Rav Elie Lemmel nous offre une leçon de vie, à méditer et à appliquer dans notre quotidien, que la Torah et la tradition juive retiennent des fêtes de Roch Hachana. Le Rav pour traiter le thème de cette conférence "Réflexions sur Roch Hachana" soulève un certain nombre de questions et nous offre les réponses concrètes que la Torah et nos Maîtres nous proposent :
- Qu’est-ce qui empêche de vivre en accord avec ses aspirations profondes ?
- Comment instaurer un ordre des priorités pour éviter de se perdre dans l’accessoire ?
- Comment transformer la peur du changement en levier de croissance ?
- Pourquoi est-il essentiel de définir un projet personnel chaque année ?
- Comment dépasser la peur du regard des autres ?
- Comment le fait de remettre les choses à leur place change-t-il notre rapport aux difficultés quotidiennes ?
- Comment comprendre et dépasser la peur de « trahir » ses parents lorsqu’ils ont choisi de s’éloigner de la Torah, alors même que s’y engager serait en réalité renouer avec l’héritage plus ancien ?
- Pourquoi l’homme préfère-t-il parfois invalider une référence objective au nom de son confort psychique ?
- Comment comprendre le rôle du shofar comme langage au-delà des mots ?
- En quoi le jugement peut-il être un outil de croissance plutôt qu’une menace ?
- Pourquoi vaut-il mieux avancer petit à petit que vouloir tout changer d’un coup ?
- Que signifie le fait que Rosh Hashana soit appelé le jour où le monde a été créé ?
- Une référence extérieure est-elle nécessaire pour définir ce qui est bien et mal ?
- Que veut dire l’expression talmudique « le levain dans la pâte » ?
- Peut-on être libre en se créant ses propres définitions de valeurs ?
- Quelle place donner aux petits gestes quotidiens dans une vie spirituelle ?
- Quelles sont les valeurs pour lesquelles on serait prêt à donner sa vie, et comment vivre ensuite pour elles ?
- Quelle est la portée spirituelle du terme « melekh » (roi) répété dans les prières de Roch Hachana ?
- Comment éviter de gâcher ce que l’on aurait pu être ?
- Le vertige face à l’immensité du cosmos prouve-t-il que l’homme a besoin de reconnaître une réalité qui le dépasse ?
- Comment transformer ses erreurs en points de travail et non en fardeaux ?
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Transcription
Kind: captions Language: fr Bonsoir. Donc euh dernier cours de l'année 5785 puisque Bratchem le prochain cours aura lieu donc quand on sera en l'année 5786. Vous savez que dans la tradition sparade et aussi dans certains univers de la tradition, pas tous, on a l'habitude d'introduire donc cette fête qui arrive qui est roch hashana littéralement la tête de l'année avec un texte dans lequel on dit quelque chose qui est au fond le souhait je pense de tout le monde que l'année et les difficultés qu'elle a pu véhiculer disparaissent. et que s'ouvre une année avec ses bénédictions. Évidemment, il y a des moments dans l'histoire aussi bien individuel que collective où cette phrase prend son écho de manière plus forte parce qu'elle nous renvoie à des événements qu'on a pu vivre dans l'année qui s'est écoulé avec cette remarque très intéressante d'un de nos maîtres qui dit la chose suivante. dit mais au fond sachez que ce qui s'est passé cette année, c'est ce qui avait été décidé le rochana de l'année précédente. Alors évidemment ça pose une question beaucoup plus vaste sur serait-ceà dire que ce qui est décidé est quelque chose d'inélicable ce qui est complètement faux puisque tout peut bouger, tout peut changer de manière constante et c'est peut-être plus pour nous faire prendre la mesure de ce qui se joue à un moment qui est au fond un moment incroyable. qui est donc ce jour que l'on appelle hayomatolam, le moment dans lequel l'univers émerge, c'est-à-dire le moment dans lequel le monde tel que Dieu l'a voulu se met en place. Aujourd'hui, nous savons pertinemment que l'univers est quelque chose qui nous dépasse radicalement. Lorsque l'on utilise même des unités de mesure, elles ne veulent strictement plus rien dire. Lorsque l'on parle de centaines de milliers, de dizaines de milliers de plus encore d'années lumières, ce sont des concepts, ce sont des notions, mais nous sommes incapables de les appréhender dans notre réalité à nous parce que tout simplement, il y a une forme de