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HIZOOK#48 - La force de la Tsédaka

HIZOOK#48 - La force de la Tsédaka

Rav Shimshone Attali ·

Moussar
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Transcription
Kind: captions Language: fr Il était une fois dans une petite ville un homme riche connu pour son avaris. Un jour, [musique] il tomba dans un puit profond. Sa famille affolée se précipita autour du puit et cria : "Donne-nous ta main et nous allons te tirer de là." Mais il refusa de tendre la main. Ils insistèrent avec panique. [musique] "C'est dangereux, tu manques d'oxygène. Donne-nous ta main et nous sauverons ta vie." Mais rien à faire, il refusaient. Alors sa femme courut en pleur chez le rabin, implorant son aide. Le rabin vint calmement près du puit, prononça quelques mots à voix basse et tout à coup, l'avar tendit sa main dans celle du rabin et fut sauvé. Étonné, les membres de la famille demandèrent : "Mais comment avez-vous fait ?" [musique] Le rabin répondit : "C'est simple, vous lui avez demandé de donner sa main [musique] et lui, il préfère mourir plutôt que de donner." Moi, je lui ai juste dit de prendre ma main et ça, il sait très bien le faire avec [musique] joie. Voilà toute la difficulté. L'argent, c'est la vie. En hébreu, on appelle l'argent d'amim, [musique] c'est-à-dire du sang, car c'est le sang et la sueur de l'homme. Kessf, [musique] l'argent vient du mot kissoufim, les désirs. Car depuis le réveil du matin jusqu'au coucher, l'être humain pense, respire et poursuit l'argent. Et c'est justement là que la Torah nous demande un des efforts les plus difficiles. Veillou littérou. Non pas donnez mais arrachez-vous. Donnez de la tdaka, prenez de vous et plus encore séparez régulièrement le Mahaser, le 10e de nos revenus voire jusqu'au [musique] romèche 20 %. Bien sûr, il est naturel pour un juif de mettre la main dans sa poche lorsqu'un pauvre lui tend la main. Mais donnèrent une pièce ou même un billet, [musique] ce n'est pas encore le grand défi. Le vrai défi, c'est de mettre de côté chaque mois une partie significative de nos revenus et bien sûr sans attendre qu'un pauvre se présente. D'ailleurs, une question intéressante peut être posée. Parmi toutes les mitvodes de la Torah, la mitva de Tedaka est la seule à ne pas avoir de bénédiction. Pourquoi cela ? Je partagerai avec vous quelques explications. [musique] Le ridva et d'autres expliquent que si l'on récitait une bénédiction avant de donner, et bien on ferait attendre le pauvre pendant que l'on prie. Cela pourrait l'humilier car il attend dans le besoin l'action doit être immédiate. Le Rambam dans Ilot Brachot explique qu'une bénédiction est récitée sur une action que l'on accomplisse soi-même. [musique] Or dans la Tedaka, la mitzva n'est complète que si le pauvre accepte de recevoir. Comme cela dépend d'un tiers, on ne peut pas bénir sur un acte dont l'aboutissement n'est pas garanti. Certains comme le Meiri expliquent que la tedaka n'est pas une action ponctuelle [musique] comme secouer le loulaave, mais une obligation constante, une attitude de vie. On ne fait pas une bénédiction sur ce qui relève de la conduite éthique permanente. La Rassidout aborde cela de manière un petit peu plus profonde. Une bénédiction n'est pas seulement un remerciement, c'est un canal spirituel. On tire la sainteté de la mzva du haut vers le bas. Amschahat Auréon. Ainsi avant chaque acte, on dit qui chanouzvotav. Par cette bénédiction, on unit l'action matérielle à sa source divine. Or, la tedaka est accol mlal. Elle inclut toutes les mitvotes comme dit le talmud gdolat dakkula kenegedam mitzvot. C'est l'acte par lequel on fait descendre la vitalité divine la plus haute dans ce monde. C'est même la mva qui hâte la guoula. Sion, bempat, tipad, vaaidzaka. Autrement