Rav Elie Lemmel nous offre une leçon de vie, à méditer et à appliquer dans notre quotidien, que la Torah et la tradition juive retiennent de la paracha Bamidbar. Le Rav pour traiter le thème de cette conférence "Trouver sa place" soulève un certain nombre de questions et nous offre les réponses concrètes que la Torah et nos Maîtres nous proposent :
Parmi les thèmes abordés :
- De quelle manière évaluer si un environnement professionnel ou social constitue un « accélérateur » ou au contraire un obstacle à l’épanouissement intérieur ?
- Comment repérer les « univers toxiques » qui mobilisent inutilement des énergies vitales ?
- En quoi la logique humaine peut-elle être un frein à la réalisation du « lieu » où l’existence doit se déployer ?
- Quel sens offre l’image du Maguen David formé par l’organisation des tribus autour du Sanctuairte dans le désert du Sinaï ?
- Quels repères permettent de distinguer une réussite extérieure d’une réelle adéquation à sa mission de vie ?
- Comment penser la tension entre un univers matériel rassurant et l’appel à une progression spirituelle ininterrompue ?
- Pourquoi la Torah insiste-t-elle sur le lieu “bemidbar Sinaï” alors que tout le monde sait qu’ils sont déjà dans le désert du Sinaï ?
- Quel éclairage philosophique se dégage de la tension entre la logique humaine et la foi ?
- Quels critères utiliser pour décider de « quitter son pays » symbolique ou réel lorsque l’appel à changer de cap se fait entendre ?
- Comment la notion de “zone de confort extrême” peut-elle masquer les vrais défis nécessaires à la croissance ?
- Quel rapport existe-t-il entre réussite apparente et adéquation réelle au « lieu » que chacun est appelé à occuper ?
- En quoi l’ordre de déplacement des tribus autour du Mishkan reflète-t-il un modèle spirituel hérité de l’organisation autour du cercueil de Jacob ?
- Comment se préparer mentalement à un changement radical alors que tout semble optimal ?
- Comment le texte montre-t-il que le confort matériel — même extrême — demeure insuffisant pour combler l’existence ?
- En quoi l’ordre « lekh lekha » ( va pour toi) symbolise-t-il une obéissance de foi qui dépasse toute logique humaine ?
- De quelle manière la réussite manifeste est-elle parfois illusoire et non révélatrice de la vraie place que l’on doit occuper ?
- Comment identifier si son « désert » personnel est devenu une zone de confort qui empêche toute évolution ?
- Comment déterminer si un engagement actuel épuise inutilement l’énergie vitale au lieu de la nourrir ?
- Quelles questions se poser avant d’accepter une opportunité jugée valorisante mais potentiellement éloignée de ses valeurs essentielles ?
- De quelle façon s’entraîner à rester à l’écoute d’une « parole » (intérieure, spirituelle...) quand elle va à l’encontre de la logique ambiante ?
- Comment la mention « bemidbar Sinaï » (dans le désert du Sinaï) souligne-t-elle l’importance du désert comme lieu de révélation et de préparation spirituelle ?
- Comment concilier le désir de sécurité et le besoin de sortir de sa sphère familière pour grandir ?
- Quels critères le texte propose-t-il pour évaluer l’alignement d’un choix de vie avec sa mission personnelle ?
- Quelles questions poser pour identifier la toxicité spirituelle d’un environnement professionnel ?
- Comment préparer mentalement un changement radical alors que tout semble optimal ?
- ...
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Transcription
Kind: captions Language: fr Donc le thème qu'on va essayer d'ensemble de qu'on va essayer de développer ensemble ce soir, c'est bon, a été intitulé donc trouver sa place. Le point de départ de notre réflexion, il démarre bien entendu de la parachat de la semaine. On a fini le livre de Vaikra et on commence donc le livre de Bamidbar. Bamidbar littéralement dans le désert. Bon, c'est une chanson de Goldman, on est au courant. Mais euh c'est vrai que le texte qui est donc celui qui nous ouvre au 4e livre de la Torah et bien commence à nous dire que voici les paroles que Dieu adressa à Mosché Bamid Bemidbar Sinaï dans le midbar dans le désert du Sinaï et la première question évidemment qu'on va se poser c'est qu'est-ce besoin de nous le dire on est au courant que jusqu'à présent l'histoire du peuple d'Israël s'est déroulée d'abord en terre de Canaan il partent Après en Égypte, il sort d'Égypte, ils vont dans le désert du Sinaï et jusqu'à nouvel ordre, ils sont dedans. Donc on a ici une précision qui a priori n'est absolument pas nécessaire puisqu'on sait que la prochaine étape, ça sera l'arrivée en terre d'Israël. Or, pour l'instant, on n'y est pas. Il y a eu la révélation, la Torah a été donnée au Sinaï, il y a eu la construction du michkan du sanctuaire. Il y a par la suite le livre de Vaikra qui va nous donner tout le détail de tout ce qui doit se construire comme service à l'intérieur du sanctuaire. On a vu à la fin qu'on reprend aussi les enseignements fondamentaux sur tout ce qui a trait la relation à l'autre. Et puis là, on continue dans les pérégrinations et le texte nous dit attention on précise c'est Sina c'est dans le désert du Sinaï. Super. Qu'est-ce que tu as besoin de me le préciser ? Et le midbar au fond, qu'est-ce qu'il représente ? Pour l'instant, on va ne pas explorer ce que veut dire le concept. Le la suite de la parachat va commencer par nous rappeler quelles sont les différentes tribus du peuple d'Israël. rappeler le nom de leur dirigeant, c'est-à-dire que chaque tribu a ce qu'on appelle un assis, un prince qui la dirige. Et puis on va nous faire part de la manière dont on va organiser dans le désert le mouvement de ces tribus jusqu'au moment où ils arrivent Sinaï. A priori, qu'est-ce que la Toratelle besoin de me raconter cela ? Il faut chaque fois évidemment se poser