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Chacun peut devenir exceptionnel | Le message du Grand Rabbin Yossef Haïm Sitruk - Rav Itshak Sitruk

Chacun peut devenir exceptionnel | Le message du Grand Rabbin Yossef Haïm Sitruk - Rav Itshak Sitruk

Rav Itshak Sitruk ·

Moussar Histoire juive
Vitesse :

10 ans après la disparition du Rav Yossef Haïm Sitruk zatsal, ancien Grand Rabbin de France, son fils le Rav Itshak Sitruk lui rend hommage et revient sur l'héritage exceptionnel qu'il a laissé au judaïsme français et au peuple juif. À l'occasion des 10 ans du décès du Rav Yossef Haim Sitruk, le Rav Itshak Sitruk partage un moment particulière fort consacré à la mémoire de son père. Grand Rabbin de France pendant de nombreuses années, le Rav Yossef Haim Sitruk zatsal a profondément marqué plusieurs générations par ses enseignements de Torah, sa parole, sa proximité avec le public et sa capacité à transmettre le judaisme avec force et clarté. Dans ce cours et cet hommage, Rav Itshak Sitruk évoque son père, son message, son influence et surtout l'héritage spiritual qu'il continue de transmettre aujourd'hui. Une réflexion sur la Torah, la transmission, la mémoire, l'émouna et l'héritage du judaisme francais, dix ans après la disparition d'une figure majeure du monde juif francophone. Si ce cours vous a touché, pensez à vous abonner à la chaîne, à laisser un commentaire et surtout à partager la vidéo afin de continuer à transmettre les enseignements et la mémoire du Rav Yossef Haim Sitruk #torah #emouna #ravsitruk #yossefhaimsitruk #judaïsme #grandrabbindefrance #hommage #torahenfrancais

Extrait du cours

Euh juste avant de dire une petite histoire que j'aimerais raconter sur mon père. À chaque fois qu'il montait sur scène, il avait un verset qui qui disait comme ça à voix basse. Il citait un psaume dans lequel c'est écrit Alteirelgava. Il demandait à Kadosch Bou de l'aider à ne pas mêler l'orgueil lorsqueil rentrait dans une salle et qu'elle était pleine.

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Transcription1031 mots

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Euh juste avant de dire une petite histoire que j'aimerais raconter sur mon père. À chaque fois qu'il montait sur scène, il avait un verset qui qui disait comme ça à voix basse. Il citait un psaume dans lequel c'est écrit Alteirelgava. Il demandait à Kadosch Bou de l'aider à ne pas mêler l'orgueil lorsqueil rentrait dans une salle et qu'elle était pleine.

Forcément, ça joue sur l'orgueil de d'un homme et malheureusement comme l'orgueil d'un homme elle est touché, c'est peut-être son discours qui est encore plus touché. J'ai trouvé extraordinaire que il a jamais affirmé avoir d'orgueil mais il a toujours prié pour que cet orgueil elle le elle [raclement de gorge] le change pas. Je voudrais juste parler d'un point, un point qui pour moi il est tellement important parce qu'il a fait partie de sa vie. C'est la partie de ses épreuves.

Combien il a souffert ? Il a souffert dès qu'il était jeune enfant alors que comme il était comme vous l'avez pour le lire dans le livre que ma mère elle a écrit avec Tora Box qui est extraordinaire. [raclement de gorge] Depuis qu'il était petit, il était déjà fébrile, il était déjà un enfant faible et il s'est pas il s'est pas laissé aller, il s'est démené, il a pas subi, mais il a utilisé cette épreuve pour être encore plus grand. Il a fini sa vie avec une maladie que vous connaissez tous qui a été terrible.

Il a eu au milieu de sa vie un AVC, un handicap et encore plein d'autres choses. Mais je voudrais dire que ce qui est extraordinaire, c'est qu'à aucun moment, il a dit qu'il souffrait. à aucun moment il nous a fait sentir que c'était dur pour lui. Et je trouve que c'est à tel point que au moment où il où il partait, les enfants on était presque complètement inconscient de son départ.

