Conference donnée à Jerusalem devant le public de B Lev, sur le thème de la rencontre amoureuse et de l'engagement qui suit.
Le thème de la discussion est de se rencontrer, s'apprécier et s'engager.
Résumé :
Rav Lemmel commence avec l'histoire d'un roi du royaume d'Israel israélite Risquah qui est averti de sa mort imminente... dans ce monde, mais également dans le monde à venir car il n'a pas de descendance.
Puis il évoque l'importance de la construction d'une relation et de son aboutissement et demande de mettre de côté leur vision de la relation amoureuse et de la famille proposée par la littérature et la société. De "Revirginiser leur esprit" !
L'objectif de la relation de couple est de construire une cellule qui permettra à la vie d'émerger et aux âmes d'être présentes dans le monde.
Rav Lemmel estime qu'il est important de comprendre cela pour construire une relation solide et réussie, et discute de la vision égoïste de la relation où l'autre est vu comme un moyen d'obtenir du bien-être.
Aimant les bonnes histoires, il raconte également la rencontre relatée dans le Talmud d'un roi qui voit un vieillard planter un arbre sans rien y gagner et lui demande pourquoi il fait cela ?
Le vieillard répond qu'il ne plante pas pour lui, mais pour les générations futures.
Il conclut enfin en soulignant l'importance de voir la relation comme un projet à long terme pour construire un avenir durable.
Transcription
Kind: captions Language: fr Donc le thème qu'on m'a demandé de développer ensemble avec vous ce soir, c'est se rencontrer, s'apprécier, s'engager. Alors euh comme dirait l'autre, c'est on arrive avec les gros sabots, d'accord ? C'est pas un titre trop palambiqué. On va rentrer véritablement dans tout l'enjeu de la construction d'une relation et de son aboutissement. Je voudrais commencer par un texte qui a priori n'a aucun rapport. Vous savez que on a eu dans l'histoire du peuple d'Israël un certain nombre de personnalités de tout premier plan et parmi celle-ci, il y en a un dont vous avez peut-être déjà entendu parler qui s'appelait le roi Hiskia. Riskia où ? Hiskia était un roi remarquable à tout point de vue, à tel point que il aurait pu être le masiar si sa génération l'avait mérité. un individu d'une stature incroyable. Et puis un moment Hiskia dit le texte va tomber malade et le prophète s'adresse à lui et va lui dire et bien mon cheriskia je t'apprends la chose suivante qui attaier tu vas mourir et tu ne vivras pas. Alors évidemment, on s'interroge tout de suite, si quelqu'un a disparaît de ce monde, c'est qu'il ne vit plus. Donc a priori les termes qui sont employés sur place par le prophète sont quand même très curieux qui mot à veler. Tu vas mourir et tu ne vivras plus. Ben on s'en doute bien et nos maîtres d'expliquer de dire non attention mote àaméaba, tu vas mourir dans ce monde-ci et tu ne vivras pas beolamba dans le monde à venir dans le monde futur. C'est-à-dire en deux mots le monde futur c'est fichu. Alors évidemment, on a on a une question qui se pose mais attends mais qu'est-ce qu'il a fait ? Qu'est-ce qu'a fait Hiskia pour que brusquement on dise et bien veut l'irifier ? Et bien Riskia ne s'était pas marié. Al pourquoi Riskia ne se marie pas ? Riskia ne se marie pas parce que il a vu qu'il va avoir des descendants qui vont très très mal tourner. qu'il va avoir des enfants qui vont extrêmement mal tourner, qui vont aller vers l'univers de la Vodazara, de ce que l'on appelle l'idolâtrie et Riskia ne veut pas ne veut pas se marier et donner naissance à des enfants qui se détourneront complètement du chemin. Et il donne donc la raison pour laquelle il ne voulait pas se marier. On lui dit "Mais parce que tu n'as pas voulu te marier." Et là la réponse du navifuse c'est de raamana laar. Si ça te dérange pas les plans de Dieu, c'est pas ton problème. Ce qu'on attend de toi et bien c'est que tu fasses ce que tu es censé faire dans ce monde-ci. Et la suite de l'histoire, c'est que Hiskia prie qu'il va guérir, qu'il va se marier, qu'il aura des enfants. Il y en aura un qui va en effet très mal tourner. Après, il va se retourner à nouveau. Ça c'est déjà une autre histoire. Mais ce qui est sûr, c'est qu'on a ici un texte qui est très bouleversant. Il se trouve qu'il nous parle de la problématique de l'engagement du mariage, mais on a ici quelqu'un qui n'est pas n'importe qui amène des arguments qui ne sont pas n'importe quoi. Que ce que Riskia a dit, il a pas dit "Non, j'ai pas trouvé une fille qui me va." Il a pas dit "Non, je me sens pas dans le couple." Il a pas dit non mais si je veux continuer être proche de Dieu, alors je ne pourrais pas me confronter au quotidien, à couple et à tout ce que ça représente. Non. Chiskia a a dit "Mais un couple est censé amener la vie. Je ne veux pas amener dans ce monde-ci des enfants qui dont je pressends, dont je vois qu'ils vont tourner mal." Et le nav lui dit "Mais ça c'est pas ton problème. Traduit de manière différente. Nous avons ici de manière très bouleversante tout l'enjeu de l'individu et de sa réflexion et un moment de quelque chose qui le dépasse radicalement qui est le projet divin. Mais de manière plus particulière et bien ce texte nous parle de quelque chose qui a trait à ce qui est la base même de la construction de l'univers, c'est-à-dire la possibilité de donner la vie. Car on oublie peut-être trop que au fond et bien l'enjeu numéro 1 du mariage ce n'est pas rencontrer quelqu'un de qui on va être amoureux et avec lequel on va sortir pour manger des pizzas le soir, aller à Venise et puis passer du bon temps. Et puis il y aura aussi des enfants. 1 2 3 peut-être pas trop quand même faut pas exagérer. On a envie de pouvoir continuer à sortir. Non. La finalité première du couple, c'est de construire une cellule dans laquelle on va permettre à la vie d'émerger, à des nechamotes, à des âmes d'être présentes dans le monde. Alors, évidemment, avec une parole de ce type, on s'inscrit totalement en faux par rapport à la vision qui est proposée aujourd'hui de l'existence de manière générale. Je ne vais pas du tout avoir de réflexion binaire avec vous en opposant une société par rapport à une autre, en opposant une idéologie par rapport à une autre, en disant "Chez nous c'est bien, chez les autres c'est mal, chez nous c'est mal et les autres c'est bien." Non, il ne s'agit pas de ça. juste donner des éléments de réflexion parce que un des enjeux majeurs aujourd'hui et bien c'est de savoir dans quelle mesure nous sommes prêts à appréhender l'enjeu de la construction d'une histoire de couple à travers la vision que la Torah nous en propose. C'est là où en