la question qu'est-ce qu'on a besoin de nous dire ça ? Parce que ils sont dans le désert, ils sont en mouvement, on est au courant qu'ils sont en mouvement depuis un certain temps. Donc évidemment, il y a une organisation. Alors c'est quoi cette organisation ? Ben elle est ce qu'elle est. Ce qui est sûr c'est qu'ils sont en mouvement. Or la brusquence on oui oui au fait au fait on va on va vous rappeler ce qui se passe et on nous décrit donc tout d'abord un centre qui est le michkancan qui est le sanctuaire et puis comme on a 12 tribus donc on a 4 x 3 et on a en effet des deux des quatre côtés trois tribus et on nous cite quelle tribu est avec quelle tribu de chaque côté qui entoure de Michkan et le positionnement des tribus. Si on fait ce qu'on appellerait une vue du ciel, et bien vue de haut, on trouve quelque chose qui a la forme du Magen David. C'est très intéressant de voir comment elles sont organisées. Vu du haut, vous avez un magen David. Et nos maîtres précisent et disent oui, en vérité, ces tribus s'organisent autour du Michkan de la même manière que les enfants de Jacob s'étaient organisé autour. du cercueil de leur père lorsqu'ils vont l'amener pour aller l'enterrer. Alors, on va essayer de comprendre qu'est-ce qu'on est en train de nous dire ici. On a le désert, le désert a priori, on est au courant, pourtant on nous le précise. On nous relate quelque chose dont on ne voit pas l'intérêt puisque soit dès le début du mouvement tu me dis au fait le peuple d'Israël rentre dans le Sinaï et donc dès le début je te donne l'info, sachez qu'ils sont organisés de telle et telle manière alors qu'on nous en a pas parlé brusquement là on commence à nous en parler et puis on est en train de nous dire sache que la manière dont ils sont organisés autour du Mich dont ils étaient organisés au moment où ils amènent où ils ramènent plutôt le cercueil de leur père Jacob pour l'enterrer en terre de Canaan, c'est-à-dire Amarat Marpella cette fameuse caverne du double ce caveau des patriarches puisque c'est comme ça qu'on l'appelle mais dans le texte de la Tor il est appeléat marpella la caverne du dou puisque c'est là-bas où sont enterrés donc les couples et c'est le même principe. Alors si vous le voulez bien on va d'abord rentrer dans l'univers du midbar à quel moment de l'histoire du peuple d'Israël ? On est au moment où le peuple d'Israël a reçu la Torah. Point. Ça c'est été clair. Ils ont la Torah. C'est le moment dans lequel on leur a dit vous allez construire quelque chose qui s'appelle le mich. Et donc c'est quelque part un univers dans lequel ils peuvent rester et s'entretenir. Traduction. Ils ont tout ce qui est nécessaire pour construire une histoire puisque ils reçoivent la mane, ils sont nourris, ils n'ont pas d'ennemis, ils ont quelque chose au centre qui les unit qui est le michkan. Ils ont un point de référence qui est la Torah qui à la fois est un programme pour donner du sens et en même temps leur permettre de savoir comment on gère la relation à l'autre. Et donc comment est-ce qu'on construit une société ? A priori, tout va bien. Et le texte nous dit "Oui, en effet, ils sont dans le midbar, c'est-à-dire ils sont dans ce que j'appellerai une zone de confort extrême." Alors, bien sûr que dans notre vision à nous occidentale dans laquelle on s'attendrait à Paris, Rome, Milan, c'est pas très attractif. Il faut aller quelque part. Mais je rappelle quelque part où ils sont censés aller, il y a rien. Et même ce qui existe, faudra le faire disparaître puisque les éventuels monuments qui sont présents sont des monuments de Avodazar, de culte idolatre qu'on va devoir éradiquer. Il va pas y avoir un site de souvenir de ce qui était le monde de l'idolâtrie en Cana. On on fait tout disparaître, d'accord ? même si éventuellement on pourrait faire venir les faire venir les touristes, mais non, ça ne justifie pas même si le prix d'entrée, ce que vous voulez. Donc au fond, ils iraient vers quoi ? Ils iraient vers un lieu dans lequel tout est à cré avec en plus l'enjeu d'un système à mettre en place avec une économie, avec tout ce qu'il faut. Donc dans un absolu, si tu es dans un cadre dans lequel tu te sens rassuré parce que tu n'as pas d'ennemi, tu as de quoi te nourrir, tu as un point de référence qui te permet de donner du sens à ton existence et tu es là dans un mouvement qui te tire vers le haut de manière constante. Que demande le peuple ? A priori, tout va bien. Et c'est vrai que je réinsiste là-dessus, on est vraiment obligé de, je pense, de faire un un réel effort parce que ça nous semble inimaginable. C'est-à-dire comment pourrait-on se satisfaire de cela ? Comment peut-on vivre une vr sans le bruit et la fureur du quotidien ? De ces avions qui décollent, de ces nouveaux espaces que l'on va découvrir ? Mais pourquoi on bouge ? Parce que tout simplement là, on est on n'est pas suffisamment rassasié. Ça ne veut pas dire que celui qui bouge n'est pas rassasié. Mais quelque part, si tu te sens bien là où tu te trouves, tu ressens pas le besoin d'aller ailleurs. Est-ce que tu as envie d'y aller ? Oui. Et si tu as envie d'y aller, pose-toi la question du pourquoi. Pourquoi ? Parce que c'est pour découvrir quelque chose qui va te nourrir de manière supplémentaire. Après, il peut y avoir beaucoup de réponses. Donc, a priori, ils n'ont pas besoin. Mais le texte nous dit, "Ils sont dans le midbar, ils sont dans le désert, donc dans le lieu qui est le symbole de la zone de confort. Et maintenant, on va te dire qu'ils sont en mouvement avec en effet des tribus qui sont organisées comme elles étaient organisées autour du cercueil de Jacob. Qu'est-ce qu'on est en train de nous dire ? que tu n'as pas d'autre choix que de t'inscrire dans un mouvement parce que tout simplement à un