
Yom Hashoah '25 - Témoignage Mme Caroline Elbaz
Histoire juive Am Israël & Actualité
Mme Elbaz nous livre un témoignage pleins de Emouna et d'émotions sur son enfance pendant la Shoah en France.
Transcription
Kind: captions Language: fr Et là, le petitfils il me téléphone. Mami, mamie est-ce que tu peux ? Je non, je peux pas. Euh je passer à la télévision à 24 dans 1 heure. Alors je peux pas. Je me dis comment tu peux pas mamie mais euh tu peux après ? Après ça va être c'est fatiguant pour moi. J'ai plus temps. J'ai dit bon ben si tu veux après. Elle me dit si tu préfères avant avant ou après ben je sais plus je je suis complètement perdu. Alors et puis je crois que ce monsieur il a dit avant ça serait mieux parce que après ça ça vous aurait fait attendre comprenez parce que après il 24 euh ça le temps que j'arrive le temps j'ai pas voulu vous faire attendre je suis venu attendre donc pour vous je suis là pour parler de la ch de ce qui m'est arrivé pendant la guerre alors par vous voulez parler [Rires] non C'est ce que vous vouliez introduire en fait. Ouais, c'est ce que je voulais introduire. Un grand merci. Alors, je voudrais me présenter d'abord. Spontané. Spontané. Alors, tu vois, on a rien préparé. Non, j'ai rien préparé. Je suis la provisse mais un chem il se débrouille toujours pour que j'ai la force pour pouvoir venir là et là. Je sais pas dire non. Je ne sais pas. Alors, d'abord, je vous présente, je suis Ah ben non, il va donner un coup déjà avoir de coup. Je me présente, je m'appelle maintenant Maintenant seulement. Je m'appelle Caroline. Maintenant, pourquoi ? Parce que j'ai dépend dans la guerre, j'avais pas le même nom. Je m'appelle Caroline Base. Je suis une Audrice Capina. Mais après la guerre, je me suis mariée avec un quelqu'un de très bien, mon mari. Alors, je l'ai perdu. Mais mon mari m'a donné cinq enfants merveilleux. Voilà, un pour les cinq, le seul garçon. Et c'estes cinq enfants, ils vont donner 17 petits enfants. Merveilleux. Mais ces 17 petits enfants m'ont donné 70 arrières petits enfants. Mais encore quelque chose, c'est que ces 70 arrières petits enfants, j'en ai marié trois arrières et ces trois arrières m'ont donné des arrières arrières, je sais même plus comment on dit arrière des arrières, on dit bah Rachel Rachel qui viennent toujours la bienvenue. Alors, je voulais vous dire pour une riscapé de la choix, elle a quand même réussi à amener en Israël. Nous sommes tous en Israël, les enfants, les petits enfants, les arrières petits enfants. Ce n'est pas un qui en Amérique ou entr en Angleterre, on lui dit bonjour de loin. Non, ils sont tous en Israël. Achem m'a donné le bonheur de venir en Israël. Ils sont tous ici. Alors voilà, je voulais vous dire que je suis une maman comblée et je suis là. Achem, il m'a donné encore la force pour pouvoir vous parler un peu de la ch. Il me dit "M'asseoir, il me prend 93 ans quand je suis né quoi." C'était pour moi c'était le paradis. Mon père, ma mère, on était six enfants. Six enfants dans une maison toute petite dans tout était balade, pas comment délabré. Je m'excuse. Tout était délabré mais on était heureux. On avait pas l'eau, on avait pas de toilette, on avait on avait électricité quand même, mais on était une famille unie et on était dans un immeuble où il y avait ma tante Rachel, ma tante Fortunie, ma tante Suzanne, papa, maman, les enfants, on était tous c'était vraiment une famille unie. Et il y a quelque chose qui m'a marqué dans ma vie, c'est que la famille appelé souvent par la flette, on habita au 3è étage. Regina, qu'est-ce que tu as fait à manger ? Regina, c'est ma maman. Elle me dit j'ai fait à vicass je pas ce que je donne espagnol. J'ai fait d'haricot. Ah, tu as fait d'haricot et ben je vais monter manger avec toi. Allez, viensou, viens. Viens. Ce qui se passe qu'aujourd'hui non, aujourd'hui il y a personne qui me dit "Allô Caroline, qu'est-ce tuas pas à manger ? déjà vu les étages déjà donc la vie est complètement différente et là on était heureux c'est pour vous dire qu'on a démarré dans un presque unit mais on était bien dans ce on était heureux comme tout et ma foi la guerre est arrivée et comment j'ai senti l'adversaire et ben le raconte le bruit des bottes des Allemands qui sont venus ta copine Ah alors voilà comment j'ai com la guerre. On jouait dans cette cour qui était pas très belle mais c'était une cour quand même et je jouais avec ma copine Sophie, c'était des choirces. Ils habitent au rez-de-chaussée. Et ces Schwarces je peux voir un peu d'eau ? Je jouais dans la cour avec ma copine. Excusez-moi mais de temps en temps je bois un petit coup. Vous savez hein, ça arrive. On jouit dans dans la cour dans la cour et dans secours longtemps bim boum bim bom c'était la guerre. Les Allemands étaient là, ils sont arrivés mais euh on l'avait pas encore senti les déportations. On savait pas ce que c'était que les déportations. Donc on jouait dans la cour. Les Allemands arrivaient avec les Français. Il y avait toujours les Français avec les Allemands et les Français ils arrivent, il dit "On veut madame Choce Madame Choce comme elle habit réchaussé, elle est sortie de de cette petite cour là madame Char est sortie, on dit voilà je suis madame Charz." Elle me dit "Madame Schwarz vous êtes venu avec nous parce que on a des questions à vous poser. On a des questions à vous poser et faut venir avec nous." Mais ma copine Sophie qui était là-bas, elle a vu que ce monsieur parlait avec sa maman. Qu'est-ce qu'elle a fait Sophie ? Elle a couru, couru, couru, couru et elle a pris sa maman par par sa jupe. Elle a pris sa maman par sa jupe et elle voulait pas qu'elle part l'Allemand. Elle a dit raust raust à la petite c'estàd dégage dégage le français. Elle a dit "Non, on veut pas la petite, on veut j ta maman." Alors euh sa maman a dit "Bon, va Sophie, va avec ta sœur, avec ton papa et son papa