effet se situe sans doute l'élément central sur lequel je voulais réfléchir. Vous avez de la place ici, je pense ça vous serez plus à votre aise. Ça me dérange pas que vous soyez là-bas. C'est n'hésitez pas. Désolé. Non non, il y a pas de problème. Donc voilà un petit peu le point sur lequel j'ai envie de réfléchir avec vous ce soir. Vous savez que aujourd'hui nous sommes dans une civilisation qui a une certaine vision du monde, qui a un certain regard sur l'existence. Alors, on a tous chanté un jour, je sais pas si vous rappelez de cette chanson, "Savez-vous planter les choux à la mode de chez nous ?" C'est-à-dire, on plante les choux mais chacun a un modèle différent. Et bien, la question est de savoir est-ce qu'on a envie de penser le couple à la mode de chez nous, c'est-à-dire d'aller découvrir ce que ça représente au fond pour la Torah ? Et je crois qu'on ne peut pas penser la construction d'une histoire si on n' pas envie d'aller chercher à sa source. Mais au fond, ça représente quoi cette notion de couple dans l'univers de la Torah ? Et pour cela, je vais vous demander de faire un petit travail qui est tout simplement de revirginisation de notre esprit. revirginiser notre esprit, c'est-à-dire essayer d'oter de notre pensée tout ce que l'on nous a proposé comme vision de ce qu'allait être une relation amoureuse, un couple et une famille. mettre de côté la littérature du 19e siècle, mettre de côté tout ce que l'on a pu voir et se dire est-ce que nous avons envie de découvrir c'est quoi le regard que la Torah pose sur c'est quoi construire une famille ? Ce travail de revirginisation, il est fondamental parce que sinon nous allons essayer d'adapter la construction de la famille [Musique] à la vision juive des choses, c'est-à-dire en y rajoutant des éléments de judaïé, c'est-à-dire en mettant une kipa sur la tête symbolique, c'est-à-dire une maison comme partout, mais avec une maison à la porte, un kidouche le vendredi soir et quelques petits détails en plus et ça s'arrêtera là. Moi ce qui m'intéresse ce soir avec vous, c'est d'essayer de d'explorer mais au fond c'est quoi l'enjeu du couple dans la Torah. La finalité du couple, c'est avant tout de donner la Et la question numéro 1 qui se pose, c'est est-ce qu'on est prêt à s'inscrire dans ce principe de responsabilité où est-ce qu'on a envie d'abord d'un couple et après se dire que nous avons aussi envie d'avoir des enfants un petit peu comme nos sociétés le proposent. C'est-à-dire, on est dans une relation amoureuse, l'autre satisfait mes désirs, l'autre satisfait mes attentes, l'autre satisfait mon fantasme de couple. Après, comme dirait l'autre, l'amour aveugle et le mariage rendra la vue. Mais ça c'est déjà un deuxième problème. Et puis à ce moment-là, et bien on a envie d'avoir une famille donc on va voir des enfants. Mais c'est un des éléments alors que c'est complètement faux. La raison première, c'est qu'on est là parce qu'on possède à l'intérieur de nous-même la possibilité d'amener une âme dans le monde et pas qu'une, plusieurs. Tant qu'on n' pas compris que c'était ça l'enjeu, on ne pourra pas véritablement construire. Ce que je dis est un petit peu dur, mais on va essayer d'explorer et d'ouvrir les choses. Ce soir, j'avais vraiment envie parce que vous savez cette problématique de la rencontre, de s'apprécier, de s'engager, on tourne autour sans arrêt. Et moi, c'est quelque chose sur lequel j'essaie de réfléchir et je me dis mais au fond, qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qui se joue derrière cela ? Et j'ai l'impression que le problème essentiel, il se situe d'abord là. Alors, voyons un petit peu, si vous le voulez bien, ensemble, la manière dont la Torah nous propose de voir les choses. Le le texte nous parle donc de Adam et de Hava. Adam et Ève. Adam etva au fond dans lequel Dieu dit peuouv croissez et multiplié c'est-à-dire on ne parle pas pour l'instant d'amour on ne parle absolument pas de couple par donner la vie c'est-à-dire de voir l'autre comme étant quelqu'un qui va pouvoir m'aider à remplir cette fonction qui est de donner la vie. Vous allez dire si ça vous dérange pas, le romantisme vous le mettez où ? et plus encore, ça semble être terriblement réducteur. Je reviens à ce que je vous ai dit tout à l'heure. Je reviens à ce que je vous ai dit tout à l'heure. Revirginisons nos esprits. Et je vais vous dire pourquoi c'est intéressant de revirginiser nos esprits. C'est que on voit que la réalité du monde dans laquelle nous nous trouvons n'a absolument pas construit des lieux d'épanouissement, sinon ça se saurait. L'augmentation constante des divorces, des ruptures, des couples qui vont mal semblerait vouloir dire que il y a quelque chose qui n'a pas été véritablement intégré. Et cet élément, il est très simple. On a deux visions dans la vie. Elles sont complètement opposées l'une à l'autre et à un moment, il faut faire un choix. Et ce choix, il est simple. Est-ce que je suis la finalité de ma propre existence ou est-ce que je suis le vecteur d'un projet ? Être la finalité de ma propre existence, c'est décider que je suis au centre et que tous les mouvements que je vais opérer ne seront là que pour pouvoir obtenir un bien-être et un mieux-être. Et l'autre que je vais rencontrer, je lui demande de remplir cette fonction, c'est-à-dire de pouvoir m'apporter quelque chose dont j'ai besoin. Première option de lecture. Seconde option, je suis vecteur d'un projet. Et si je suis vecteur d'un projet et que l'on me dit que ce projet je ne peux le mener seul, alors j'ai besoin de rencontrer cet autre qui a exactement la même préoccupation que moi. Et ça va être quoi ce premier projet ? Celui que Dieu assigne à l'humanité, c'est-à-dire d'être à son image et être à son image, c'est et à la fois créé et en même temps donné. Oâbané, l'univers a été créé sur ce principe deed sur le principe du don. Et àer Bara Lokim la tous les vendredis soirs nous disons Dieu a créé l'univers la assot pour que nous y fassions quelque chose. La notion de Assia c'est pour qu'on fasse nous aussi émerger quelque chose. Et la première chose qu'on peut faire émerger c'est de donner la vie. On peut donner la vie et on peut faire en telle sorte que ceux qui sont déjà en vie et se désirent eux-mêmes de la donner parce que l'univers dans lequel ils se retrouvent est un univers qui leur donne envie d'être dans ce don. Mais pour cela, il faut d'abord décider soi-même d'inscrire notre vie autour de cela. Et c'est vrai que ça va complètement à l'encontre de la vision que les sociétés dans lesquelles nous sommes nous proposent. Et ce choix à un moment on le fait