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HIZOOK#44 - La peur de l'échec

HIZOOK#44 - La peur de l'échec

Rav Shimshone Attali ·

Moussar
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Transcription
Kind: captions Language: fr J'aimerais partager avec vous une vérité que peu osent affronter. Ce n'est pas l'échec qui nous détruit, c'est la peur de l'échec. C'est cette voix glaciale qui nous murmure à l'oreille. Tu vas encore rater. Tu n'y arriveras pas. Tu n'es pas fait pour ça. Mieux vaut ne pas essayer. On ne la voit pas. On ne l'entend pas toujours, mais elle est là. Tapis dans l'ombre, dans l'ombre de nos projets non réalisés. dans ses rêves qu'on enterre vivant, dans ses talents qu'on garde pour un jour, qui sait, qui ne vient jamais. Mais ce n'est pas de lapparesse, ce n'est même pas du manque de volonté, c'est de la peur, une peur profonde, parfois vieille comme l'enfance, parfois transmise sans le vouloir par nos parents, nos éducateurs, notre société somme toutes. Et cette peur-là est une prison. Une cage dorée. On y vit, on y respire mais on n'y vole pas. Quand Hashem cherche Adam Arichon après la faute, il pose une question terrible. Aeka, où es-tu ? Ce n'est pas une question géographique, c'est une question existentielle. Tu t'es perdu Adam, tu n'es plus dans ta mission. Tu n'es plus là où tu étais appelé à être. Et que répond Adam ? J'ai eu peur alors je me suis caché. Tout est dit. La peur nous fait nous cacher de notre propre lumière. Elle nous éloigne de ce que nous aurions pu devenir. Un jour, un homme est allé voir le Rabi de Lubavic. Il était brisé. Il avait tenté de monter une entreprise qui avait échouée. Il avait perdu beaucoup d'argent et surtout beaucoup d'estime de lui-même. Il lui dit "Rabby, je suis un raté. Je me suis trompé. J'ai honte, j'ai peur de recommencer. Le rabi le regarda longuement et lui dit : "Vous savez ce que dit le Zoire ? Il n'y a pas de lumière plus haute que celle qui vient de l'obscurité. Ce que vous appelez une chute est peut-être votre renaissance. Vous vous voyez comme brisé, moi je vous vois comme en construction." Et le rabi ajouta : "Un enfant qui apprend à marcher tombe, mais chaque chute fait partie du processus. Aucun parent ne dit il est tombé, donc il n'est pas fait pour cela. Alors pourquoi Dieu notre père penserait cela de vous ?" Dans notre génération, nous avons cette croyance cachée que réussir ce n'est jamais échoué. Mais la Torah nous enseigne le contraire. Le roi David, l'auteur des Théilim, a chuté. Il a fauté. Il a connu l'humiliation, le doute, la douleur. Et pourtant, c'est lui que Dieu choisit pour donner naissance au Masiar. Pourquoi ? Parce que le roi parfait n'est pas celui qui ne tombe pas, mais celui qui se relève avec plus de lumière, avec plus de force. Le Talmud nous dit que là où se tiennent les basalchouva ceux qui reviennent à Dieu et bien les justes parfait ne peuvent pas se tenir. Ce verset est un séisme. Il nous dit que la grandeur ne vient pas de la perfection mais du courage de recommencer. Mais pour recommencer, il faut affronter cette autre prison, le perfectionnisme. Le perfectionnisme est un poison déguisé en vertu. Il te dit si ce n'est pas parfait, ce n'est pas la peine. Il te fait croire qu'il faut attendre le moment idéal, la certitude absolue, les conditions parfaites. Mais ce moment n'existe pas et pendant ce temps, la vie passe. Rav Desler disait : "Le yarara n'empêche pas l'homme d'agir en lui disant ne fais rien." Le rave Desler disait : "Le yarara n'empêche pas l'homme d'agir en lui disant ne fais rien. Il l'empêche en lui disant pas maintenant, pas encore, tu n'es pas prêt." Mais la Torah ne dit jamais attends d'être prêt. Elle te dit marche dans ses voix. Elle te dit commence, avance, même tremblant, même imparfait. Si tu ne peux pas avancer en marchant, alors rampe mais avance. Le rave Josephdov Solovic à 18 ans avait écrit un traité de Torah novateur, mais il n'osait pas le publier. Il dit à son père : "Papa, et si j'ai tort ? Et si je me trompe ?" Son père lui répondit cette phrase foudroyante : "Si tu ne publies rien par peur de te tromper, tu es déjà en train de rater ta mission." Et cette phrase l'a libéré. Parfois, le plus dur, ce n'est pas ce que les autres pensent de nous. Le plus dur, c'est ce que l'on pense de nous-même. C'est ce regard dur, implacable, sans pitié, qu'on porte sur nos erreurs. Mais la Torah nous demande d'apprendre un nouveau regard, un regard de compassion, non pas pour excuser nos fautes, mais pour croire que malgré tout, nous sommes aimés, attendus et capable. Rabinahman de Breslev disait