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HIZOOK#49 - Les clés de la Téchouva

HIZOOK#49 - Les clés de la Téchouva

Rav Shimshone Attali ·

Téchouva
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Transcription
Kind: captions Language: fr [Musique] On arrive à la fin de l'année. On est dans Elou à quelques jours de Rochana et de Yom Kipour. Et la question qui brûle dans notre cœur, c'est la suivante : comment je fais pour vraiment changer ? Comment prendre la décision ferme, le courage d'abandonner une mauvaise habitude, une faute ? On a tous déjà essayé. L'an dernier, on a promis. L'année d'avant aussi, on a dit c'est fini. et on est retombé. Alors pourquoi cette année serait différente ? Comment faire en sorte que cette fois-ci ce soit vrai ? Le roi Salomon dévoile une idée incroyable dans le michel ygimelad. Le méchant prend un pot de vin en cachette pour détourner les voies de la justice. Rach explique là-bas accepte les paroles d'humilité et de réconciliation des méchants qui sont dites en secret entre lui et Dieu. C'est incroyable. Hashem accepte un chorad, un pot de vin, non pas de l'argent bien sûr, mais nos paroles sincères, nos larmes, nos décisions véritables. Lagmara dans irouvin kouf nous dit, si la Torah n'avait pas été donnée, nous aurions appris la manière de se réconcilier avec nos épouses du coq. car il apaise la poule et ensuite il s'unit à elle. Comment le coq apaise-t-il ? Rachi explique qu'il remue ses ailes, baisse la tête et c'est comme s'il disait à la poule : "Je vais t'acheter un manteau qui touche jusqu'à terre." Évidemment, il n'achète jamais de manteau. Alors pourquoi la poule y croit-elle ? Un grand maître de Galicie, Rabiaronim Shor explique qu'en vérité le coq ne promet rien. Hashem lui a juste donner ce geste naturel pour nous enseigner à nous humains comment apaiser nos épouses. Mais les hassidimes disent autre chose. La poule y croit parce que le coq est sincère. Il ne pourra jamais acheter un manteau certes, mais au moment où il le promet, il le pense de tout son cœur. Voilà la clé de la tchouva. Quand un juif dit à Hashem, je veux changer même s'il est tombé 1000 fois, Hashem le croit. Pourquoi ? Parce qu'à cet instant, il est sincère. On ne parle pas de quelqu'un qui dit "Je faudrai et ensuite je ferai tchva de toutes les manières, je m'en fiche." Non, on parle de quelqu'un qui est faible au moment de la faute. Donc il est honnête vis-à-vis de son yeterara et il est autant plus sincère quand il veut faire teschouva à chaque fois. Vous allez me dire que c'est schizophrène. Vous allez me dire que ça ressemble à la définition de la folie d'après Albert Einstein de recommencer les mêmes erreurs malgré tout. Mais oui, nous comprend. Il sinde nos cœurs et nos reins. Il connaît nos faiblesses mais veut mettre en avant nos qualités. Alors vous allez me dire comment tenir ? Comment être sûr qu'on peut vraiment quitter une faute ? Lagmara raconte l'histoire de Rabi Alazar Ben Dordaya à Vodazara Yudzain Alef. On disait de lui qu'il n'avait laissé aucune femme de joie au monde sans être allé avec elle. Une fois, une de ses femmes lui a dit, ils ne t'accepteront jamais à la tchuva. Ces mots l'ont bouleversé. Il s'est assis, posa sa tête entre ses genoux et pleura. Pleura jusqu'à ce que son âme sorte de son corps. Et la gmara dit : "Il est mort non de honte, mais de la douleur d'arracher la faute de son cœur comme une opération à vif. Et une voix céleste sortie du ciel pour annoncer qu'en un instant, Elazar Benordaya acquisit son monde futur, malgré qu'il était embourbé dans la foc. Arrêtons-nous un instant. Imaginez cet homme seul recrequevillé, la tête entre ses genoux, le corps secoué de sanglot jusqu'à en mourir. Voilà la puissance de la faute qui colle, mais également de la force de la décision de s'en arracher. Alors, on peut se demander pourquoi Hashem nous croit-il ? Pourquoi accepte-t-il encore une fois alors qu'on a déjà promis tant de fois ? réponse parce que la faute ce n'est pas nous. La Torah nous dit dans Bamidist si la femme s'est écartée du droit chemin et dont le mari a soupçonné les actions tisté qui veut dire donc s'écarter mais s'écarter devrait s'écrire avec un samer. Or là dans la Torah c'est