moment il y aura une fin et donc tu dois te poser la question de savoir est-ce que ta zone de confort n'est pas quelque chose qui t'arrange mais qui t'empêche de rejoindre l'histoire qui doit être la tienne. C'est-à-dire queon se trouve ici face à une situation qui pourrait sembler être idéale dans laquelle le peuple d'Israël se trouve mais c'est un lieu dans lequel il recharge les batteries pour pouvoir par la suite aller se confronter à quelque chose de complètement nouveau qui à l'une de ce qu'il est en train de vivre n'est pas intéressant parce que nous on connaît l'histoire une fois qu'elle a été vécue. Mais si je te dis voilà, tu es bien mais maintenant tu dois aller quelque part, il y a rien qui t'oblige et dans ce quelque part, tu devra tout faire de A à Z. Alors que là, tu es comme un coque en pâte et en plus tu te sens bien. Pourquoi j'irai ? Pourquoi je devrais y aller ? On te rappelle que justement le mouvement du peuple d'Israël, on le voit en tant que peuple autour du cercueil de Jacob, c'est-à-dire autour de quelque chose qui te rappelle que la vie ayant une dimension finie dans sa dimension purement terrestre, tu te dois d'opérer un mouvement. On voit le mouvement qui est lié au concept de la mort. C'est-à-dire que parce que tu te rappelles qu'il y a une finitude, c'est la raison pour laquelle tu dois t'inscrire dans un mouvement et ne pas vouloir habiter tes zones de confort. Et le midbar, le désert, c'est la zone de confort dans l'absolu. Et je répète à nouveau, même si je suis un peu lourd, le désert c'est top. Essayez de vous imaginer une vie dans laquelle vous êtes là, tranquille, dans un environnement sympathique, avec quelque chose qui donne du sens au quotidien, dans lequel vous n'avez pas de préoccupation économique, dans laquelle vous êtes dans un mouvement intérieur de progression, de spiritualité et cetera. On se sent bien. Il y a des gens qui ont beaucoup moins et qui restent dans leur zone de confort et qui bougent jamais. Ils ont trop peur d'aller explorer quelque chose parce qu'ils savent pas quels sont les efforts nécessaires pour pouvoir réblir remettre en place un minima qu'ils ont vécu là où ils se trouvent. C'est tout le problème du célibataire quoi. Bah pourquoi tu veux que je fasse l'effort de reconstruire quelque chose alors que je me sens bien là où je me trouve ? Ah je veux prendre le risque. Ça sert à rien. C'est pas pour rien qu'on dit que d'ailleurs le couple dans le désert. Alors quitter pour aller dans un lieu dans lequel c'est là où tu vas devoir créer une histoire qui ressemble au désert. Mais tu étais quelque part, va falloir que tu bouges maintenant. Trouver sa place, c'est d'abord se poser la question de savoir si je ne suis pas quelque part dans un lieu dans lequel ce qu'on me demande c'est de mandarracher. C'est-à-dire que on ne peut pas se poser la question de la place que l'on doit occuper dans la vie. Si on n'est pas vigilant sur le désir que l'on a de rester dans nos zones de confort. Et le problème c'est que nos zones de confort, elles peuvent être justifiées par quelque chose de très beau, de très élevé. C'est mais attendez au fond on se rapproche de Dieu, on est dans le désert, on n'est pas soumis aux contingences matérielles, la man arrive, il y a une forme d'unité. Peace and love quoi, c'est top. Ben non. Alors, pourquoi est-ce qu'on nous demande de faire un truc pareil ? Qu'est-ce que la Torah est en train de nous raconter ici ? On va, si vous le voulez [Musique] bien, essayer de reprendre un petit peu l'histoire du clal Israël à ses débuts. Le tout début de l'histoire du peuple juif, elle commence avec un homme qui s'appelle Abraham. Et Abraham un moment et bien la première parole que Dieu lui adresse de manière claire dans une dimension impérative don dont on se rend compte qu'elle est fondamentale Dieu dit à Abraham va pour toi de ton pays du lieu dans lequel tu es né de la maison de ton père vers le lieu que je t'indique. Abraham, il est là dans ce qu'on appellerait une zone de confort, mais pas la zone de confort, les pieds en éventail en train de s'iroter je ne sais trop quelle boisson légèrement alcoolisé, pas du tout. Abraham est dans un lieu dans lequel il a l'impression qu'il est en train de remplir sa mission sur terre et que pour la remplir, il faut surtout pas qu'il le quitte. Pourquoi ? Parce que Abraham au fond a grandi dans celui qui s'appelle Orkasdim. Il est aéolé maintenant de quelque chose d'incroyable. Puisque Nimrode, le roi révolté, puisque Nimrod c'est celui qui se révolte contre le divin, c'est celui qui a voulu faire périr Abraham et Abraham s'en est sorti de manière miraculeuse. Donc il y a une légende autour de lui. Il a une forme de d'impact. C'est un homme charismatique qui a des followers parce que tout le monde en parle. Abraham, c'est quand même celui qui a échappé à la fournaise dans lequelle Nimrod a voulu le jeter. C'est quand même pas banal. Donc quelque part, Abraham dont la mission est claire, c'est de répandre l'idée que l'univers a du sens et qu'il y a un créateur et donc derrière ça, il y a un projet qu'on doit s'interroger sur notre projet. et bien il est à la place où il doit être parce que c'est le lieu dans lequel tu as grandi. C'est le lieu dont tu connais les habitudes. C'est le lieu dans lequel tu connais les habitants. C'est le lieu dans lequel tu connais le style des personnes. C'est le lieu dans lequel tu as déjà un impact parce que tu représentes quelque chose. Et c'est le lieu dans lequel tu agis déjà. Que demande le peuple. Et qu'est-ce que Dieu lui dit ? il faut que tu partes. C'est-à-dire que ce lieu dans lequel tu réalises quelque chose, tu agis. C'est pas qu'il dit "Écoute Abraham, ça va pas du tout le projet, tu arrives pas à le remplir ici, il va