si tu crois que tu peux abîmer alors crois aussi que tu peux réparer. J'aimerais te poser une question maintenant. Toi qui écoute ce cours toi qui portes une vie des douleurs, des secrets, des peurs. Qu'as-tu gagné d'arrêter de tenter ? Quel rêve as-tu rangé dans une boîte ? Quelle part de toi n'ose plus briller ? Et si tu y retournais ? Et si tu osais rater ? Et si rater n'était pas l'échec, mais l'ébauche de ta grandeur. Un homme venait souvent prier chez un de Sadic, mais un jour il arrêta de venir. On apprit qu'il avait fauté gravement et qu'il se sentait indigne de revenir à la synagogue. Le tadic alla chez lui. Il frappa à la porte. L'homme ouvrit tremblant et il lui dit : "Rabi, je suis sale, je suis tombé. Je ne mérite plus de me tenir devant Hashem avec vous. Le tsadik entra et alluma un miroir cassé dans le salon et lui dit : "Tu vois ce miroir fendu ? Il reflète encore et toujours la lumière, peut-être même mieux qu'avant. Et toi, tu es ce miroir brisé. Tu as une nouvelle lumière à refléter, celle que tu n'aurais jamais eu sans cette chute. Il faut savoir que tu n'es pas ce que tu as raté. Tu es ce que tu as le courage de recommencer. Ta peur n'est pas un obstacle, c'est une épreuve, un test, une porte. Et derrière cette porte, Hashem t'attend. Tu n'as pas besoin d'être parfait pour être missionné. Tu as besoin d'être vrai, d'être vivant et surtout d'osé encore. Tu souhaites t'extirper de la peur de l'échec ? En voici cinq étapes. Première étape, identifier la peur et ses racines. Avant de vaincre un ennemi, il faut savoir qui il est. Tant que la peur reste floue, elle nous contrôle. La première étape donc, c'est de mettre des mots sur cette peur. Est-ce la peur d'échouer ou la peur d'être jugé, d'être ridicule, de perdre l'amour ou le respect des autres ? Souvent, cette peur vient d'un moment précis, une phrase, une humiliation, une déception. Le Talmud Brachot 5A nous dit "Si tu ressens une souffrance, examine tes actes." Mais les maîtres hassidique ajoute : "Si tu ressens une peur constante, examine tes croyances." Étape numéro 2, redéfinir l'échec. La société te dit que si tu rates, c'est que tu vaut moins. La Torah dans les Proverbes 24:16 nous dit Shiva yipoladic Vam. Cette fois, le juste tombe et se relève. C'est la chute et le relèvement qui font l'adic. C'est dans le feu de l'échec qu'Achem forge les grandes âmes. Le Zoar explique que parfois Hashem fait tomber exprès un homme pour qu'il découvre une force qu'il n'aurait jamais connu sans cela. Le raé Levin, le tsadic de Jérusalem visitait les prisonniers juifs sous les britanniques. Un jeune lui dit en larme : "Rabi, j'ai tout raté." Ravarier répondit : "Tu n'as pas tout raté. Tu as juste découvert ce qui ne fonctionne pas. Maintenant, tu peux choisir ce qui fonctionne et je serai là pour toi." Étape numéro 3, déjouer les croyances limitantes. Tu n'échoues pas parce que tu n'es pas capable. Tu échoues parce que tu crois que tu n'es pas capable. Le Balemov disait : "L'homme est là où est sa pensée. Si tu penses petit, tu vis." Souvent, ces croyances ne sont pas les tiennes. Ce sont des phrases qu'on t'a dites, des jugements. dites, des jugements, des humiliations et tu les as intégré dans ton programme comme des vérités. Mais ce sont des mensonges que tu as cru trop longtemps. Lorsqu'un élève disait je ne comprends rien le ravakov Kaminetizatsa lui faisait lire ce verset. Nachi yatsa Bedabero, mon âme s'échappa quand il parla. Puis il disait ton âme fuit à chaque mot de découragement. Tu veux la retrouver ? Parle-lui avec respect à ton âme. Alors, commence à t'adresser à toi-même comme tu parlerais à ton meilleur ami. Drais-tu à ton ami tu es nul, tu ne vois rien ? Non. Alors, ne te le dis pas non plus. Étape numéro 4, agir malgré la peur. La peur ne partira pas toute seule, mais tu peux bouger même avec elle. La Torah ne dit pas "N'ai pas peur", elle te dit, "Sois fort et courageux". Le Rabiat de Lubavic a dit une fois à Hassid qui avait peur de parler en public, "La peur est une illusion. Quand tu agis, elle font." La Michnabroura 15 nous dit : "Celui qui se lève pour prier malgré la fatigue est plus aimé encore qu'un tadique au repos. Car il agit avec effort, avec emouna, il avance malgré tout." Étape numéro 5 : s'entourer de lumière et de soutien. Tu n'es pas censé vaincre cette peur tout seul. Tobias minad nous dit l'Ecclésiaste 49. Deux valent mieux qu'un. Le Harrizal enseigne qu'une âme ne se révèle pleinement que quand elle est entourée d'autres âmes. Ne reste pas seul dans le noir. Parle à un ami, à un rave, à un frère d'âme. Fais-toi un rave. Entoure-toi