écrit avec un sin ou un chine. Laamara de Sota nous dit qu'en réalité on fait référence ici à un schout à une folie qui s'écrit avec un chine. Adam au vera un homme ne faute jamais si ce n'est quand un esprit de folie entre en lui. Donc le péché n'est pas notre essence, c'est une folie passagère, un bruit de fond. notre moi véritable, notre profondeur, elle elle veut le bien. Alors concrètement que faire ? Quelle est la mvachouva ? Rabenouona dit que l'essentiel c'est la harata le regret, pleurer sur le passé. Mais le rambam nous dit exactement l'inverse. Il bête bête. Qu'est-ce que lava ? Que le fautif abandonne sa faute, l'efface de sa pensée et décide dans son cœur de ne plus la refaire. Leadmouraken tranchevad. L'essentiel de la mva de teschuva selon la Torah, c'est seulement abandonner la faute. Non pas les jeunes, non pas les larmes mais la décision. Ravouenin, un hasid khabad qui avait grandi loin de la Torah et des mitvot. Quand il est revenu à la tchouva, il est allé voir le rabi pour la première fois. Il s'est mis à pleurer devant lui et à raconter toutes ses fautes, tous ses égarements de jeunesse. Imaginez la scène, un homme brisé en larme qui vide son cœur. Le rabi écouté avec patience puis doucement lui a dit : "Reouven, pour l'instant, je veux que tu te concentres sur le futur. Je veux que tu montes dans la joie sur le chemin de la Torah et des mitvot active. Quand tu auras construit ta vie dans la lumière, alors tu reviendras me voir et on parlera de tes fautes passées et je te donnerai un ticoun, une réparation. Pendant 25 ans, Rouven revenait devant le rabi chaque année et lui disait : "Rabi, je veux mon ticoun !" Mais le rabi le repoussait jusqu'à que 25 ans plus tard, il a enfin entendu de sa bouche des paroles sur le regret du passé. Quelle leçon ! Car la première étape, ce n'est pas de pleurer sur hier, c'est de décider sur demain. Demain, je serai un autre homme." Les fils de Corar, vous vous souvenez, ils avaient mené la révolte contre Moscher Rabinou. Il criait excitait les foules. Mais au dernier moment, Rashi nous ditam, ils avaient participé au complot au départ mais au moment de la révolte, ils ont eu un mouvement de tchouva dans leur cœur. Résultat, ils n'ont pas été engloutis entièrement. Ils ont survécu dans une sorte de balcon du Ginom. Et de là, ils ont composé des psaumes que nous lisons encore aujourd'hui. Shirmismivnekor leur teschouva n'était pas parfaite, ils l'ont même pas agi mais juste un cri du cœur. Et ce cri a tout changé. C'est ça le message du chauffard. Non pas des paroles ou des grandes phrasées, simplement un cri simple. Même si tu ne sais pas comment crier à Dieu sincèrement et lui il ouvre la porte. Pour finir, une histoire bouleversante. Dans l'URSS des années noires, desidims se réunissait en secret pour un far brengen. Il buvaient, pleuraiit, chantaiit ensemble. Et soudain, l'un d'eux, ivre de douleur et d'espérance, se lève et dit à ses compagnons de pleurer. Allons voir le rabbi à New York. Ses amis éclatent de rire. Tu es fou. Allez à New York. Même la lune est plus accessible. Alors, il aligne des chaises comme un train et leur dit de monter. Il prend la première chaise en guise de chauffeur. Montez, on part. Quelques-uns sont montés avec lui pour rire. Mais soix-dix ans plus tard, ceux qui avaient pris ce train imaginaire ont tous réussi à sortir de Russie et avoir le rabi. Et ceux qui s'étaient moqués sont restés coincés jusqu'à la fin du régime soviétique. Voilà pourquoi il y a un pouvoir extraordinaire dans un cri sincère, même fou, même irréalisable. Il ouvre les portes du ciel. Il faut juste débuter, il faut commencer, mettre le pied à l'étrier, ne pas croire que parce que on a répété les mêmes erreurs passées que Dieu ne nous écoutera plus. Au contraire, Akad Baouu nous connaît parfaitement. Il attend de nous juste une action. Voilà mes amis, la tchuva ce n'est pas pleurer sur hier. La tchouva c'est crier assez. Demain je change, aujourd'hui je change. Même si tu es tombé 1000 fois, Hashem t'écoute. Il sait que c'est ton vrai toi qui parle. Alors que cette année, ce cri sincère nous apporte une année de délivrance, de bénédiction et de joie pour nous, pour nos familles et pour tout le peuple juif.