Rav Elie Lemmel nous offre une leçon de vie, à méditer et à appliquer dans notre quotidien, que la Torah et la tradition juive retiennent de la paracha Noa'h. Le Rav pour traiter le thème de cette conférence "Zone d'effort ou zone de confort... Le difficile choix" soulève un certain nombre de questions et nous offre les réponses concrètes que la Torah et nos Maîtres nous proposent.
Parmi les thèmes abordés :
- Comment reconnaître quand une « zone de confort » devient une prison douce ?
- Comment identifier sa propre zone de confort - spirituelle, émotionnelle ou professionnelle ?
- Comment entretenir le mouvement même quand on a atteint un certain équilibre ?
- Comment transformer la peur du changement en moteur de progression ?
- Pourquoi Dieu place-t-Il Adam et Ève dans le jardin d’Éden avec la mission « de travailler et de garder » alors que tout y est parfait ?
- Pourquoi la stagnation intellectuelle ou spirituelle conduit-elle à l’insatisfaction ?
- Si le monde semble bien fonctionner, pourquoi le besoin de s’interroger sur son sens ?
- Pourquoi Dieu demande à Avraham, déjà croyant et actif, de quitter encore sa zone de confort
- Pourquoi le yetser hara (mauvais penchant) est-il présenté comme une force nécessaire et non comme un ennemi ?
- Qu’est-ce qui pousse l’humain à sortir d’une situation confortable pour grandir ?
- Quelle différence entre la recherche du bien-être et la quête de sens ?
- Quelle est la limite entre le plaisir légitime et la perversion du sens de la vie ?
- Pourquoi Dieu ne réalise-t-Il pas le miracle complet pour Noé dans l’Arche et lui impose-t-Il l’effort de nourrir tous les animaux ?
- En quoi l’habitude peut-elle être une forme d’aliénation ?
- Quelle est la différence entre un monde religieux et un monde spirituel ?
- Qu’est-ce que l’effort apporte que le plaisir ne peut pas donner ?
- En quoi la tranquillité recherchée par Jacob est-elle contraire au projet divin ?
- Pourquoi la capacité de questionnement est-elle présentée comme l’essence même de l’humain ?
- Comment faire de la sortie de zone de confort non pas une fuite, mais une ascension ?
- Pourquoi la confrontation à nos limites nous rend-elle plus vivants ?
- En quoi la répétition automatique de gestes religieux ou familiaux peut-elle couper de l’expérience spirituelle ?
- Peut-on parler d’un monde « bon » s’il ne contient pas d’effort ni de dépassement ?
- Pourquoi la foi d’Avraham naît-elle d’une question (« Est-il possible que ce monde soit sans Maître ? ») plutôt que d’une réponse ?
- Que veut dire « se dépasser » dans une vie déjà réussie extérieurement ?
- Quelle place donner à la routine : sécurité ou enfermement ?
- Comment maintenir un « état d’effort » sans tomber dans la fatigue ou la culpabilité ?
- Que signifie « tov meod » (« très bon ») au moment de la création du yetser hara (mauvais penchant) par Dieu ?
- Qu’est-ce qu’une vie vraiment « bonne » : celle du repos, ou celle du mouvement et de la tension créatrice ?
- Comment l’acceptation de l’effort reconnecte-t-elle l’homme à sa nature profonde ?
- Que signifie vraiment le verset : « Car toute chair s’était corrompue sur la terre » cause du Déluge ?
- Qu’est-ce que l’homme perd lorsqu’il fait de son confort une finalité ?
- Que révèle l’attitude d’Avraham face à Nimrod et dans la fournaise sur la foi et la relation à Dieu ?
- Quelles pratiques concrètes peuvent aider à développer la « force du pourquoi » ?
- Quelles sont les résistances internes qui empêchent le passage à l’action ?
-...
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Transcription
Kind: captions Language: fr Top. Bonsoir à toutes et à tous. Bienvenue à à des visages que je ne connais pas encore. Alors, le thème qu'on va essayer de développer ce soir a été intitulé zone d'effort, zone de confort, de difficile choix. Le point de départ évidemment de notre réflexion, il est toujours lié à la parachat, le texte qu'on va lire et qu'on vient de lire aussi dans la Torah, de voir qu'est-ce que nos textes ont à dire sur ces notions-là. Alors le point de départ, c'est avant tout ce que nous avons lu la semaine dernière. La semaine dernière, nous avons lu l'histoire de Noir. Alors Noir, vous connaissez l'histoire de Noé, l'histoire du déluge, de tout ce qui va se passer. Et le texte nous dit que Noé a vécu dans un univers qui s'était perverti. Alors nous évidemment dès qu'on a ces mots, on a des idées sur en effet une civilisation qui était complètement débauchée. Et en effet, la Torah nous dit que la civilisation de Noar, c'est une civilisation qui a décidé que la finalité de l'individu c'était lui-même. Et à partir du moment où la finalité de ma vie c'est moi-même, donc évidemment je me dois de vivre en permanence des expériences qui vont me nourrir, qui vont m'apporter, mais essentiellement dans le domaine de l'immédiaté. Et donc dans la mesure où toutes les personnes qui font partie de ce système sont d'accord pour fonctionner suivant ce principe, au fond, où est le problème ? Où est le problème ? On n'est pas d'ici dans une civilisation dans lesquelles il y a nécessairement du meurtre ou des choses comme ça. La Torah nous dit car toute chair s'était corrompu sur la terre. Et nos maîtres disent que même dans le monde animal et bien il y a des modèles de fonctionnement du même principe. Alors pourquoi ? Comment ? De quelle manière ? C'est pas le sujet. Ce qui est sûr, c'est qu'on a donc quelqu'un qui vit dans une civilisation dans laquelle tout le monde est d'accord pour vivre l'expérience de l'instant présent. J'ai presque envie de dire que ce qui serait peut-être le maître mot de cette civilisation, c'est une forme de carpédium permanent. au fond, si tout le monde est content, si tout le monde est d'accord, si a priori je ne fais pas de mal à l'autre, où est le problème ? Et le texte va nous dire que lorsque Dieu s'adresse à Noé, il dit "La de toute chair est arrivée devant moi car ils se sont pervertis." Intéressant de voir cette terminologie car nous on aurait plus imaginer une parole moralisatrice et surtout une parole dans laquelle Dieu serait dans une forme de condamnation au regard du fonctionnement qu'à l'individu. Or, c'est pas du tout ça qui est marqué. On n'est pas du tout ici dans une parole de c'est pas bien, c'est honteux, ça se fait pas, c'est pas comme ça que je voyais l'histoire de l'humain. Non, quassar la fin de toute chair est arrivée devant moi. et dans maître de dire que en effet il y a ici comme une forme de conséquence inéluctable d'un univers qui veut fonctionner dans le ici et maintenant et qui quelque part nous renvoie à l'idée que le monde n'a pas été créé pour cela. On n'est pas ici dans un monde de sanction. On est dans un monde dans laquelle il y a une forme de conséquence qui est le fruit d'un modèle de fonctionnement. qui ne correspond pas à la manière dont Dieu avait décidé de créer l'univers dans lequel nous sommes. Et c'est important parce que j'ai l'impression en tout cas que ce texte nous renvoie à ce que j'appellerai la première zone de confort de l'histoire, c'est-à-dire nous renvoie à une histoire et bien on ne voit pas pourquoi on devrait changer. dans la mesure où nous ne sommes pas dans une transgression dans la