il sort." Il a dit "Écoutez monsieur, est-ce que au lieu de prendre ma femme, prenez ma moi, si vous avez des questions à poser, je vous répondrai aux questions." Dit non, non, on veut madame chois mais malheureusement Sophie, elle a pas voulu lâcher sa mère. Alors les Allemands disaient mais enlevez-moi cette gosse, en voit cette elle a pas voulu la lâcher. Et là un moment pleuré, elle disait non vaendant vaend mais malheureusement non Sophie a pas voulu lâcher sa mère et les Allemands ils en avaient marre, ils ont dit "Allez on embarque et la mère et la petite" et ils embarquaient la mère et la petite mais Sophie. Alors Berta sa sœur ma sœur elle est partie je dis bah attends elle va revenir le monsieur il a dit qu'elle va revenir vous pensez qu'ils sont pas revenu il m'a dit je t'en supplie Caroline je m'appelait Caroline à l'époque. Je t'en supplie dors avec moi ce soir ma sœur elle est pas là je ve que tu dors avec moi. Je dis mais je peux pas maman elle va pas vouloir. On me dit je t'en supplie à ta maman si elle veut que je que je le rque avec moi ce soir. Alors, j'ai supplié ma mère pour dormir avec elle. Et vous savez Malar, vous savez ce que c'est Malar ? Excusez-moi, je parle beaucoup espagnol. Hem il était avec moi. J'ai dormi avec ma copine mais j'étais mal à l'aise. J'étais mal à l'aise et le matin très bonne heure, je lui dis "Tu sais il faut que je m'en aille parce que maman elle a besoin de moi pour faire les courses. Faut que je m'en aille, il faut que je m'en aille." Et le malf est arrivé. Je suis partie au moment où des camions d'allemand, des camions, pas un camion, des camions sont arrivés. Ils sont arrivés euh et moi je je partais, je montais dans mon escalier et quand j'ai entendu les Allemands, je me suis paralysée. Je me suis paralysée. Je suis restée comme ça dans avec une marche un un pied sur une marche et l'autre je resté paralysée et les voitures désormais commencent à arriver et malar la la gardienne la gardienne elle elle est sortie elle me dit mais malheureuse mais qu'est-ce que tu fais là elle me donne une tape dans les fesses dit monte chez ta mère dépêche-toi monte là-haut monte là-haut et je suis montée là-haut et les camions sont arrivés ils ont pris tous les juifs qui étaient dans ce ce quartier, dans cet immeuble, tous les juif sauf nous. Pourquoi sauf nous ? On se demandait pourquoi. Les échoires, les singères, les Lév, les Sévilles, tous. Mais vous savez mesdames, d'assister à à une scène pareille, c'est la chose la plus terrible pour une petite fille. J'avais 8 ans, 7 ans, 8 ans, un peu même plus comme j'avais. Et là, ils ont pris tout le monde. On s'est demandé pourquoi nous on nous a pas pris. On était six enfants, trois filles et trois garçons. Et finalement par le temps, on s'est rendu compte que l'autre nom c'est Léon. Je m'appelle je m'appelais quand j'étais jeune fille Caroline Léon. Et quand il regardait dans les fiches les Sévilles, les Léville, les Sagères, les bazar, le long juif automatiquement automatiquement il nous prenait. Et quand ils ont vu Léon, hop, on passe à travers. On n pas à travers. C'est comme ça que je suis là. Grâce au nom Léon. Donc il nous a donné tout de suite le nom Léon. Pourquoi Léon ? parce que nous sommes des immigrants de d'Espagne et la reine Isabelle la catholique et voilà Isabelle la catholique elle a dit "On veut plus de juifs ici déjà en Espagne. En Espagne, on veut plus de juif ici. Il faut que tout le monde dégage. Tous les juifs dégagent ou ils vont se convertir se mettre ou alors se convertir. Voilà. Excusez-moi, je vous excusez-moi où se convertir. Alors, les trois quart des juifs sont partis mais pour partir ils osaient même pas dire qu'ils étaient juifs. Ils prenaient le nom de la ville d'où il venaient les d'où ils étaient. Alors moi j'ai un membre d'avis s'appelle Catalan Toledo. Catalan il appliqué à Catalan Toledo. Séville et Séville Séville la ville de Séville. La ville Séville enfin toutes les noms des villes. Et mes arrières grands-parents, ils étaient dans la ville de Léon. Alors je leur dit votre nom Léon. Léon et on est resté Léon. Et voilà. Pourquoi je m'appelle Léon ? Maman, raconte-nous quand tu étais dans la cave. Ah, tu as été caché dans une cave. Ouais. Ouais. Je suis obligé d'appréger parce que j'ai un rendez-vous à 24. Alors, je peux pas vous raconter beaucoup de choses, mais je raconter que raconte-nous la cave. Donc quoi ? Raconte-nous la cave. Donc, tu as été caché par un arménien. Voilà. Il est arrivé bien sur plein d'aventure. Mais j'ai des livres si vous voulez. J'ai réussi à faire. J'ai pas été à l'école parce que j'avais 8 ans dans la guerre 7 ans quand j'avais et j'ai pas été à l'école mais j'ai quand même réussi à faire un livre en écrivant sur des feuilles tout ce qui s'est passé pendant les 5 ans de la guerre. Et donc j'ai un petit livre si vous voulez lire. Et qu'est-ce que j'étais en train de dire ? Donc cet arménien il t'a caché dans une cave. Vas-y raconte. Oui. On arrive au moment de la rave du Valdiv. Est-ce que vous avez entendu parler de la rave du Veldiv ? L'arabe du Bif, c'était quelque chose de de très très dur, très dur parce que tous les juifs fallait partir, fallait tuer tous les juifs. Et on a eu la chance parce que mon père euh bien sûr si vous avez vous allez voir, on a eu la chance que une assistante sociale, elle a eu pitié de nous parce que mon père s'est engagé volontaire. Il a dit "Je m'engage volontaire pour pour la France pour que vous puissiez faire mes enfants français naturalisés français." Oui oui oui monsieur. Allez habillez-vous au soldat, vous allez batailler avec les Français, on va les rendre français à vos enfants. Les six on était six enfants, trois filles et trois garçons. Mais la naturalisation, on l'a pas eu. On l'a eu mais après la guerre. Donc on est resté juif. On est resté juif. Et l'assistante sociale, elle