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Se renouveler sans se perdre - Rav Elie Lemmel

Se renouveler sans se perdre - Rav Elie Lemmel

Lev ·

Téchouva Moussar
Vitesse :

Se renouveler sans se perdre : le sens du changement selon la Torah. Intégrer son passé, revenir à soi, discerner un changement juste, éviter la fuite et construire une transformation alignée, durable et porteuse de sens profond. Un enseignement concret à partir de la paracha Vayikra à méditer et à appliquer dans notre quotidien. Parmi les thèmes abordés : - Comment savoir si un changement est réellement aligné avec ce que l’on doit vivre ? - Pourquoi invalider son passé empêche-t-il de se construire de manière équilibrée ? - Comment savoir s’il faut quitter une situation ou y rester pour se construire ? - Quels critères permettent de décider si un changement est juste ou non ? - Qu’est-ce que le changement : transformation réelle ou simple déplacement dans l’existence ? - Pourquoi la Torah ne demande-t-elle pas directement de « changer », mais plutôt de revenir à soi (« khazor bera ») ? - Quel est le lien entre le mois de Nissan, appelé ‘Hodesh HaAviv, et le livre de Vayikra ? - Qu’est-ce que signifie réellement se renouveler sans se perdre ? - Le mouvement dans l’existence doit-il nécessairement passer par une rupture ? - Pourquoi la logique rationnelle peut-elle être insuffisante pour orienter les choix de transformation ? - Pourquoi la Torah insiste-t-elle sur l’expression « hayom atem yots’im » (aujourd’hui vous sortez) au moment de la sortie d’Égypte ? - Pourquoi la Torah introduit-elle le mois de Nissan par les lois du renouvellement du mois ? - Qu’est-ce qui définit la finalité d’un mouvement dans l’existence ? - Pourquoi peut-on se perdre même en étant dans un processus de changement ? - Comment intégrer son passé dans un processus de transformation sans se perdre ? - Pourquoi les expériences difficiles peuvent-elles devenir des éléments de construction ? - Pourquoi la sortie d’Égypte est-elle présentée comme une réalité actuelle et non uniquement historique ? - Quel est le rôle des korbanot dans la compréhension du changement et de la transformation ? - Comment comprendre que la disparition d’un élément (comme dans les sacrifices) puisse créer quelque chose de nouveau dans l’univers ? - Le changement est-il toujours synonyme de progression ? - Comment définir la différence entre un changement authentique et un changement illusoire ? - Pourquoi la logique humaine du changement peut-elle être en contradiction avec ce que Dieu attend réellement ? - Comment transformer un passé négatif en levier de croissance ? - Pourquoi le rejet de son passé crée-t-il un déséquilibre intérieur ? - Comment reconnaître qu’un changement est motivé par une fuite plutôt que par une évolution ? - Pourquoi chaque moment de vie participe-t-il à la construction globale de l’individu ? - Pourquoi les mitzvot peuvent-elles perdre leur sens si elles ne sont pas reliées à une transformation intérieure réelle ? - Comment transformer une difficulté en opportunité de croissance réelle ? - Comment éviter de changer uniquement pour satisfaire un désir immédiat ? - Comment construire un changement sans rompre avec son identité profonde ? - Comment revenir à soi pour déclencher un véritable processus de transformation ? - Comment faire émerger un changement durable plutôt qu’un changement superficiel ? - Comment vérifier que ses actions s’inscrivent dans un projet de vie cohérent ? -... Vous avez apprécié cet enseignement de Rav Lemmel ? Pensez à le partager à vos amis et à vous abonner à notre chaîne Youtube... Pour suivre Elie Lemmel : Groupe Whatsapp privé : https://bit.ly/suivez-rav-lemmel5 Facebook : https://bit.ly/FB-RavLemmel Instagram : https://www.instagram.com/elielemmel Tik Tok : https://www.tiktok.com/@elielemmel Podcast Spotify : https://bit.ly/3Ik2ic3

Transcription
Kind: captions Language: fr Le le thème qui a été annoncé cette semaine donc a été intitulé se renouveler sans se perdre. Ce type de thème évidemment à ceci particulier, c'est que chacun a déjà sa petite idée. Et donc la question est de savoir c'est est-ce qu'on va aborder des des réflexions qui sont les vôtres ou pas ? Pourquoi ce pourquoi ce thème ? Alors, il y a deux choses. Tout d'abord, on est en train d'ouvrir le troisème livre de la Torah qui est le livre de Vikra qui est un livre complexe puisqu'il parle essentiellement de tout ce qui avait trait à ce qu'on appellerait le culte dans le temple, en tout cas à l'époque dans le Michan, dans le sanctuaire avec toutes sortes de lois extrêmement complexes qui a priori ne nous concernne pas. En tout cas, on n' pas l'impression qu'elles nous concerne puisque elles sont essentiellement contingentes au temples et au prêtres, aux lévimes. Et en même temps, on est en train de pénétrer donc dans le mois qui est le mois de Nissan qui est donc le premier mois de l'année juive, j'ai envie de dire religieuse, moi de Pessar. Et ce mois-ci est appelé dans la Torah Rod Avive, le mois du printemps. Alors sans rentrer dans une vision un peu poétique, le printemps, le renouvellement, la nature qui reprend ses doirs et cetera. On peut peut sortir les violences si vous voulez. Mais quelque part, ce qui est intéressant, c'est d'essayer de comprendre quel est le rapport qu'il existe entre ce mois qui est le mois du printemps, le mois de Nissan, le mois de la goula, le mois de la délivrance et en même temps le fait que on pénètre systématiquement dans ce livre