falloir que tu te bouges." Non non, c'est top. C'est les conditions optimales. Le cahier des charges est parfait et il assume pleinement son rôle. Tu pars vers où ? Tu verras. Quelque chose ici de bouleversant. L'histoire du juif. Elle commence à travers la capacité de ne pas voir dans le lieu dans lequel je me trouve, le lieu dans lequel je dois être. C'est violent, c'est-à-dire de me désinscrire de ma logique et d'être capable d'imaginer que l'adéquation parfaite qui existe entre mon projet et le lieu dans lequel je me trouve ne veut pas nécessairement dire que je suis là où je dois être. traduit de manière différente, de manière beaucoup plus vaste. La réussite que tu vis n'est pas révélateur de la justesse de ta démarche. Et ça par contre ça devient beaucoup plus intéressant parce que là jusqu'à présent on était tranquille. Ouais, on était dans le domaine du religieux. Mais si on va tout petit peu plus loin, on met de côté l'idée que Abraham, la mission, les autres, Dieu, toute l'ambiance. Allez hop, exite. On reprend vraiment tant que concept de quelqu'un qui est là et qui veut se réaliser et qui veut apporter au monde et qui veut créer, qui veut donner du sens et ça marche. La réussite que tu as là où tu te trouves n'est pas révélatrice du fait que tu es là où tu dois être. En deux mots, découvrir la place qui doit être nôtre, c'est ne pas voir dans ce qui semblerait être une réussite, quelque chose qui valide ce qu'on est en train de vivre. Je vais être violent et je vous prie de m'excuser si certaines personnes quelque part ça fait écho à quelque chose qui les touche dans leur vie. Donc vous allez entendre ça au second degré parce que je le dis mais entendez de la bienveillance dans mes mots. C'est un peu violent. C'est pas parce que ton couple marche formidablement bien que c'est le couple que tu dois habiter parce que tout simplement l'autre n'est pas la personne avec laquelle tu dois construire parce que vous parenez pas la même histoire. C'est ça le problème. C'est-à-dire à un moment, je dire mais c'est génial, ça se passe bien, c'est top, il se passe quelque chose d'extraordinaire. Donc ça veut dire que la Tor dit ben non, waouh, c'est violent. Parce que au fond, est-ce qu'à un moment ma place je la connais parce que je suis dans un lieu dans lequel il y a quelque chose de positif qui se passe ? On est d'accord que une relation avec quelqu'un avec lequel de manière ultime je ne peux pas partager la même histoire peut se passer merveilleusement bien. Sinon ça se saurait. Mais c'est pas nécessairement ce que tu dois occuper comme place. Et ça commence avec l'histoire du désert. C'est-à-dire qu'on est pas dans Ouais, vous comprenez ? Mais non, même dans le désert, même dans le lieu de spiritualité, de truc de machin, même là-bas, tu dois te poser la question. Même là-bas dire, c'est super déstabilisant. On fait quoi ? Alors, on bouge plus. On va essayer de voir quelles sont les pistes que la Torah nous propose pour savoir comment trouver sa place. C'est-à-dire, il ne s'agit pas ici évidemment juste de sa place géographique, mais comment trouver la place que nous devons occuper à l'intérieur de notre vie qui est unique et qui ne se passera qu'une fois. Comment est-ce qu'on va faire pour y accéder ? Le problème départ, c'est quoi ? C'est la capacité que l'on a de nous désinscrire de la logique et d'être à l'écoute d'une parole qui nous dépasse. L' c'est Dieu, c'est pas logique, c'est ridicule. Si le projet c'est que je révèle, je suis avec mon accent catastrophique, je suis la bonne personne au bon endroit. Donc logiquement parlant, ce que tu me demandes, c'est pas ce qu'il faut faire. Et la logique est vraie. Elle est totalement vraie. On t'a pas demandé ta logique. C'est un peu compliqué parce qu'on nous demande de réfléchir. Mais la base même de l'histoire de l'homme, elle se base d'abord sur l'univers de la emouné et du pitarrone, de la foi et de la confiance. Et la foi commence là où la logique s'arrête. La foi commence là où la logique ça reste. Et c'est vrai que c'est pas simple parce que la logique elle s'impose à parce que si en plus elle est mais on est dans le désert, on est dans l'endroit, je suis dans l'endroit, je suis Abraham, je suis à Orkim, je suis au rééolé de gloire, je peux faire le travail et je le fais. Et le garçon, il est merveilleux. La fille, elle est merveilleuse et ça devient un soutien pour Israël et ça touche. Super. Lora, tu par n'attends pas d'avoir une réponse immédiate à travers une réussite que tu verrais. Le premier lieu dans lequel on doit être, c'est celui qui n'en est pas un, c'est-à-dire l'univers du mouvement. C'est ça au fond le premier lieu dans lequel on est et on va le voir. La Torah elle nous dit al la Torah dit par rapport à ce qui va construire l'histoire c'est quoi ? Qu'est-ce qui construit l'histoire ? C'est le fait qu'il y a une descendance. Une descendance inscrit dans un couple. Par on commence l'histoire du couple. Il y a Azov. Tuabandonnes ton père et ta mère. C'est-à-dire, tu t'arraches à quelque chose. L'histoire commence quand tu es capable de t'arracher à quelque chose. Alors évidemment, ça veut dire quoi concrètement ? parce que je suis bien d'accord que c'est on n'est pas dans le politiquement correct hein clairement parce qu'on voudrait que la réalité s'inscrive dans la logique qui est la nôtre avec cette chance extraordinaire que nous avons malheureusement aujourd'hui. C'est de voir que la logique n'est plus au rendez-vous de l'histoire. C'est bouleversant mais au moins c'est clair. La logique n'est plus au rendez-vous d'histoire. Ceux qui sont censés penser l'histoire, construire l'histoire, diriger lorsque ça nous concerne ne sont plus dans la logique. On essaie de manière pathétique de leur