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HIZOOK#41 - La lumière cachée du 9 Av

HIZOOK#41 - La lumière cachée du 9 Av

Rav Shimshone Attali ·

Moussar
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Transcription
Kind: captions Language: fr Aujourd'hui, je vous invite à rêver et à espérer avec moi. Nous traversons une période bouleversante, attaquer de toute part, intoxe, fake news, bon nombre de nations contre Israël, une guerre ouverte et inédite. Mais cette fois, contrairement à leur attente, c'est Israël qui se lève, qui frappe et qui gagne. Et ce n'est pas un hasard si tout cela se déroule en plein mois de Tamous, de hav en pleine période dite des 3 semaines. Ces jours si redoutés dans notre tradition, réputés pour porter la tristesse, la destruction et le recul, sont en train de changer de visage. Une observation bouleversante. Il y a exactement 21 jours, 3 semaines entre le 17 AO et le 9 AV. Mais si on compte bien, on a 22 jours et non 21. Ces 21 jours de deuil sont en réalité le miroir des 21 jours de fête dans le calendrier juif. Ar tovle et Israël. Que du bien pour Israël. Arch alf kaf 21. Pourquoi ce parallèle étonnant ? Parce que le 22e jour, le neuf av lui-même n'est pas vraiment compté parmi les jours de deuil. La megila de l'appelle Moed Kera al Moed, il m'a convoqué à une fête. Le neuf av ce n'est pas la fin du processus, c'est le moment du retournement, le 22e jour, le moment où le chagrin commence à se transformer en lumière. Alors que le monde craignait un moi de HE marqué par les larmes et les catastrophes, c'est l'inverse qui va se produire. La terreur va changer de camp. Nous ne sommes plus les juifs fragiles et impuissants de l'époque du temple ou de la chois. Nous ne sommes plus dans le mois de Hav d'il y a 2000 ans, mais dans un mois de Hav de l'époque de la guéoula où même le mois le plus sombre devient lumineux. Ce n'est pas pour rien que la gmara nous dira que la naissance du masiar a lieu le hav. Rappelons ce qui s'est passé il y a moins d'un siècle. En plein mois de Tamous, le rabi précédent de Lubavic a été libéré du régime communiste soviétique contre toute attente. Le mois de Tamous est devenu alors un mois de libération, un mois de joie pour les Kassidim. Et aujourd'hui encore, des miracles éclatent en plein cœur de cette période. Certes, on peut passer devant une scène historique, devant un tableau grandiose et ne pas comprendre ce que l'on voit. On fixe les détails, mais on rate l'ensemble. Alors pour cela, laissez-moi vous raconter une histoire vraie d'une puissance rare. 1995, Denise Maon, un expert britannique renommé dans le monde de l'art, feuillait un catalogue de la maison d'enchèire SB à Londres. Parmi des centaines d'images miniatures, une toute petite reproduction à peine plus grande qu'un timbre qui est en réalité un tableau, attire son regard. Elle montre des soldats en train de piller une ville en flamme. La légende écrite sous l'image, le carnage de carte. Le sac de carthage. Mais Maon, spécialiste, remarque un détail étrange. L'un des soldats porte une ménora à cette branche. Immédiatement, son instinct quelque chose cloche. Cartage. Mais l'Aménora est un symbole du peuple juif de Jérusalem. Quel rapport avec Carthage ? Son cœur s'emballe. Il se souvient alors que le peintre français du 17e siècle, Nicolas Poussin, a réalisé deux tableaux représentant la destruction du temple. Le premier se trouve à Vienne, mais le second a disparu depuis des siècles. Et là, il comprend. Il a sous les yeux le tableau perdu de poussin. Il se rend alors à la vente. Il ne révèle rien à personne, mais dès qu'il lève la main, les autres acheteurs comprennent qu'il a flairé un trésor. La tension monte, les enchères s'envolent et c'est finalement Maon qui remporte l'œuvre pour 155000 livres. Quelques années plus tard, il la revend au baron Rothchild pour 4,5 millions de livres. Et Rothchild, dans un geste d'une rare noblesse, en fait don au musée d'Israël, à Jérusalem où il est exposé encore aujourd'hui. La leçon est profonde. Parfois, on croit regarder une scène de ruine, de destruction, un carnage alors qu'en réalité on assiste à un moment de révélation, à une œuvre d'art. prophétique à un début de renaissance. Le prophète Irmiaou dans la megila de Ea décrit ses jours entre le 17 Amous et le 9 Av comme Ben Hamed Sarim entre les étroitesses. Un temps de danger, de souffrance et d'absence d'issue, tous les malheurs du peuple juif semblent y être concentrés. le Vaudor, les méraglimes, la destruction des deux temples, l'inquisition et l'exil d'Espagne, la choa. Mais voilà que le prophète Zharia fait une annonce renversante. Les jeunes se transformeront en jours de joie et d'allégresse. Et le Rambam confirme, ces jours ne seront pas simplement annulés, ils fêtes. Mais comment est-ce possible ? Comment le jour même de la destruction pourrait-il devenir un jour de fête ? La réponse est psychologique et spirituelle à la fois. L'homme est ému quand il voit une victoire se produire là où il y a eu un échec. La lumière qui naît au milieu de la nuit est plus forte que celle du matin. C'est ce que le Rabi appelle le dévoilement du sens profond de la souffrance. Le jour viendra où l'on comprendra que même les larmes faisaient partie du plan, que même les échecs étaient des appels à la grandeur. Un des épisodes les plus bouleversants du Talmud est celui des Kérouvimes, les chérubins en or au-dessus de l'arche sainte. Lorsqu'Israël faisait la volonté divine, il se tournaiit l'un vers l'autre, sinon il se donnent le dos. Mais lors de la destruction du temple, alors que tout semblait perdu, les ennemis les ont trouvé enlacé dans le temple. Une étreinte au moment du divorce, une proximité au cœur même de la séparation, un signe céleste bouleversant. Dans la parachat de Devarim, Moscherabenou rappelle la peur du peuple face au géant de Kenaan. au retour des explorateurs. Et lorsqu'il raconte tout cela, il exagère, disant que leur ville montait jusqu'au ciel alors que ce n'est pas ce que les explorateurs avaient dit. Alors, pourquoi cette exagération ? Le rabi explique que Moïse est réaliste. Il veut exprimer la terreur paralysante que peut susciter une menace, même quand elle n'est pas rationnelle, comme celle que nous avons pu ressentir lors des tirs de missiles ou des menaces nucléaires récentes. Mais aussitôt, il ajoute "N'ayez pas peur, HM marche devant vous. Car notre force ne vient pas de notre nombre ni de nos armes. Elle vient de notre lien avec le maître du monde. Israël ne s'est pas construit par les armes, mais par la promesse divine. Et quand on vit dans cette promesse, et bien on vit dans le palais du roi. Rien ne peut nous atteindre sans sa volonté. Pour conclure, nous ne vivons plus des temps de peur. Nous vivons le début de la révélation. Les mêmes jours autrefois synonymes de larme vont devenir des fenêtres sur l'avenir. Le tichabéave n'est plus un mur, c'est une porte, une porte de feu qui s'ouvre sur une lumière nouvelle. Et ce 22e jour, ce Moède, cette fête du neuf Hav nous promet, l'histoire ne finit pas dans les ruines, elle recommence dans les cendres et de là surgira la vraie délivrance. puiss-on la vivre ensemble en paix dans la lumière et dans l'unité et surtout dans la joie. [Musique]