a dit "Madame Léon, votre mari est parti engagé volontaire pour les Français. Nous, on va faire quelque chose pour vous. Il va y avoir quelque chose de très grave d'ici quelques temps, quelques jours. Elle me dit voilà, on a trouvé une nourrice pour sauver celle de vos enfants. Je voudrais boire un petit coup. Excusez-moi, mais j'ai oublié que j'étais vieille. Et quand on est vieille, et ben on voit des petits coups. Petit coup. Qu'est-ce que j'ai dit ? Qu'est-ce que j'ai dit ? Donc l'assistante sociale, elle dit à sa mère. Assistant, elle a dit à ma mère, il faut absolument sauver au moins cinq de vos enfants. Vous en avez six, mais au moins on peut en sauver cinq. On peut les amis, c'est une dame qui est d'accord à à vous à la payant nous bien sûr la berie pour sauver de vos enfants chez une nourrice alors je peux pas vous raconter ça on a eu les étoiles d'abord pétin quand les enfants, les Allemands sont arrivés entre parenthèses, je dis des petits trucs hein. Entre parenthèses PTA il a dit non les Allemands ils ont dit comment va reconnaître tu es juif je peux pas dire tu es juif ou tu es pas juif tu es juif ou tu es pas juif il dit vous inquiétez pas on va leur mettre leur étoile et quand vous viendrez quand vous allez venir ici en France pour ramasser les juifs ils auront tous une étoile et vous les reconnaîtrez vous aurez pas besoin de courir pour chercher les juifs et c'est là qu'ils ont mis les étoiles. Donc l'assistance sociale, elle a enlevé nos étoiles, elle nous a pris par la main et elle nous a amené chez chez la nource. On arrive chez la nourrice, une belle petite ville là, l'assistante sociale, elle a dit "Vous savez, vous allez être bien, vous allez avoir une chambre, dormir, manger. Euh, voyez, elle a des petites poules, elle a des petits lapins, on était contente." Et cette cette dame là, elle avait mis une table avec des bonbons, des gâteaux, des chocolats. J'étais très content. Et l'assistance sociale a dit "Bon ben écoutez les enfants maintenant je vous laisse soyez gentil soyez poli avec ce monsieur c'est madame il s'appelle monsieur madame dam soyez gentils avec eux et surtout poli et bah oui on est poli hein il y a pas de problèm siôt qu'elle est partie l'assistante sociale l'assistante sociale elle est partie en tant que mon fils il me suit et je crois que je perds un peu la margoulette L'assistance sociale est partie et après l'assistance sociale est partie, la nourrice dit "Allez les petits juifs, allez les petits juifs, allez dans le dans jardin, sortez, sortez dehors dans cour." Alors, on mon frère qui était le plus grand, nous on était tous des petits. J'en avais un un qui avait 2 ans, le dernier il avait 2 ans. Alors mon frère dit "Mais madame, vous nous dites de sortir ?" Mais il pleut. Ah oui, j'ai pas vu qu'il pleuvait. Ah ben s'il pleut, il y a un petit cabanon à côté là où il y a les poules. Vous avez qu'à vous abriter là-bas. Alors mon frère, il est quoi ? On a même pas eu le temps de manger les bonbons et les gâteaux qui est sur la table. Elle nous met déjà dehors. Bon, on a été on a été dehors dans ce cabanon avec les poules. Alors mon frère était plus grand. Ditz venez venez, je vais vous raconter une belle histoire. On va regarder les poules. On avait on avait jamais vu de poules de l'autre ville. On voit des poules, on voit des lapins, on était un peu content de voir tout ça. On était malheureux d'être dehors de pas avoir mangé les bonbons, les gâteaux. Et elle vous a changé votre nom ? Non. Allez, raconte. Au bout d'un moment qu'elle vous les a mis dans la cage à poule, allez remonter. Alors, elle dit à mon frère, "Comment tu t'appelles toi ?" Alors, mon frère faire, "Moi, je m'appelle Yesaya." Mon père il me disait Yesaya, le grand turc. Ben, je m'appelle Yesaya. Mais c'est quoi ce nom ? C'est Yesaya. Il n même pas question d'appeler Yaya. À partir d'aujourd'hui, tu t'appelles plus Chaya, tu t'appelles Charles. Et toi à ma sœur ? Moi, je m'appelle Sarah. Sarah, c'est que ce nom là. Quelle horreur. Euh, tu t'appelleras plus Sarah. À partir d'aujourd'hui, tu vas t'appeler Ginette. Oh bah ça alors parce que ma sœur, elle était coquine, vous savez. Elle s adresse à mon frère. Et toi, comment tu t'appelles ? Jacob. Yacob, tu vas t'appeler Jacques et toi ? Moi, je m'appelle Samy. Samy, tu vas t'appeler donc nous a changer les noms. Mais arrivé à moi, j'ai pas un nom juif moi. Caroline. Alors, j'étais toute fière. Je savez madame moi vous avez pas de problème avec moi. Moi je m'appelle Caroline. Tuappelle Caroline ? Ah bon ? Oui. Parce que mon papa quand il était à la mairie, il a pas su dire le nom qu'il voulait donner le nom de ma grand-mère. Calo Calo Calo Caroline si vous voulez avec le si vous voulez je m'appelle Caroline. Alors c'est peut-être ça qui rien elle me dit moi j'ai changé le nom à tous tes frères ben toi aussi je te change le nom. Bon comment vous allez m'appeler ? J'étais étonnée que je change mon nom Caroline, on va enlever le carreau. Et ben mesdames, mesdames et messieurs, toute ma vie je me suis appelée Carol Line. Non, on va enlever le carot m'appel Line. Donc il m'appelait Line. Les années sont passées, je me suis mariée, j'ai connu mon fiancé. Mon mari comment tu t'appelles ? Je m'appelle L. Line m'a toujours appelé Lyn. Je suis restée avec mon mari 75 ans. J'avais 75 ans avec mon mari. Il m'a toujours appelé Line. Et au moment où il il a décédé alors moi il pouvait plus parler parce qu'il a eu un AVC, il pouvait plus parler. Mais Hem comme il m'aime bien comme Hem il m'aime bien il a il parlait pour rapport à la jour et des jeux puisqu'il peut plus parler les deux derniers mots qu'il a dit Line il m'a toujours appelé Line et cette histoire qui m'a appelé Line ça m'a tellement marqué je mais je m'appelle pas Line je m'appelle Caroline au décès de mon mari j'ai décidé qu'on m'appelle Caroline et Sachez que