trouver une forme de logique qui nous permettrait de comprendre leur dimension incompréhensible. Non, on est dans un monde dans lequel on se désinscrit de la logique et on ne commence à agir que par rapport au danger auquel nous sommes confrontés avec une incapacité de réfléchir et de penser logiquement en amont. Pourquoi tu as pas vu venir voir en 20 ans ce que tu es en train de découvrir ? Tu fumais quoi pendant toutes ces années ? intéressant au niveau politique général. Donc la première chose, c'est se désinscrer de la logique, c'est-à-dire mettre de côté l'idée que dans ma logique a priori le lieu que je devrais habiter, la place qui devrait être la mienne est censée être ça. Alors c'est dire vous êtes super. On fait quoi en vérité ? On garde à l'intérieur de soi l'idée du mouvement et l'idée que notre logique n'est pas l'élément qui va nous aider à habiter le lieu qui doit être le nôtre. On travaille beaucoup sur la notion d'una. C'est un moment cette notion d'ouna de foi, elle est pas simple mais c'est là où elle se met en place parce que dans la théorie d'un Dieu qui existe de peace and love super mais ça n'a aucune incidence sur ma réalité quotidienne. La question elle est de savoir si à un moment on pense que Dieu est dans l'histoire, qu'est-ce qu'à travers la Toré il nous a dit ? Il dit à Abraham L. Donc tu bouges, tu rentres dans un système dans lequel tu acceptes qu'il y aura d'autres choses qui vont interagir avec ton histoire. Qu'est-ce qui va te permettre d'accéder à l'histoire et au lieu qui doit être le tien ? C'est le profond désir que tu as d'être à l'écoute de la parole d'Hem et de savoir qu'il y a des choses qui ne t'appartiendront pas à l'intérieur de l'histoire qui va être la tienne. Oui, c'est tout simplement être dans une démarche qui est logique mais n'avoir aucune certitude. c'est au fond inscrire quelques mots que d'après ma logique à moi, je pense mais je ne considère pas que celle-ci me donne une quelconque forme de certitude. Parce que si j'ai une certitude, le jour où je dois bouger, je bouge pas. Parce que ce qui est important, c'est la possibilité du mouvement. Donc au fond, qu'est-ce qu'on est en train de dire ? Bien sûr, réfléchis. Tu es né dans tel endroit, tu as telle profession, tu as telle capacité, c'est là à priori ce que tu dois faire. Mais OK, mais un jour peut-être qu'on va dire le et si cea est dicté par la parole divine, je me bouge. C'est quoi le ll ? Le c'est le jour où la parole de Dieu qui est symbolisée par la Torah et ses mitswot me dit là tu peux pas être. C'est-à-dire le jour où l'histoire que je décide de construire m'empêchera de vivre pleinement ce qui est essentiel c'est-à-dire d'être à l'écoute de la parole d'Hem et du respect de ses mits voilà. Alors, c'est sûr qu'on aime pas trop parce qu'on a envie de mettre l'univers des mitvot dans le monde de la religion mais que ça n'interagisse pas. Comment ça se fait que tu prends le risque de pas rester dans ta société le jour on te dit qu'il faut que tu sois la réunion absolument le jour de qui ? C'est parce qu'à un moment, tu es d'accord qu'il y a quelque chose d'autre qui se joue. Ah, dans mon échelle de valeur, c'est Yom Kip pour manana, Yom qui pour et autre chose. Je vous dire, c'est comme quand vous allez visiter au Schwitz Dieu, le mal, il y a aucune différence entre une mort d'un enfant et auitz. Et je vous parle en tant qu'ach parce que la question est la même. Si ce n'est que dans un cas, elle est bouleversante parce qu'elle se démultiplie mais le principe est le même. C'est l'incompréhension de Dieu. C'est la problématique du mal. C'est la problématique de la souffrance inexplicable. Dans tous les cas, la problématique est la même. Alors, c'est vrai que nous on réfléchit à émotion et cetera, mais non. La question, elle est la même pour un que pour 1 million. Si ce n'est que 1 million, c'est bouleversant. Mais un c'est la même chose. Parce que si tu mets Dieu dans l'histoire, alors il est partout. Pourquoi est-ce qu'on ne convoquerait Dieu que quand là c'est exagéré ? Va dire aux parents du 1 que non là bon ben écoute ça va, c'est juste un mais tu es dingue ou quoi ? Mais tu es fou. C'est-à-dire qu'au fond, tu ne convoques Dieu et ta question qu'à partir du moment où dans ton système, tu considères que là to much, c'est pas vrai. La question, elle existe dès lors que tu es confronté à quelque chose qui est bouleversant. Si on a besoin d'être bouleversé parce que émotionnellement parlant, on ne réagit plus quand c'est pas trop important, on a des sacrées questions à se poser sur soi-même. Ça veut dire qu'il y a quelque chose qui a été altéré. C'est que la sensibilité, elle a été émoussée. C'est quoi la suite ? La suite c'est non c'est je juste donner une claque. Par contre si on lui a donné des coups de point là ça va pas. On va chercher, on va créer des échelles. C'est pas possible. Tor était en train de nous dire voilà sache qu'en vérité trouver ton lieu, tu dois le trouver. Évidemment quand Abraham il est là, il sait pourquoi il est là. Et Abraham s'est pas posé de question. Abraham il a analysé, il a dit je suis à Kasdim, je suis connu, j'ai truc, j'ai machin, je parle la langue, je connais les gens. Donc c'est le lieu dans lequel je dois être et je dois être dans ce lieu clairement sans aucune ambiguïté mais j'ai aucune certitude. Ah si tu aucune certitude pourquoi tu es ? Parce que ma logique m'amène à le penser mais ma logique n'est pas l'élément qui gouvernera. La preuve, c'est que le jour où Dieu me dit "Tu sais ta logique, elle est excellente mais maintenant tu bouges bouge." Donc la première question à savoir et à se poser, c'est de réfléchir dans quelle mesure le lieu que j'habite avec un grand H est-il un lieu qui empêche d'être à l'écoute de