mesure où nous nous sentons tout et tous bien, dans la mesure où il y a quelque chose qui est accepté par tout le monde. C'est intéressant de voir que la première zone de confort telle que la Torah nous l'a décrit, c'est quelque chose qui est accepté par tout le monde et qui ne pose aucun problème si ce n'est que cela va à l'encontre même du sens de la création. La plupart du temps, notre réflexion sur les zones de confort et d'inconfort, sur la notion d'effort sont liés à la nécessité peut-être de nous extraire de quelque chose. Mais pourquoi je devrais quitter une zone de confort ? Pourquoi ? Alors, la plupart du temps, on va dire, il faut la quitter parce qu'on ne trouve pas l'intérieur de celle-ci ce que l'on recherche parce que ce quotidien est agréable mais au fond il nous manque quelque chose. Mais il s'agit pas du tout de ça. Il s'agit d'un monde dans lequel on se sent bien, un monde dans lequel a priori les choses vont et un univers dans lequel a priori les choses vont, un univers dans lequel il n'y a pas de nécessité à sortir de sa zone de confort parce qu'il nous manque quelque chose est un univers qui normalement aurait pu perdurer et Dieu ditar Il décrit à Noé ce que va être une vie dans laquelle rester dans sa zone de confort va devenir quelque chose de normal puisque j'y prouve ce que je désire. Je repose l'idée. Lorsque vous dites à quelqu'un écoute, tu es dans tes zones de confort dire et alors ? La plupart du temps, on se pose la question parce qu'on se rend bien compte que on s'habitue à certaines choses mais que de manière ultime, il nous manque quelque chose. Il y a on sent que c'est pas ça. Pas du tout. La première zone de confort de l'histoire, c'est un univers dans lequel tu te sens bien. Un univers qui a priori te procure ce que tu désires, mais un univers qui ne correspond pas à ce qui est censé être le projet de l'humain. Et c'est quoi le projet de l'humain ? Et sur cela, nos maîtres vont être très clairs à travers quelques mots. Adam les amoulad. L'humain est né pour la notion d'effort. La notion d'effort, c'est pour cela que l'on est présent. Et d'ailleurs, c'est intéressant de voir que lorsque Adam va être dans le jardin d'Eden, alors pour nous dans notre image, le jardin d'Eden c'est le lieu parfait dans lequel tout va bien. Puis c'est le club net quoi. C'est le club net, c'est top, tout va bien. Et quand Dieu le met, il lui dit levda ou le chamra, il le met levda pour littéralement le servir, le travailler dedans ou le chamera et pour le garder. Je sais pas si vous connaissez ce verset, mais à priori ce verset est très curieux puisque le jardin d'Eden normalement c'est un lieu dans lequel on est censé être et vivre tranquillement. Le texte dit pas du tout. Je vais arrêter je pense avec le micro parce que on entend des réverbérations. Donc on va voir si vous m'entendez s est-ce que vous m'entendez bien comme ça ? On va arrêter parce que je pense que ça fait leda ou le chamra. Le texte nous dit qu'on est dans le jardin d'Eden. L'oveda pour travailler. La avoda c'est un travail ou le chamra et pour garder. Travailler quoi et garder quoi ? Le jardin d'Eden a priori, c'est un lieu dans lequel tout est à disposition. Les textes de la tradition du Midrache nous dit que Adam et Ève se font servir en permanence. Alors, c'est quoi cette notion de l'hovda ou le chamra ? C'est une notion qui est le sens même de la présence de l'individu dans l'univers. de Hovda, c'est-à-dire pour faire un certain nombre d'actes qui vont me demander des efforts aussi bien dans la dimension du faire où le chamera et pour préserver quelque chose à travers l'effort que je vais devoir mettre en place pour ne pas transgresser ce que Dieu attend de l'individu. et nos maîtres de dire, c'est l'accomplissement de ce qu'on appelle les mitot, les commandements et préserver l'individu de leur transgression. Mais on n'est pas ici encore dans une parole dans laquelle on vous a dit qu'il y a des commandements. On est ici en train de nous parler de l'histoire de l'individu qui vivrait dans un lieu que l'on appelle le jardin d'Eden, c'est-à-dire un lieu dans lequel a priori tout va bien. A priori tout va bien. Je me sens bien, la vie va et quelque part c'est vers ça que je tends. J'ai réussi à mettre en place ce qu'il faut pour que ça fonctionne. J'ai eu la baguette magique qui m'a permis de vivre dans une configuration agréable, sympathique, famille, travail, tout va bien. Super. Dieu dit non. Tu as réussi à créer dans ta vie une forme de jardin d'Eden. C'est-à-dire tu as réussi à mettre en place un environnement tranquille de quiétude, de tranquillité, de sérénité, de bien-être. Je suis héritier, j'ai gagné beaucoup d'argent. Pourquoi ? Parce que c'est un moyen d'accéder à des cadres de confort. Donc génial. Le texte dit, "Tu es dans le jardin Tu as créé ton propre jardin d'Eden. Tu as créé un monde duquel tout le monde rêve, vous savez celui des magazines. Même si c'est un peu badgam de le dire de cette manière. Le monde dans lequel a priori dit ou c'est extraordinaire cette vie dans laquelle je me lève c'est tranquille femme enfant je pars à la pêche les vacances la maison le truc le personnel de maison c'est super les loisirs la détente et rien de toxique rien de négatif quelqu'un de moral d'éthique de bien comme il faut es dans le jardin d'en je vais te dire ce que tu vas devoir faire maintenant le il va falloir agir alors que tu n'en vois pas la nécessité et tu vas devoir faire un effort pour ne pas transgresser un certain nombre de choses. Traduction. Si tu vois la finalité de ta vie comme étant une forme de jardin d'Eden dans lequel on vit dans la sérénité, tu es passé à côté de l'histoire. La vie c'est tout sauf ça. Alors c'est vrai que c'est un peu déstabilisant dans un monde qui nous propose un futur fantasmé qui ressemblerait à ce jardin d'Eden dans lequel on s'installerait. La petite maison dans la prairie. Une fois que tu es dans la petite maison dans la prairie, tu fais quoi ? Et vous savez, c'est très intéressant parce que quand vous posez et après on va rentrer dans d'autres textes évidemment, mais je fais juste une parenthèse. Quand vous demandez à certaines personnes qu'est-ce que tu attends de la vie, qu'est-ce que tu veux ? Alors un juif répondra non moi j'attends rien de la vie. Je me pose la question de savoir qu'est-ce que la vie attend de moi. Mais la plupart du temps, vous entendrez des gens qui vous diront de manière très sympathique moi ce que je voudrais c'est une vie dans laquelle d'abord on a besoin d'être en santé, en bonne santé, avoir de quoi vivre. sereinement, confortablement, avoir un quotidien agréable, pouvoir m'occuper de loisirs et d'autres choses et cetera. En tout cas, dans d'être dans une forme de bien-être. Je vous pose la question, est-ce qu'il y a ici une personne qui me dirait le contraire ? personne. Je connais personne qui me dire non moi ce que je veux c'est une vie un peu de galère, ne pas avoir beaucoup d'argent, être dans la difficulté dans mon couple, avoir une maison de laquelle je suis obligé de déménager régulièrement et cetera et cetera. Personne vous dira une chose pareille. Donc on veut tous la même chose. En vérité, c'est pas ça la