je m'appelle Caroline, je m'appelle pas où j'en étais. Alors raconte la cave. Donc la cave. Ah la tu t'es évadé de cette Oui. Alors c'est tour alors voilà. Alors je raconte pas tout ce qui s'est passé mais vous allez le lire dans mon livre en cas où vous le prenez. Qu'est-ce que tu vas dire ? Donc tu t'es évadéis le grand et vous imaginez que cette fameuse nourrice j'ai encore le temps là. On a encore le temps encore cette femme nourrise elle vous donne la mo racontes la cave après. Tu veux pas que je raconte la soupe. Si. Vas-y. Moi je sais pas quoi dire moi. Faut que je fasse tellement vite que je voudrais rester des heures avec vous les gars. Raconte la soupe. Raconte la soupe. Elle nous donne la soupe à manger et elle enlève les cuillères. Mais après la soupe elle nous met d'haricot. Alors nous pour manger l'haricot comment on fait ? On a plus de cuillère. Alors, elle nous donnait 100 g de pain, mais quand il y avait 110 g, il donnait les 10 g au chien ou ou à la poule, on sait rien. Alors nous, on trempait le pain dans la sauce, ça faisait et on reprenait le bout de pain pour retremper pour pouvoir prendre la sauce. Mais mon petit frère, lui, il savait pas faire ça. Il avait 2 ans. Il a pris l'assiette. Tiens, tiens-moi ma can. Il a pris l'assiette et il a bu à l'assiette. Mon dieu, qu'est-ce que c'est que ça ? Mais qu'est-ce que ça veut dire ? Alors mon frère, il s'est révolté, il a dit "Mais madame, vous nous auriez pas enlevé les cuillères, on aurait pris la sauce avec la cuillère, mais mon frère il est petit, il a pris l'assiette. Et en plus, tu oses me répondre alors vous arrêtez de manger tous et vous allez tous au lit." Alors ça a été le le vase qui débord, comment on dit ? La goutte qui a fait déborder le Ouais. La goutte qui a fait déborder le vase. Ça me revient des choses, vous savez. parce que je suis un peu vieille des fois j'oublie hein. Et là mon frère le lendemain on a été dans la cage à poule a dit écoutez on va décider on va s'évader de chez cette nourrice et on a réussi à s'évader. On s'est évadé tous les sacs tous les sacs. Alors non attendez c'est que on all à l'église vous savez qu'on est devenu catholique. Oui je vous ai trop abrégé hein. Mais c'est pas grave. Vas-y le curé il est venu il nous a baptisé. J'étais catholique, on allait à l'église tous les dimanches, mais mon petit frère, il allait pas à l'église. Mon petit frère parce qu'il était trop petit. Et mon frère, il a dit "On va s'évader mais on peut pas s'évader à 4, il faut amener le petit. Comment faire ? Il le dimanche quand on allait à la messe on pouvait pas amener petit frère. Mais mon frère, il a été malin. Il a dit madame d' dimanche c'est la fête de la Santa Maria et le curé il veut qu'on soit tous les cinq présents à l'église. Ah ouais ? Ah bon ? Et ben allez, prenez-le, ça me débarrasse. Prenez-le, ça me débarrasse. On était heureux comme tout de le jour de notre évasion. Et le malard comme Hashem il était avec nous mal qu'est-ce qu'il a fait Hem ? La nourrice elle a dit "Ah ben tiens Charles, puisque tu prends ton petit frère euh quand tu reviens quand vous revenez tous les cinq voilà de l'argent et au retour tu prendras le pain." Bah là de l'argent le jour de l'évasion c'était un miracle. Ah oui c'était un miracle. et mon frère content. Mais ce que je vous ai pas dit, c'est que mon frère quand on était à l'église, le curé, il aimait tellement mon frère qu' il faisait la quête la caka, la céda, la quête la caka, il faisait la caka alors en en faisant ma can il faisait la en faisant la caka de temps en temps, il pren une petite pièce et il mettait dans sa poche. pris pièces c'était dans une église faire voleur dans une église. Mais le bon Dieu il nous a pardonné hein. Enfin la messe termine. C'était la messe la plus longue de ma vie. Enfin la messe se termine. On attendait avec impatience que cette messe se termine pour l'autobus pour partir et l'église elle était là et et l'autobus était pas loin de l'église àond. Mon frère il est d'attention ne parlez pas ne criez pas ne pleurez pas et ne rigolez pas vous montez et vous bougez plus alors on monte dans l'autobus mais on tremblait comme ça on a dit mon dieu si la lisse elle vient nous chercher on sait jamais on arrive dans l'autobus on monte dans l'autobus et on attendait avec impatience je sais pas si vous avez à l'époque les autobus étaient ding on tirait une seette pour et on attendait le le digne de cette que l'autobus soil Et Dieu a voulu que l'autobus est parti et on n pas vu la nourriture cette on est parti. Mais le bonhomme il arrive, il dit "Vous avez des sous ?" Ah oui oui, nos parents nous ont nos parents on avait même pas nos parents, ils nous ont donné des sous. Voilà monsieur. Il dit "Bah vous êtes cinq, il y a pas assez." Elle me dit "Oui, mais nos parents nous avaient donné les sous, on les a perdu. Mais monsieur, descendez-nous à la station où on aura assez d'argent." C'est comme un mal était là. Hem derrière nous. Il y a un monsieur qui se lève, il dit "Mais dites voir euh pourquoi vous parlez avec ces enfants ? Qu'est-ce qui se passe avec ces enfants ? Qu'est-ce qu'il y a ? Vous rendez compte ? Ils sont se pour trois. Et qu'est-ce que je fais moi maintenant avec ça ? Il leur manque temps et temps voilà, je vous les donne et laissez ses enfants aller là-bas. Et grâce à ça, toujours grâce à grâce à on arrivé chez ma mère. Je peux pas vous raconter l'histoire de de ma mère. Je raconte l'histoire. Mais oui, quand tu es arrivé, bien sûr. Tu veux je raconte l'histoire ? J'ai tellement de choses à vous dire, je sais plus par où commencer. Il faut des heures pour parler. Raconte ce que tu peux. Donne-moi un petit coup. On reprendra un rendez-vous parce que faut que je garde ma voix parce que je m'en vais à i 24 Israël 24. Je vais parler à la télévision. Alors, il faut que je garde ma voix, hein. J'avais pas