dit, la tedaka est tellement essentielle qu'elle est au-dessus du cadre habituel des bénédictions. Alors, pourquoi pas de braha selon laassidoute ? Parce qu'une bénédiction est finalement une limitation. On fixe la sainteté dans un moment et une formule. Or, la tedaka est infinie. Blivou, ce n'est pas une action ponctuelle mais un flux continu qui doit imprégner toute la journée. On ne peut donc pas l'enfermer dans une braha spécifique. Le rabi de Lubavic explique dans le licotes volume 2 parachat Ré que la véritable braha de la tdaka c'est la réaction du ciel car chaque fois qu'on donne Hashem [musique] donne en retour une abondance infinie. Donc la Tedaka elle-même devient elle-même la bénédiction. Prenons l'exemple d'Abraham Avinou. Lorsqu'il est au troisème jour de sa britmila souffrant, Akadou vient lui rendre visite Bikourolim. Or à ce moment-là trois invités approchent, trois bédoins du désert. Abraham Avinou demande à Hashem de patienter le temps qu'il s'occupe de ses invités. Et Rashi nous dit sur place Mikanolaina [musique] l'hospitalité est plus grande encore que la réception de la présence divine. Le Gaon Rabi Ezra Atia Rocheshiva de Porat Yosef à Jérusalem qui forma toute une génération de géants de Torah comme le rave Joseph ou le rave mordéil Yaou expliquait que la vraie épreuve n'est pas le premier don que l'on fait par élan de pitié mais le deuxième don celui qu'on [musique] fait sans émotion particulière juste par devoir pour Hashem c'est ce deuxième don qui est vraiment l'chem shamaim pour le ciel Alors, comment dépasser ce blocage intérieur ? Comment arriver à donner non seulement de la tedaka de temps en temps, mais prélever chaque mois le maasser ou même le romèche, les 20 %. Nous avons lu il y a quelques temps la parachat de réé [musique] réé rche alf he forment les initiales de reou elul [musique] higia. Regardez, el arrive et juste après vient la parachat de chauftim. Donc ré chaufftim regarde ré chaufftim on te juge. C'est le moment des préparatifs pour les yamim les jours redoutables de Rochashana et de Yam Kipour. Le Rambam dans Ilot Shuva 34 nous dit une chose étonnante. Chaque homme doit se voir comme moitié coupable et moitié méritant. Une seule mzva peut faire pencher la balance pour [musique] lui et pour le monde entier. Et il ajoute c'est pour cela que tout Israël a l'habitude de multiplier les bonnes actions et surtout [musique] la tedaka entre Rosashana et Yamkipur. Alors pourquoi justement la Tedaka ? On comprend la tchuva efface les fautes. On comprend la ta, elle rapproche d'ashem. Mais en quoi la tedaka a-t-elle [musique] un pouvoir particulier ? La réponse du Rabi Lubavic est magnifique. [musique] La Tedaka introduit dans le jugement une notion nouvelle. la miséricorde. [musique] De même que toi quand tu donnes, tu ne vérifies pas si le pauvre [musique] le mérite ou pas, tu donnes parce qu'il est dans le besoin. Ainsi, Hashem agit avec nous au moment du jugement. Il ajoute de la miséricorde et en vérité devant Hashem, nous sommes tous des pauvres qui demandons. Dans les slirotes, nous disons devant toi, Hashchem, la justice est pour nous la honte. Comme des pauvres nous frappons à ta porte. Alors pourquoi [musique] on peut oser demander une bonne année à HM ? Parce que nous faisons pareil avec ceux qui viennent nous demander de la tedaka mesure pour mesure. Dans la Torah, deux mitzvotes de donation apparaissent. La tedaka répondre aux pauvres qui demandent, [musique] c'est une mitzva réactive sans mesure fixes. Et le maasser, [musique] une mzva régulière et proactive. Laedaka va uniquement au pauvres alors que le mahaser peut être utilisé pour toute mitva soutenir une yeshiva, imprimer des livres saints, diffuser la Torah et cetera. Et la Torah promet une chose incroyable quiem à cause