finalité. Ça c'est le cadre. Mais une fois que tu as le cadre, c'est quoi la suite ? On ne fait des efforts que pour arriver à un cadre de calme et de sérénité. La toile, elle te dit non. Le cadre, il est là pour te proposer maintenant de créer quelque chose dans lequel l'effort va devoir être présent parce que c'est là où se situe la finalité de l'individu. Ça entrer dans des lieux communs. Et vous allez m'excuser de prendre cet exemple un peu gros sabot. Moi, je me suis toujours interrogé sur comment se fait-il que c'est dans les environnements et dans les univers dont on rêve le plus que sont souvent tellement présents les déviances, les substances, les désirs de vivre un certain nombre d'expériences nouvelles puisque tu es dans le jardin d'Eden. Imaginez l'envie tous ici là, pas juste là dans dans la totalité. C'est pas mal, c'est sympa on est d'accord. Demain, notre appartement c'est là mais pas juste cette pièce c'est sympa. Tu as pas de problème de fin de mois, a priori tu peux vivre tes loisirs. Qu'est-ce qui fait que tu as besoin d'aller vivre des nouvelles expériences ? Qu'est-ce qui fait que tu as besoin d'aller vers un monde de substance ? C'est parce que tout simplement plus profond toi-même, tu te rends bien compte que tu n'es que dans un cadre. Kbassar, la fin de notre histoire, elle émerge lorsque justement on est C'est à ce moment-là, on dit au fond ton histoire se termine. Et à partir de là, évidemment, il va falloir retrouver une histoire nouvelle. dans laquelle cette notion d'effort va devoir être présent. Mais c'est pas si banal. Lorsque Noé se retrouve dans l'arche, on est bien d'accord que c'est une histoire miraculeuse. C'est complètement miraculeux, ne serait-ce que la lecture du verset. Dieu dit, "Tu me ramènes le bestiaire de l'humanité sur une arche dans laquelle on vous donne des dimensions 150 de long sur 25 de large sur 15 de hauteur." Vous savez tous calculer. On est d'accord qu'au niveau du métrage carré, c'est pas mal mais tu mets pas les éléphants, les rhinocéros, les girafes. sep coup coues en double sep coupes de vaches sep coupes de moutons tout bestière tu peux pas alors c'est une histoire de fou en vérité c'est miracule logiquement par ils peuvent pas tout tenir le texte nous dit que pendant toute l'année où est dans l'arche ce qu'il fait il les nourrit moi je suis écoute mirac pour mirac pas faire un truc supplémentaire gens tu leur fait un coup de pendant un an je sais pas des petites pilules qui On est dans le miracle. Allons jusqu'au bout. Quoi ? Tu peux pas aller jusqu'au bout. Tu as bien amené la mane dans le désert. Il va bien y avoir le puit de Myiam. Miracle pour miracle. Qu'est-ce que tu as besoin de me demander de les nourrir ? Et le texte nous dit que Noah il sort de l'arche comme on dirait un peu légèrement explosé. Il en peut plus parce que pendant une année complète il est là. Il y a des réserves qui ont dû être accumulé sur le bateau et il nourrit et je te nourris et je gère et le truc et les déchets et on nous dit que même un jour il arrive en retard pour nourrir le lion et le lion va le mordre. Enfin, une histoire de fou. Mais pourquoi Dieu fait pas de miracle ? puisque toute façon l'histoire elle est déjà miraculeuse parce qu'en vérité la TV c'est-à-dire ce lieu dans lequel l'humanité qui est la nôtre va réémerger c'est le lieu dans lequel on te dit voilà ce que va être l'histoire de l'homme. L'histoire de l'homme ça va être justement de savoir être dans un monde d'effort de manière constante alors que dans l'absolu, il aurait pu demander à ce qu'on le dispense. La question est de savoir pourquoi, qu'est-ce que ça représente ? Qu'est-ce que ça veut dire ? Alors, pour mieux comprendre cette notion, on va aller explorer la parachat de la semaine. La parachat de la semaine nous rapporte l'histoire d'un homme qui s'appelle Abraham. Abraham qui s'appelle d'abord Avra et celui qui redécouvre l'idée qu'il y a un créateur à l'univers. Abraham est celui qui au fond s'interroge. Mais pourquoi tu t'interroges ? Comment on dirait aujourd'hui légèrement ? Pourquoi tu te prends la tête ? Tu es dans un monde, tu as une famille, il y a un système, le système fonctionne, c'est le système de l'idole. Pourquoi tu as besoin de te fatiguer à t'interroger sur le sens ? Au fond, le monde de l'idole, c'est un monde très agréable parce qu'une idole, c'est quoi ? C'est quand tu transformes un moyen en but. Donc en vérité, tu es dans un monde dans lequel et bien ce qui est moyen devient finalité. Et Abraham, il est dérangé par ça. Pourquoi une idole, c'est quand tu transformes un moyen but ? Parce que l'idole, c'est de se tourner vers les forces de la nature, vers l'univers dans lequel on se trouve, vers le soleil, la lune, les étoiles, ce que vous voulez, qui sont a priori des éléments qui sont là pour t'amener à prendre conscience de la présence du créateur, mais qui à un moment ne sont plus là pour toi, pour cela mais deviennent des forces vers lesquelles il faut que tu tournes en tant que tel pour obtenir d'elle ce que tu désires. Le système est pas mal, ça tourne. Qu'est-ce qu'Abraham fait ? Vous poser la question, qu'est-ce qui s'est passé dans la tête ? Alors, si on a des psychanalystes dans la salle, ils vont dire "Oui, c'est le meurtre du père, le truc, le machin." D'accord. Mais vous savez ce qui va s'en prendre ? On est d'accord à la jouer à la lacan et à la Freud, mais mon frère, tu sais ce qui va se passer derrière ? Il va se retrouver dans des situations extrêmement complexes. Pourquoi Abraham a-t-il cette démarche ? Avraham a cette démarche parce que tout simplement il n'a pas eu peur de poser une question. En hébreu, la sagesse se dit. Hma la force du pourquoi. Pourquoi la sagesse c'est être capable de poser une question koachma ? C'est la force du pourquoi ? Parce que vous savez qu'en hébreu les mots sont composés de différentes lettres avec lesquelles on peut faire d'autres mots. KF. Avec ces quatre lettres, vous pouvez faire deux mots. Kohma, la force du pourquoi. La sagesse être capable de poser une question. Et Abraham se pose une question pourquoi ? Pourquoi il se pose une question ? Parce que si je peux me poser une question, pourquoi je me la pose pas ? Mais le problème c'est que poser une question c'est très dangereux parce que poser une question c'est s'exposer à une réponse. Et quelque part Abraham sa force et son courage c'est de ne pas avoir eu peur de poser une question qui risquit de remettre en cause la quiétude d'un quotidien dans lequel a priori tout le monde allait bien. En deux mots, les deux sorties des zones de confort dont la Torah nous parle dès le début ne sont pas nécessaires par rapport à la réalité que je vis, mais elles sont l'expression de ce qu'est l'être humain qui Et c'est vrai que la première chose qu'on demande tous les jours dans la prière, c'est date, bina, la capacité de réfléchir, de s'interroger, d'essayer de comprendre parce que comme dit le talud d'Abéou, celui qui possède cette capacité de réfléchir, de s'interroger, de s'interpeller possède tout. celui qui n'est pas capable de possède rien. Pourquoi ? Parce que ce qu'il possède ne sera pas vecteur d'une réalisation, mais sera juste sa