prévu de vous parler avant hein. Vous êtes des privilégiés hein. C'est vrai 100 %. Et plus vous parlez, plus on en prend conscience du privilège. Qu'est-ce que je disais ? Donc, tu arrives chez ta mère. Tu arrives chez ta mère. J'arrive chez ma mère. Alors, on monte tous les seuls. On habite au deuxème étage, on cour en cours. On frappe à la porte. Mais comme je vous l'ai dit, nous on avait pas l'eau, on avait pas les toilettes, on avait rien. On était on était des pauvres mais des pauvres riches, riches d'amour, riches d'chem. On était riche par rapport à ce qui se passe aujourd'hui. Bref, on frappe à la porte. Ma mère comme on avait pas l'eau, elle avait une cuvette, elle avait les deux pieds dans cuvette. Alors, elle dit "Entrez, elle a même pas pu crever pour ouvrir la porte. Entrez, qu'est-ce qu'on rentre ?" On rentre tous les cinq à la fois. Maman, maman, maman. Mon dieu mes enfants mais qu'est-ce que vous faites là ? Dit on s'est sauvé parce qu'elle est méchante la nourrice, elle est méchante avec nous. Alors dit mais vous rendez pas compte que c'est le moment de la grande déportation. Tous les juifs, on nous emmène. Mais maman, on s'en fout. Même si on nous déporte, on veut être avec toi, on veut être déporté avec toi, on s'en fout. On s'en fout. Mais moi, qu'est-ce que j'ai fait ? J'ai pris les pieds de ma mère. J'ai sorti les pieds de ma mère de l'eau. J'ai embrassé ses pieds. Maman, je t'en supplie, on veut on veut être déporté avec toi, mais on veut pas retourner chez la nourrite. Maman dit, calmez-vous, calmez-vous. Je laisse pas chez la nourrite. Elle nous a gardé après le temps a passé là. J'abrège là, excusez-moi parce que je dois partir. Alors, on t'a on t'a caché après. Donc euh j'embrassé les pied de ma mère, on était heureux et tout. Elle est retournée ses centres sociales, elle a dit ils se sont sauvés. Elle a dit "Écoutez, on va encore les cacher." Mais on peut plus les cacher les cinq ensembles parce que les cinq ensemble ils vont se raauver. Alors, on va les mettre un un un dans chacun des des nourris différents. Ça a été terrible aussi la séparation. père, mère, frère sœur mais chez les nouris on était séparé c'était pour les vacances scolaires de mois de vacances et j'ai moi j'ai eu la chance d'avoir une gentille nourrice par rapport à celle-là là-bas le souvenir je le raconterai peut-être une autre fois peut-être que je reviendrai qu'est-ce que je dis et au retour de cette nourrice on T'as caché ? Oui, on va cacher. Non. Oui. D'abord ma ma grand, on habitait à côté de ma grand-mère et ma grand-mère disait à ma mère comme moi j'ai six enfants et que mon père était à la guerre, elle m'aelle elle lui disait "Regina, le plus sage de tes enfants tous les soirs tu m'envoies un pour dormir parce que nous on couchait sur un matelin par terre. Les trois filles à droite, les trois filles, trois garçons à gauche. On était bien, on était heureux là par terre. Et ma grand-mère, elle a dit la plus gentille des ces six enfants, tu l'enverras dormir à la maison. Et la plus gentille ce soir-là, c'était moi, Caroline. Et j'étais dormir chez ma grand-mère. Pourquoi ? Parce que ma grand-mère, elle avait un petit canapé. On dormait clap, dormir par terre. On était heureux d'aller dormir chez ma grand-mère. 3h du matin, les Allemands qui arrivent. Et c'est lav. Qu'est-ce qu'elle fait ma grand-mère ? Elle se lève sur mon le petit sofa où j'étais. Elle me met dans la bouche. Il tape et il tape et il tape. Ils allaient casser la porte. Ma grand-mère elle a pas répondu. Mon grand-père non plus. Et moi j'ai tout là dans la bouche de ma grand-mère. Et là euh les gardiennes les gardiennes elle arrive elle a dit "Écoutez monsieur l'allemand monsieur ne cassez pas la porte je laissez-moi le temps de je vous ai dit qu'ils sont pas là je les ai vu partir. Ils sont pas là depuis plusieurs jours. Alors c'est pas la peine de batter la porte. Maintenant vous voulez absolument rentrer. Laissez-moi le temps. Je vais descendre dans ma loge. Encore un malar. Ça pour moi c'est les malars qu'ils ont tourné dans notre vie. Je vais essayer de trouver un pass partout pour ouvrir la porte. Il me dit bon ben s'ils sont pas là c'est pas la peine. On reviendra demain pour prendre tout ce qu'il y a à prendre. Et on les a vu partir, on les a entendu partir. Ils avaient tous des bonnes talemands. Et quand ils sont partis, ma grand-mère elle m'a enlevé la main de la bouche, je m'a pris dans les bras et on a été chez ma mère qui habitait dans le même dans le même couloir. Et là ma mère, elle a elle a qu'est-ce qui se passe ? dit les enem sont venus pour nous déporter. C'était pour nous déporter bien sûr. Et moi il m'a remarqué avec et finalement euh ils t'ont placé chez Non, ma mère elle a eu l'idée, j'ai une de mes cousines qui était mariée avec un arménien et cet arménien était très gentil. Il essayait de sauver de temps en temps un juif par-ci, un juif par là. Elle a été le voir. Elle a dit "Je t'en supplie, tu essayes de sauver les juifs. Ils viennent de prendre mon Ils voulent prendre mon père et ma mère. Tu peux faire quelque chose ? Qu'est-ce que tu veux que je fasse ? Tu veux que j'en fasse des deux vieux ?" Alors elle dit "Attends, peut-être une solution. Mon père, il a eu villa brunois. Si tu veux, si tu es d'accord, on peut le mettre dans la cave provisoirement le temps que la guerre termine. On peut les mettre dans la cave et cacher dans la cave. dit la cave ou pas la cave fais quelque chose pour mon père et ma mère. Alors on a dit oui mais seulement mon grand-père et ma grand-mère ne parlaient pas français il parlait que l'espagnol et celle qui parlait espagnol c'était moi. Alors ils me disent Caroline tu vas aller avec grand-père et grand-mère dans cette cave pour pouvoir parler avec le monsieur qui qui voulait nous cacher et c'est ce que j'ai fait. J'ai encore le temps de