qui est un livre complexe et plus encore qui nous renvoie quelque chose qui ne fait pas partie de notre histoire. Est-ce qu'au fond il y a un lien entre ces deux ces deux dimensions ? Est-ce que ce livre de Vikra a-t-il un rapport avec ce moi ? Et surtout quel est le rapport avec notre sujet ? Se renouveler sans se trahir. Se renouveler c'est quoi exactement la manière dont je l'ai dit d'ailleurs dans le dans l'intitulé du cours ? Sans se perdre, sans se trahir. Ouais. Très bien. Merci. un prof à ce moment, il disait c'était pour voir si vous suiviez. Souvent, j'ai prem avec mes titres, c'est que je les trouve et puis après je me dis mais qu'est-ce que j'ai exactement donner comme titre ? Vous voyez, il faut faut que je m'en rappelle. Alors, tout d'abord, rentrons donc dans l'idée du renouvellement de ce qu'on appelle la notion de la nouveauté. Le renouvellement en hébreu, c'est ce qu'on appelle le ridouche, d'accord ? Khad, c'est quelque chose qui est nouveau. Et cette idée donc du had nous renvoie la dimension du rodch. Rodèch qui est le moi. Intéressant de voir que le moi c'est les mêmes lettres que la dimension de la nouveauté, du renouvellement. Et le mois de Nissan est justement introduit par les loi sur le nouveau mois puisque le texte nous dit vous sortez aujourd'hui dans le mois aviv du printemps. C'est assez intéressant parce que à la base nous connaissons la date de la sortie d'Égypte qui est le 15 du mois de Nissan. Il est intéressant de voir que le texte nous dit aujourd'hui vous sortez dans le mois avive du printemps. Alors évidemment, c'est une incidence parce que ça nous permet de comprendre que le calendrier juif fonctionne et à la fois sur un mois lunaire et en même temps des faits qui ont besoin d'être à une période précise de l'année et donc évidemment un équilibre entre l'année lunaire et l'année solaire qui fait des spécificités du calendrier juif. Mais pourquoi est-ce qu'on a besoin de nous spécifier cela que on est dans un mois qui est le mois vive du printemps ? Ça c'est déjà donc la première question qu'on peut se poser. La seconde c'est que le texte nous dit aujourd'hui vous aujourd'hui vous sortez. Non, vous et surtout que le verset nous parle donc de ce qui est dit au peuple d'Israël à l'époque. Alors pourquoi est-ce que c'est exprimé de cette manière ? Vous sortez aujourd'hui. Donc en deux mots, on parle à qui là ? À qui est-ce qu'on parle ? On parle donc à ceux qui sortaient. Mais qu'est-ce qu'on a besoin de leur dire ? Oui, ils sont au courant qu'ils sortent. sont bien au courant qu'ils sont en train de sortir qu'on nous dise ils sont sortis je veux bien mais on dit aujourd'hui vous sortez alors ce terme de nous renvoie à un autre texte dans lequel on nous dit haom aujourd'hui. C'est quoi ce texte ? C'est un texte que l'on dit le jour de Rashana lorsque l'on va après la sonnerie du chauffard diream aujourd'hui c'est le jour dans lequel l'univers en train d'émerger. Donc cette notion de haum de aujourd'hui, elle n'est pas là du tout pour nous rappeler un événement qui aurait eu lieu. On est en train de nous dire aujourd'hui. Donc en deux mots, on est en train de nous rappeler que aujourd'hui nous sommes dans une réalité et cette réalité-là nous devons la connaître. ce jour donc c'est-à-dire on se parle on nous parle atemotsim vous sortez traduction le point de départ de l'histoire du peuple juif c'est de savoir que aujourd'hui on est en train de sortir d'où on nous précise pas c'est intéressant c'est-à-dire que la Torah ici est en train de nous dire la chose suivant c'est que on doit savoir que aujourd'hui nous sortons. Mais quand aujourd'hui, c'est quand ce aujourd'hui ? Et bien ce aujourd'hui, c'est maintenant. C'est-à-dire que on n'est pas ici juste en train de nous rappeler un événement historique. On est en train de nous dire que Haom aujourd'hui, Atem et Oim, vous êtes en train de sortir. Traduction. Chaque jour est un jour dans lequel on sort. Alors évidemment, qu'est-ce qu'on est en train de nous apprendre ? On nous ditch Avive et ça ça doit s'inscrire dans quelque chose que l'on appelle rodch avive, le mois du printemps. traduit de manière différente, il y a une notion qui doit s'inscrire à l'intérieur de notre vie, c'est que dès le moment on est conscient que nous sommes dans un yom dans un jour, c'est-à-dire dès le moment où nous nous arrêtons sur ce que nous sommes en train de vivre une journée, alors on doit sortir sortir d'où ? Vers où ? pasch vive dans l'esprit du renouvellement had à aviv de quelque chose que l'on appelle avive. C'est quoi aviv ? Alors aviv de manière générale c'est la notion du printemps. Mais si on réfléchit à vivre c'est d'abord deux lettres alf bête. après la lettre you à être après de nouveau la lettre bête. Qu'est-ce qu'on est en train de nous dire dans ce mot ? C'est quoi la dimension du alf bête ? AF bê c'est le point de départ du mouvement de la création. Pourquoi ? Parce que la création de l'univers, elle commence avec des lettres. D'où est-ce qu'on apprend ça ? Au commencement, Dieu créa c'est quoi ? C'est deux lettres. Mais le alf c'est la première lettre de l'alphabet. Le taf, c'est la dernière lettre de l'alphabet. Le point de départ de toute la création d'abord deux lettres. La première et la dernière traduction. On commence à construire avec les lettres de l'alphabet qui sont, j'ai envie de dire presque la de l'univers à ce que l'on appelle le printemps, c'est alfbê, c'est-à-dire on commence un processus et puis à un moment il y a cette