de gens qui croient en toi. Choisis ton environnement comme on choisit un maître spirituel. La Torah nous dit : "Ne reste pas inactif lorsque ton frère est en danger." Vaikra 1916. Ce verset nous enseigne aussi à ne pas rester passif à notre propre danger intérieur, la paralysie de l'action. Le Bemtov enseigne ce que tu vois à l'extérieur est le miroir de ce que tu dois réparer à l'intérieur. Si tu vois que tu fuis l'action, c'est le signe que quelque chose en toi a peur de ton propre potentiel. Le rave Israël Salanter, le père du Moussar disait "Quand je vois un homme fuir la responsabilité, je sais qu'il est déjà en train d'échouer sans même essayer." Le Talmun nous dit San Nedrine 37a l'homme est obligé de se dire "Le monde a été créé pour moi." Cette phrase est radicale. Elle veut dire "Tu as une valeur absolue, indépendamment de tes performances. Tu es voulu par Dieu, tu es attendu par Dieu. Le Zoar 115a enseigne que chaque âme a une étincelle unique que personne d'autre ne peut révéler. Même ton échec apparent fait partie du chemin pour révéler ta lumière. Le Pierre qui vote 216 nous dit ce n'est pas à toi d'achever l'œuvre mais tu n'es pas libre de t'en désengager. Tu n'as pas à tout réussir mais tu as l'obligation d'essayer même à petite dose. Le Rambam il dehot 14 écrit mieux vaut faire peu régulièrement que beaucoup rarement. Faire un petit pas chaque jour, une prière, une pensée, une action. Le rave Schlomo Volbe avait un carnet personnel. Chaque jour, il notait un progrès minime qu'il voulait accomplir. Un sourire de plus, un mot plus doux à son épouse, 3 minutes de Torah de plus et à 80 ans, il disait encore, "Je suis en chantier." Le midrage Téim 37 nous dit : "Plus est celui qui chute et se relève que celui qui n'est jamais tombé." Le monde valorise le succès visible, mais la Torah valorise le combat constant invisible. Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Vaikra 1918. Mais le khatam sofer disait : "On ne peut aimer l'autre que si l'on s'aime soi-même. L'autoestime est une mzva." Le Rabichab disait "Un juif doit savoir qu'il est un palais pour le roi des rois. Tu ne peux pas te mépriser quand tu sais qu'il habite en toi. Tu peux avoir peur, tu peux avoir des doutes, mais tu peux avancer avec ta peur. Comme Abraham qui quitte tout, comme Moché qui dit "Je ne sais pas parler" et deviens le plus grand des prophètes. Fortifie-toi et sois courageux, Yoshua 19. Ce n'est pas une suggestion, c'est un ordre divin. Ose. Tu n'es pas né pour réussir selon les critères des hommes, mais pour oser selon la volonté de Dieu. Et même si tu tombes 100 fois, chaque pas vers l'avant est une victoire éternelle. Parce qu'Achem ne regarde pas ton résultat, il regarde ton courage. Chaque juif est une lettre vivante de la Torah. Shabbat 104A. Même un sépartora avec une seule lettre manquante et pasoule invalide. Mais quand on corrige la lettre, il redevient cadoche. Tu peux être cette lettre manquante malheureusement, mais tu peux aussi revenir à la sainteté. Un jour, un père est venu voir le rabbi de Lubavic les larmes aux yeux. Mon fils ne croit plus en lui. Il veut abandonner ses études. Le rab sortit une pièce de sa poche et la posa sur la table. Cette pièce, tu la vois ? Elle a roulé dans la boue, elle est sale, elle est rouillée, mais elle a toujours sa valeur. Elle est toujours utilisable, elle peut encore tout acheter. Le père pleura et le fils reprit courage. Le ravitra counter, Rochivatim Berlin a écrit un jour à un élève qui avait chuté spirituellement : "Tu m'écris ta chute avec honte. Moi, je la lis comme la première page de ton livre de grandeur. N'efface pas cette page, elle te rendra invincible. Le rabi de codit si tu n'es pas capable de tomber, tu n'es pas encore un homme. Si tu n'es pas capable de te relever, tu n'es pas encore un juif. Ce que tu crois être ta fin est souvent le début d'un appel. Ce que tu crois être la honte est souvent l'outil de ta mission. Ce que tu refuses d'affronter est souvent l'endroit exact où Dieu t'attend. Tu n'es pas venu sur terre pour ne jamais tomber. Tu es venu sur terre pour tomber avec dignité, te relever avec foi et avancer avec feu. Aujourd'hui, tu peux choisir de sortir de la prison. Tu peux identifier ta peur. Tu peux cesser de croire qu'elle est une vérité. Tu peux avancer même avec le cœur qui tremble et tu peux t'entourer d'âme qui t'élève. Tu n'es jamais seul. Hashem te tient la main et chaque pas que tu fais vers lui, il en fait 100 vers toi. Comme il est écrit dans le psaume 145. Hashem est proche de ceux qui le cherchent, de tous ceux qui l'invoquent avec vérité.