ou on ne le fait pas. Comme je le disais tout à l'heure, on a ici deux systèmes, deux univers, deux visions, moi-même ou ma responsabilité dans l'univers. À partir de là, on va essayer, si vous voulez bien, de prendre ce qui se passe en amont de l'histoire. Lorsque Dieu crée l'univers, et bien il demande à l'être humain une chose, c'est de préserver l'univers dans lequel il se retrouve. Il y a un texte très intéressant dans le Talmud qui nous rapporte l'histoire suivante. C'est l'histoire comme ça d'un roi qui voit un jour un vieillard en train de planter un arbre. Et ce roi de le regarder de lui dire "Mais que fais-tu ?" Il lui dit "Je plante." Mais il lui dit "Mais cet arbre, tu n'en profitera sans doute jamais." Et ce vieillard de lui dire, "Et les arbres dont je profite aujourd'hui ont été plantés par des personnes qui eux-mêmes sans doute n'en ont jamais profité." Lorsque le peuple d'Israël arrive sur sa terre, si vous regardez, la terre d'Israël est décrite comme étant une terre extrêmement luxuriante, un lieu dans lequel et bien les arbres, la végétation est incroyable. Et la Torah nous dit, c'est ce qu'on a vu d'ailleurs la semaine dernière. Quand vous arriverez sur cette terre, vous commencerez immédiatement à planter. Mais pourquoi planter ? On a tout ce qu'il faut. Vous allez planter parce que vous savez très bien que ce qui existe à un moment ne sera plus là et il faudra déjà voir planter d'autres choses. Traduction, vous pensez fonction d'un futur et non pas fonction de l'instant présent. Vous pensez, vous investissez fonction de ce qui va être au-delà de votre propre intéressant de voir que c'est cela au fond que Dieu demande à l'humain, c'est-à-dire de penser ce qu'il va faire maintenant fonction de ce que cela va produire à terme, le contraire total de l'égocentrisme de celui qui au fond est tourné vers lui et qui ne ferait pas d'effort par rapport à quelque chose sur lequel il ne pourrait pas tirer de bénéfices. Or, c'est exactement ce qu'on voit aujourd'hui dans le monde de la rencontre. Qu'est-ce que je vais pouvoir avoir de cet autre ? Qu'est-ce que cet autre va me donner ? Qu'est-ce que cet autre va m'apporter ? La seule chose que j'attends de cet autre, moi, c'est qu'il ne soit pas toxique. C'est-à-dire qu'il n'est pas une personnalité qui pourrait m'empêcher de m'inscrire dans le projet qui doit être le mien. Donc, c'est-à-dire qu'il soit aussi dans cet état d'esprit. La toxicité, c'est lorsque l'individu se voit être au centre de sa propre existence et ne voit l'autre que par rapport à ce qu'il pourra lui apporter et lui donner. Est-ce que cette dimension là est présente ? Après le reste, c'est comme dirait l'autre, une question de feeling, est-ce que au fond je suis content de voir l'autre ? Ça me fait plaisir. Alors on avance. C'est un peu radical mais pour ceux qui voudraient avoir des certitudes absolues, je leur rappellerai une chose qui est un peu difficile à entendre, c'est que tous les couples qui ont divorcé étaient sûr d'être avec la bonne personne sous la roua. Tous. Je ne connais pas un couple qui sa la rou dit, je suis pas vraiment sûr que c'est mon conjoint, mais j'y vais quand même. J'en connais pas. Et s'ils existent, ils sont rarissimes. Donc les certitudes ne veulent strictement rien dire. strictement rien dit sort et vois ce qui se passe. Vois ce qui se passe et que les lettres sach c'est celui qui apprend de chaque individu et qui apprend des situations d'existence. La question est de savoir comment est-ce qu'on inscrit cet état d'esprit, comment on dépasse nos peurs et comment à un moment on se revirginise l'esprit. La première manière, si ça vous dérange pas et même si ça fait très rabin orthodoxe, fermé extrémiste, j'assume pleinement surtout que je ne pense pas appartenir à cette catégorie, arrêtons de voir ce qui va à l'encontre de ce que l'on veut construire. La première chose, évidemment, ça va s'en dire, mais ça va mieux en le disant, c'est l'univers de la pornographie. Arrêtons de mettre dans notre esprit des images qui vont à l'encontre de ce qu'on est censé construire. La seconde chose, ce sont toutes ces séries qui sont là qui nous font rêver en oubliant que la plupart du temps, les acteurs qui jouent ces scènes tellement merveilleuses et belles dans leur propre vie personnelle ne sont pas toujours seulement qu'on puisse dire en phase avec ce qu'ils incarnent à l'écran. Pourtant, tu l'as joué et répété tellement de fois, tu es censé vivre. Je suppose qu'il y en a qui sont capables et ils sont sûrement admirables et ils sont admirables parce que je n'ai pas envie de catégoriser, ça serait très bas de gamme et ça serait inélégant de ma part. Mais néanmoins déjà arrêter de mettre des image dans notre esprit parce que la vie c'est pas rejoindre un fantasme, c'est découvrir ce qu'on est en train de construire. On va donc s'arrêter déjà sur ces deux premiers premiers points. Il y a une histoire qui est une histoire vraie. Cette histoire s'est passée un jour avec un maître et c'est une histoire vraie qui a eu lieu. C'était un des plus grands maîtres du Moussar. Un jour, cet homme est là et malheureusement il a per il a perdu relativement jeune son épouse. Il était veuf. Et un jour dans la maison d'à côté, enfin pas loin de chez lui, il entend que quelqu'un qui pleure, ça pleure beaucoup. Il sent qu'il y a une agitation et il se pose, il va poser la question et on lui dit oui, c'est la jeune fille qui était là-bas qui n'avait pas 18 ans, elle avait un petit peu plus qui était fiancée et malheureusement le fiancé a décidé de rompre et elle pleure parce que voilà. Et ce maître de dire au père, c'est peut-être quelqu'un pour ta fille, il faut juste lui dire que il est sans doute plus âgé qu'elle. il a déjà des enfants à charge mais je pense que c'est quelqu'un de bien. Il lui dit euh je lui demander la fille dit si on fait rencontrer quelqu'un de vraiment bien même si j'ai envie de construire alors il dit ma fille serait permettre à le rencontrer. C'est qui ? Lui lui dit c'est moi. Et lui c'est pas n'importe qui. C'est déjà une référence. Et alors les gens viennent le voir, lui disent quoi tu vas épouser la fille du tailleur ? Il regarde, il dit quoi ? Elle est pas cachè. C'est quoi le problème ? Alors bien sûr à nous ça nous semble un peu hallucinant mais au fond qu'est-ce qu'il voulait dire ? Il voulait dire "Mais expliquez-moi pourquoi non ? Si quelque part on se retrouve dans le même désir, dans le même projet, si on voit qu'en effet il y a une parole commune, si on voit que quand on se voit et bien on est content de se voir qu'il n'y a pas quelque chose