lettre you qui est là, qui arrive et on a de nouveau la lettre bête. Enomètres vont expliquer l'idée suivante. Vous savez que la lettre you représente entre autres dans l'univers de la kabala ce qu'on appelleatite, c'est-à-dire le point de départ vers quelque chose qui nous amène vers l'infini. C'est le point de départ de la droite qui tend vers l'infini. Ça c'est la lettre you lettre elle est celle qui est la plus petite des lettres parce qu'elle ressemble à un point mais elle est celle qui est le point de départ d'une droite qui va tendre vers l'infini. La notion du aviv, la notion du printemps, c'est quoi ? c'est savoir qu'on met en place un processus, mais que ce processus là, quand tu commences à le mettre en place, alors tu dois te rappeler que il y a cette dimension d'infini à l'intérieur du mouvement que tu es en train de mettre en place. Lorsque cette notion est claire, à ce moment-là, le bête revient. C'est-à-dire que le mouvement dans la vie n'a de sens que dans la mesure où tu es conscient qu'il est là pour t'amener vers quelque chose d'infini. On n'opère pas de mouvement si on n' pas cette conscience du lieu vers lequel il nous amène. Ce qui veut dire quoi ? Ce qui veut dire que dès le moment où on se trouve dans l'idée que je vis un jour et que ce jour c'est quelque chose d'unique. À ce moment-là, j'entreprends une démarche de sortir. On va voir pourquoi on nous parle de sortir, mais de sortir vers un univers dans lequel il va falloir inventer quelque chose, créer quelque chose. Mais cette création, elle est dans l'idée de ce qu'on appelle avive. Avive, c'est un mouvement. dans lequel j'ai conscience qu'il y a une dimension qui me dépasse radicalement. Le alèf bête, c'est le point de départ de la création d'un univers par le créateur, par Dieu. En sachant que mon mouvement, il est celui qui va m'amener vers la dimension de l'infini qui est la lettre Une fois que cette notion elle est claire, je retrouve la lettre B. Je peux reprendre mon mouvement. Traduction. Le mouvement que l'on a qu'on va opérer dans notre existence n'a de sens que dans la mesure où je sais qu'il m'amène vers quelque chose qui est du domaine de l'infini. Et si je le sais, à ce moment-là, je peux le retrouver parce que quelque part je ne suis pas perdu. Je vais essayer de développer un tout petit peu plus. Qu'est-ce qu'on est en train de dire ici ? Aviv, c'est alf bêbet. AF le point de départ c'est la lettre de l'inexistant parce que elle ne se prononce pas. La lettre ALF, c'est par excellence la lettre du divin. Pourquoi ? Parce que vous ne pourrez jamais exprimer la lettre alf toute seule. Le phonème n'existe pas. Vous pouvez dire he bête, donc he B G de L me ne d'accord qui correspondent à plusieurs lettres de l'alphabet. Si on vous demande de dire peux-tu m'exprimer la lettre guimel, qu'est-ce que vous allez dire ? G. D'accord ? La lettre Aï, vous allez dire. La lettre R, vous allez dire, d'accord ? La lettre T, vous dites ta. Je vous donne, dites la lettre alf, il se passe rien. C'est la lettre totalement muette. dire si vous n'avez pas de voyelle, elle est inaudible, elle est invisible. D'accord ? Donc la lettre ALF correspond à l'idée même du divin, c'est-à-dire de quelque chose qu'on peut appréhender. Lorsque tu commences à créer cette dimension dans l'univers, ça ça doit être le point de départ qui doit clair à toi par rapport à toi. Après, tu mets le B. Donc je sais qu'il y a un créateur. Après je commence à m'inscrire dans quelque chose qui est la lettre bête qui est la lettre d'origine du mot bane qui veut dire construire de la lettre bête qui dans sa graphie a une barre horizontale, verticale et horizontale et qui donc m'ouvre l'idée d'un mouvement vers l'avant. D'accord ? C'est la lettre du berchit du au commencement. C'est la lettre de la création. C'est la lettre de la dualité puisqu'elle a une valeur numérique de deux. Donc c'est la lettre qui correspond à la réalité du monde dans lequel nous sommes. Un monde de choix, un monde duel, un monde dans lequel je ne m'intéresse pas ce qu'il y a au-dessus ou en dessous ou à l'arrière parce que ça ne sert à rien, je ne peux pas l'appréhender. Je suis dans le mouvement. Donc le mouvement vérité, être dans ce changement, ça commence d'abord par la lettre ALF. cet état de conscience qu'il y a quelque chose qui me dépasse radicalement qui est le créateur. Une fois que cet état de conscience est là, à ce moment-là, j'ai la lettre bête, c'est-à-dire je m'inscris dans un monde dans lequel je suis en mouvement. Maintenant, évidemment ce mouvement là, j'ai deux lectures possibles. Soit il est là par rapport à la réalité dans laquelle je me trouve, soit il va bien au-delà de ce que je suis en train de créer, il va amener quelque chose qui me dépasse radicalement, c'est-à-dire savoir que les mouvements que l'on opère dans l'existence sont des mouvements qui au-delà de ce qu'il crée à l'instant t s'inscrivent dans quelque chose qui est du domaine de l'infini. D'accord ? Et c'est intéressant parce que la mécanique quantique entre va nous la prendre. D'accord ? un moment ce que tu crois être un mouvement limité qui s'inscrit à ce que j'ai fait à l'instant en vérité va avoir une incidence qui s'étend au-delà de ce que je peux imaginer. Une fois que ces notions sont claires, à ce moment-là, je retrouve à nouveau la lettre bête. Je peux me réinscrire à l'intérieur du mouvement. Le changement se transformer sans se perdre, c'est d'abord inscrire ces dimensions là. Le mouvement dans lequel