la parole de Dieu ? Dans quelle mesure c'est un lieu qui m'empêche d'être à l'écoute de la parole de Dieu ? Ça veut dire quel est l'impact de l'univers dans lequel je me trouve au niveau de la capacité que j'ai de penser ma vie telle que la Torah me le propose ? Quels sont les filtres qui se construisent autour de moi quand je suis dans un environnement qui m'empêche de vivre pleinement ce cacher m'attend moi ? Évidemment, la question est de savoir est-ce que je considère que en effet la parole de Dieu c'est quelque chose qui est important pour moi ou non dans ma vie. Mais si je considère que si c'est homme qui pour alors je dois être prêt à quitter quelque chose, ça veut dire qu'elle est importante. Si elle est importante pour ça, pourquoi est-ce qu'elle est plus importante pour d'autres choses ? Parce que j'ai décidé que le reste c'est pas Dieu. Pourquoi tu as décidé que c'est ça qui est Dieu ? à un moment peut pas faire l'économie de cette question. Et c'est intéressant parce que quand vous êtes en confrontation avec un maître et que vous lui posez une question sur justement une démarche de vie, la question qu'il se pose lui c'est en quoi la démarche que tu vas entreprendre risque de t'empêcher d'être dans cette dynamique spirituelle qui est la tienne. Et pour cela évidemment, la question numéro 1 qu'on va se poser c'est quoi ? C'est sur la toxicité éventuelle des univers dans lequel on s'installe. Et c'est la raison pour laquelle on va voir que quand on nous décrit justement toutes ces tribus et ça c'est un enseignement qui est passionnant dans la kabala donc je peux pas vous en parler parce que je comprends pas grand-chose mais ce qui est sûr c'est que des quelques bribes que vous comprenez de très loin on nous explique que les différentes tribus qui se mettent ensemble doivent interagir au niveau spirituel les unes par rapport aux autres parce qu'il y a une connexion spirituelle qui crée une dynamique entre elles, c'est-à-dire elles se mettre dans une relation avec d'autres univers qui peuvent en effet être, j'ai envie de dire, un accélérateur de mouvement spirituel. Et donc la question va être de savoir dans quelle mesure l'univers dans lequel je me trouve peut-il être un accélérateur de mouvement spirituel ou pas ? Et ça à nous de nous poser la question si cet élément est important pour nous ou pas. Vous savez que c'est intéressant parce que les maîtres ont beaucoup discuté sur s'il y en a qui connaissent bien cet univers donc je l'ai pris de m'en excuser parce que j'ai utilisé des mots très communs. Quel est le rapport qu'on devait avoir avec la philosophie ? D'accord. Voyez bien que Maimon philosophe Platon, Aristote et cetera. C'est quoi ces discussions ? été la discussion, elle est de savoir dans quelle mesure la rencontre avec certains univers ne vont-ils pas m'obligé à livrer des batailles que je n'ai pas besoin de livrer pour économiser mes énergies et continuer à grandir ? Traduit de manière mais gros sabot nul, est-ce que ça vaut vraiment la peine que j'aille travailler chez le nôtre si j'ai compris que je dois faire attention au sucre ? C'est vraiment nécessaire. Pourquoi j'y suis ? C'est-à-dire que on va devoir s'interroger sur la toxicité éventuelle des univers dans lesquels on va évoluer et en quoi ils vont nous obliger à développer des énergies pour pouvoir s'arracher à quelque chose qui nous empêche d'accéder à ce que la Torah ne propose. avoir le courage de ne pas s'y confronter pour que nos énergies soient là pour construire et non pas juste pour réparer ou pour pouvoir créer une bataille. C'est intéressant. C'est-à-dire quand elle te dit, tu sais, tu veux connaître le lieu dans lequel tu dois être. Tu dois aller dans un lieu dans lequel la logique doit t'amener, les capacités que tu as. Mais quand tu es là-bas, si Dieu te dit, tu dis "Ah, je suis chirurgien chef ! Mais là où je suis, je suis bien, c'est-à-dire et le l pour nous, c'est quoi ? Là où tu es, tu peux plus grandir spirituellement. Là où tu es, il y a une toxicité spirituelle. Là où tu es, tu ne peux pas véritablement aller vers ce que tu dois être. Donc, tu dois le quitter. Et ça c'est difficile mais au fond qu' qu'est-ce qu'on est en train de nous nous proposer ici ? De nous dire et l'intelligence de savoir identifier quels sont les univers dans lequels tu n'as pas à être parce que tu n'es pas équipé pour t'y confronter. Ce n'est pas de la faiblesse, c'est de l'intelligence. L'intelligence c'est quoi ? c'est de ne pas se confronter à des combats dans lesquels il y a une possibilité d'échec s'ils ne sont pas nécessaires. Je n'irai pas défier Cassus clé. Ça sert à rien parce que j'ai de fortes chances de connaître déjà le résultat et même si c'est pas dans la même catégorie et que je pense que ça sert à quoi ? À rien. Alors pourquoi j'y vais ? On est dans un monde dans lequel refuser la bataille est considérer comme étant une forme de fermeture. Super. Je vais être un peu dur. Mesdames, vous laissez open bar ? Non. Pourquoi ? Parce qu'on n'est pas intéressé par une possibilité d'échec. Mais ça va, c'est un grand garçon. Vous faites fréquenter par vos enfants les sombres banlieux du 93 comme diraient nos amis belges. Non, parce que je suis pas sûr qu'ils vont résister à l'appel du dealer. Mais je comprends pas. Bah ouais. Ça veut dire qu'à un moment se poser la question de savoir en quoi dans la place dans lequelle je me trouve je risque un moment de me trouver à des batailles que je peux gagner mais qui ne sont pas nécessaires. C'est là où véritablement l'expression courage Fillon doit être prise dans son sens premier. Et vous savez cette histoire là, on la retrouve dans un truc qui fait bondir toutes les âmes chevaleres et qui est l'histoire de quoi ? Qui est une histoire bouleversante