parler. Oui, encore. Ouais. Alors, donne-moi un petit coup. Alors, si je parle, si vous savez comment je regrette que je vais vous abandonner, ça me fait de la peine mais je je suis obligé. Ils sont bons un petit coup làin. L'air de rien. J'en ai peut-être. Ti donc tu as accompagné ton grand-père et ta grand-mère dans la cave parce que tu parlais français. Voilà, vous avez accompagné mon grand-père et ma grand-mère dans la ca parce que comme par les français mais ce monsieur c'est un monsieur s'appelait diant était catholique bien sûr et pour lui on lui avait dit que j'étais catholique. Je savais plus j'étais catholique, j'étais juif je savais plus ce que j'étais. Des années entières, j'étais catholique. Des années entières, j'étais à l'église. Des années entières, j'étais avec la Santa Maria et Jésus-Christ et tout le matin. Et ce monsieur, j'étais sa petite fille, il m'a présenté comme sa petite fille en qualité de catholique. Fallait que j'aille à l'église dans la cave. Mais cette cave, je suis resté avec mon grand-mère et ma grand-mère très longtemps, peut-être 1 an, 8 mois, mois, je pense rien. Mais ma grand-mère, je peux plus parler. Alors, j'étais toujours comme ça. Et un jour, ce monsieur du filon, il nous a amené à manger, à boire. Grâce à Dieu, il nous a on mangeait, on buvait. Il m'a dit "Mais dites voir madame madame Sévie, cette petite elle va mourir là." Moi je veux pas d'un cadavre dans la cave. Je veux pas de cette petite moi qui va mourir ici. Alors ma grand-mère dit "Mais qu'est-ce que je fais de ma petite fille ? Qu'est-ce que je peux faire d'elle ? Écoutez, j'ai une solution, je vais la sortir de l'économ. Elle va plus s'appeler Line parce qu'on m'appelait Line. On va plus l'appeler Line Léon, on va l'appeler Line d'idian. et je vais la prendre avec moi. Alors il m'a fait alors ma grand-mère elle a dit à vous prenez ma petite fille, fait ce que vous voulez avec ma petite fille mais le soir je veux qu'elle dorme avec moi. Je veux qu'elle dorme avec quoi dans les cirs ma petite fille voulait pas que je dorme avec le petit vieux et tous les soirs je donc pendant 1 an et demi 2 ans, je suis restée dans la car avec grand-père et grand-mère mais je suis sortie il m'a amené à l'école il m'a amené à l'église et les bonnes sœurs elles étaient contentes de moi. Elle m'a dit elle est arrivé un âge faut faire la communion. à communion. C'est pas communion. Alors je vous dis franchement j'étais pas je vous dis j'ai fait ma communion. Alors je me demande qu'est-ce que je suis ? Je suis juif mais non je suis pas catholique je suis un vrai juif je suis israélienne maintenant grâce à Dieu il m'a donné Israël il nous a donné un tout petit bout de terre et mais nous les juifs on l'a grandi on l'a grandi et on est heureux d'être ici en Israël et je suis venue toute seule parce que mes enfants ils étaient mariés quand je me suis mariée je suis venue toute seule J'ai dit à mes enfants ciao mes enfants ciao je m'en vais et où tu vas maman je m'en vais en Israël. Ah tu nous abandonne ? J'ai dit oui je vous abandonne. Au revoir. Et un de mes cinq enfants est venu me voir d'Israël. Regardez le hasard comment il fait les choses. C'était un de mes gendres. Il arrive et il est venu juste au moment où maou où il y avait la fête où il y avait le val Israël c'est Israël et le hasard a voulu pour il fait um mais alors on a le droit de dire et derrière elle me suis dit la bri la bri qui qui me dit en en français on dit à tes souhaits alors j'ai dit oui oui oui mon fils la brillout c'est Israël c'est ça tu dis à chum il te dit à Bri, tu tombes et te ramasses, tu pleures, il t'essuit les larmes. Alors c'est ça Israël, il sont revenu en vacances chez moi parce que j'avais j'ai acheté une maison en Israël. Et ben mesdames et messieurs, je veux que vous sachiez tous tel que un par un ils sont venus un par. Tu es venu le numéro combien toi ? numéro 3. Alors, ils sont venus t tous mariés avec des enfants, mes petits enfants et on est tous ici. Et c'est là, je vous ai dit, j'ai 70 arrières petits enfants grâce à mes enfants, à mes 5 enfants, à mes 17 petits enfants, 70 arrière. Alors maintenant, et tu as fait le bonat le bonat. J'ai le temps. Allez, c'est le dernier dernier. J'aurais pas arrivé en retard. Je suis désolé. Raconte quand tu as été sélectionné au alors je mariais mes enfants, je suis restée avec mon mari tête à tête et puis j'écoutais toujours radio Shalom et à Radio Shalom dis on cherche des volontaires pour aider les soldats l'Israël. Alors je dis à Henri précien la madre fallait faire une petite fantaisie hein. Mon petit chéri adoré oui qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce que tu veux ? Qu'est-ce tu as besoin ? Je de rien. Je t'annonce que j'ai envie d'aller en Israël en en volontariat. Elle me dit non ça va pas. Tu as 70 ans ou 80 je sais même plus l'âge que j'avais. J'étais vieille. Il dit ça va pas chez toi ? va très très bien. J'ai déjà téléphoné et il m'accepte et je pars en Israël. Mais ça va plus chez toi ? Mais ça va pas. Je ça va très très bien. Ben je suis partie en Israël, je suis arrivé en Israël et puis vous savez depuis cette cave, je me suis mis dans ma tête que si je sors de cette cave, je voulais faire ça, ça, ça tout ce que j'ai rêvé pendant cette cave, j'ai tout fait. Et j'étais volontaire. Je suis arrivé dans cette base militaire. Comme j'étais la plus vieille, ils m'ont mis dans la cuisine à mettre la table, débarrasser la table, enlever la vaisselle, mettre la vaisselle, enfin bref, faire ce qu'il y avait à faire. Mais une fois que j'avais fini, je suis pas la fille à attendre à regarder. Non non non pas il se passe quelque chose. Et il voyait j'allais faire le lit des soldats. J'allais à droite. Et un jour le grand chef, le capitaine tiens ma camion euh il arrive et je prends mon balay, je balaye. Et puis j'ai tellement pleuré dans ma vie que