers cette montée fulgurante d'Israël sur la scène mondiale, Dieu révèle son dessin. Que le peuple juif soit un phare de foi, de morale et de vérité pour toute l'humanité. Et c'est pourquoi nous allons parler d'un sujet qu'on aborde rarement, la responsabilité du peuple juif envers l'humanité entière. Transmettre la foi en Dieu et les sept lois de Noé aux nations du monde. Mais avant, il faut comprendre pourquoi donc le peuple juif s'est-il détaché de Noar, personnage emblématique de la Bible. Et pourquoi nos sages semblent-ils rabaisser sa grandeur alors que la Torah l'appelle le seul juste parfait de son temps ? La Torah ne distribue pas les compliments facilement. Elle parle d'Avraham Avinou, de Moerabenou, d'Aaron à Cohen, du roi David sans jamais les qualifier directement de juste ou de parfait. Mais pour Noah, la Torah insiste. Noar était un homme juste, intègre dans sa génération. Il marchait avec Dieu. C'est unique. Aucun autre personnage biblique n'a reçu pareille louange. Et dès sa naissance, on pressend quelque chose d'exceptionnel. Son père dit de lui : "Celui-ci nous consolera de la peine de nos mains, du sol que Dieu a maudit." Nos sages expliquent que Noah a inventé la charrue, qu'il est né circoncis et que grâce à lui, la terre a retrouvé sa fertilité. Tout dans sa naissance respire la bénédiction. Et la Torah dit de lui : "Noar trouva grâce aux yeux de Dieu." Le mot Noah, nounet est d'ailleurs l'inverse de grâce noun. Cette grâce, c'est un charme spirituel, un don divin. Ce n'est pas que Noar était beau ou sage, mais que Dieu trouva en lui quelque chose d'agréable. Mais voilà, après tant d'éloge vient la phrase fatidique. Il était un sadic dans sa génération. Drashi suivant le midrache ajoute : "Certains de nos sages y voient un éloge. S'il fut juste parmi les méchants, combien plus s'il avait vécu parmi les justes. Mais d'autres y voient un blâ. Comparé à Abraham, il n'aurait rien valu. Et là, on s'étonne. Pourquoi chercher à minimiser un homme que la Torah glorifie tant ? Où est passée la règle juge ton prochain favorablement ?" Nos sages répondent parce que la Torah ne fait pas de compliments gratuit. Elle veut nous enseigner que la vraie grandeur ne réside pas dans la pureté individuel, mais dans la responsabilité envers autrui. Et c'est là que Noah a échoué. Noar était un saint, oui, mais fermé sur lui-même. Il a entendu Dieu annoncer la destruction du monde et il s'est tue. Pas une prière, pas une tentative de plaider pour sa génération. Pendant 20 ans, il a construit son arche sous les yeux de ses voisins, mais sans leur dire "Réveillez-vous, repentez-vous". C'est un juste qui s'est réfugié dans son cocon comme pour dire "Moi, je suis en règle avec Dieu, le reste du monde, tant pis." Et c'est là que la tradition rassédique voit sa limite. Le rabi de Kotsk disait : "Noar était un tadic en manteau de fourrure. Quand il a froid, il s'enveloppe d'un manteau pour se réchauffer. Mais le vrai Tadic, lui allume un feu pour réchauffer les autres aussi." Magnifique image. Le juste qui vit pour lui-même peut être parfait, mais il ne réchauffe personne. Le vrai tadique est celui qui fait rayonner sa chaleur. Et c'est pour cela que Noar n'est pas notre modèle. Nous, les descendants d'Abraham, Isaac et Yaakov, nous sommes appelés à être des justes au feu de bois et non pas en fourrure, à faire briller la lumière pour les autres et non pas seulement pour soi. Le Rabi Gedalia Moché Goldman, Admour de Sville, a été arrêté par les soviétiques. Il a été envoyé dans un camp de travail en Sibérie pour activités religieuses. Un jour, on le convoqua avec un autre juif, celui-ci et malade, au bureau du commandant. Bonne nouvelle, ils étaient libérés. Mais avant de sortir, il fallait signer quelques papiers. Problème, c'était shabbat. Et le rabi refusa de signer. Il n'était pas en danger de mort. Il pouvait survivre encore un peu. Donc, pas question de profaner le shabbat. Le commandant cria : "Tu ne sortiras jamais d'ici." Mais le rabi a tenu bon. Alors le commandant a donné les papiers à l'autre juif, le vieillard, mais lui aussi, inspiré par le courage du rabbi, refusa de signer. Alors le rabbi prit le stylo et dit : "Je vais signer à ta place. Toi, tu es faible, malade