vertige qui nous saisit lorsque l'on voit ce que l'on appellerait l'immensité. Le terme immensité évidemment ne veut strictement rien dire. Il y a un texte du Talmud qui nous relate qu'un jour un sénateur romain vient voir un des maîtres de cette époque de l'époque du Talmud et Toudo de go lui dit "Peux-tu me montrer votre Dieu ?" Et le maître ne se démonte absolument pas. Lui dit "Auc problème. Rendez-vous demain sur une colline de Rome à 12h. Colisé ou ailleurs, je ne sais pas. Mais en tout cas 12h, en tout cas au moment où le soleil brille à son élit, je te donne rendez-vous sur une colline de Rome. Nous sommes dans les mois d'été et puis fidèle au rendez-vous, le sénateur arrive, le maître est présent et le sénateur intrigué lui dit "Alors, vas-tu me montrer votre ville ? Il y a aucun problème. Il faut juste que tu lèves tes yeux et que tu regardes au ciel." Évidemment, Penfil le regard, il le baisse immédiatement parce que même s'il avait été équipé de Reban dernière génération, on ne peut contempler le soleil même avec un filtre, sauf si celui-ci est d'une puissance incroyable. Et évidemment, il rebaisse les yeux, il dit "Mais je peux pas." Ce maître sourit et lui dit, "Tu ne peux pas regarder une de créations. Tu ne peux pas regarder une de ces créations et tu veux pouvoir le contempler." Alors évidemment, qu'est-ce que cette histoire veut nous dire et pourquoi je la prends comme introduction à cette réflexion sur les fêtes de Rochana ? Lors de ce moment de l'année, nous allons constater qu'il y a un terme que l'on va retrouver tout au long des prières du jour. Ce terme va être celui de Méoi. Nous allons utiliser donc un mot qui pour nous peut avoir une forme de représentation parce que la royauté est un concept auquel on peut être confronté dans son existence. Ailleurs et j'ouvre une parenthèse. Les maîtres du Talmud nous disent que lorsque l'on entend quel qu'il soit, et bien nous devons aller le voir pour prendre la mesure un temps soit peu de ce concept de royauté de cette toute puissance. Évidemment, lorsque le roi est un roi ou une reine avec un grand, lorsque le roi ou la reine ont décidé d'invalider ce qu'ils sont censés représenter à travers un mode de fonctionnement qui ne correspond pas au standing qui est censé être le leur, c'est déjà un autre sujet. Pourquoi ? Parce que nous avons besoin de pouvoir appréhender un temps soit peu quelque chose qui dans l'absolu nous dépasse radicalement mais que nous allons introduire à l'intérieur de notre vie pour pouvoir créer une relation avec l'infini. La Torat donc nous dit que le jour de Rashana va être le jour dans lequel nous allons réfléchir sur ce concept de malhe sur ce concept de royauté. C'est-à-dire, nous allons essayer de nous saisir de toutes les images qui peuvent nous parler pour essayer d'appréhender un temps soit peu ce que veut dire le créateur de l'univers. Ce que certains ont voulu appeler la singularité initiale, c'est-à-dire une réalité que l'on découvre à travers ce qu'il a pu créer sans nous-même réussir à appréhender ce qu'il peut être. La perception que l'on a du divin passe à travers ce qu'il a créé. Sa grandeur, sa puissance et les motons faibles se découvrent à travers l'observation du monde dans sa belle complexité, aussi bien micro que macroscopique. L'immensité de l'espace est là pour créer ce vertige qui nous montre bien qu'il y a quelque chose qui est au-delà de tout ce que l'on peut appréhender. Mais nous sommes en lien et en relation parce que nous sommes le fruit de sa volonté. Et c'est ici cette première notion que l'on va introduire lors de ce jour de Rachma. Malheureusement, souvent on est dans une vision extrêmement réductrice de ce que veulent dire les fêtes parce qu'on veut les ramener à une forme de rituel qui quelque part nous rassure, nous connecte à ce que l'on croit être une identité, nous permet de nous sentir appartenir à une histoire et lorsque l'on transmet les recettes, nous avons l'impression que ça y est, nous avons transmis l'essentiel et on peut le comprendre. Mais au fond, on passe à côté de ce qui peut véritablement nous nourrir parce qu'une fête, c'est un moment de souvenir. Vivre Rochana, c'est transporter ce moment dans notre quotidien et nous inscrire dans un devenir. Alors, évidemment, il y a un mot qui est