est absent ces dimensions, c'est là où en effet je me perds parce que tout simplement la finalité du mouvement sera avant tout ce que je veux vivre moi à l'instant sans être dans cet état de conscience qu'il y a quelque chose qui va bien au-delà qui va se jouer. Qu'est-ce qui fait que on se perd dans la vie ? Pourquoi est-ce qu'on se perd ? pour une raison très simple, c'est parce que j'avais peut-être une direction et à un moment je change de direction. Mais pourquoi tu changes de direction ? Quelle est la raison pour laquelle tu changes ? Si je change de direction parce que ces dimensions qu'on vient d'exprimer dans Avive n'était pas là, alors oui, en effet, je ne me perds pas parce que là maintenant, je m'inscris dans quelque chose qui a du sens. Mais si cette dimension n'est pas présente, en vérité, j'étais déjà perdu et je continue à me perdre. Et c'est là où en effet le texte nous dit il faut être capable de sortir c'est-à-dire de quitter un univers et de pénétrer le ridouche la transformation que va créer le concept du aviv. Je vous espère que je suis pas trop complexe. D'accord ? Ce verset au fond, il est véritablement celui qui pose le principe même des mouvement qu'on va opérer dans l'existence. Je vais sortir de quelque chose mais je sors parce que justement je vais vers Rodeschiv vers quelque chose qui va être une nouveauté mais cette nouveauté sera présente dès lors que la conscience qu'il y ait un créateur est inscrite à l'intérieur de moi. qu'à partir de ce moment-là, j'opère un mouvement, que je suis dans cette conscience à travers la lettre iute que ce mouvement tend vers l'infini et que une fois que ces choses sont clair, alors je me réinscris à l'intérieur d'un mouvement. Pourquoi est-ce qu'il faut changer ? Qu'est-ce qui fait qu'on est dans le mouvement ? Pourquoi au fond faudrait se transformer ? La plupart du temps, vous constaterez qu'on se transforme parce qu'on n'est pas satisfait de la réalité dans laquelle on est. On n'est pas satisfait de ce que l'on est en train de vivre et donc on a envie d'être dans un changement. Mais si ce changement n'est là que pour pouvoir nous faire aboutir à quelque chose que l'on désire, il y a de fortes chances que ce changement n'amène pas ce que l'on voulait atteindre, sauf si on a inscrit la dimension du Rodchave. Parce que c'est quoi ce perdre ? C'est passer à côté du lieu vers lequel on doit arriver. Parce que quand quelqu'un est arrivé à un point A, il est pas perdu, il est juste à un point A. Lui, il aurait dû peut-être arriver au point B. Et la question qui se pose est de savoir est-ce que véritablement le changement est dicté par le fait que j'ai envie d'accéder à quelque chose que je définis comme étant ce que je dois vivre ? Et dans ce cas-là, comment ai-je défini ce que je dois vivre ? Sur la base de quel fondamentaux ? Les fondamentaux de mon mouvement, c'est ceux qui sont présents au moment où le peuple d'Israël sort d'Égypte. Le ridouche, le changement. Oui, vive. Mais il faut que le vive soit là. C'est pas simple. Dans un monde dans lequel le changement est vécu comme étant une nécessité par rapport à une situation qui ne nourrit pas suffisamment. une situation qui ne correspond pas à ce que je voulais. Et à ce niveau-là, la Torah elle a une vision radicalement autre. La vision que la Torah a du changement, c'est que le ridouche n'est que parce que tu es en train de passer à une étape nouvelle, soit qui inscrit le concept qu'on vient de développer qui n'était pas présent ou alors parce que tu as terminé de faire ce que tu devais faire là où tu étais et maintenant tu as quelque chose d'autre à réaliser dans ce monde. Quel est le rapport avec le livre de Vikra ? Et on va peut-être mieux comprendre les choses à travers ce livre. Dans vacrain, on va nous parler de quelque chose de très curieux, de l'univers, des corbanotes, des sacrifices. Prends des animaux et on les amène en offrande. Alors, évidemment, ça fait bondir beaucoup de personnes parce que on se dit "Mais attends, c'est quoi cette histoire ? On a même pas qu'en offrant des animaux, il peut y avoir aussi des végétaux et cetera." Et Maimonit va nous dire que nous avons l'obligation de comprendre la totalité des commandement de la Torah et celui qui nous semble incompréhensible qui ne soit pas nos yeux quelque chose de léger comme par exemple l'univers des offrandes. Et donc Mondi va nous expliquer clairement que l'univers de ce qu'on appelle les offrandes corbanotes, c'est quelque chose qui est énorme, qui est colossal, qui est immense. En vérité, qu'est-ce qu'on est en train de nous rouler ? L'univers des corbanotes, c'est quoi ? L'univers des corbanotes, c'est l'univers dans lequel on nous amène à nous poser la question de la fonction de chaque élément à l'intérieur de l'univers. Chaque élément dans l'univers a une fonction. Il y a un moment, l'animal va avoir une fonction et la fonction de cet animal va être un moment de disparaître parce que par rapport à sa disparition, il apporte quelque chose dans l'univers et il crée quelque chose qui n'existait pas avant qu'il ne disparaisse. C'est-à-dire que on est en train de nous dire que cet animal là a changé d'état. Il était vivant. il ne l'est plus. Mais quelque part, ce qui nous semble pour nous être quelque chose qui s'est perdu, qui a disparu, au contraire a créé. Pourquoi ? parce qu'il s'inscrit à l'intérieur du plan tel que le créateur a décidé au niveau de l'univers. Le livre de Vaikra est là pour nous rappeler une chose, c'est que