
HIZOOK#50 - Une identité éternelle
Emouna
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Transcription
Kind: captions Language: fr Il existe des questions qu'on entend pour la première fois et cette question peut bouleverser le monde et l'âme. C'est exactement ce qui s'est passé il y a 500 ans en Espagne dans le bureau du grand sage Rabiitrakarama, auteur du Akedatrak sur la Tor. Nous sommes à la fin de l'année. Rochaschana approche et nous lisons la parachat de Nitvim. Le jour de son décès, Moscher Rabenou rassemble tout le peuple. vos chefs, vos tribus, vos anciens, vos enfants, vos femmes depuis le bûcheron jusqu'au porteur d'eau. Et il conclut une alliance éternelle avec le peuple juif. Ce moment fait écho au Montsinaï. Tout le peuple est là et Mosché engage le peuple à rester fidèle au mitzvot pour toujours. Mais Moché ajoute six mots qui changent tout. Ceux qui se tiennent aujourd'hui devant Hashem, notre Dieu, et ceux qui ne sont pas là avec nous aujourd'hui. Rachi explique, il s'agit aussi des générations futures. Cela veut dire que l'alliance n'a pas seulement concerné ce qui était là à ce moment-là, mais tous les juifs de toutes les générations jusqu'à nous aujourd'hui. Mais là surgit une énorme question. Comment peut-on obliger quelqu'un qui n'est pas encore né à signer une alliance ? En Ala, c'est bien connu, on ne peut pas vendre un fruit qui n'a pas encore poussé, ni engager quelqu'un qui n'existe pas encore. Et même si c'est un honneur d'être juif, c'est aussi une vie pleine de devoirs et de contrainte. Alors, comment peut-on m'obliger, moi à une alliance que je n'ai pas signé ? Rabi Itakarama tremble devant cette question. Pourquoi sommes-nous juifs ? Qu'est-ce qui nous oblige ? Est-ce que nos ancêtres ont choisi ainsi ? Il propose des réponses classiques. La première, selon le midrache, toutes les âmes juives étaient présentes au Sinaï. Il ont répondu naé Vénishma, nous ferons et nous comprendrons. Une autre explication, le fils est la jambe de son père. Autrement dit, l'enfant continue naturellement le chemin de ses parents. Mais Rashi, le plus grand commentateur de la Torah, ne dit ni l'un ni l'autre. Il ne mentionne pas la présence de nos âmes au Sinaï, ni la transmission par le lien père fils. Et cela soulève une autre question. Qu'en est-il des convertis ? Mosché parle aussi de l'étranger qui est dans ton camp. Eux, leurs âmes n'étaient pas au Sinaï et leurs parents n'étaient pas juifs. Alors, pourquoi l'alliance les engage-t-elle ? Et la question va encore plus loin. Et les juifs d'aujourd'hui qui n'ont reçu aucune éducation juive assimilée, issue de familles coupées du judaïsme depuis des générations ? Pourquoi eux aussi sont-ils concernés par cette alliance ? Le Rabi répond dans le lié sirot que la réponse est tellement simple que Rashi n'a même pas besoin de l'expliquer. Ce n'est pas nous qui avons fait l'alliance, c'est Hashem. C'est Hashem qui a choisi. Et pour lui, il n'y a ni passé, ni présent, ni futur. Toute l'histoire est devant lui, du début à la fin. Donc oui, nous étions là, mais pas parce que nous étions déjà nés, mais parce qu'hem nous a vu, nous a choisi et nous a inclus dans cette chaîne éternelle. Être né juif, c'est la preuve vivante de cette élection divine. Pour visualiser cela, imaginez ce que faisait Rav Simra Kohen Cook, le rave de Rchov, avec ses élèves, des adolescents. Il alignait 120 jeunes en file indienne et leur disait : "Regardez autour de vous. Le premier c'est Abraham Avinou, le deuxè Itak, le trè Yaakov. Puis viennent les tribus, l'esclavage en Égypte. Mcher Rabenou, l'entrée en Israël, les juges, les rois, le premier temple, le second, la michna, le Talmud, les exils, les aliotes en terre d'Israël. Et voilà, la chaîne arrive jusqu'à nous ici à Rovot. Et il ajoutait, cela semble lointain, mais depuis Abraham, il n'eut que 120 générations. Vous êtes les maillons de cette chaîne et c'est à vous de transmettre aux générations suivantes. Et bien, Hashem a fait pareil dans le désert. Il a lié toutes les générations ensemble jusqu'à aujourd'hui. Mais êtres juifs, ce n'est pas seulement une question de choix, c'est une identité. Quand Hashem nous a choisi, il a placé en nous une néchama, une âme divine. Cette âme façonne notre caractère, nos désirs, notre manière de penser. On ne choisit pas d'être juif tout comme on ne choisit pas de naître. C'est notre essence. Demander au Baal et Chuva. Beaucoup témoignent qu'ils n'ont jamais trouvé la paix intérieure tant qu'ils n'avaient pas retrouvé la