présent ce jour-là qui est le mot jugement. Et évidemment, ce mot-là, on l'aime pas. Pourquoi ? Parce que parce que tout simplement qui dit jugement dit confrontation à une référence, c'est-à-dire accepter qu'il y a une forme de référence qui va définir des notions que l'on va appeler parfois de bien, de mal, de juste, de pas juste, de permis, d'interdit. Au fond, est-ce que on est prêt à cela ? On n' pas envie d'avoir cette notion de jugement parce que derrière le jugement, il y a nécessairement la question de la référence qui ser jugement. Vous savez que il y a eu dans l'histoire des mouvements permanents dans ce que j'appellerai le monde des références. Il y a eu dans les années 70 une expérience qui a été tentée entre autres en Angleterre et qui s'est soldé par un livre qui s'appelle Libre enfant de Summerill. Leur libre enfant de Summeril, c'est une nouvelle définition des fondamentaux de l'éducation, c'est-à-dire de règles qui sont là pour expliquer que dans la vie, ben l'enfant est capable par lui-même de comprendre les fondamentaux sans qu'on les lui impose. C'est un échec retentissant, mais quelque part pendant des années, on a créé une nouvelle référence. On a décidé que en effet pour des raisons qui nous intéressaient sans doute parce que ça ne créait pas d'obligation parentale et c'est tellement plus sympa, l'enfant était capable par lui-même de faire émerger ces notions de valeur qui allaient permettre à une société de se construire. Accepter l'idée du jugement, c'est être prêt à se confronter à une référence dont je ne suis pas le créateur et qui donc va m'imposer sans liberté aucune de ma sans aucune liberté de pouvoir à un moment la remodeller suivant mes désirs. Et sont pas des choses qui sont si simples. Ce ne sont pas des choses qui sont si simples parce que une référence que je ne peux pas me remodeler suivant mes désirs, c'est celle qui va me mettre face à moi-même. Alors évidemment, si elle me dérange, si elle ne s'inscrit pas dans l'air du temps, je l'invalide au nom de mon confort psychique. Vous savez, on est tous à un moment où un autre déshypochondriaque de notre On se donne les moyens de se sentir moins mal dans notre quotidien en réinventant les définitions. On le voit de manière bouleversante dans le monde des relations humaines dans lesquelles on va être capable de dire à un moment mais ça c'est pas un problème. Non mais c'est pas une souffrance. Non mais ça c'est pas grave. Non mais comme de toute façon tout le monde. Et donc je me sens moins mal d'être à la source d'un déséquilibre parce que j'ai décidé que il y a une nouvelle définition. C'est génial. C'est ce qui me permet au fond de me sentir bien avec moi-même et donc d'être dans la continuité de ce qui est tout sauf un mouvement vers le haut puisqu'il est en permanence tourné vers moi-même. Rechana, c'est le moment dans lequel on pose la question. As-tu une référence ? Es-tu prêt à l'accepter en tant que tel ? Ty soumettre, c'est ton espace de liberté. et de voir dans l'univers l'expression d'un projet dans lequel tu as un rôle à jouer, oui ou non. Vous savez, c'est un petit peu cette difficulté face à des questions dans lesquelles la réponse est totalement binaire. C'est oui ou c'est non. Il y a projet ou il n'y a pas projet. Il y a créateur, il n'y a pas créateur. Il y a référence où il n'y a pas référence. C'est un peu embêtant. Rochana, comme son nom l'indique, c'est le moment dans lequel on te demande d'utiliser ce qui est l'expression de la spécificité de l'humain roche ta tête d'une tête qui est capable de penser, de réfléchir, dans laquelle le cerveau reptilien existe mais n'est pas l'élément qui est à l'origine de tes mouvements. Il est là pour être mieux maîtrisé, pour l'organiser, pour être dans une démarche de construction roche à chana parce que sinon en hébreu, on aurait dû dire trilathana le début de l'année. Trila trila c'est le début là c'est roche. intéressant. Rochana, le roche, la tête, c'est-à-dire on insiste sur quelque chose qui peut vouloir dire le début puisque la tête est en haut du corps. Donc, on est d'accord que si c'est en haut, c'està dire que c'est le début, c'est mais tu es obligé de faire une explication de texte, il y a d'autres mots. Et même si on sait que chez nous les juifs, pourquoi faire simple si on