après je suis à chanter là. Je vais aller hier et le colonel le capitaine il arrive, il me dit "Oh toi Caroling après Caroling toi Caroling toi gentil avec l'armée". J'ai dit "Écoutez, je suis là pour être gentil moi. Mais moi aussi gentil avec toi ! Quand j'ai du chouette, il va me donner du chocolat, des bonbons gentil avec moi tous les cubes. Il m'a dit "Demain, ne sachant pas que je suis le risque de la choix parce que j'ai pas pu parler avec lui, pardon hébreu." Il m'a dit "Demain, toi, parce qu'on était une dizaine de volontaires, toi demain tu vas monter là, tu vas monter le drapeau d'Israël." Mesdames, mais quand vous avez porté pendant des années une étoile juif collé sur votre poitrine et que vous aviez peur, vous cachez l'étoile juif et que d'un seul coup m'envoie en monter le drapeau, le plus beau drapeau du monde, c'est le drapeau [Musique] d'Israël. Et ben moi, je lui ai monté le drapeau d'Israël. C'est moi qui a monté le repos d'Israël dans la base. Je suis très fière d'avoir monté le drapeau d'Israël. Très fière. Voilà. Fini. [Applaudissements] Question. J'ai oublié. Dans votre première anecdote, vous avez raconté que toutes les familles juives avaient été déportées dans à Paris dans le ventier. Vous habitiez sauf votre famille. Vous avez pas expliqué pourquoi ? Est-ce que vous avez su tu veux je tu veux que je lui réponde ? Répondre. Alors je vais je vais lui répondre. Il y avait eu un accord entre l'Empire ottoman et l'empire nazi parce qu'elle était de Turquie et cet accord faisait que les premiers déportés juifs en France étaient les juifs étrangers sauf les Turcs. Sauf les Turc. Donc hommes eux ils étaient turcs, ils n'ont pas été des Mais j'avoue, vous connaissez qui c'est chien il est avec nous parce qu'on est revenu mon grand-père, ma grand-mère, mon père, ma mère, mes frères, mes sœurs renom beaucoup de la famille. Est-ce qu'il y a d'autres questions ? Beaux frères et sœurs. C'est frères et sœurs, qu'est-ce qu'ils sont devenus mes frères et sœurs ? Oui. Qu'est-ce qu'ils sont devenus des frères et sœurs ? Et ben on est venu de 2 ans. Le petit de 2 ans, celui qui avait 2 ans, ils ont tous grandi, personne n'a été déporté. Non, grâce à Dieu, on a tous été sauvés. Maintenant, le tout petit, mais il est grand, il est vieux aussi, hein. Personne n'a été déporté. Non, grâce à Dieu. Malheureusement, j'ai beaucoup de la famille qui ont été déporté mais vous Oui, j'écoute sur vous. quand quand vous les rapports que vous avez avec les les les bonnes sœurs et cetera, c'était des rapports où elles elles essayaient de vous convertir un petit peu quand même ou elle pourrait respecta votre judaïsme ? Quand tu étais chez les bonnes sœurs et à l'église, est-ce qu'il cherchai à te convertir de force ? Est-ce que tu as senti qu'ils ont fait ça de force ou non ? Non. Alors vous une bonne question monsieur parce que quand laisse elle nous a dit vous savez les enfants, demain le curier va venir et il va vous parler parce qu'il va vous baptiser. Alors dis ah c'est quoi le baptême ? Alors ah dit vous savez ça n'a rien à voir avec la circoncision ça fait pas mal. Voilà bon j'étais content ça faisait pas mal déjà mais le curé il est venu et on est tombé sur un curé extraordinaire il savait qu'on était juif. Alors, il a dit "Demain, je viens vous baptiser." Il nous a expliqué qu'il allait faire un petit signe de croix là, un autre signe de croix là, il allait nous mettre de l'eau. Alors, on a été baptisé comme ça. Et qu'est-ce qu'il t'a dit le curé ? Tu as dit vos prières ? Je sais que vous êtes juif. Intérieurement, faites ce que vous avez envie de faire mais extérieurement, vous êtes obligé d'apprendre. Je vous salue Marie, notre père qui est dosieux, notre mère qui est là-bas et la grand-mère qui est bien Comment vous avez vécu le 7 octobre quand il y a eu le massacre du 7 octobre, qu'est-ce que quelle impression tu as eu monsieur ? Vous savez que le 7 octobre pour moi ça a été une chose très dure parce que automatiquement je me suis revue en 3945. J'ai dit non il va pas je veux pas revoir ce que j'ai vu. Mais comme on est ici en Israël maintenant tout ce qui se passe en Israël j'en ai rien à Je suis en Israël. Je suis protégé d'abord par Rachel et ensuite par les Israéliens. Parce que moi, si on fait du mal à la dame, moi je cours à protéger la dame. Si on me fait du mal à moi, quelqu'un va me protéger. Je suis protégée en Israël. Je suis la plus heureuse du monde d'être en Israël. Et ce que je voudrais, c'est que chaque juif qui est en Amérique, qui est en Angleterre, qui est n'importe où, c'est là, c'est là qu'on doit être. Et moi il m'a mis ici, je reste ici et tous mes enfants sont là les arè même des arrières. Je vais encore marier des arrière, je mari encore des arrières. D'autres questions ? D'autres questions ? En tout cas, je Oui. Attends, attends, attends. Vous avez dit que vous aviez été à l'église pendant plusieurs années, vous avez continué après la guerre. Est-ce que tu es resté catholique après la guerre ? Est-ce que tu faisais toujours la prière catholique après la guerre ? Non. les bébés. Quand je suis revenu, je faisais plus de prière mais je me demandais ce que j'étais, si j'étais juif ou si j'étais catholique. Vous savez que ça marque quand même 4 ans, 5 ans de d'aller à l'église comme ça. C'est terrible. Ça a été terrible pour moi. Et comme j'étais petite, ben je grandissais. La communion d'ailleurs quand dans le livre tiens, je faire la communion dans le livre. J'ai eu le bonheur que mon fils il m'a beaucoup aidé. Non, il il m'a pas aidé pour le livre parce que c'est moi qui a fait le livre hein. Mais il m'a aidé dans les dans les fautes d'orthographe. Comme j'ai pas été à l'école, je faisais beaucoup de photograph. Donc il m'a corrigé, il m'a arrangé mon lit et non seulement mon fils et ma belle-fille qui est là d'ailleurs a beaucoup aidé. Et on