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HIZOOK#45 - Donner une chance à son couple

HIZOOK#45 - Donner une chance à son couple

Rav Shimshone Attali ·

Mariage & Famille
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Transcription
Kind: captions Language: fr Vous savez, parfois on a besoin d'un bon prétexte pour faire la fête. Prenez Moché et Rivka par exemple. Ils viennent de célébrer leurs 50 ans de mariage, leur noce d'or. Au milieu de la fête, Rivka coupe le gâteau et aperçoit du coin de l'œil Moché, son mari qui essuie une larme. "Tu pleures d'émotion ?" lui demande-t-elle. "Pas exactement, répond-il. Il y a 50 ans, ton père m'avait dit "Soit tu épouses ma fille, soit je te mets en prison pour 50 ans." Tu vois Rifka, si j'avais choisi la prison, je serais libre aujourd'hui. Oui, l'humour juif ne déçoit jamais. Mais derrière cette blague se cache une vérité. Parfois, on ne mesure pas la valeur d'une relation jusqu'à ce qu'on la perde ou qu'on soit sur le point de la perdre. La michna à la fin de Taanit nous dit quelque chose de surprenant. Il n'y a pas eu pour Israël de jours aussi beaux que le 15 Av et Yom Kipour. Pourquoi ? Parce qu'en ce jour d'été, les jeunes filles de Jérusalem sortaient dans les vignes vêtes de blanc et appeler les jeunes hommes. Cherche bien ce que tu choisis. Ne regarde pas le physique mais l'éducation de la famille. C'était une sorte de fête du mariage ou plutôt de la seconde chance. Le Colbao, un ouvrage à médiéval explique que c'était le jour où la communauté organisait un événement spécial pour les jeunes filles qui n'avaient pas encore trouvé leur maal. Une occasion de rattraper ce qui semblait perdu. Et si on profitait du quinzave pour offrir une seconde chance à nos propres mariages, pas seulement aux célibataires en quête de leur moitié, mais aussi à ceux qui sont déjà mariés pour y injecter plus de profondeur, plus de joie, plus de chaleur dans leur couple. Pour cela, regardons un épisode étonnant du midrache. La Torah raconte dans la parachat Roade qu'à la mort de Aaron à Cohen, tout Israël pleura, les hommes et les femmes. Nos sages expliquent que Aaron était un faiseur de paix. Il réconciliait les couples en crise. Il rapprochait les amis brouillés. Et voici que le chiffre est impressionnant. 80000 jeunes hommes porttaient le prénom de Aaron et ont participé à son cortège funéraire. Pourquoi ? Parce qu'ils étaient nés d'un couple qu'Aaron avait réconcilié dans le passé. Mais une question saute aux yeux. Comment a-t-il pu en 40 ans de leadership résoudre 80000 crises conjugales ? Même en comptant 300 jours ouvrables par an, ça fait environ sep couples par jour. Et on parle de vraies crises et non pas de petites disputes sur la couleur des rideaux. Aujourd'hui, un thérapeute conjugal vous dira qu'il faut au moins quatre séances. La première où elle crie, la deuxième où c'est lui qui crie, la troisième où les deux crient. Et à la 4rième, si le thérapeute est courageux, il peut enfin dire quelque chose. Comment donc Aaron a-t-il réussi en une seule rencontre ? Le Rabi de Lubavic donne un éclairage précieux. Dans parachat Hitro, on lit que Mosché jugeait seul tout le peuple jusqu'à ce que Hro, son beau-père, lui dise "Tu vas t'épuiser, toi et le peuple." Le rabi explique qu'en fait Mosché savait que le contact direct avec l'homme de Dieu allait élever les gens. Rien qu'en se tenant devant le tsadic, beaucoup de problèmes se dissolvaient. On repartait rempli de vision et de sainteté. De même, Aaron n'était pas seulement un conseiller. C'était un homme qui rayonnait d'amour, de respect et de paix. Quand un couple entrait chez lui, il les inondait d'un regard qui disait : "Vous val. Rien que cette rencontre rallumait la flamme. Mais il y a encore une clé plus concrète que le Temarzedek dévoile. La Torah dit qu'un mari a trois obligations envers sa femme. La nourrir, l'habiller et lui donner la ona. Habituellement, on se comprend comme intimité conjugale, mais le mar c'est qui voit un sens plus profond. Ona vient du mot la note répondre, se rendre disponible. Cela veut dire être à l'écoute. La base du mariage, ce n'est pas l'absence de problème. Tout le monde en a. La base du mariage, c'est le fait de montrer à l'autre qu'il est vu, entendu et qu'il est important. C'est ce qu'on fait naturellement au début. On écoute, on fait des efforts, on montre que l'autre compte plus que tout. On lui ouvre la porte, puis avec le temps, on oublie. Àon Cohen en une rencontre demand que pouvez-vous faire ? cette semaine pour montrer à l'autre qu'il est précieux et il est lancé dans une mission d'attention mutuelle. Les psychologues modernes confirment cette idée. Le docteur John Gottman, un expert mondial en relation de couple, a découvert que la différence entre un couple qui reste marié et un couple qui divorce se joue souvent dans les petites intentions quotidiennes. Quand l'un dit à l'autre, par exemple, "Regarde cet oiseau dehors, est-ce que l'autre tournet-il la tête ou ignore-t-il Les couples qui durent répondent positivement 9 fois sur 10. Les autres seulement un/ers du temps. C'est ce que le T Marcedek appelle se rendre disponible. Et dans nos maisons, on a vu de grands exemples. La rabani Trayamuska, l'épouse du Raby, souffrait parfois de douleurs intenses. Un vendredi soir, elle ne pouvait même pas se lever de table. Elle demanda discrètement à l'assistant du rabi de mettre le poisson sur la table de shabbat avant son arrivée pour qu'il ne remarque rien et qu'il ne s'inquiète pas. Mais le rabbi, voyant qu'elle était déjà assise, entamaillout, un champ prolongé, fermant les yeux pour lui laisser le temps de servir le reste du repas comme si chacun voulait protéger l'autre. C'est cela le secret d'un mariage qui dure. Mettre l'autre au centre. Nos sages disent : "Celui qui divorce de sa première épouse, l'hôtel verse des larmes." Pourquoi l'hôtel ? Et bien parce qu'il sait que corban sacrifice signifie également les hites carèv se rapprocher. La vraie grandeur c'est de se sacrifier un peu plus pour l'autre et d'y trouver en réalité notre plus grand gain. Alors en ce tout doubéave que chacun se demande qu'est-ce que je peux faire cette semaine pour montrer à l'autre qu'il est le cadeau le plus précieux que Dieu m'est donné. Ce n'est pas toujours facile, mais c'est le plus beau des investissements. [Musique]