qui nous repousse l'un l'autre. Alors pourquoi non ? Pourquoi ? On parle ici d'être d'exception, c'est vrai, mais si l'histoire est rapportée, c'est que quelque part elle a quelque chose à nous dire. Et sortir de nos modèles et de nos systèmes est quelque chose d'extrêmement complexe. On a vécu dans le monde des princesses et des bergères et des bergers et des princes charmants. On a vu la photo et le drone qui a un moment filmé la déclaration et la demande et tout le monde a envoyé des likes et tout le monde a vu et cetera. Moi ce qui m'intéresse c'est quand la porte est fermée. Lorsque plus personne n'est là, lorsqu'on n plus en représentation, lorsqu'on n plus en modèle d'exhibition, lorsque les chéries ne sont plus là juste pour pouvoir impressionner le peuple, mais qu'ils s'inscrivent dans une réalité quotidienne dans lequel le seul regard extérieur présent, c'est celui du créateur de l'univers. Et ça c'est quelque chose qu'on est obligé de faire comme travail aujourd'hui. J'ai l'impression que tant qu'on a pas fait ce travail de revirginisation notre esprit, ça va être assez compliqué. Et pourraasie, sortons et voyons. Il y a tellement de garçons bien, il y a tellement de filles bien. Et pourtant, il y a quelque chose qui bloque. Il y a quelque chose qui fait qu'on y arrive pas parce que tout simplement ces correspondances entre ces visions fantasmées et la réalité de l'autre ne sont pas toujours idéal parce qu'il y aura toujours quelque chose qui nous fera penser que peut-être on aurait pu avoir mieux parce qu'il y aura toujours ce désir à un moment d'être touché par quelque chose qui ne nous touchera jamais. Cupidon et ses flèches. Et lorsque ce sont les flèches de l'amour, et bien la plupart du temps, j'ai bien peur que soit avec un petit tas et que c'est bien plus la problématique du désir qui soit présente ou alors d'une relation amoureuse thérapeutique dans laquelle l'autre est là pour nourrir un manque. Combien de relations de ce type existent dans lequel au fond j'aime l'autre parce qu'il nourrit un manque, parce qu'il me rassure, parce qu'il me donne la possibilité de m'inscrire dans la possibilité d'un projet de couple. Et il n'y a aucune malice dans mes propos et encore moins une quelconque forme de jugement parce que je pense que nous sommes dans une génération qui quelque part a été victime de choses et comme dirait l'autre, on n pas vu voir les choses arriver. Aujourd'hui, on va s'en rendre compte et on s'en rend compte avec la dépénélalisation des drogues douces, avec l'ouverture à des systèmes qui permettent à tout le monde de faire tout et n'importe quoi sans du tout se poser la question de ce que ça représente. On envoie aujourd'hui les conséquences. Ce n'est pas, comme je l'ai dit au début, un jugement binaire, le bien, le mal, la société, les autres et nous. Il ne s'agit surtout pas de Il ne s'agit surtout pas de cela. Comme je l'ai dit tout à l'heure, ça serait inélégant de ma part, mais c'est juste une réflexion. Aujourd'hui, on est dans un état d'esprit dans lequel on nous dit ce qui est important, c'est toi et toi-même. On le voit même dans les divorces. Moi, ce qui est important, c'est mon équilibre. Les enfants, il y aura des psi. Je ne veux pas avoir d'enfants. Je ne veux pas les amener dans un monde dans lequel quoi je devrais m'investir. Oui, mon frère. Parce que le coup de l'écologie, on met de côté. Je ne veux pas les amener dans un univers, les pauvres. J'ai envie de continuer à kiffer ma vie sans le citer, mais parmi les grands penseurs français aujourd'hui, ceux qui font des tirages à je ne sais trop combien d'exemplaires, et bien bon nombre ne sont pas mariés. Pourquoi ? Alors chacun aura sa réponse et c'est son problème. Mais au fond, s'engager et à un moment renoncer, est-ce qu'on est prêt à le faire ? Et c'est pas simple parce que lorsque l'on a grandi là-dedans, de la même manière que les enfants d'aujourd'hui vont se poser naturellement la question du genre parce qu'on leur a appris que c'était normal de se la poser, et bien de la même manière on a été imprégné de ça. Maintenant qu'est-ce que la Torah et qu'est-ce que nos textes nous proposent ? Alors la première chose, je le rapporter à travers une histoire qui a eu lieu et qui est vrai. Elle est vraie et a eu lieu, elle a eu lieu. C'est quelqu'un qui était voir un jour un maître qui s'appelait le stapler. Il est parti le voir lui dit rave, c'est marqué 40 jours avant la conception, on dit la fille d'un tel pour un tel et cetera. Moi ça fait déjà la 25e que je rencontre. Elle est où la mienne ? Pelur le regarde et lui dit "Mon cher, la tienne c'était la seconde." Alors l'autre bien sûr, il est paniqué parce qu'il a perdu son carnet d'adresses et ses numéros de téléphone. La R va continuer. Lui a dit "Non, je vais t'expliquer. Si tu avais cherché quelqu'un à qui tu voulais donner, tu aurais déjà trouvé depuis longtemps. Si tu cherches quelqu'un de qui prendre, alors tu pourras toujours imaginer que tu trouveras mieux. Qu'est-ce que tu as cherché ? Quelqu'un à qui tu voulais donner ou quelqu'un de qui tu voulais prendre ? Et c'est vrai que on nous a appris à se dire "Non mais moi voilà ce que je veux." Comme je l'ai dit tout à l'heure, c'est quoi les fondamentaux dont on a besoin ? On a besoin d'avant tout de quelqu'un qui n'est pas toxique. Quelqu'un qui n'est pas toxique, c'est quelqu'un qui a le même état d'esprit, c'est-à-dire qui a envie de construire et de donner. Quelqu'un avec laquelle cette personne on on a du plaisir à la voir. À partir de là, pourquoi non ? Pourquoi ? Moi, je peux vous assurer que bon nombre de personnes qui se sont mariées, à un moment vous leur aurez demandé "Mais dis-moi, pourquoi tu as décidé de te marier avec cette personne ?" Et dit, "Ben pourquoi je me serais pas marié avec elle ? On sentait bien, on s'entendait bien, on avait envie de construire dans la même direction, nos fondamentaux étaient du même principe et physiquement parlant, aucun d'entre nous ne se sentait repoussé par l'autre. Alors, qu'est-ce que j'aurais dû attendre ? J'adore le dire, on l' sûrement entendu déjà de ma part. Donc si vous riez, ça sera par principe que un jour quand un garçon m'a dit "L'histoire est vraie quand même, il m'a dit "Mais moi j'aimerais ressentir que je suis amoureux." Je dis "Mais comment tu le sauras ?" Il dit "Je sais pas, rien que je pense à elle, je tremble, j'ai l'estomac qui se nou, je je transpire." J'ai dit "Dont, tu penses que l'amour c'est les symboles, c'est le symptômes de la grippe ?" D'accord. Ça veut dire quoi ? ça comment tu sauras comment tu peux savoir ? Tu peux