se ma belle fille et la maman de ma belle fille, elle lui a dit à mon fils, elle a dit "Thierry, tu vas aider ta mère à faire la nuit mais il faut que tu écrives textuellement tout ce qu'elle a dit. Améliore peut-être les phrases parce que moi je parle un peu chinois parce que je vais pas être à l'école donc je parle comme je comme je le ressens dans mon cœur. Je parle pas avec des mots sophistiqués. Je sais pas faire des mots sophistiqués. Alors, je pars comme je parle après et il m'a aidé, il m'a aidé à faire le livre. Est-ce que d'autres questions ? Question. Voilà, une question. Est-ce que parfois vous avez souffert de la fin pendant votre avec maman ? Très peu de la fin parce que un jour un soir que maman elle a pas pu faire des courses, qu'elle avait pas j'avais pas touché, je sais pas. Elle a dit ce soir mes enfants c'est spécial, je vais vous faire un nouveau truc. Bon, c'est quoi ton truc maman ? Elle nous a mis une petite cuvette avec de l'huile et du sel. Elle me dit je vous mets du pain et vous allez tremper le pain dans l'huile et vous allez manger comme ça ce soir. Oh, j'ai si je vous dis que c'est très bon l'huile et le pain. Et ben on a on a fait un petit repas comme ça et c'était très très bien. Mais mort de fin non parce qu'on s'arrangeait toujours. Ma mère était très débordie. Pourquoi ? Parce qu'on avait une usine des Allemands en bas et ma mère elle elle a elle a travaillé dans l'usine des Allemands pour nous ramener un petit peu d'argent et c'est comme ça qu'on n pas mort de faim. Mais par moment on avait plus d'argent et ma mère elle nous de temps en temps un petit peu. L'assistante sociale vous aidait aussi ? Elle vous donnait beaucoup. Elle nous a aidé. Elle nous a donné des chaussures, des tabliers pour aller à l'école. On allait pas à l'école parce qu'on venait déportter. Bon, on est venu me chercher à l'école et ma mère, elle m'a dit "Tuas plus à l'école." J'étais contente, hein. Et ben maintenant, je suis pas tellement contente enfin, j'ai pas été à l'école et les sont venus, elle a dit "Madame la directrice, donnez-nous tous les juifs que vous avez ici." Alors, c'était moi, je savais que j'étais juif. Qu'est-ce que j'ai fait ? Je me suis accroché à la jupe de maîtresse. J'avais peur. Je savais que j'étais juif. On avait pas l'étoile encore au début. Elle dit "Mais j'ai plus de juif ici. J'ai plus elle a plus les mamans juifs, ils envoyent plus leurs enfants. Mais moi j'étais à l'école au-dessus de maternelle et l'allemand il me voit comme ça avec la jupe. Il dit pourquoi elle trompe celle-là ?" Elle me dit "Parce que elle est pas normale. Elle est un peu comment on dit ? La maladie qui tremble là. Alzheimer un peu. Elle est pas elle est pas nette cette petite. Elle est pas nette. Ah bon ? Comment elle s'appelle ? Bah elle s'appelle Caroline Léon hein. Voilà comment elle s'appelle. Caroline Léon encore une fois Caroline Léon. Et depuis je dis "Maman, les enfants voulaient me prendre la maîtresse, elle m'a caché, elle m'a dit à l'école. J'ai pas été mais j'ai quand même pris un livre quelqu'un ça lui fait plaisir de prendre le livre. Oui monsieur. Oui oui les gens que vous qui vous ont sauvé comme ça ils sont ils font partie des justes de il a de Vachem. Vous avez comment ça se passait le le après le le monsieur Dixisian ? Oui. Il a eu le titre de juste parmi les nations. Absolument. Pourquoi ? Pourquoi ? Parce qu'il les a caché pendant 2 ans dans une cave. C'est pas lui parce que entre-temps euh il y a eu des années avant que les justes il reconnaissent que j'aiétait juste qu'il était juste. Il est mort. Mais son fils qui nous a amené chez son père, c'est son fils qui a eu. D'abord vous allez le voir sur le livre, tout est sur le livre. Et il a eu le titre de juste par il a eu il est lui voir le le on va on va lui montrer assie-toi il y a d'autres questions ass on va y aller on va Non c'est bon mais moi je dois aller juste une question rapide vous avez eu des nouvelles des gens qui étaient dans votre immeuble vous les avez vous en avez revu quelquesuns il y en a qui ont été ceux qui étaient dans l'immeuble per la chaise qui ont été déportés oui est-ce que tu as eu des contacts après avec eux ceux qui ont été déportés par la chaise. Mais sur après j'ai habité à Voltaire à Voltaire ceux de Voltaire oui qui ont été déporté et qui sont revenus. Et quand tu as visité Yadvashem la première fois ? Ah quand j'ai visité Yadvashem mon fil pourquoi pourquoi tu es tombé dans les pommes ? Mon fils il me dit "Maman, viens, on est en Israël, on va aller voir Yem". J'ai dit "Je connais pas il m'a amené et vous savez, je sais pas si vous avez été à Yazem mais si vous avez pas été, il faut y aller." Et je vais Yaschem et il y avait des noms des noms des noms. Et qu'est-ce que je vois affiché ? Sophie Char qui c'est Sophie ? C'est ma copine quand j'étais petite Sophie Berta tout le monde. Alors vous savez j'en ai passé des vert et des pamur mais aujourd'hui je suis en Israël et Israël m'a donné la force et m'a donné la la vie pour que je vienne vous parler vous expliquer ce qu'on a vécu. Mais aujourd'hui, je suis la plus heureuse des mamans, des grands-mères et des arrières. Alors comme la télévision nous attend juste son journal qui a été rendu en livre ceux qui le veulent s'ils veulent participer c'est 50 de chez elle. Si vous n'avez pas les moyens vous le prenez quand même. D'accord. Euh je vais vous dire j'ai décidé j'ai décidé une chose maintenant quand j'ai fait les livres ça coûte cher un livre je savais pas moi mais bref mais maintenant ce livre là et j'en en réserve je j'ai décidé le peu d'argent que je prends de ce livre c'est pas pour moi, c'est pour les soldats. Maintenant, j'ai fait un truc pour les soldats et je vais vous dire une chose, j'ai cinq petits enfants qui qui ont été à c Alors, imaginez-vous le cœur d'une grand-mère. Oui, mais j'ai