de cela, Hashem te bénira. Non seulement tu ne perds pas en [musique] donnant, mais tu gagnes davantage. Nos sages disent àer t asser asser bijeville cheer [musique] prélève la dîme afin de t'enrichir. Et c'est la seule mitva où hashem nous dit mettez-moi à l'épreuve et voyez si je ne vous rends pas l'appareil. Le rabi écrivait souvent ne croyez pas que donner beaucoup va vous appuvrir. Au contraire, si vous voulez sortir de vos difficultés financière, c'est justement le maasser qui ouvre les canaux de bénédiction. C'est le meilleur investissement, non pas la bourse, non pas le Bitcoin. Même quelqu'un en situation serrée doit donner ce qu'il peut et noter le reste comme une dette qu'il paiera plus tard. Car la Tedaka est la clé pour élargir ses moyens. En hébreu, on ne dit pas charité, mais justice, car l'argent ne nous appartient pas vraiment. Hchem nous a donné des talents, des opportunités, une santé, un mazale. Une partie de nos revenus ne nous appartient pas. Elle appartient déjà au pauvres. Nous ne sommes que des banquiers qui gérons un dépôt pour HM. Ou plutôt, nous sommes des start-ups sur laquelle le business Angel Akad Bauru investit. Et si on rate notre mission, il investira ailleurs. Le orim explique que Hashem nous fait gagner 10 % ou 20 % de plus que ce que nous aurions dû afin que nous ayons le mérite de [musique] les donner. Mais cet argent est destiné aux pauvres dès le départ. Quand Hashem [musique] demanda de donner le demi chezquel, Mosché avait du mal à comprendre comment convaincre les gens de donner. Alors Hashem lui montra une pièce de feu. Pourquoi le feu ? Comme le feu qu'on partage sans l'affaiblir, la tedaka ne diminue jamais nos moyens. Au contraire, elle allume d'autres bénédictions comme le feu qui se propage. Le Pavot nous dit celui qui dit "Le mien est à moi et le tien est à toi", c'est la moyenne. Celui qui dit "Le mien est à toi et [musique] le tien est à moi" c'est un ignorant. Celui qui dit "Le mien est à toi et le tien est aussi à toi", c'est un haside. Mais celui qui dit "Le mien est à moi et le tien est aussi à moi, c'est un rachat." Le rab explique, "Ce rachat n'est pas un voleur. Ce rachat, c'est celui qui donne de la tedaka mais qui ressent intérieurement que le pauvre lui prend son [musique] argent. Même dans sa pensée, c'est déjà une faute. Il y a également une différence entre le maasser de Abraham Avinou et celui de Itak, son fils. Abraham donna le maasser sur un butin miraculeux. Donc tout le monde comprenait que ça appartenait à Hashem. Mais Itrak donna le Mahaser sur une récolte obtenue par un travail naturel et fastidieux après une période difficile. C'est lui le vrai modèle du Mahaser donné même quand on ne voit pas de miracle et quand la situation est serrée. Encore quelques petites sucreries sur la mvaedaka écrit dans la Torah. Il s'agit des aliments consacrés au Bamigdash ainsi que les promesses que nous avons faites en tant que cadeau au temple que nous devons apporter vers cet endroit que Dieu avait choisi. Ça c'est le sens simple. Le pierreot nous dit chez la dame au moment où l'homme quitte ce monde véha véan ce n'est pas l'argent ni l'or ni les pierres précieuses qui l'accompagnent et la torim tovim bilvad seulement l'étude et les bonnes actions comprenez l'étude de la Torah et la tsedaka et nous comprenons maintenant la profondeur du passou que nous avons cité précédemment rak kadosheka c'est seulement les saintetés que tu as pratiqué sur terre, c'est-à-dire l'étude de la Torah qui t'appartiennent et ainsi que tes promesses, les promesses [musique] de don laakaisem c'est ce que tu vas apporter avec toi dans l'au-delà. Rabiim Vital l'élève du harizal disait à propos du passou alen anima les morts pato et tiatra ainsi je t'ordonne en disant ouvre ta main au pauvre [musique] la