pas savoir. Et comme je l'ai dit tout à l'heure parce que tous ceux qui ont étaient persuadés aujourd'hui c'est 50 % de couple qui divorce, faut croire que c'était pas suffisant parce que l'état d'esprit il est lequel ? Est-ce que je veux prendre ou est-ce que je veux donner ? Maintenant, quand on va rencontrer l'autre et bien la règle numéro 1, c'est de savoir poser des cadres. Poser des cadres, c'est savoir pourquoi on se rencontre. Pourquoi est-ce qu'on se rend compte ? Pourquoi est-ce qu'on se parle ? C'est quoi la finalité ? Quand on se met en relation de séduction et bien on se travestit et c'est normal parce que on a envie d'apparaître face à l'autre de la manière dont on pense que l'autre aimerait nous voir. Règle numéro 1 de la séduction. Dans une proposition de soi-même qui peut plaire à l'autre, c'est normal. C'est la raison pour laquelle depuis tout à l'heure je vous dis pas il y a marqué dans la Torah, d'accord ? Parce que sinon ça serait un peu angoissant. C'est-à-dire j'essaie d'être un minima pas trop inintéressant. Mais la question elle est de savoir jusqu'à où et surtout à quel moment ce que je suis réellement va émerger. Alors, j'ai envie de dire que la première des choses qu'on a envie de voir face à soi, c'est quelqu'un de souriant qui fait attention à lui ou elle. Quelqu'un qui a envie d'être à l'écoute. Point. Le reste c'est ça sert à rien. C'est-à-dire que on a envie bien sûr quand on rencontre quelqu'un qu'il n'y ait pas d'élément rédibitoire mais surtout que la personne nit pas envie de construire la relation sur quelque chose qui n'est pas l'essentiel de nous-même. Et alors j'arrive avec des gros sabots. J'ose espérer évidemment ça vous concerne pas mais néanmoins faut le savoir. C'est pas le physique. Parce que si je pense que l'autre a envie d'être dans la continuité de la relation parce que justement c'est mon physique qui lui plaît, mais ça veut dire que cet autre là au fond m'a défini ce qui était important pour lui. Est-ce que j'ai vraiment envie de me marier à quelqu'un qui a défini l'élément essentiel comme étant l'attrait physique ? Non. Et ça déjà faut se poser la question. Si un moment je dis que j'ai pas envie d'être dans la continuité de l'échange parce que l'autre ne me plaît pas. La plupart du temps, c'est pas que l'autre ne me plaît pas, c'est que l'autre ne s'inscrit pas exactement dans les schémas que j'ai décidé d'avoir pour moi. Et posons-nous la question très simplement. Si l'autre allait et se retrouver proche de nous, est-ce que à ce moment-là on le repousserait ? Si tu sais que tu le repousserait pas, alors ça veut dire que au fond, il y a rien qui te pose problème au niveau physique. Si tu dois même pas un moment être dans une quelconque forme de proximité, alors c'est qu'il y a quelque chose en effet qui ne passera pas. Ça s'arrête là. Ça s'arrête là. Ça c'est l'élément qui la plupart du temps va J'ai envie de lui plaire mais je lui plaire à travers quoi ? Le jour du mariage le khatan, il va aller à la rencontre de la Cala et il va et c'est très romantique prendre le voile et lui couvrir le visage. Ça fait partie du processus du mariage chez le point de départ dans le Talmit. Ça s'appelle Hinuma. C'est le point de départ. Il y a des témoins qui doivent être là. D'ailleurs, dans les universenas, le khatan le fait, va vers la kala. Il est un nom accompagné par les rabanimes, par sa famille, la kala l'attend. Et c'est là où elle est installée qu'il va et qu'il lui recouvre le visage. Aujourd'hui, on a pris cette habitude que quand elle arrive, elle s'arrête. Leanat descend, tout le monde l'alarme à l'œil, il va le faire. Super. Qu'est-ce qu'on est en train de faire ici ? Un truc pour les photographes. Lagmara, elle a créé un élément romantique supplémentaire. Quand on prend une photo mais qu'on a pas le droit de la diffuser parce qu'il y a des gens qui vous ont pas donné la possibilité de la diffuser, ils ont le droit à l'image. Comment vous pouvez faire ? Vous floutez quoi ? Le regard. Si le regard est flouté, on voit plus qui est la personne parce que tout ce qui est en dessous du visage, ça se ressemble. Un peu plus grand, un peu plus petit, un peu plus large, un peu moins large, c'est la même chose. Le visage en hébreu se dit panim. Panim, c'est les mêmes lettres que le mot pn. Pnim, c'est quoi ? C'est l'intériorité. Laara nous ditra de liba, les yeux sont liés au cœur. Ce qui révèle au fond l'individu, c'est son regard. Le regard est l'expression de l'être. Et c'est la raison pour laquelle quand le Kattin va la rencontre de sa cala, il lui fait la plus belle déclaration d'amour et lui dit "Sache que la raison essentielle pour laquelle aujourd'hui nous construisons et pour laquelle j'ai envie de construire avec toi, c'est pour cette chose, cet élément de toi-même que je recouvre qui est le plus précieux, qui est ton visage, c'est-à-dire le lieu de ta pnie mi-oû, de ton intériorité. c'est là aussi, mais l'élément essentiel il est là. Mais pour pouvoir découvrir l'intériorité de quelqu'un, alors il faut à un moment être sûr que c'est sur ça qu'on va se focaliser. Pour être sûr que c'est sur ça qu'on va focaliser, il ne faut pas qu'il y ait d'éléments qui parasitent. L'élément qui parasite, c'est ce qu'on appelle le monde du désir et le monde du contact Cet univers dans lequel malheureusement on nous pousse dans une relation à commencer par la fin F I N ou F A I M. Vous l'orthographierez comme vous le désirz. Si la Torah nous a demandé d'être tellement vigilant sur cela, c'est pourquoi ? Alors que nous savons que la relation physique dans un couple est fondamentale, qu'elle participe de l'équilibre du couple. Et je ne parle pas juste de la relation d'intimité, du contact. du contact et quelque chose qui est absolument magique. Si la si la loi juive nous a dit non, c'est pour qu'on puisse justement construire, pour ne pas être perturbé, pour ne pas être parasité par quelque chose qui au fond à un moment peut être de manière inconsciente la raison première de notre relation et qui une fois que cela aura existé et bien fera que nous ne verrons plus les choses de la même manière et que la continuité sera peut-être beaucoup plus liée au besoin besoin que j'aurai de ce que l'autre va nourrir chez moi. C'est vrai que quand aujourd'hui on parle de ça, alors on a l'impression qu'on est dans un autre monde un peu surréaliste, mais je reviens poucras. Voyons un peu ce monde dans lequel la magie du contact s'est perdu. Voyons ce monde, c'est juste quelque chose dans la cuisine série. Voyons ce monde dans lequel en effet voyons ce monde, c'était rien du tout. cette