ce que tu crois être le mouvement n'est pas nécessairement ce que Dieu attend de toi parce que a priori cet animal là, il remplit un rôle. il est là, il mange, il se reproduit, que sais-je. Or là, on me dit, tu vas l'amener à sa finalité en le faisant disparaître. Alors que moi, justement, je pense que quand tu fais disparaître une chose, elle ne peut plus remplir de fonction. Ça y est, elle s'est complètement perdue. Elle ne sert à rien, sauf si elle est le support de quelque chose d'autre qui est inscrit par le créateur de l'univers et qui nous explique qu'au moment où cet animal disparaît, il est en train de créer quelque chose de nouveau. Ça nous s'inscrit pas nécessairement dans notre logique, mais ça c'est la réalité du monde telle que la Torah nous le propose et tel qu'il est. Et donc évidemment si pour nous l'idée du changement c'est de créer quelque chose de nouveau, d'agir en faisant quelque chose qui n'existait pas autrement auparavant, on peut se perdre si on a oublié d'interroger la Torah. C'est quoi ? Est-ce que Dieu veut de ce mouvement ? Est-ce qu'il veut que celui-ci existe ? Le Talmud nous dit que lorsque quelqu'un divorce, Misber, l'hôtel sur lequel on amenait les offrandes pleurent. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que à un moment pour reconstruire ton histoire, tu te sépares de l'histoire précédente. Tu es dans un changement. Mais en vérité, tu es dans une disparition. Pourquoi ? Parce que le missbard est là pour te dire que la logique qui est la tienne n'est peut-être pas celle de Dieu. Toi, tu penses que pour construire, il faut que la chose existe. Toi, tu penses que l'animal pour réaliser quelque chose, il faut qu'il soit là. Et le Mber est en train de te dire, il remplit sa fonction en disparaissant. traduit de manière différente. Toi, tu crois que pour réaliser ta vie, il va falloir que tu quittes quelque chose qui te pose problème alors que peut-être justement c'est en y restant que tu vas construire l'histoire que tu dois mettre en place. Pourquoi ? Parce que la difficulté qui t''est proposée, c'est un lieu qui va faire émerger une dimension infinie dans l'univers. C'est pas simple. C'est pas simple parce que parfois tu devrais arrêter. Mais la question elle est de savoir est-ce que tu as vu ta difficulté comme étant une proposition de mouvement qui va t'ouvrir à quelque chose de radicalement nouveau dans ton existence ou alors le changement comme étant le désir de ne pas se confronter à ce que te propose la difficulté comme un mouvement de vie. Pas simple. Mais quelque part, on n pas le choix. On n' pas le choix mais en même temps, on en a la liberté. Cette liberté de quitter à un moment les difficultés auxquelles on est confronté. Pour pouvoir mieux savoir comment on s'y confronte, le texte est en train de dire ce que tu veux créer de nouveau et tu créer une rupture et pourquoi pas. Est-ce que tu intégré dedans le concept de vivre ? C'est-à-dire, est-ce que tu es intégré dedans l'idée qu'il y a un créateur de l'univers et que les événements ne sont pas là au hasard ? Et que parfois une difficulté, c'est une proposition pour pouvoir te dépasser, découvrir des dimensions radicalement nouvelles chez toi. Est-ce que cette notion, elle est là ? Est-ce que sur la base de ça, tu as commencé à opérer un mouvement ? Est-ce que tu prends la mesure que cet acte que tu vas faire qui te semble être un acte petit est au fond quelque chose qui va avoir une incidence qui va aller bien au-delà de ce que tu peux imaginer ? Si oui, alors agis. Est-ce qu'on est prêt à se poser ces questions ? Parce qu'au fond, la question du changement qui va nous amener à nous perdre, c'est lorsque celui-ci s'est opéré sur la base d'un désir de vivre quelque chose de nouveau dans lequel on n' pas intégré ces dimensions là. Or, c'est notre logique qui nous pousse être dans le changement. C'est notre réflexion cartésienne qui nous dit il y a des choses que je dois bouger. Mais quelque part ce avive, c'est le mois dans lequel on commence à me parler des corbanotes. C'est le mois dans lequel on commence à me parler de la transformation de quelque chose qui peut produire un animal en quelque chose qui ne pourra plus rien produire, qui va peut-être complètement disparaître. Et on me dit ben c'est ça qui crée quelque chose. C'est ça qui a changé quelque chose dans Les corbanotes changent l'univers. Le monde a été créé pour les corbanotes. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que l'univers n'existe que parce que nous sommes capables d'inscrire cette dimension à l'intérieur de notre vie. Que la logique ne doit pas être au rendez-vous de notre désir de transformation. Elle ne doit pas être au rendez-vous parce que si elle est au rendez-vous quelque part et bien je divorce. Quelque part je crée la rupture quelque part je mets de côté mon identité juive quelque part je travaille shabbat quelque part je mets de côté ce qui au fond m'empêche d'accéder à ce que je désire. Vous êtes d'accord que si demain on dit à quelqu'un tu as envie d'être heureux ? Il me dira "Ah oui, je lu dis voilà s'il vous plaît. Si demain on propose à quelqu'un d'être heureux, on lui demande d'être heureux. D'accord ? S'il vous plaît, si demain on propose à quelqu'un, on demande à quelqu'un d'être heureux. D'accord ? On lui demande, "Tu as envie d'être heureux ? Ouais. Je vais te donner la la recette shabbat. cache les fêtes, pureté familiale. Et là, je vous fais juste le le point de départ la totale vous avez pas autre chose à