gmara de babat àf nous dit gadoler minosé celui qui enseigne aux autres à faire [musique] est encore plus grand que celui qui fait de là nous comprenons le passou que nous dit vital Quand je t'ordonne de tener laaka, les morts, c'est également pour l'enseigner aux autres, à tes enfants. Tu devras ouvrir ta main mais également enseigner, apprendre à tes enfants, leur donner l'habitude, leur donner cette envie d'aller vers les autres et de les aider. Le Harizal dans le licoué [musique] Torah nous dit que le nom de Dieu est en expansion totale lorsque l'on donne la tedaka. Le you du tétragramme divin fait référence à la pièce. Le premier h à la main [musique] du riche qui donne. Le va au bras tendus du pauvre. Et dernier hé, c'est la main ouverte du pauvre qui réceptionne. Quand il est écrit dans la parachat de Teruma veillou Teruma, vous prendrez pour moi des [musique] dons nous dit Rashi sur place pour moi c'est l'ichmi en mon nom pour mon nom. C'est-à-dire que quand on donne la zadaka, c'est le youtud kev, le nom de Dieu qui prend toute sa puissance. Et comme le nom de Dieu n'est pas encore entier tant que Masiar n'est pas là, car la main d'Amalek est posée dessus. Qui a Dalkes K ? Car la main d'Amalek est posée sur le K, le yudk ymme hashamaim formant ses initiales. Il nous reste le vav à compléter [musique] vagelaret. C'est pour ça que l'on récite le kadich yidgadalkadash chem raba que s'agrandisse et que ce que soit euh [musique] que soit élargi le nom de Dieu, le nom de Dieu entier Yudke mais également Vavké. Et lorsque l'on donne la tedaka c'est pour ça que ça amène Masihiar. La tedaka amène Masihiar [musique] quand on donne la tedaka et bien le nom de Dieu est complet. Il est Yidgadalkadash cheeraba le yutke avec le Vavk. C'est pour ça que le michelet des [musique] proverbes de Kbet nous dit varfouam hashem. Quand le pauvre et le riche se rencontrent, ils font ensemble le nom de Dieu. Enfin dans le Hashre Yoshev, il existe une séoula au moment de poter à de prier pour sa parnasa et sa subsistence. Le schlacado nous dit qu'à ce moment-là, il faut avoir la cavana du nom saint PAI [musique] P alf yud formant les initial de PAR etada PI PAI formant la valeur numérique de 91 91 c'est la valeur numérique de Yud Kevke plus Adéné qui veut dire Amonaï le nom de Dieu ensemble cela forme 91 [musique] et lorsque nous dit le schlakadoch lorsque l'on dit pot de ne lis pas potha citant le zoar mais y ouvre tes youes les you de dieu le premier you de y kfke et le dernier you de adné ensemble formant les [musique] deux youes complété par 91 paï et c'est la raison pour laquelle la gamara nous dit laaka sauve de la mort car quel est le contraire de la mort lesim lesim c'est la vie on se souhaite la vie lesim C'est ça forme les lettres leem yud yud leem en donnant du pain au pauvre en donnant sa subsistence et bien [musique] y tu rapproches les deux you d'ashem le nom de dieu est complété le you de yud kfke le dernier you de adné formant 91 paï comme on l'a cité donc pour conclure la tdaka attire la miséricorde divine. Le mahaser est une obligation fixe qui ouvre les canaux de bénédiction. En vérité, cet argent n'est pas la nôtre. Nous ne faisons que rendre ce qui appartient en pauvre. Et donner, c'est comme allumer un feu. [musique] Plus on donne, plus la lumière grandit. Le rabi nous a montré l'exemple avec sa distribution de dollars chaque dimanche. [musique] Il répétait zorakot mataruot. Celui qui s'aime la tdaka fait fleurir les délivrances. Et l'enseignement ultime, gdolat daka chez Mevia est à Guoula. Grande est la tedaka car elle apporte la délivrance. Voilà un enseignement qui nous prépare au Yamim Noraim apprendre à donner avec joie dépasser notre ego et devenir les banquiers fidèles d'HM pour répandre sa bénédiction dans le monde.