magie du contact s'est perdue dans lequel cette sensibilité n'est plus présente. Un monde dans lequel et bien on s'interroge en permanence sur le oui, sur le non, sur jusque oui. Non, que sais-je ? au gib. On a tous envie de se marier et là je vais être dans le féminin par rapport au masculin avec un homme qui soit un homme. Je veux un homme, un homme fort, un guor. Parce que gib les mêmes lettres que le mot boger. Beauer c'est quelqu'un de mature. C'est pas bras pit. Gibor c'est beauer. C'est les mêmes lettres. quelqu'un de mature etibor disent nos maîtresovitro quel est l'homme véritablement fort c'est celui qui est dans la maîtrise de ses instincts. Celui qui est capable à un moment de montrer qui contrôle quoi. Celui qui justement révèle qu'il y a quelque chose qui existe à l'intérieur de lui et c'est ça qui va être l'élément qui dirigera son existence. À partir de là, on va se retrouver face à la question qui est est-ce qu'on est prêt à s'engager ? Et s'engager, c'est quoi ? C'est être prêt à renoncer. prêt à renoncer à un monde de célibat dans lequel je n'ai pas de compte à rendre, dans lequel qu'on le veuille ou pas, je peux profiter de ce que je désire comme je le veux et c'est quelque part désagréable. C'est la raison pour laquelle la Torah nous dit que tant qu'on n pas réussi à arriver à cette conclusion que nous ne voulons plus être dans le célibat, nous ne pourrons pas nous marier parce que nous jugerons toujours le futur à l'ône de ce que nous vivons pour l'instant. Est-ce que l'autre va me donner un plus par rapport à la réalité que je vis ? Une des raisons majeures des divorces, c'est parce qu'on est dans des études comparatives entre ce que l'on vit maintenant et ce que l'on vivait auparavant. Parce que tout simplement, il existe encore un monde des possible. Pour la Torah, c'est pas c'est pas comme ça que ça fonctionne. À un moment, il y a quelque chose qui ne peut plus faire partie de ma vie. je ne me confronte pas à quelqu'un qui m'oblige à grandir. Un monde dans lequel j'ai pas face à moi quelqu'un, pardonnez-moi l'expression un peu bas de gamme qui me casse les pieds. Quelqu'un qui m'oblige à faire un effort parce que tout simplement cet autre ne fonctionne pas comme moi. Parce qu'il m'oblige à me dépasser. parce qu'il m'oblige à faire quelque chose que je n'ai pas envie de faire parce que tout simplement cette oddre m'aide à grandir. Il n'y a rien de plus étrange pour un homme qu'une femme. Il n'y a rien de plus étrange pour une femme qu'un homme. Il y a quelque chose qui va me dépasser radicalement chez cet autre, qui m'obligera à faire des efforts dans un monde dans lequel je ne veux plus faire d'efforts, dans lequel je veux que l'autre s'adapte à ma réalité, dans lequel si les choses ne fonctionnent pas comme je le désire, je me lève et je pars. Est-ce que j'en ai envie ? C'est-à-dire, est-ce que j'ai envie au fond d'être vecteur d'un projet ? Ce projet c'est un moi-même amélioré qui pourra apporter plus au monde dans lequel on se trouve parce que celui qui va m'aider à grandir c'est mon conjoint et personne d'autre. Personne d'autre. La question elle est de savoir est-ce que j'ai inscrit déjà ça dans ma vie pour l'instant ? C'est-à-dire quelles sont les luttes que j'ai déjà construit dans mon quotidien ? Quelles sont les choses sur lesquelles j'essaie de faire un travail par rapport à moi-même ? Est-ce que j'essaie de me lever le matin même si j'en ai pas l'obligation ? Est-ce que j'essaie d'être ordonné même si c'est pas ma nature et qu'au fond il y a personne qui m'oblige à être ordonné ? Est-ce que je m'oblige à manger correctement ? Est-ce que je m'oblige à me dépasser ? Oui ou non ? Parce que ça ça sera la réalité du couple. Est-ce que j'en ai envie ? Tant que dans notre tête ces choses ne sont pas claires, on ne peut pas construire. Et c'est ce que l'on voit aujourd'hui. La plupart du temps, les relations n'aboutissent pas parce que l'autre risque à un moment de nous causer un Et puis il y a ceux chez qui on l'a pas détecté suffisamment tôt et on se marie. Et après, bienvenue au club des gens normaux. Combien de garçons me disent aujourd'hui mais si j'avais su, j'y aurais pas été. Je lui dis barou Hashem que tu l'as pas su maintenant tu rentres dans la vraie Maintenant tu rentres dans la vraie vie. Oui. Maintenant il va falloir se développer. Maintenant il va falloir se dépasser. Maintenant il va falloir faire un effort de patience, d'écoute. Oui Mazaltof, bienvenue au club. Une des raisons pour lesquelles les relations au long cours souvent n'aboutissent pas, c'est parce qu'on va découvrir des éléments qui si on les avait découverts dans la relation ne nous aurait pas amené au divorce. Sauf si on a décidé que face à la première difficulté, on se lève et on part. Souvent les gens me disent "Oui, non mais je me suis rendu compte ceci, ceci, cela." J'ai dit quoi ? que l'autre est un dealer numéro 1 que elle Non non non mais un peu son caractère je lui dis super si tu t'en étais rendu compte une fois que tu es marié tuaurais fait quoi tu te serais battu maintenant le problème c'est que tu as peur mais de toute façon tu serais obligé de te battre sache-le de toute façon il y aura un moment des choses sur lequelles tu seras obligé de travailler ah les couples des autres vu de l'extérieur à l'air ont l'air d'être en effet parce qu'on est tous en représentation tion moi en tête après je vais me disputer avec ma femme devant vous ça se fait pas bon il y en a qui malheureusement le font c'est un peu dommage croyez que dans dans un couple on s'est jamais disputé dans un couple il y a jamais eu de tension évidemment que oui. Évidemment que oui. Et c'est là où en effet va se situer tout l'enjeu. Quel est l'état d'esprit qui va être le tien ? Quelle est la manière dont tu as envie de construire ? Et à partir de cela, pourquoi non ? Ilar dans Babamtia qui dit la chose suivante. La gmara nous dit, elle parle de du principe de l'acquisition. Comment est-ce qu'on acquière un objet ? Vous savez qu'une femme on l'acquiert. Aishanit on achète une femme. Aïaik bich une femme est on acquiert une femme de trois manières. avec de l'argent ou avec un contrat ou alors avec une relation intime dans laquelle les deux sont bien conscients qu'elle est là pour consacrer un désir de couple. Alors bien sûr, cette phrase fait le la joie des féministes en disant regardez cette vision totalement machiste du judaïsme. Moi, je dis d'abord les rabins sont fous parce qu'il y a pas de meilleure manière que de tirer contre soi-même. Tu te tires une balle dans le pied. Surtout que dans la Torah, on parle pas de