propre finalité. Il n'y a pas de plus grande pauvreté que la pauvreté d'esprit. On parle pas ici du pauvre d'esprit, c'està-dire avec un cuit inférieur à 50. C'est quelqu'un qui au fond n'a pas envie d'inscrire à l'intérieur de lui ce qui est le propre de l'humain, de cette question qui va l'amener à un moment à ne pas voir dans ce qu'il vit au quotidien une finalité mais juste un point de départ pour accéder vers quelque chose d'autre. Donc qu'est-ce qu'on voit d'ici ? Première chose que la T est en train de dire, elle te dit, il faut que tu saches que Noah et Abraham vivaient dans des univers comme Adam qui étaient des univers que l'on peut qualifier de jardin d'Eden. C'est-à-dire l'univers de Noir, c'est un univers complètement perverti dansquel on faisait tout et n'importe quoi. Mais tout le monde était d'accord. Donc si tout le monde est d'accord, si tout le monde est consentant, si tout le monde se sent bien, alors c'est quoi le problème ? À la tu as pas envie d'y aller, vas-y pas. Abraham il vit dans un monde dans lequel à priori tout va bien. En plus son père est quelqu'un de très reconnu, de très connu et cetera et cetera. Qu'est-ce que tu te poses des questions Pourquoi à un moment tu t'exposes ? Qu'est-ce qui te manque ? C'est que tout simplement ce qui est l'humain n'est pas présent ici. Adam la malulan. L'être humain a été créé par pour l'effort. La notion de l'effort amal en hébreu, ce sont les mêmes lettres que le mot meal qui veut dire aller au-delà d'eux, dépasser la réalité dans laquelle je suis. Ne pas faire du cadre une finalité. Ne pas faire du cadre une finalité. On fait du cadre une finalité lorsqu'on a rien d'autre à proposer. Et après, je suis obligé de me convaincre de mon bien-être. Parce que si je ne m'en convains pas, au bout d'un moment, je ressens bien qu'il y a quelque chose d'essentiel qui n'est pas présent. Ça c'est donc le propre de l'humain. D'où est-ce qu'on le sait ? Vous savez que l'être humain s'appelle Adam. C'est une notion qu'on avait déjà vu ensemble. Le terme de Adam qui désigne l'humain, c'est un mot qui a une valeur numérique. La valeur numérique de Adam, c'est de 45. Alf 1 d'al même 40. Chaque mot chaque lettre pardonnez-moi en hébreux une valeur numérique. Les trois lettres qui constituent le mot Adame sont la valeur numérique de 45. 45 correspond à un autre mot. Même 40 he 5. Et ça fait le mot ma. Ma c'est le thème qui désigne le questionnement. Le propre de l'humain c'estêtre capable de se questionner, de questionner le monde, de s'interroger. ma la force ma du pourquoi du questionnement du questionnement en tant que tel non pas du questionnement par rapport à une réalité qui me pose problème non pas du questionnement pourquoi tu m'as fait ça ou pourquoi j'ai pas ceci ou pourquoi j'ai pas cela du questionnement qui est le sens même de ma présence dans l'univers. C'est vrai que dans un monde dans lequel on nous donne l'illusion que le bien-être viendra lorsque nos zones de confort seront installées dans un quotidien qui se conjugue au plus que parfait, on n' pas trop envie de se poser cette question. Mais Adam, ces trois lettres, avec ces trois lettres, vous faites un autre mot. Et ce mot, c'est quoi ? C'est me beaucoup. C'est-à-dire le fait d'être capable d'aller dans quelque chose qui est le domaine du dépassement. Lorsque Dieu crée l'univers sur chaque jour de la création en dehors du second jour pour d'autres raisons, il dit et Dieu vit ce qu'il avait fait, c'était bien. Et lorsque Dieu crée l'humain, il dit voilà que c'était super bien, extrêmement bien comme dirent les enfants, c'était très beaucoup bien et les maîtres de nous dire je vais dire pourquoi. Parce qu'au moment où il crée l'humain, il crée au même moment le Satan, le Satan, le yserara, celui qui le pousse à gâcher son existence. Au contraire, c'est dramatique. Toque c'est là où l'effort va commencer. Qu'est-ce qui est extrêmement bien pour toi ? C'est justement la confrontation à qui va te pousser à aller dans des directions vis-à-vis desquelles tu vas devoir lutter si tenté que tu comprends que c'est là où se situe la finalité de l'homme. Il y a un personnage dans l'histoire qui un moment a voulu vivre dans une forme au regard des moments extrêmement difficiles qu'il a vécu. Qui est ce personnage ? C'est Jacob. Je rappelle que Yob, Jacob, le fils d'Isaac, le frère d'Ésau, n'a pas une vie simple. Et la fameuse histoire de la vente du droit des naèes qui est remise en cause par son frère alors que priori il lui avait vendu d'un frère qui veut le tuer d'une fuite de son mariage des galères dans lesquelles va le mettre son beau-père de la fuite qu'il va avoir de la poursuite que va avoir son frère de sa fille qui va être violé de son fils Joseph. Enfin, c'est pas une vie simple qui va voir Yob le texte dit vachevacoban à un moment la ve dire Yakob vachev il s'est installé en terre de Canaan vous savez que la Torah n'est pas là pour vous faire le scénario du film donc nos maîtres s'arrêtent sur ce soit il disent mais qu'est-ce toi je te dire qu'il s'est assis d'abord on dit pas il s'est assis on dit pas Jacob s'est assis dans la terre de Canaan non il a vécu VC non ass sur place le nom duudob a voulu s'installer enfin dans la tranquillité salvou Joseph immédiatement l'histoire de Joseph qui va être vendue par ses frères lui saute à la figure. Le texte continue. Dieu dit ça ne suffit pas pour les gens qui essayent d'être juste que après leur vie il soit en effet dans un moment de quiétude. Mais il veut être installé dans un moment de quiétude dans ce mondeci. C'est quoi cette histoire quoi ? Tu veux vivre une vie tranquille ? C'est quoi ce projet ? Et c'est pas que je me suis réveillé un beau matin. Non, Yob il a vécu des choses lourdes. C'est complexe. Il a voulu dire voilà c'est bon. Marié les enfants. Maouchem à Parnasa Bikesch la chevette. Il a voulu s'asseoir. Quand tu es assis, tu bouges plus. Le mouvement s'arrête. Ça y est, nous sommes arrivés à la retraite canne à pêche, Netflix et Croissant Chaud le matin. Je l'entends l'an C'est ça la ville. Tu crois que c'est ça la ville ? Immédiatement l'histoire de figure. Alors, on a le droit de ne pas être d'accord. C'est un choix. On a le droit de mettre de côté ce qui fait de nous un être humain. On a le droit. On a le droit de ne pas s'appeler Adam. On a le droit en effet de mettre de côté ce que veut dire être Adam. On a le droit. On a cette liberté. Mais cette liberté à un moment elle crée une société qui est la société idolâtre. une société dans lequelle dans laquelle pardonnez-moi, je transforme les moyens en but. Et quand tu transformes un moyen en but, alors au bout d'un moment, ça ne te nourrit plus. Mais comme tu n'as pas imaginé autre chose, alors tu tournes en rond et au bout d'un moment, tu ton manque. Et le manque, il est pas lié parce que tu vis une vie qui n'est pas bien au quotidien parce que la partie essentielle de l'être existe pas. Parce que l'élément que tu sais pourquoi tu es là, tu ne le nourris pas. C'est comme quelqu'un qui ne fait que manger mais oublie qu'il faut boire. Il ressent qu'il y a quelque chose qui ne va pas mais il sait pas quoi. Alors comme il y a peu de jus dans les fruits et dans