Un jour le raf Chapera, il avait dit sur lui, il avait dit "Quand on est assis à table avec votre père, on a l'impression que il est assis et sa maladie, elle est posée sur la table." Il avait dit un jour mon "Mon père, je suis pas un homme malade, j'accompagne la maladie." La maladie, elle l'a jamais gagné. Elle a été présente mais elle l'a jamais gagné. Il a jamais été malade mais il a accompagné la maladie. Et peut-être que j'ai réfléchi beaucoup pour savoir quel était le message et je voulais juste vous raconter une histoire qui m'a marqué à moi.

Un matin un jour j'ai essayé un peu de soulager un peu et en venant d'Israël je me suis dit bon je vais essayer de donner un petit coup de main le matin au réveil. Et voilà, je rentre dans sa chambre et il se réveille toujours de bonne humeur. Pour ceux qui ont connu un peu ses réveils, c'était quelque chose d'incroyable. Et voilà que je dis "Papa, ça va ?

Tu as bien dormi ?" Et il me dit "Non, pas terrible. Jamais il se plaignait. Qu'est-ce qui se passe ? Il fait un cauchemar cette nuit.

Chez nous, on n pas des rêveurs. Et je c'est quoi ton cauchemar ? Et là, il raconte j'ai rêvé que j'ai gagné au loto. Je dis "Papa, en quoi c'est un cauchemar ?

Il dit parce que j'ai pas réussi à me rendormir parce que je savais pas quoi faire avec l'argent. Et là, je lu dit "Papa, tu aurais pu penser à nous." Il a dit une phrase comme ça queon peut mal prendre mais elle est tellement belle. Il a dit "J'espère que je vous laisserai rien." Et en fait, il a fait allusion à cette phrase de Rlleakich qui au moment de partir de ce monde, il a vu qu'il avait laissé un petit pot avec des grains de sés âme. Il a eu de la peine de pas avoir utilisé tout son potentiel dans le monde.

Et en fait, la force de mon père, c'est que il a eu cette capacité de vivre le moment présent. Il y en a qui, à force de penser à leur futur, ils vivent plus le présent. À force d'avoir peur d'avoir un mauvais futur, on profite plus du moment présent. Mon père c'était tout l'inverse.

Il vivait le présent à 100 %. Il pensait pas à la peur de l'avenir. Il préférait utiliser son potentiel au maximum. Et ça, je trouve que c'est le message qui nous a laissé.

C'est sûrement grâce à ça aujourd'hui que il a pu faire en sorte de ne pas avoir l'impression de souffrir parce qu'il était heureux de vivre le moment. Alors mon rêve à Botaille, je vais juste finir une macchette. On a organisé un de toute le chasse. Je voudrais le lire rapidement et juste vous donner un peu de courage parce que c'est la dernière phrase de la ma deanit qu'on a dû refaire plusieurs fois certaines maot et le dit comme ça à la fin de בגן ici que un jour viendra il va faire une espèce de ronde une très grande ronde pour tous les ser assis au milieu et chacun va montrer du droit zemm qui vinolo.

Et en fait, pourquoi je vous dis cette gemara, elle est extraordinaire ? Parce que la ronde c'est la seule chose qui permet qui fait que lorsqu'on est en ronde, on est tous à écu distance du point central. En fait, peu importe qui on est, on peut être un homme aussi grand que notre père. On peut être un homme que qui prend jamais la parole, mais on est à la même distance de Kados Barou.

Il suffit juste de le montrer du doigt. Et voilà pourquoi je pense que son message, il est extraordinaire. Il est pas là juste pour nous rappeler qu'il y a des hommes d'exception. Mais il est là pour nous rappeler que chaque personne, elle peut devenir exceptionnelle si elle comprend que elle est capable de montrer du doigt dans sa vie.

Alors c'est ce que je nous souhaite si Dieu veut que puisse prendre de ces forces là. [soupir]