et sortir d'ici, c'est pour toi une question de vie ou de mort. Moi, je reste." Le commandant soviétique resta bouchebé, ému et dit simplement : "Allez, sortez tous les deux. Je signerai pour vous. Voilà ce qui est un juste à la manière d'Israël, celui qui pense à l'autre avant lui-même. Et c'est justement ce qui différencie Noah d'Abraham. Noar s'est isolé. Abraham, lui a ouvert sa tente sur quatre côtés pour accueillir tout le monde. Il a enseigné la foi en Dieu à des milliers de personnes et il a supplié Dieu de sauver même les pires, les habitants de Sodome. Et cette responsabilité dépasse même le peuple juif. Car Abraham n'a pas seulement fondé Israël, il est devenu le père d'une multitude de nations. Notre mission, c'est d'éclairer toute l'humanité et non pas seulement notre communauté. C'est là qu'interviennent les sept lois de Noé que Dieu a donné à toute l'humanité bien avant le Sinaï. Interdiction du meurtre, interdiction du vol, de l'idolâtrie, du blasphème, de la débauche sexuelle, de consommer la chair d'un animal vivant. Et enfin l'obligation d'établir la justice, les tribunaux et les lois. Le Rambam Maimonid écrit quelque chose de fascinant. Moïse n'a pas donné la Torah seulement à Israël, mais il a aussi ordonné de la part de Dieu de contraindre toutes les nations à observer les lois donné à Noir. Autrement dit, le don de la Torah ne concernait pas uniquement les Juifs mais toute la création. Les Juifs ont reçu 613 commandements, mais les nations ont reçu 7 commandements pour que la société humaine soit juste et spirituelle. Le Rabi de Lubavich l'explique magnifiquement. Pendant des siècles, le peuple juif n'a pas pu parler au monde. Il était pourchasser, exilé, mis de côté. Mais aujourd'hui, où les nations nous écoutent, chaque juif doit saisir l'occasion, par la bonté, le respect et la lumière d'encourager les non-juifs à vivre selon ces sept lois. Non pas pour les convertir, mais pour leur révéler la beauté d'une humanité unie autour du même créateur. Il y a un midrage célèbre qui raconte qu'avant de donner la Torah à Israël, Dieu alla voir les autres peuples Essav, Ismaël, Moave et il leur a proposé la Torah. Chacun a refusé. Non non, nous ne pouvons pas. Elle interdit le vol, le meurtre, la débauche. Ce sont nos habitudes. Et alors Dieu se tourna vers Israël qui a répondu : "Nassé Vénishma, nous ferons puis nous comprendrons." Mais la question se pose, est-ce que Dieu a vraiment voulu donner la Torah aux nations avant Israël ? Est-ce qu'Israël n'était qu'un plan B ? Bien sûr que non. Le rabi explique que cette proposition aux nations n'était pas une négociation fictive. Cette proposition a été là pour créer un lien spirituel entre la Torah et l'humanité toute entière. Même si les nations ont refusé à ce moment-là, cette proposition a laissé une empreinte indélibile. Elle a ouvert la porte à l'idée que la Torah parle à tous les hommes. Et c'est pourquoi aujourd'hui des milliards de personnes, 4 milliards plus exactement chrétiens, musulmans croit en un Dieu unique. L'héritage d'Abraham s'est diffusé. Regardez le monde moderne, les valeurs de la Torah, le respect de la vie, la justice, la compassion sont devenues universels. Là où autrefois les gladiateurs s'entretuaient pour le plaisir du public, aujourd'hui même celui qui écrase un chat peut être condamné. C'est la victoire silencieuse de la morale biblique sur l'inumanité. Noar, c'est le juste solidaire. Abraham, c'est le juste qui change le monde et Israël aujourd'hui est appelé à être ce peuple d'Avraham, porteur de la lumière divine dans un monde qui cherche encore sa route. En ces temps d'épreuve, de guerre, de confusion morale, Dieu nous donne l'occasion d'accomplir notre mission. Être un modèle, une source de foi et de bonté, infare pour les nations. Le prophète Isaïe a dit : "Des peuples marcheront à ta lumière et des rois à la clarté de ton levé. Alors, puissions-nous, chacun à notre niveau, réchauffer le monde, non pas en mettant un manteau de fourrure, mais en allumant un feu, un feu d'amour, de foi et de responsabilité. Et que ce feu prépare le monde à la venue du Masiar, quand toutes les nations reconnaîtront Dieu et le serviront ensemble dans la paix, la justice et la lumière.