les bons légumes, alors il meurt pas. Mais le sentiment de bien-être que tu peux avoir en buvant de l'eau, tu l'as pas. Pourquoi ? Parce que la partie essentielle, elle n'est pas présente chez toi. Le ou le chamra, tu es dans le jardin d'Eden, tu es dans le cadre idéal, il y a pas de problème, tu as le droit. Mais dans la mesure où tu es dedans, c'est là où l'histoire elle commence. C'est là où véritablement le travail doit se mettre en place. Qu'est-ce qui est véritablement le to absolu ? C'est la confrontation à celui qui va m'obliger à grandir en développant ce que je n'ai pas besoin de développer parce qu'à priori je suis arrivé là où je voulais mais qui va faire de moi quelqu'un de plus grand même si je n'en vois pas la nécessité. On est dans un monde dans lequel on a défini la finalité de l'être à des choses qui sont pardonnez-moi de le dire de cette manière qui est un peu réductrice quasi animale. Je mange, il mange. Je bois, il bois. Je me reproduis, il se reproduit, je dors, il dort. La vache regarde les trains passés, moi je regarde Netflix. Vous allez voir d'ailleurs que beaucoup de gens disent "Ah là là ! J'ai une belle vie. Ça veut dire quoi une bonne vie ? Ben, ils ont tous les éléments du cadre. Pourquoi tu as besoin de fumer ? Pourquoi tu te mets la coque ? Pourquoi tu as besoin sans arrê de voir la femme de l'autre ? Pourquoi tu as besoin même en couple de faire tout et n'importe quoi ? Pourquoi ? Parce qu'au fond de man. On va maintenant rentrer dans l'univers du Adam. L'individu est né pour le am pour la notion de l'effort. Alors les gens regarde je bosse je bosse. Elle te dit non on n pas été créé pour l'effort dans la l'univers du travail. Ça c'est une clala ça c'est une malédiction et c'est pas obligé d'augmenter la malédiction. Si la Torah dit qu'une femme au moment elle donne la vie peut éprouver quand même quelques douleurs, elle t'interdit pas la périale. C'est pas une d'augmenter la Fais plein d'efforts. Mais pourquoi ? Pour quelque chose qui est au fond une malédiction parce que dans l'absolu l'effort ne devait pas être là. C ça le jardin d'en ça vient tout seul. Les fort, il doit être où le ou le chemin ? dans une action qui transforme les univers. Et cette action qui transforme les univers, c'est la confrontation à ce qui me pousse à ne pas vouloir être dans l'univers du dépassement, c'est-à-dire d'imaginer pouvoir être autre chose que ce que je suis aujourd'hui. J'adore raconter cette histoire vraie qui n'a jamais eu lieu. Une de mes belles filles, une de nos belles filles, m'a dit que toutes tes histoires sont vraies. Certaines ont eu lieu, d'autres n'ont jamais eu lieu. J'ai adoré. Donc je garde la je garde l'expression. C'est l'histoire de ce jeune homme qui apprend à sa maman qu'il va se marier. Traduction, il a oublié le dictionnaire du nom d'engagement. Vous connaissez hein ? Ça fait 2 ans que je suis trop fréquente mais je sais pas si je suis amoureux. J'adore. Je ressens pas quelque chose comme je voudrais. Il y a pas le pit. Je réalise que j'ai toujours mon ex en tête. Je veux être sûr. Vous voyez ça s'appelle le dictionnaire du non engagement. Quand quelqu'un me dit je vais être sûr, je lui dis je suis désolé. Tous ceux qui ont divorcé était sûr d'être avec la bonne personne le jour du mariage. Donc même si tu es sûr, ça ne garantit rien. Donc déjà alors qu'est-ce qui se passe ? il lui annonce "Tu vas marier ?" La mère est très contente. La mère est très contente. Elle lui dit "Mon chéri, il fut heureuse et sache que pour ton mariage, grâce à Dieu, il y a quelque chose dont tu as pas besoin de t'occuper maintenant." Alors, il pense trouver la cala. Non, non, celle-là, c'est sûr. Elle lui dit, "Tu as déjà ton costume ?" Je l'ai. Et regarde sa mère, il dit "Comme il est bien éduqué, il dit rien. Il dit rien." Il respire, il dit "C'est gentil maman." Et la mère dit d'ailleurs, je vais te le montrer. Alors là, il commence à être vraiment inquiet parce qu'il réalise qu'au fond ça a pas l'air d'être une blague. Elle l'amène, elle ouvre une armoire, elle sort la housse et là il commence à être très inquiet. Elle ouvre la housse et quand elle sort le costume là, il des cl de rire, il peut pas s'empêcher. Elle vient de lui sortir son costume de barmsois gardé précieusement. Il dit "Maman, depuis ma barmie, j'ai grandi, je ne peux plus le mettre." On est tous d'accord que le jour de notre de notre mariage, on mettra pas le costume de la barmur. Le jour de son mariage, une jeune fille ne mettra pas la robe de sa batmo. Mais certaines personnes gardent le même costume spirituel toute leur vie. Le même costume spirituel. Parce que l'effort d'aller plus loin dans la compréhension, dans la découverte qui risque de m'amener à avoir un autre regard, une autre relation au monde et aux choses, il me fait peur. Je ne veux pas sortir de ces zones de confort, de m'inscrire même dans une dimension de religiosité qui me rassure, mais qui me permet de reproduire sans m'élever. Parce que ça soit le filfish ou la DAF, c'est facile à faire parce que les rituels parfois presque magique qu'on met en place nous rassure et quelque part tout va bien, on l'a fait. Té on a jeûé, on a fait on a chanté, on a mangé la matsa, on allumé les bougies. C'est très bien, je rien compte. Je suis même pour Mais comme j'aime bien le dire, ça fait 30 ans que tu parles à ton verre de vin tous les vendredis soirs. Tu veux pas savoir ce que tu lui racontes parce que si tu sais ce que tu lui racontes brusquement, tu le regarderas plus de la même manière et tu diras "Mais alors, qu'est-ce que fait mon portable à table ? Et est-ce que j'envisage à un moment de faire cet effort de me dire que quand Dieu me demande de faire shabbat, c'est pas pour lui, c'est qu'il y a quelque chose d'autre qui va se jouer dans ma vie ou je préfère rester avec ces images qui me rassurent d'un rituel qui me connecte à mon histoire. Et donc comme ça, j'ai l'impression je m'y inscris. Mais quelque part, le maillon n'est pas très fort et je ne sais pas jusqu'à quand ça va pouvoir perdurer. C'est la réalité. Ah, vous allez dire c'est pas sympa. Vous avez raison. La michelle c'est contre ta volonté tu personne de venir et c'est contre ta volonté qu'un jour tu partiras de ce monde physiquement. C'est contre ta volonté que tu devras un jour rendre des comptes et savoir ce que tu as fait dans mes de ta vie d'une vie dans laquelle Dieu te dira qu'est-ce que tu as fait de la vie que je t'ai confié. C'est vrai. Alors la question elle est de savoir est-ce que j'accepte la réalité qui est la mienne et j'en fais quelque chose ou parce qu'elle me demande de faire un effort, je décide de ne pas explorer cette dimension de moi et à partir de cela me réinscrire à l'intérieur d'un monde dans lequel le cadre devient sa propre Dans lequel j'inscrirai le fait religieux comme étant l'illusion d'une spiritualité mais qui quelque part ne me transforme pas en tant qu'être. En allant pêcher mes valeurs chez ceux qui par ailleurs nous crachent dessus et nous méprisent dans un monde dans lequel on va aller pêcher chez d'autres. Ce qu'il nous définissent comme étant l'amour, le couple, ce que vous voulez. Alors que par ailleurs, la vision