proposer. Tu veux changer ta vie, tu vas aboutir à quelque chose qui est le bonheur. Voilà, je te propose ça. Même pas en rêve, même pas en rêve. quelque part ce changement que j'ai opéré dans ma vie. Et c'est très intéressant parce que nous dit que quand quelqu'un veut se convertir, on dit "Mais tu es fou ! Tu es fou ! Tu rentres làdedans ? Tu veux être heureux ? Tu vas être heureux ? Et en plus, tu es même pas au courant que ceux qui font partie du club, ils sont tirés dessus. Si dit je sais je sais pas d'ailleurs si j'ai le mérite d'en faire partie. On dit on peut parler maintenant. Pourquoi ? Parce que cette dimension du rodèche du ridouche, il a mise en place dans le viiv dans cette conscience que oui, en effet dans la logique, je ne dois pas changer, je ne dois pas bouger, je dois rester ce que je suis, sauf si je me rappelle à vivre qu'il y a un créateur de l'univers que mon mouvement doit s'inscrire dans une dynamique vers des avancées avec cet état de conscience de ce qui se joue dans infini et après je réintègre. À ce moment-là, le changement peut s'effectuer sans se perdre. À partir de là, on va essayer d'aller non pas un tout petit peu plus loin, mais peut-être d'ouvrir une réflexion de manière un peu plus vaste sur des choses peut-être plus j'ai pas envie de dire terre à terre parce que ça voudrait dire que ce que je viens de dire, on est un peu hors sol. Je ne le pense pas. Mais ce que je voulais en premier lieu, c'est c'est qu'on voit un petit peu comment nos textes nous amène à réfléchir à ces notions et que ce mois de Pessar, d'accord, qui est le mois d'une transformation complète qui se situe à l'intérieur et à proximité immédiat de cette lecture chaque année du livre de Vikra peuvent nous éclairer sur l'idée du mouvement de la transformation. sans se perdre. Maintenant, dans la réalité de notre quotidien, comment est-ce qu'on fait pour créer ce changement sans se perdre ? Alors, l'idée du changement, c'est en hébreu en tout cas, c'est la notion du chinouille. D'accord ? La notion du chinouil, c'est l'idée que je vais changer, je vais me transformer. Cha, c'est quelqu'un qui est différent. Maintenant, ce qui est très intéressant de voir, c'est que le mot chonet qui veut dire différent, il y a des lectures que l'on peut faire autre qui sont celles du mot sonné ou noé. sonner quelqu'un qui haïit noé supporter. C'est intéressant de voir que le concept du mouvement du chinouille d'accord de la transformation. Maintenant je suis je suis dans le chinois. Avant on était dans le ridouche dans la nouveauté. C'est aussi quelque chose qui est lié à je supporte, je haï et je change. D'accord. Ana, il a changé. D'accord. Quel est le rapport entre ces trois dimensions ? Il faut bien savoir que la notion du changement maintenant dans nos réalités à nous, d'accord ? C'est-à-dire là, on est icianot, je veux changer, je veux me transformer. Et bien commence d'abord par cette capacité de savoir si cette notion de sin A de N est présente chez moi ou pas. C'est quoi cette notion de N ? La notion de la haine, c'est justement d'être incapable de supporter celui qui est chané, celui qui est différent. Est-ce que je suis prêt à supporter ce qui va maintenant m'apparaître comme étant quelque chose de différent ? C'est-à-dire est-ce que je vais avoir besoin pour justifier de mon mouvement de transformation d'invalider mon passé et quelque part de le rejeter La notion du mouvement, c'est d'abord se dire "Mais qu'est-ce que je vais faire par rapport au modèle de fonctionnement que j'avais précédemment ? Est-ce que c'est quelque chose que je vais être capable d'être noé, de supporter ? Ou alors c'est quelque chose que je vais être sonné, que je vais haïir ?" Quand vous changez, vous rappelez de ce que vous étiez. Et ce que j'étais si je l'abandonne aujourd'hui, si je décide d'avoir un nouveau mouvement, quel est le rapport que j'aurai avec mon passé ? On se transforme sans se perdre. On change sans se perdre si on est capable de ne pas invalider le passé. qui a été le nôtre, même si c'est un passé que l'on abandonne maintenant. Parce que si j'ai besoin d'invalider, c'est que il va falloir qu'à travers cette invalidation, je réussisse à me rassurer sur le mouvement que j'opère. Or, un vrai changement, ce n'est pas invalider un passé. c'est comprendre qu'il y a quelque chose d'autre à construire. Le déséquilibre provient chez l'individu dès le moment où il a besoin d'invalider l'histoire dans laquelle il a été pour pouvoir mieux se rassurer sur l'histoire qu'il a décidé de vivre. Ça veut dire que tu ne comprends pas ce que veulent dire les étapes de l'existence. Ça veut dire que tu as mis de côté le fait que si un moment tu as vécu ce qui a été se passé, c'est que ça s'inscrit à l'intérieur de ta construction d'existence. Nagmara nous dit quelqu'un qui fait un retour, c'est-à-dire qui est dans une forme de regret par rapport à son passé mais par amour, c'est-à-dire je suis en train de mettre de côté mon passé parce que l'amour que j'ai vis-à-vis du créateur m'a amené à mieux comprendre ce qu'il attendait de moi. Alors, on nous dit que son passé n'est pas effacé mais il devient des mérites. C'est intéressant. C'est-à-dire quand ce n'est pas le crachat sur ce passé qui m'amène à l'abandonner. C'est horrible. Comment j'ai pu me comporter comme ça ? C'est nul. Non non, il existé, il était là. Mais maintenant, cet amour d'ach C'est quoi ? c'est j'ai envie de faire ce que Dieu attend de moi. Et faire ce qu'il attend de moi, c'est