kignan, on parle de kidouine, de sanctification. Alors si la Tor elle te parle de sanctification, on parle de sanctification. Ces lunettes là, si je veux les acheter, je demande à quelqu'un, il me dit "Je les vends, est-ce qu'elles ont la possibilité de me dire non ?" Elles peuvent rien dire. Le jour "lles sont avec moi, je peux en faire ce que je veux." Elles peuvent pas disparaître, elles m'appartiennent. Une femme, elle peut me dire "Non, j'ai pas le droit de faire avec elle ce que je veux. Et si à un moment je l'embête, elle se lève et elle part." Lagmar, elle te dit qu'une femme, elle peut dire "Mais sal, mon mari me découte et le bedine, il entend ça, il oblige le mari à lui donner le divorce." Une femme, elle peut dire "Mon mari n'a pas de relation avec moi, c'est-à-dire il ne pense qu'à lui, ne cherche pas à m'épanouir dans l'intimité, elle peut se lever et partir." Kignan, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que cette chose, elle est chez toi, tu l'as acquise. Ça veut dire que tu as une responsabilité colossale. Mais surtout, si j'achète cette chose-là, pourquoi je l'achète ? C'est quoi la finalité ? C'est quoi le but ? Si le but c'était pour toi, elle peut se lever, elle peut partir, c'est parce que c'est quelque chose, c'est un élément qui est fondamental dans ta vie. et elle va te donner la possibilité de devenir grand parce que dans la confrontation que tu auras avec elle au quotidien, elle te permettra de développer tout ce que tu n'es pas encore. Ça c'est la puissance du féminin. Maintenant la michna te dit quand tu achètes un objet et bien même si tu as donné de l'argent, l'objet t'appartient pas. L'objet t'appartient que dans la mesure où tu l'as soulevé. Super. Alors la question elle se pose la manière suivante. Moi je suis parti chez quelqu'un, je lu dis "Tu sais je vais acheter cette paire de lunettes. C'est combien ? Dit c'est 200 €. Je prends les 200 € je les sors, je les mets." Il prend les 200 € et je regarde les lunettes et puis je me dis "Non, je veux plus." Ça y est. Michel te dit non, il doit te rendre l'argent. Pourquoi ? Parce que le fait d'avoir donné de l'argent n'a pas fait accès d'acquisition. OK. Il me rend 200, il regarde ses lunettes. La michna bal dit le problème c'est quoi C'est comment tu vois cette personne qui a donné l'argent et qui avant de se saisir de l'objet dit je veux plus. Et la michna, elle te dit quelque chose de terrible. Elle te dit en vérité tu as raison l'affaire n'a pas été faite. Aval para mais hamabou mais celui qui a fait payer la génération du déluge, celui qui a fait payer les générations de Sodom et Gomor. Mimiouro, lui se fera payer de quelqu'un qui ne se tient pas debout dans sa parole. Qu'est-ce que la gmar elle te dit ici ? La gmar, elle te dit que dans la vie, tu peux avoir à un moment décidé d'être dans une démarche et l'autre est persuadé que tu vas aller jusqu'au bout. Il y a la dernière minute, tu dis non. Concrètement, tu as le droit. Seulement, il y a marqué que le beddin il vient, il te maudit. Pourquoi c'est pas la personne qui est victime qui maudit ? On va comprendre. Le beddin vient, il te maudit. Il te dit celui qui s'est fait payer de la génération du déluge, de la génération de Sodom et Gomor, c'est avec lui que tu vas voir à faire. C'est le bon Dieu en direct. Tu as raison, nous on peut rien dire. Mais là maintenant, il va falloir que tu t'expliques avec le bon Dieu. Bed caleline clala. Une malédiction, ça vient de la racine cale. Clala, ça vient de la racine cale. Cal, ça veut dire c'est léger. Le bedine, il vient chez lui, il va lui dire "Tu veux que je te dise qui tu es ? Tu es quelqu'un de léger. tu as pas de valeur, tu as pas de poids parce que tu es pas capable d'aller jusqu'au bout. Comment tu oses faire croire à quelqu'un que tu vas lui acheter un objet ? Tu lui donnes l'argent et la dernière minute tu dis non. Ce principe de la michna, il est dans le monde des relations humaines. Ça fait 5 fois que tu le rencontres l'autre. Tu as déjà commencé à sortir les violons et maintenant tu te lèves et tu dis "Non mais je ressens rien. Non mais je peux pas me projeter. Tu es trop bien pour moi. Je peux vous donner le dictionnaire du mon engagement. J'en connais plein des comme ça. En plus aujourd'hui on le dit même plus. on envoie un SMS, ça fait plus classe parce que je vais quand même pas me confronter à ton regard parce que j'ai pas me confronté à ta question dans lequelle je vais dire "Mais je comprends pas lors ce que tu m'as dit hier c'était du n'importe quoi." Alors tes déclarations, ça voulait rien dire alors tu es un escroc garçon comme fille. Souvent c'est plus du côté des garçons malheureusement. Alors qu'est-ce que tu m'as fait croire ? Quand tu as cherché à voir ce contact physique, c'était parce que tu avais envie de quoi ? Voir s'il y avait une réactivité des peau. C'est ça que tu voulais ? Ça a pas été assez réactif. Tu es pas au m pas debout. C'est-à-dire à un moment si on pose pas un cadre et bien on peut pas construire. On est là pourquoi ? pour voir si en effet à deux on a envie de construire une histoire et dans ce cas-là on se pose les vraies questions et on se pose des limites pour être sûr que le contact physique ne sera pas un élément qui va perturber pour être sûr qu'à un moment je vais pas faire souffrir l'autre parce que le problème c'est quoi et je le dis systématiquement c'est que la prochaine fois est-ce que je serai Tu es prêt à avancer encore avec quelqu'un dans la peur de revivre cette souffrance ? Quand une fois tu t'es retrouvé dans une situation dans laquelle quelqu'un t'a sorti les violons, a sorti les billets, a dit ça m'intéresse et la dernière seconde la personne elle a dit non, je veux plus. Alors le prochain qui va arriver et qui va recommencer à faire la même chose, tu as pas envie de ressouffrir à nouveau, tu te protèges. Et l'autre va dire "Non mais je sens qu'émotionnellement parlant, c'était pas ouvert." Mais c'est sûr, l'autre se protège. Mais c'est qui le responsable ? Le responsable c'est la première personne. C'est personne qui dit "Vous comprenez ? Bon, ça va quoi ? Ça va ?" Non, ça va pas, ça va pas. Est-ce que tu réfléchis à la dimension impliquante des choses ? Est-ce qu'on réfléchit qu'un moment les histoires laissent des traces ? On ne réfléchit pas assez à ça aujourd'hui. C'est vrai que décider de construire, être prêt à s'engager, c'est un moment aussi faire preuve de Emouna, être prêt aussi un moment à se dire qu'il y a un créateur de l'univers et que si un moment je rencontre quelqu'un et que ce quelqu'un en effet a le même projet que moi, et bien