qu'ils ont du peuple juif n'est pas des plus sympathiques qu'il soit. Ça je le dis aujourd'hui parce qu'à un moment faut quand même mettre les choses en guerre. C'est intéressant. Pourquoi ? parce que justement cette notion là n'est pas présente. La gmara nous dit la chose suivante. Lagmara nous dit chalochotem. Il y a trois grands désirs dans l'univers. Le terme de tuka c'est c'est c'est un désir mais avec un grand dé. Waouh, je ne veux que ça. Il y a trois grands désirs dans le monde. Je je C'est ça qui m'intéresse. Le désir de la pluie pour la terre, le désir du yetserara, c'est-à-dire de la pulsion du mal pour l'humain et le désir de l'épouse pour son conjoin. Qu'est-ce qu'on est en train de dire ici ? On dit ça, c'est waouh ce vers quoi j'aspire. La Terre c'est un monde des possosses mais un monde des possibles non visible parce qu'en effet tout ce qui va pouvoir germer y est enfoui. Mais entre guillemets la pluie sait que la terre peut produire quelque chose d'incroyable et elle n'a qu'un désir, c'est de pénétrer la terre pour permettre à celle-ci de faire émerger et à travers cela remplir elle sa mission. Au moment où la pluie pénètre la terre, on a l'impression qu'elle disparaît, mais c'est là où elle fait tout exister. Le Yserara, il est là, il n'a qu'une envie, c'est de nous aider à nous révéler réellement à nous-mêmes, de nous amener à découvrir qui on est véritablement, les forces et les capacités qui sont les nôtres. Cette possibilité que l'on a de ne pas être dirigé par nos pulsions, par nos désirs, par l'instant présent. Parce que si cette possibilité existe, c'est que nécessairement elle doit s'exprimer, de nous pousser à savoir utiliser le mieux possible nos potentiels pour créer quelque chose. Et au moment où il nous y confronte et qu'on arrive à le faire quelque part, il disparaît. Mais en disparissant, il remplit sa mission. de l'épouse pour le mari, c'est la même chose parce que tout simplement une femme sait très bien que sa finalité à elle, c'est de bouleverser celui qui est en face d'elle pour pouvoir exprimer réellement tout ce qu'il peut être et ne pas se satisfaire de l'instant présent. tu as l'impression qu'elle disparaît. C'est là où elle fait tout exister parce que c'est là où véritablement l'univers arrive à sa finalité. Ce qui est très intéressant, c'est quoi ? C'est que la pluie va à un moment remonter et le cycle recommence. Ce n'est pas une disparition, c'est l'illusion d'une disparition parce que tout simplement on a l'impression que l'autre en se faisant moins exister n'existe plus alors que c'est paradoxalement là où il fait tout exister et il réémerge. Le Y Serara aussi on dit qu'à la fin de l'histoire il réémerge et il est même si on parle ici d'une force et d'une énergie heureux parce que justement il a révélé et en révélant il a atteint sa finalité. nous dit que la grandeur d'une femme, c'est d'être capable d'attendre son mari qui revient de la maison d'étude et de pousser les enfants à y aller. Parce qu'au moment on a l'impression qu'elle se met de côté, c'est là où elle fait exister quelque chose et c'est là où elle existera pleinement. C'est la femme de Rabiak Kiba qui lui donne la possibilité d'aller à l'étude, d'aller vers ce qui lui permet en tant qu'homme de pouvoir faire émerger tout. Mais quand Rabi Akiba revient entouré de ses élèves et qu'elle arrive à sa rencontre, Rabiakib à ses élèves chez chez ma tor c'est elle. sans elle, il y a rien, rien, rien. C'est incroyable cette notion de Tchuka, c'est le désir de faire émerger quelque chose de non visible, mais qui est au fond la finalité. Si la terre ne donne pas ses produits, l'univers ne peut subsister. Si le Yerara ne se confronte pas à l'homme, quelque part, il ne fera pas émerger tout ce qu'il peut être. Si la femme ne bouleverse pas celui qui est en face d'elle, en l'obligeant quelque part, de par son exigence liée, ne serait-ce qu'à sa présence, à aller puiser dans toutes ses ressources pour devenir ce qu'il peut être et ne pas se satisfaire de ce qu'il est. Alors à ce moment-là, le monde ne fonctionne plus. C'est ça au fond cette capacité d'être dans le monde du Amal, d'être dans le monde de l'effort. Alors, on va revenir. On va revenir donc sur cette parachat dans lequel on a Abraham. Abraham, vous savez, il sort de sa zone de confort, c'est-à-dire il est là, il n'a pas peur de se poser une question, de se laisser bouleverser par une question qui va l'amener à tirer des conclusions. c'est pas pour rien d'avoir vous constatez que les gens qui veulent rester immobiles ont des questions mais ne les posent jamais parce que leurs questions ne sont pas des questions, ce sont des prétextes. Les gens dans la vie vous allez rencontrer ouais moi je suis pas d'accord plein de questions, c'est pas normal juste pose la question. Ouais non de toute façon j'ai déjà posé les ram ils connaissent pas donc tu as pas une question tu as un prétexte c'est génial parce que poser une question c'est s'exposer une réponse. Et si je te propose une réponse tu fais quoi maintenant ? C'est comme dans un couple quand tu as pas envie de bouger. Tu as plein de questions sur le comportement de l'autre mais tu n'en parles jamais. Pourquoi ? Parce que si on le règle, tu t'imagines je te obligé de bouger. Je parle pas de ceux qui dans la dimension bas de gamme ne cherche pas à régler les problèmes pour justifier leurs inconduites au quotidien. Là c'est Non mais vous savez ma femme avec tout alors qu'est-ce que vous voulez ? Je dis mais tu en as parlé. Ah ça c'est rien. Comprends pas. Ah viens on va d'accord elle est bête. Ouais elle est bête. Je te rappelle qu'il se ressemble ça semble. Alors là il est plus en gars. Non c'est pas ça que je veux dire. Mais tu penses qu'elle arrive pas à t'entendre chiche ? On va voir quelqu'un ensemble qui peut-être va réussir à lui faire entendre ce que tu as envie de lui dire. Ça sert à rien. J'ai déjà essayé. Tu cherches un prétexte pour rester dans ta zone de confort. Qui est ton désir de l'instant présent et de l'illusion d'exister parce que quelqu'un te regarde ? C'est ton choix. Et c'est intéressant parce que Abraham donc il sort de ça. Abraham il sort et Abraham à un moment va se retrouver face à qui ? Face à un roi qui s'appelle Nimrode. Nimod lui dit "Oh on se détend. C'est quoi ton problème Nimrode ? C'est quoi ton problème ? Tu as un bonhomme qui s'appelle Abraham qui a décidé de faire un trip et qui essaie de dire aux gens vous savez la vie elle a du sens mais c'est tout le système qui va exploser. Mais le juif il pose un problème, il se satisfait pas. Alors comme malheureusement il oublie que ce qui peut le satisfaire c'est de donner du sens. Alors comme on dit dans la chanson audio to j'ai la Mercedes, il me faut la Maybour comme ça. Encore un autre truc, encore une autre maison, encore d'autres vacances, il veut plus. Mais tu sais très bien comment tu vas faire que tourner dans le système. Ah, il y a un 7 étoiles à Dubaï, je l'ai pas fait. Moi, j'ai toujours rêvé d'aller dans ce 7 étoiles. Je me demande qu'est-ce qu'on peut me donner de plus que dans 5 étoiles. Peut-être me donner à manger. J'ai même plus besoin de de de prendre la cuillère. Oh, j'y étais. Venid