évidemment ne plus faire cela. Mais en deux mots, je suis conscient que c'est peut-être ces événements qui m'ont amené à prendre conscience qu'il y a une autre direction que je vais prendre dans ma vie. Donc quelque part, ils sont le support de mon changement. Lorsque vous avez besoin d'invalider votre passé, c'est là où on se perd parce qu'on aura toujours un nouveau passé à invalider. C'est un état d'esprit que l'on ne peut installer dans notre existence. On ne peut pas construire son histoire sur un passé que l'on invalide. D'aucune manière. Et c'est intéressant parce que si on le fait alors on développe chez nous ce qui empêche vraiment de construire une vie équilibrée. C'est quoi ? C'est une vie dans laquelle tu es capable de voir même dans les éléments difficiles quelque chose qui participe de ta construction future. Si un moment je décide que ce passé je dois cracher dessus et quelque part je l'invalide complètement, je le méprise, alors ce que je vais construire par la suite va être rempli, si je peux m'exprimer peux m'exprimer ainsi d'un manque. C'est quoi ce manque ? cet état de conscience que chaque moment de ma vie participe de ma construction et que c'est vrai que j'aurais préféré me construire sans avoir besoin de passer par ces événements parce que dans la vie on préfère ne pas avoir eu besoin de vivre des claques ou d'avoir dysfonctionné pour prendre la mesure de ce que l'on doit faire c'est sûr parce que ça laisse des traces mais c'est ma réalité elle est là je ne peux la supprimer et c'est pour cela que nos maîtres vont dire que l'endroit dans lequel des gens qui ont su faire un retour se trouvent même les plus grands justes les plus grands justes ne peuvent pas se tenir debout. Pourquoi ? parce que ils n'ont pas eux été confrontés à ce risque pour mieux valider leur choix. Alors que celui qui a un passé et qui a décidé de changer, mais qui ne veut pas se perdre et perdre l'histoire qui a été la sienne, a choisi en effet d'accepter cette dimension qui reste dans son esprit et qu'il va l'amener à créer une histoire différente. On dit que ça devient mérite. Ça devient mérite parce que au fond il montre que tous les éléments présents dans l'univers participe de la construction que Dieu veut à l'intérieur de celui-ci. C'est pour cela que la gmara nous dit que lorsque Dieu crée l'univers à la fin de la création, au moment où il dit "Et voici que tout est extrêmement bien", c'est la création du mal, de la possibilité de faire le mal. Parce que cette possibilité, si elle existe dans notre vie et qu'on est capable à un moment de nous en arracher, elle participe de notre grandeur future. Et vous constaterez d'ailleurs que dans la vie, quand les gens cherchent à avoir du mépris vis-à-vis de leur passé, et bien ils ne construisent pas véritablement un futur parce qu'ils ont besoin d'entretenir à l'intérieur d'eux une vision négative pour pouvoir se rassurer sur la dimension positive de ce qu'ils sont en train de construire maintenant. Et il y a rien de pire que de valider ce que je suis aujourd'hui en avalidant ce que j'ai été hier. La notion de TUA, c'est de ne pas me valider. C'est de dire ça a été moi à un moment et ce moi à un moment il va être maintenant différent. Et cet état de conscience que j'ai de cette nécessité de me transformer, elle est liée à l'expérience que j'ai pu vivre auparavant. Et évidemment à ce moment-là, la vie elle est plus du tout la même. On est dans un monde dans lequel on pousse beaucoup les gens à changer. On les pousse beaucoup à changer. On leur dit "Il faut que tu changes, il faut que tu te transformes." Nanani, nanani, nanana. C'est c'est ça presque une forme de crédau, si je peux m'exprimer ainsi. D'accord ? Est-ce que dans la Torah on nous demande de changer ? Est-ce qu'on nous demande de nous transformer ? C'est intéressant parce que on va constater que lorsque le Talmud parle de personnes qui vraiment doivent changer, doivent, ils ont fait vraiment c'est catastroph c'est l'horreur qu'on s'adresse à eux. Quand le Talmud nous rapporte les dialogues que l'on a avec ces personnages dans le tan, alors qu'est-ce qu'on leur dit ? On leur dit pas change, change, faut que tu changes, faut que tu bouges. On leur dit juste deux mots. Razorbera, rentre à l'intérieur de toi-même. Je te demande pas de changer. Je te demande juste de t'interroger, d'être roser, de revenir à nouveau vers toi, à l'intérieur de toi. Et essaie de voir ce que tu découvres quand tu repénètres ta propre histoire. Et à partir de là, fais le constat que dans l'analyse que tu fais de ton histoire, il y a une proposition maintenant qui t''est faite de passer à autre chose. Razorb, on dit jamais faut faire. Non non, pas du tout. Le texte et tu reviendras, ça sera la conséquence. On nous annonce qu'un moment reviendra vers le créateur. Mais ce processus, il ne commence pas à travers une injonction de changement. Et vous constaterez dans la vie que quand vous demandez aux gens de changer, c'est parce que derrière cette proposition, on les fait rêver. Un futur qui se conjugera au plus que au plus que parfait. Vous allez voir, vous allez changer cette génial. C'est faux. C'est complètement faux. Et on aura besoin de se convaincre que c'est génial. Donc de se remonter moral, c'est super. et de toute façon c'était une catastrophe non c'était bien c'est le changement il doit être il doit être présent dans ta vie mais moi je te demande pas de changer je te demande une chose ror c'est-à-dire rentre à l'intérieur de toi et ce