si on réfléchit mais qui est au fond assez impressionnante. C'est quoi ? C'est l'histoire de Abraham et de Sarah justement. Alors on vous décrit mais c'est plus Abraham, c'est du clin et Clotilde de je ne sais trop quoi. D'accord ? Donc on est dans la France chevalesque et le méchant Seigneur veut s'emparer de la belle princesse et le mari de la princesse qui est justement le la princesse écoute ne leur dis pas qu'on est marié. Parce que s'ils apprennent que nous sommes mariés, ils risquent de me tuer et de te garder. Dis que tu es ma sœur, comme ça moi au moins j'aurai la vie sauve. Où est le prochevalier ? Comment tu ne te sacrifies pas pour ta princesse ? Non, tu vas te faire parce que de toute façon, ils sont plus forts. Mais au moins l'histoire retiendra quelqu'un de Waouh ! C'est exactement ce que fait Abraham. Il dit écoute, tu dis que tu es ma sœur comme ça au moins, je suis sûr que même s'il te prennent, moi je continue à vivre. C'est horrible, hein ? C'est génial. C'est génial parce que dans tous les cas de figure, s'ils veulent la prendre, ils vont la prendre. Dans tous les cas de figure, Abraham sait très bien qu'il y a une bataille qu'il ne peut pas gagner. Abraham met de côté la lecture que l'on aura de l de l'histoire et il se dit si je peux échapper à quelque chose, j'échappe parce que al tiodeekam ne cherche pas à avoir raison. Ne cherche pas un moment à dire non mais c'est comme ça qu'il faut être. réfléchit parce que quand la voiture elle arrive à 120 mais que le feu est rouge pour la voiture si tu traverses tu es un dingue. Mais attendez monsieur le feu il était rouge hein. Ça tu le raconteras sur ton lit d'hôpital. Et on a exactement cette démarche qu'on doit essayer d'avoir, c'est-à-dire à un moment mettre de côté cette difficulté que l'on a de la lecture que l'on aurait de nous parce qu'à un moment on décide de ne pas occuper une place qui risquerait d'altérer la possibilité d'écouter la parole d'ashem symbolisée par c'est très complexe parce qu'au fond C'est tout le regard d'un univers à qui on révèle où se situent nos fondamentaux. Et c'est là où on commence à trouver la place qui est la notre dans notre tête la logique est au rendez-vous évidemment. Donc quels sont mes potentiels ? Quelles sont mes génialités ? Quelles sont mes capacités ? Quel est l'univers que je connais ? Quel est le lieu dans lequel je suis le meilleur ? Tout ça évidemment. Donc j'y suis et évidemment mais si à un moment la parole divine elle est là, c'est-à-dire si un moment il y a quelque chose qui s'oppose à ma logique mais qui est la parole d'Hem, je dois être prêt à l'écouter. Or, dans la logique du monde, on va faire prévaloir le fait que tu dois rester dans un lieu dans lequel tu t'épanouis, que j'appellerai ta zone de confort, même si peut-être ça pourrait à un moment altérer ta progression spirituelle. Tu es pas sûr ? C'est vrai que ça peut être compliqué. Peut-être que mais néanmoins et en plus c'est tellement bien, c'est dur. Donc à notre tout petit niveau à nous, ça commence par quoi ? Quelque chose très simple. C'est déjà se dire là où je me trouve, est-ce que j'ai pris le temps de savoir si c'est le lieu dans lequel je peux exprimer le mieux mes potentiels ? C'est-à-dire, est-ce que c'est le lieu qui me permet d'exprimer le mieux mes potentiels ? C'est-à-dire le lieu qui ne m'enferme pas mais qui laisse la liberté d'utiliser mes potentiels dans un univers qui est porteur de sens. C'est-à-dire que à un moment, quelle est la place que je peux occuper pour pouvoir remplir véritablement ce que j'ai envie de mettre en place dans ma vie ? Et je raconter l'histoire vraie qui a eu lieu d'une jeune fille qui avait oublié d'être bête. Ça existe. Brillante, extrêmement brillante et qui n'avait pas de question à se poser sur le fait d'intégrer le ternion ou un autre truc comme ça. D'accord. C'est pas c'est pas la question quoi. C'est un détail. Et dans un échange, elle fait émerger la chose suivante. Elle me dit "Mais moi dans ce que je projette de mon existence, c'est avant tout construire une famille, apporter aux autres et donner à mes enfants." Donc dans la logique actuelle qui fait que quand tu fais des études scientifiques, il y a de fortes chances que tu sois employé dans une entreprise même à haut niveau ou que tu construises donc dans un cas soumis à des règles qui sont normales de présence et dans un autre cas un investissement majeur donc on ne connaît pas la fin. Donc je choisis de ne pas aller là où je suis super doué pour aller dans un univers dans lequel je vais pouvoir apporter aux autres et j'entrerai pas dans les détails de ce qu'elle a choisi pour personne cherche à l'identifier. Il y a des gens qui me connaissent ici donc je peux chercher à droite à gauche d'accord qui lui permet d'exprimer ses capacités et de construire une famille. Ça c'est en effet un moment être capable de se dire en quoi le choix que je fais aujourd'hui va me permettre d'inscrire ce qui est essentiel à l'intérieur de mon existence. Et à partir de là, j'y vais et tout le monde est là en disant mais brillant en math comme toi, pourquoi tu as pas fait l'homme machin ? C'est vrai. C'est vrai. C'est ma zone de confort, c'est ma zone de facilité. C'est le truc dans lequel j'étais excellent. Mais quand je pense mon histoire avec ce qu'Achem attend de moi qui est de construire un futur à travers une famille et ne pas juste éventuellement un jour me poser la question de l'enfant une fois que j'aurais comp fini mon entreprise même si c'est pas systématique mais c'est souvent ce qui se passe quelque part je réoriente mes positionnements et c'est vrai que ce sont des choses qu'on doit être capable d'installer ou de ne pas installer. Ça c'est un choix. La difficulté majeure, c'est quoi ? C'est qu'on est dans un univers qui ne voit pas les choses de cette manière, dans lequel le religieux doit être un élément que tu intégreras dans ton quotidien, mais qui ne sera pas au fond le lieu de la rencontre avec le divin qui est au fond au centre même de notre existence. Et évidemment, si cette dimension là n'en est qu'un parmi tant d'autres, alors tu joues les équilibre et évidemment tu fais des choix en disant "Bon là, c'est pas grave, je sais qu'il faut que je renonce à ça, mais par ailleurs, il y a ceci et voilà." Le point de départ, c'est est-ce que tu es prêt ? Dès le moment où le choix que tu fais t'empêche de faire la ch dès le moment où ça peut altérer ta démarche et ta progression spirituelle, c'est là où en effet la question va se poser. Et c'est intéressant de voir que je reviens à nouveau sur pardonnez-moi sur l'univers des maîtres dans c'est la préoccupation essentielle. Dans quel état spirituel seront leurs élèves dans 20 ans ? Tubec P + 12. Avoir trois Nobelles, c'est génial, on a rien contre. Mais à quel prix ? À quel prix ? Et la question est de savoir si en effet ce que représente la Torah a une certaine valeur mais que à l'échelle de ce que les sociétés nous proposent, ça doit avoir une valeur inférieure que d'autres concepts. Alors évidemment, on la mettra de côté puisque ça a une certaine valeur. et au regard alors par je prends des mots très très vastes de la réussite. Ça va m'attendez c'est vrai que je sais qu'il va falloir que je je parte en reportage samedi mais c'est super important. Bon faudit je mette de côté le shabbat. Non mais ok je fais le kid douche. Non non mais attendez mais c'est une opportunité. le juif et cetera, c'est Abraham. Non mais il faut que je reste mais c'est normal, mais je dois être là, mais c'est logique, mais c'est la meilleure. Tu as raison. Et le point de départ de la raison pour laquelle tu es là-bas, c'est ta logique, elle doit être au rendez-vous. Évidemment, même ça va impacter ce qui est essentiel. À partir de là, c'est non. tu as le droit de dire oui. Mais si on vient interroger la Torah, c'est ce qu'elle a à dire. Ah évidemment, ça implique une acceptation. Ah évidemment, ça implique et ça nous pose la question de la place qu'on donne à la Torah dans notre Et de Corè avait cette très belle phrase, c'est un maître acidique parce que ici par Torah, j'entends la parole d'Hem. Et disait Dieu est partout enfin là où on le laisse entrer. Est-ce qu'ici la porte est ouverte ou elle est close ? Est-ce qu'il a le droit d'entrer dans un univers dans lequel il risquerait de me faire changer fonctionnement par rapport à ce que la société a défini comme étant les choses qui sont importantes ? Et pardonnez-moi parce que cette phrase peut être bouleversante et je vous prie de m'excuser si un moment elle vous touche au niveau de vos émotions. Mais quand aujourd'hui dans un monde des entreprises, on va proposer à une jeune femme de se congeler des ovocytes, on est en train de lui dire sache que dans la vie a des priorités. La priorité c'est ta réussite et celle de l'entreprise. Mais comme on ne peut pas mettre de côté le fait que tu puisses avoir un désir d'enfant, alors rassure-toi, c'est bon, on va gérer. Une femme qui aurait fait ça, je ne me permettrai jamais d'émettre un quelconque jugement quel qu'il soit. Évidemment, d'aucune manière, ça serait indécent de ma part. Mais ce qui est intéressant, c'est que la société me définit de savoir est-ce que je donne à la Torah la liberté de me donner ces définitions et à partir de cela d'en tirer les dimensions impliquantes ? Ce ne sont pas des choses qui sont simples et je pense que un des grands défis qu'on a aujourd'hui, c'est justement d'être prêt à imaginer qu'on pourrait à un moment lui donner cette place. On nen est pas encore la lui donner, mais est-ce que au fond c'est un monde des possibles ? C'est-à-dire, est-ce que le fait qu'aujourd'hui elle ne soit pas là dans ta réflexion, c'est parce que tu as décidé qu'elle n'avait pas de valeur et donc dans ce cas-là, si elle en a pas aujourd'hui, elle n'en aura pas demain. Ou alors que aujourd'hui, tu ne peux pas inscrire cette chose au regard de ta réalité, mais que ça reste dans le monde des possibles. traduit de manière différente quand tu vas rencontrer celui qui justement était, j'ai pas envie de dire capable parce que ça voudrait dire l'autre est incapable et c'est péjoratif. Celui qui dans sa démarche de vie a réussi à ce que je réussirai peut-être à faire mais plus tard, quel est le regard que je porte sur lui ? Quel est le regard que je porte sur celui qui à un moment a su mettre de côté, a renoncer à quelque chose parce qu'il était dans le ll ? Est-ce que j'ai un regard à minima neutre, voire peut-être légèrement admiratif ? Et est-ce que pour moi, il peut être source d'inspiration ? C'est là où en effet on sait où on en est par rapport à cela. Même si aujourd'hui on ne le vit pas pour de multiples raisons, mais est-ce que pour l'autre, est-ce que pour moi cet autre a d'admirable et qui quelque part représente un univers que je pourrais moi aussi un jour atteindre ? Ça c'est au fond un des enjeux majeurs dans cette problématique de savoir comment trouver sa place. Voilà quelques éléments de réflexion. J'étais peut-être un petit peu cache mais comme je disais même si ça fait un peu curieux de dire je dis avec bienveillance, c'est-à-dire il ne faudrait pas que l'on entende cela comme étant une parole culpabilisante mais comme tout simplement peut-être des éléments sur lesquels on peut prendre le temps de réfléchir et de se dire mais au fond où j'en suis par rapport à cela. D'accord ? Et ne serait-ce que s'interroger, c'est déjà génial parce que ça prouve que on est dans un monde des possible. À vous les questions.