pourquoi non ? C'est comme les enfants. Pourquoi non ? On en a deux, on en a trois. Pourquoi tu en veux pas un 4è ? C'est pas un concours. Tu as peut-être une vraie raison, mais c'est la même chose. Pourquoi non ? Et peut-être que tu as des raisons. Mais si tu es pas capable d'expliciter, personne, elle va vous dire "Non, mais je me suis rendu compte qu'en vérité, on était pas sur la même direction. Il faut 6 mois pour t'en rendre compte. Mais alors je te promets qu'on va le dire parce que ça veut dire que tu as montré que tu étais un imbécile. Il faut 6 mois pour te rendre compte que tu es pas dans la même direction que l'autre. Alors vous faisiez quoi tous les jours ? Juste vous mangez des glaces. Le problème c'est que comme je l'ai dit on est dans cette angoisse de l'échec. On est dans cette peur que ça ne fonctionne pas. Mais parce qu'on n pas vu le mariage comme étant un lieu de défi, un lieu de challenge extraordinaire, un lieu merveilleux, un lieu dans lequel c'est la confrontation au quotidien avec l'autre qui va nous permettre de construire et de nous développer. C'est sûr que c'est pas ça. Il y a un terme qui est utilisé par les maîtres du Talmud quand on parle du mariage. Ça s'appelle Nisouin. Nisouin. Ravolb qui était un des très très grands maîtres de la pensée. Un jour un de ses élèves lui a posé la question, lui a dit "Rave, je dois penser à quoi sous la roua ? À quoi je dois penser sous la roua ? quoi les les les les les prières les trucs à Volb lui a dit tu penses à une chose c'est que tu prends sur toi de supporter ta femme queles que soient les situations de vie parce que nin ça veut dire noer noer ça veut dire supporter il y a marqué dans le passouver qui il est bon pour l'homme de prendre sur lui un fardeau quand il est jeun dit la gmara c'est quoi Le roll, c'est le fardeau de la femme. Vous allez dire "Allez de nouveau, il nous a fait le coup du machisme." C'est quoi un fardeau ? quelque chose qui fait que tu sens que tu as quelque chose sur toi. Oui. Tu rentres le soir, tu as pas envie de parler, tu parles parce que l'autre a besoin que tu lui parles. Tu as pas envie ce soir de sortir, l'autre a envie de sortir, tu sors. Ça va dans les deux sens mais c'est encore plus pour nous les hommes parce que nous on est là, on est centré sur nous-même. La g quiol ça n'a rien de pesant. C'est un doux fardeau, mais ta vie tu peux plus la concevoir de la même manière. Supporter, ça veut dire de ne pas te débarrasser de l'autre dès le moment où il y a un problème. De ne pas te lever, te dire "Ah mais il y a ça qui va pas, je me lève et je pars en courant." Mais ça on le découvre déjà souvent avant. Il y a une condition qui est fondamentale. Cette condition est de savoir est-ce que cette personne s'est posé une fois dans sa vie ? Une question, c'est quoi la base du dans la vie ? C'est quoi la base du don ? C'est quoi la première chose que je vais donner au monde ? La première chose que je donne, vous savez c'est quoi ? C'est avant le sourire. C'est ma non toxicité. D'être le moins toxique possible. Est-ce que ça fait partie Est-ce qu'elle fait partie du monde de ces personnes qui ont décidé de faire un travail sur elles-même, qui se sont rendu compte qu'elles avaient tendance à être égoïstes de se dire "Mais c'est les autres et n'y voyez aucune malice de ma part qui débarrasseront ma place de la personne qui va passer devant les autres de celle qui est là et qui se pose pas la question de qui va arriver derrière moi, de cette personne qui en effet va faire le minimum syndical parce que ça suffit amplement de cette personne qui va dire moi je suis comme ça, c'est ma nature, faut m'accepter comme je suis. Alors si en effet tu es confronté à quelqu'un comme ça, c'est vrai que là ça va poser problème. que moi j'appartiens à la catégorie des personnes qui en effet ont décidé de donner aux autres ma non toxicité, c'est-à-dire de quelqu'un qui cherche à s'améliorer, de quelqu'un qui essaie de bouger, de quelqu'un qui essaie d'évoluer dans lui-même, dans le travail sur lui-même. C'est au niveau des midotes que ça va se jouer, au niveau des traits de caractère sur lesquels on a envie de progresser, sur lesquels on a envie d'avancer. Voilà quelques pistes de réflexion sur ce sujet. C'est vrai que on adore les cours de recette, je sais pas faire. En même temps, je vais vous dire, il y a quelque chose de très bouleversant parce que je pense que au plus profond de vous-même, vous c'est un vous beaucoup plus large. Vous avez envie de construire, vous avez envie de créer. Revirginisons les esprits. Ne cherchons pas à faire en telle sorte que l'autre corresponde. Que la séduction ne s'exprime pas dans ce qui est du domaine de l'éphémère. Interrogons-nous. sur le type d'individu que nous sommes. Aimerions-nous que nos enfants nous ressemblent ? Sommes-nous avant tout centré sur nous-même ? Est-ce que au fond le matin quand on se lève, on se pose la question qu'est-ce que je vais pouvoir apporter à l'univers dans lequel je suis ? Et le soir, qu'est-ce que j'ai apporté aujourd'hui au monde dans lequel je me trouve ? Si on arrive à créer cet état d'esprit et qu'on rencontre quelqu'un qui a cet état d'esprit, alors on peut construire. On peut construire. Ah maintenant les émotions. Roch Solvic qui un jour a dit à quelqu'un qu'il disait "Mais je sais pas si c'est la bonne." En parlant de la jeune fille qui rencontrait le R mais est-ce que globalement ça va ? Oui. Est-ce qu'il y a une fluidité dans l'échange ? Oui. Est-ce que vous avez les mêmes objectifs ? Oui. Est-ce que tu as du plaisir à la voir ? Oui. Ah, il dit comment je sais ? Il lui a dit écoute, ce soir, tu vas dormir et tu vas t'imaginer que la personne te dit "On se voit plus jamais. Si tu t'endors sereinement, voire même tu te dis ça me rassure." Alors sans doute c'était pas la bonne personne. Si tu dis "Ah, c'est dommage, j'aurais bien aimé la revoir." Alors, vas-y, avance, construis. Point. C'est ça qui montre qu'en effet on peut Alors vous allez me dire on est loin du romantisme mais un couple qui dure c'est un couple qui s'est construit sur ces bases là parce que tout simplement il a su se centrer sur là où se situait l'essentiel. C'est vrai que c'est pas simple parce que je pense qu'on arrive de plus en plus avec des blessures, avec des cicatrices mal refermées, avec des peurs qui sont là. C'est vrai. Pour cela, il y a quelque chose qui qui aide, c'est la tila évidemment. et surtout essayer de sortir de son esprit. les images fantasmées de ce qu'aurait dû être l'autre pour découvrir la réalité qu'on va construire avec cette personne qui nous est destinée.