super vici. J'ai aucun problème pour ceux de parmi vous qui aurait été. Mais pourquoi ? On était obligé de t'inventer un nouveau truc pour avoir l'impression que tu as évolué. Mais tu as pas évolué. Tu filmes, tu te tournes dans le même système vous empêche pas de vivre confortablement. Qu'est-ce qui se passe ? Nimrod, il est là, il dit "Je ne veux pas, c'est mon système que tu mets en place, que tu détruis." Nimrod vient de la racine. Mered mered c'est quoi ? C'est la révolte. La gmar elle dit la chose suivante. Les maîtres du Tamid nous disent qu' un jour une discussion entre deux personnages très intéressants. Rabioua et Antonin. Antonin empereur impérator Rabioua le maître de la michna le maître du Tamudub. Ils étudient ensemble. Il y a un moment Antonin pose une question et il dit dis-moi le c'est celui-là qui nous pousse qui nous bouleverse à partir de quand il est quand on est dans le ventre de notre mère ou quand on sort dit non il est seulement dans le ventre de la mer déjà Anton dit je suis pas d'accord chez parce que si cet essa il donne un coup de pied dans le ventre de la mer il sort c'est quoi cette histoire dire à vol de la chose suivante il dit Parce que tout simplement le yserara c'est quoi ? C'est le amri c'est la force de révolte. Je veux pas de limite, je veux pas de cadre, je veux pas d'exigence. Ce qui m'apporte c'est ce que je désire. Symboliquement parlant, le ventre de la mer c'est une limite. Ah mais si tu sors, tu meurs, c'est pas grave parce qu'en vérité, tu as l'impression de vivre alors que tu es déjà mort en vivant, même sans aller au festival d'Av. Qu'est-ce qui se passe ici ? Mais c'est quoi ce monde que tu veux me créer ? Mais c'est quoi cet univers ? Mais c'est quoi cette idée du questionnement ? C'est quoi [rires] cette réflexion sur le sens ? Ça se passe bien. Prends pas la tête. Donc qu'est-ce qu'on fait avec Abraham ? On le brûle. Abraham ne sera pas brûlé. Intéressant mais laisse tranquille. Mais tu t'imagines un petit peu pourquoi les gens très peur d'un cours de T pour raison très simple. c'est que tu risques de réfléchir, c'est que tu risques à un moment de sortir tout en restant dans le même système et ne plus lui donner la même valeur. C'est toujours tout va bien et que Dieu vous donne et il nous donne une bonne parnassa, une bonne santé, des grands appartements et des belles vacances. Mazalto, on est tous pour des grands banques. Mais il est là, pourquoi il se satisfait pas de ce qu'il a ? Qu'est-ce que tu as besoin de commencer avec tes filines et ta cache et ton truc et ton machin qui tu prends la tête ? Parce que justement je me pose la question qu'est-ce que je fais de tout ça ? Le pourquoi ? Le lemain pour quelle chose ? Parce que je suis un Adam. Et le plus grand cadeau qu'on puisse faire à quelqu'un, c'est la liberté du questionnement qui va l'amener à sortir de zone de conforme en lui faisant rentrer l'univers de l'effort, va l'amener à découvrir sa réalité et va le nourrir réellement. C'est ça où il va se sentir bien. C'est gens laiva, j'ai le bonheur d'apprendre àiva. Les gens vous allez àhiva, ils vous prennent pour des fous. Tu as pas de diplôme. Quand vous quittez laiva, toutes les femmes aimeraient se marier quelqu'un qui a fait laiva. Vous savez pourquoi ? Parce qu'à laiva, tu apprends un truc, c'est que la nourriture c'est un truc que une fois tu l'as mangé, tu as plus faim. Donc tout ce qu'on te donnera dans ta vie, tu seras content. La c la nourriture. Tu dors à qu dans une chambre qui est normalement pour une personne. Tuétudies du matin à 8h jusqu'au soir 11h voir minuit 1h. Ça paye ? Non. Tu as un diplôme ? Non. et tu vois des gens qui le fait soit ils sont tous dingues, soit il se passe parce que tout simplement cet effort de la découverte, de la compréhension, c'est ça qui te nourrit, c'est ça au fond qui t'apporte, c'est ça qui fait que tu te sens bien, tu te retrouves avec toi-même parce que ta vie, elle rentre en résonance avec ce qu'elle peut être. Quand Nim voit arriver Abraham, il faut faire disparaître mais laisse-le tranquille. Non. Abraham ne fait pas campagne contre Nimrod mais moi je suis en train d'être dans un monde dans lesqu les gens ilattend alors si eu des ps à l'époque j'ai pas de problème avec les ps mon épouse est dans cet univers donc tout va bien c'est quoi le trauma qui fait qu'il a besoin un moment de s'extraire c'est quoi le trauma non pas de trauma c'est le rapport au père c'est le truc truc, il veut gagner plus d'argent. Non, qui que que se passe-t-il ? Je me suis questionné, je me suis posé des questions. Pourquoi il se pose des questions ? Alors qu'il a pas besoin de s'en poser. Vous remarquez comment quand quelqu'un va vers un univers plus spirituel, on a besoin de trouver des explications de texte. Ça te rassure ? Non non, en vérité, je t'explique. Il a pris que son arrière arrière grand-mère et donc je pense que ça l'a traumatisé. Et comme on lui a dit qu'elle était religieuse, alors peut-être qu'il veut se connecter. Ah tout va bien. J'adore les gens qui ont besoin de trouver plein d'explications texte quand quelqu'un a une démarche spirituelle, quand il veut s'arracher à quelque chose dans lequel il vit toujours mais dans lequel il fait plus l'essentiel. Mais pourquoi ? Parce que c'est inquiétant. C'est inquiétant. Nim dit quelque chose comme ça ça doit disparaître. Ça doit disparaître. On supprime, ça marche pas. Ça marche pas. Il veut l'amener dans la dans la fournaise et un midrage de fou ici. Le midrage dit que à ce moment-là, Dieu ne s'est pas encore révélé à Abraham. Abraham est convaincu que la vie, la du sens, qu'il y a un créateur, qu'il y a une unité, qu'il y a un projet, qu'il y a un objectif. Mais Dieu s'est pas révélé à lui. On dit tu vas dans la fournaise. Abraham dit au moment il rentre dans la fournaise dire qu'il n'y a pas de propriétaire au monde parce que si le but de l'histoire c'est de révéler à l'univers la présence du créateur et qu'à priori c'est ce que je suis en train d'essayer de faire alors je dois rester là. La question elle est forte. Logiquement parlant, Dieu devrait intervenir. Donc peut-être que je suis à côté de l'histoire. Alors n'y va pas, il y a Abraham rentre. Et au moment où il rentre, son dit le midrache, la voix divine s'adresse à lui, ditabira, je suis là. Parce qu'Abraham a compris que malgré l'incompréhension du divin, la conclusion à laquelle il était arrivé est dans le domaine de la vérité absolue. Je n'ai pas besoin que Dieu me prouve que la démarche qui est la mienne est vraie dès lors que je m'inscris dans ce que veut dire l'humain. Et à ce moment-là, les choses continuent. Et là, Dieu arrive et lu dit "Bon maintenant, Abraham, il faut que tu partes vers ailleurs, vers un lieu dans lequel je te montrerai." Abraham, il est là, il dit "Dieu, j'ai commencé à faire le job. Là, j'ai des contacts, j'ai un fans club, j'ai du monde." Les gens commencent à être à l'écoute de cette parole et en effet s'interrogent. Ils comprennent que en effet l'univers a un but, que le verre a bien été créé par quelqu'un. On raconte que Kepler qui était un croyant, célèbre astronome pour ceux qui l'auraient oublié, a rencontré un jour un de ses copains, lui