qui est très intéressant c'est que le terme de rèer qui veut dire rentre c'est aussi le terme de revenir à quelque chose mais c'est intéressant de voir que c'est les mêmes que le mot zorar. Zorar, c'est le soleil qui apparaît à l'horizon. L'apparition du soleil, c'est horair, c'est-à-dire de quelque chose de complètement nouveau qui arrive. La lumière est enfin, il y a quelque chose qui arrive. Le soleil apparaît parce que justement tu étais roser parce que tu étais capable de repénétrer ta propre histoire, de t'interroger au fond sur ce qui était la source de tes mouvements, vers quoi ils t'ont amené ? Est-ce que véritablement ils construisent aujourd'hui une vie qui est porteuse de sens ? Est-ce que le vive est là ou pas Une fois que tu es capable de le faire, alors la notion du rasor, ça devient quelque chose qui est horaire. À ce moment-là, il y a quelque chose qui apparaît. Tu ne vas pas rejoindre quelque chose, tu le fais émerger. C'est toi qui fait émerger ce soleil. C'est toi qui fait émerger cette nouvelle lumière parce que justement, tu n'as pas cherché à changer. Tu as eu le courage de repénétrer ta propre histoire. de la réexplorer et à partir de cela d'en tirer les conséquences, de comprendre que justement le corban, c'est-à-dire que la logique qui était la tienne auparavant, que pour qu'une chose qu'elle produise, elle doit être là, et bien c'est peut-être pas si sûr que c'est en faisant parfois disparaître les choses qu'on arrive à créer quelque chose de nouveau, que lorsque tu étais confronté, il y avait ta logique qui disait pour créer un beau futur, il faut que je crois que je sois dans la rupture alors que justement non. C'est en restant encore là où tu te trouve en allant jusqu'au bout de ce que tu peux faire que l'histoire elle va se construire. Parfois, elle se construira parce qu'une rupture sera nécessaire. Mais quelque part, comme tu as imaginé cette possibilité qu'elle ne soit pas là au moment où elle existe, alors là elle créera quelque chose. Voilà quelques idées très concrètes et je veux rajouter quelques mot encore sur un phénomène qu'on voit aujourd'hui et qui est un phénomène qui est génial et qui en même temps peut être extrêmement déséquilibrant. C'est celui que l'on appelle la notion de tchuva du retour au judaïsme. que c'est pas très rabinique ce que je vais dire, la tchuva, le retour est souvent soit le désir d'adhérer à quelque chose de nouveau parce que l'on est déçu de ce qu'il y a eu ou alors la peur qui va être présente et qui va nous amener à être dans le mouvement, c'est très sympa. pas. La question qui se pose est de savoir est-ce que la notion d'équilibre sera présente à l'intérieur de ce que l'on va vivre maintenant ? Parce que le but ce n'est pas qu'à un moment l'individu agisse, mais que ce qu'il fasse s'inscrivve à l'intérieur de quelque chose d'équilibré. Dans tous les cas de figure, on va être dans un mouvement. Mais dans un cas, ce mouvement sera motivé par le désir d'atteindre quelque chose et dans l'autre, il sera lié au fait que l'on a été capable de nous interroger sur la réalité qui était notre jusqu'à présent et de comprendre qu'à partir de maintenant, l'histoire se passe différemment. C'est intéressant parce que à la fois il y a quelque chose de merveilleux dans ce mouvement vers la Torah et les mitsotes. Mais rappelons-nous que le créateur de à un moment va parler de manière très sèche au peuple d'Israël en lui disant que il a pas besoin de ses mitsots. C'est le talut qui va nous dire que pour Dieu ça change rien. Pourquoi ? parce qu'elles ne se elles ne sont pas le support à une élévation de l'être. Elles peuvent presque devenir une forme d'idole parce que représentant leur propre finalité et ne mettant pas le support à quelque chose d'autre. Et ça c'est quelque chose qui n'est pas simple à dire dans un monde dans lequel on se rassure lorsque l'autre se réinscrit à l'intérieur de son histoire en étant dans une pratique. Mais qui n'a de sens que dans la mesure où elle va créer un changement réel ? Et ce changement réel ne sera pas juste au niveau d'une technique nouvelle dans son quotidien, mais dans un regard à vivre sur le monde. Le regard à vivre sur le monde, vous savez où est-ce qu'on le voit ? Non les thépilines que l'on met tous les jours, mais dans des thépilines que l'on met et dont on a compris le message. Et c'est quoi le message ? c'est que ta pensée, ton action, elle s'inscrit à l'intérieur du projet de Dieu. Et donc évidemment, ta pensée doit être en phase avec ce que Dieu attend de l'humain, c'est-à-dire la plus droite, la plus honnête, la plus éloignée du mensonge de la médisance possible. Que ton action, elle s'inscrive de la même manière dans la vigilance absolue, dans le rapport à l'autre. au vol, il y a tout ce qui va autour de cela. Si en effet on arrive à mettre ça en place, alors là on est dans un changement mais qui quelque part ne sera pas celui dans lequel on risque de se perdre parce qu'il n'y a pas de pire de changement qui nous amène à nous perdre parce que n'étant pas là où Dieu attend que nous soyons, être à côté de son histoire tout en ayant en l'impression qu'on vit l'histoire qui qui est la nôtre, c'est sans doute la pire des choses qui puissent exister. Et ça évidemment ça passe à travers la capacité que l'on va avoir de comprendre quel est le message réel, que le changement que l'on va opérer au niveau de nos actions doit mettre en place dans tous les domaines de notre vie. Voilà quelques idées que je voulais partager. M.