Torah. Demander aux juifs sortis de l'Union soviétique après trois générations de coupure totale, soudain, ils se réveillent et reviennent à leur judaïsme. Qui les a appelé ? C'est cette chaîne invisible, cette néchama qui ne les lâche pas. Petite histoire drôle, à pour des jeunes sont sortis dans un centre commercial à Los Angeles pour distribuer des Michel Archmanot. Un afhro-américain les a arrêté. Donnez-moisen un, s'il vous plaît. Il lui demande, "Vous êtes juifs ?" Il répond oui. Alors l'un d'eux, un peu éméché déjà par la mzva de Adeloyada, lui demande "Vous avez une britmila ?" Et l'homme répond "Oui, oui, bien sûr, mais je l'ai laissé à la maison. Un juif ne peut pas laisser son alliance à la maison. Même si on essaie, l'alliance conclue par Mocher Rabenou nous poursuit. On le voit encore aujourd'hui après le 7 octobre le monde entier a vu. Des juifs parfois très éloignés se sont soudain levés et ont crié personne ne nous arrachera à notre peuple. C'est la chaîne qui tremble, qui vibre et toutes les âmes ressentent ce mouvement. Encore une histoire en Californie à Roseville. Le chaliar le ravie cororic reçoit un jour un coup de fil de mois après le 7 octobre. Un juif lui dit "Rave, je ne comprends pas ce qui m'arrive. Depuis Simratora, je n'ai pas de repos. Ça fait 41 ans que je n'ai pas mis les filines, 10 ans que je n'ai pas mis les pieds dans une synagogue et soudain, je ressens le besoin naturel de mettre l'éphiline chaque jour. Et maintenant, je veux rejoindre la communauté." Quelques jours plus tard, le rave propose de faire vérifier cette filine. Résultat, elles étaient psoulotes, invalides. Quand l'homme la prend, il est ému et il dit : "Tout s'explique, rave. Mon âme voulait des filines kerchotes et ces filines m'ont ramené à la Torah." On n'a pas choisi d'être juif, mais Hashem a planté en nous une âme éternelle. C'est comme la vie. Nos parents ne nous ont pas demandé si on voulait naître. Pourtant, nous existons et la vie nous engage à la vivre pleinement. De la même façon, être juif n'est pas une option, c'est notre être profond. Et même nos ennemis l'ont compris. Le 20 janvier 1942, en Allemagne, les nazis se réunissent pour planifier la solution finale. Il liste tous les juifs d'Europe, pays par pays, et il tombe sur un petit pays, l'Albanie, 200 juifs. Il ne voulait pas laisser échapper, même 200 juifs perdus dans les Balkans, même s'ils n'étaient peut-être pas religieux, peut-être pas conscients de leur judaïsme. Pourquoi ? Parce qu'ils savaient que chaque juif est un maillon de cette chaîne éternelle. Le prophète Bilham l'avait déjà dit. Il se couche comme un lion Israël et comme une lionne qui le réveillera. Qu'est-ce que cela veut dire ? Le rabi explique qu'un lion, même quand il est couché, reste un lion. Tu peux l'apprivoiser, l'habituer à un cirque, mais à tout moment il peut se lever et rugir. Le jourarou nous dit que le lion est toujours considéré comme dangereux. De la même manière, un juif peut sembler couché, endormi ou assimilé, mais il suffit d'une étincelle pour qu'il se relève et montre sa vraie nature. C'est l'histoire juive. On nous a cru mort tant de fois en Égypte, à pourrim, à l'époque grecque. Mais à chaque fois, un petit groupe s'est levé et le peuple tout entier a rugi de nouveau. Encore une belle histoire de Russie. Le Rav B Mendel Zaklas, le chaliard de Briensk, raconte qu'un jour un juif riche de Moscou passe par sa ville et cherche un repas cacher. Le rave n'a rien de prêt à lui offrir et il l'emmène à la maternelle juive. On lui sert un repas improvisé. Du poisson salé, des pommes de terre à moitié cuites. Le riche sourit mais avant de partir, il accepte de visiter le nouveau bâtiment de la synagogue encore en construction. Quelques mois plus tard, c'est lui qui va financer toutes les fenêtres du bâtiment pour 25000 dollars. Il expliquera que ce jour où il devait justement s'acheter une montre de luxe du même prix, il s'est dit est-ce que je vais vraiment me promener avec une montre brillante alors que des juifs à Briansk n'ont même pas de synagogue ? Voilà ce que nous sommes, une chaîne indestructible. Et à Rochana, nous nous présentons devant Hashem Nitavim et nous disons "Nous sommes là, nous tenons toujours debout." Alors à la fin de cette année difficile, nous pouvons être fiers. Rien n'a pu briser notre chaîne. Bien au contraire, elle s'est renforcée. Et nous prions que cette année soit l'année de la guoua, de la délivrance véritable et complète. Amen. Kenatson shanatova metou Ok. [Musique]