aussi astronome, totalement hâé et Kepler a sur sa table de travail une reproduction du mouvement des planètes. Et le copain voit ça, quel bel objet. Peux me donner le nom de l'artisan qu'il a fait je voudrais même que je sais pas. dit comment dit je pas un jour je suis arrivé c'était l'ure de moi le regarde et lui dit sur le modèle réd tu penses qu'il y a quelque chose qui est à l'origine et sur le modèle originel tu penses que c'est arrivé par hasard explique-moi tu es d'accord que tout être cré révèle un créateur mais sur l'univers non créateur de Dieu on se retrouver si vous voulez pour un de 4 sur parce qu'on pose la question évidemment, mais à un moment Abraham il est là et dit Dieu, je commence à faire des jobs. Dieu lui dit, tu pars, tu quittes de nouveau ta zone de confort. Et Abraham part. Dieu dit Abraham, tu as raison. logiquement parlant, tu dois rester ici. Mais justement, l'enjeu, c'est que même quand tu es dans un monde dans lequel tu donnes du sens, le mouvement doit rester. Tu ne dois pas te satisfaire. Tu vas aller, il y a un nouveau défi qui t'attend. Parce que même dans le monde de la spiritualité, on peut avoir besoin de confort. C'est comment ça s'appelle ? La religion. La religion c'est un manque de confort parce que quand tu fais les trucs comme il faut, regardez, moi je suis tombé dans la quand j'étais petit. Vous croyez que c'est difficile pour moi de me lever le matin pour aller prier ? Pas du tout. Parce que je l'ai toujours fait depuis l'âge de 9 10 ans. Je me lève la cin c'est le coup de je regarde BFM je peux pas le voir puisque j'ai pas ce qu'il faut pour voir mais quelque part je peux même pas imaginer c'est pas un jugement de valeur que c'est bien ou c'est mal. Une journée, ça commence par la fila. Point, tu démarres, c'est la fila. C'est comme ça. Shabbat, ben c'est shabbat. Quelque part, je suis religieux. Mais c'est pas compliqué, hein. Ah, je vous assure, c'est pas compliqué. Tu as grandi là-dedans, tu es tombé dans la marmite. C'est pour ça. Et c'est pas une flatterie, c'est vraiment quelque chose auquel je crois profondément, qui pour moi me touche beaucoup. Je suis bouleversé par les gens qui sont capables de s'arracher à quelque chose. Moi quand quelqu'un me dit "Mais je mange cacher cher maintenant", je dis "Ben j'espère bien." Moi je dis "Mais comment tu fais ?" Je m'imagine quelqu'un qui toute sa vie quand il avait faim, il rentrait dans un resto et là je suis à vezou. Y a-t-il encore une épicerie pour que j'achète de bananes, tranches et que je vois sur mon application si la tablette de chocolat est caché. Pour moi, c'est facile, j'imagine. C'est énorme. C'est énorme. Vraiment quelqu'un qui n'a jamais fait shabbat, qui commence à faire shabbat ne serait-ce que vendredi soir, mais c'est bouleversant. Et je crois qu'on ne s'applaudit pas assez qu'on le fait vous de vous applaudir. Enfin, vous êtes peut-être tombé dans la marmite quand vous étiez petit, mais quelque part on n pas complètement tombé dedans, c'est énorme. Dit, tu es bien là où tu fais, tu es super. Abraham, c'est génial. Tu fais le job, tu étais jusqu'au bout et tu fais le travail et cetera. Allez ailleurs. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'en vérité on nous montre que la notion elle doit rester même quand a priori on est dans un monde dans lequel on semble être dans ce que Dieu attend de nous. Parce que dans cet univers là, la notion d'effort, elle doit continuer. C'est comme le bonhomme qui étudie. Mais pourquoi tu étudies ? Tu connais vous connaissez l'histoire du rabin dans une petite ville des États-Unis qui a été recrutée et là-bas la communauté paye le rabin, l'appartement de fonction et tout pas mal. président de la communauté un soir il passe 1h du matin il voit que chez le rabin s'est allumé bon problème c'est qu'il passe souvent tard le soir peut-être qu'il dirige des salles et 1h 2h du matin il voit que la lumière est allumée chez le rabin dans la salle à manger alors première option il dit le rabin il exagère il sait que de toute façon c'est nous qui payons l'électricité il se prend pas la tête il laisse la lumière mais ça se pas de demander au rabin bon un jour il craque il voit le rabin il dit monsieur le rabin tout va bien. Ouais, grâce à Dieu, tout va bien. Vraiment tout va bien. Il y a pas de souci. Non, tout va bien. Pourquoi ? Je sais pas, je passe souvent chez vous enfin devant chez vous le soir tard, je vois que la lumière est allumée. Je me dis peut-être qu'il y a un souci, il se passe quelque chose. Non, non, pas du tout. Non, non, la lumière est allumée parce que j'étudie. Ah, excusez-moi. La bout de 6 mois part vers une autre destination et il écrit au syndicat des rabins le président. Il dit, "Pouvez-vous nous envoyer un autre rabin mais qui fini ses études ? Tu connais mais tu continues à prendre. Tu es installé là où tu es. Tu fais le job. Attention, attention de ne pas tomber dans ce qu'on appelle la force de l'habitude. Attention de ne pas rester dans une zone de confort qui est peut-être super mais qui au bout d'un moment peut t'empêcher de devenir tout ce que tu peux être. Parce que la pire des choses, c'est de passer à côté de ce qu'on aurait pu être. Même si ce qu'on est, c'est déjà super. Alors évidemment ça nous concerne tous mais ce qui est intéressant c'est quoi ? C'est que quand on en a conscience, il faut commencer le mouvement parce que ce qui est important c'est le mouvement. Ce qui est important c'est est-ce que je suis prêt à inscrire ce concept là dans ma vie ? Qu'est-ce qui fait qu'il y a tellement de juifs qui sont dans la recherche dans plein de choses ? Parce que cet état d'esprit, il est quand même resté. Parce que je veux savoir, je veux comprendre pourquoi mais qu'est-ce qui se passe ? Et à partir de là, évidemment, la vie elle est plus la même. Abraham vious la vie, il part mais il quitte une zone de confort. Mais c'est là où il va qu'il va créer l'histoire du peuple juif. Il n'était que dans le prélume. Mais le final de la symphonie, il va se passer ailleurs. Alors évidemment, c'est la raison pour laquelle on a besoin d'avoir des maîtres. Parce qu'un maître, c'est quelqu'un qui de temps à autre tinterpelle. pour que tu ne restes pas sans arrêt dans tes zones de confort dans lesquelles on a tous envie de rester même lorsque l'on est déjà dans quelque chose qui a du sens. Même lorsqu'on est déjà dans quelque chose qui a du sens. Alors évidemment, ça ne doit pas créer chez nous un désir de mouvement permanent, mais ça doit créer chez nous une interrogation sur la possibilité que l'on aurait peut-être d'aller un tout petit peu plus loin. Le fait de s'interroger même sans y aller, c'est le point de départ parce que ça veut dire que ça s'inscrit dans ton monde des possible. Ça veut dire que pour toi, ça fait partie de quelque chose qui s'inscrit dans ton projet. À partir du moment où l'idée fait partie de moi-même, même si de manière concrète, il va me falloir parfois du temps pour la mettre en application, là véritablement, je me retrouve dans la dimension pleine et entière du Adam tel qu'Achem a voulu le créer. Voilà quelques idées que je voulais partager sur cette notion et on passe à vos questions.