peut faire compliqué ? Mais là, tu parles quand même d'un moment fondateur. Donne-lui un mot qui le définit. Mais non, c'est pas un problème de début, c'est un problème de roche. Et le terme de Shana qui veut dire l'année de manière très intéressante nous renvoie un autre mot puisque vous savez que l'hébreu à ce site de particulier, c'est que les mots génèrent plusieurs sens et shana est à la racine d'un autre mot qui est le mot shinouille. Shinouille, c'est quoi ? C'est la transformation, c'est le changement. C'est-à-dire, c'est le moment dans lequel l'esprit qui est le mien m'engage à réfléchir sur la liberté que je me donne de me transformer. Non point parce que les nécessités de la vie m'obligent à être dans un mouvement, mais parce que c'est l'expression d'un choix volontaire. C'est que la plupart du temps, on est dans le mouvement et on est dans le changement parce que celui-ci est généré par une situation de vie. C'est la situation qui m'amène à réfléchir à la nécessité de changer. Alors, c'est déjà pas mal. Mais pour la Torah, c'est pas comme ça que ça fonctionne. La Torah t'amène à te dire "Mais le point de départ de mon année, c'est une réflexion qui doit m'amener un changement. de paradigme. Et ce premier changement, il est lié à cette notion de maloute, cette notion de royauté, c'est-à-dire d'acceptation de cette dimension qui me dépasse avec tout ce que ça va créer dans ma lecture, ma vision et ma manière d'appréhender mon existence. Why not ? La question est de savoir pourquoi est-ce que au fond on n'est pas prêt à se confronter à ça. En vérité, je pense qu'on est prêt. On est totalement prêt. Mais il y a un texte très intéressant du Talmut qui exprime ce dialogue qui existe entre l'individu dans son désir de vérité et sa réalité quotidienne. très intéressant, c'est ces dialogues dans lequel il y a cette partie de vérité qui est à l'intérieur de nous qui dit ce à quoi elle aspire et qui dialogue avec sa réalité quotidienne qui n'arrive pas à se mettre en phase. Cette absence de résonnance entre une aspiration profonde et ce qu'on est en train de construire au quotidien. Le maître du Talmud n'avait pas besoin d'attendre papa Freud pour nous parler de du moi, du surmoi et de tout ce qui va derrière. J'en parle bien avant. Et dans ce dialogue, il y a des phrases très simple. On n'est pas dans un verbiage pseudocientifique. Ce dialogue mèt, c'est le dialogue entre quelqu'un qui dit "J'ai envie, mais qu'est-ce qui me bloque ? Quel élément qui quel est l'élément pardonnez-moi qui qui est là et qui et qui empêche ?" Et la réponse, elle est très intéressante. Ce hors chez Baïa, le levin qui est dans la pâte. Bon, on aurait aimé des termes un peu plus élaborés, une aspiration profonde à être dans non pas la vérité parce que ça veut strictement rien dire. que la Torah nous demande pas d'être dans la vérité parce que c'est quelque chose qui n'est pas dans le domaine du possible dans notre monde mais mais d'aspirer à quelque chose. On dit ben non mais qu'est-ce qui bloque là ? On aurait dit ben c'est l'ulsion, c'est les désirs, c'est l'instinct du mal, c'est ce que tu veux, il y a des mots quoi. Ce chez levin qui est dans la pâte même au niveau poétique, je peux faire mieux. On peut trouver des termes de quoi il s'agit ici. Vous savez que dans la Torah à un moment, on va nous parler de ce qui est le symbole de la liberté qui est ce pain que le peuple d'Israël mange à la sortie d'Égypte. Ce pain là s'appelle Matsot. des matsotes traduction française pain azim et le verset va nous dire est matsot et vous garderez les matsotes et les tout de suite s'arrête sur l'écriture du mot matsot peut se lire aussi vot c'est exactement les mêmes lettres quand vous lisez sans les voyelles l et vous garderez les commandements Les commandements, c'est-à-dire cet élément qui nous relie au divin à travers sa parole qu'il adresse à l'humanité parce qu'il s'adresse à l'humanité et de manière plus singulière au peuple juif en lui donnant des commandements particuliers. Donc intéressant de voir que le mot mitvot, c'est pas une homonymie mais au niveau en tout cas de l'écriture c'est la même chose. Qu'est-ce qui fait qu'une matsas symbole de liberté, c'est-à-dire moment dans lequel l'individu décide de créer son sa vie à travers un choix qui lui appartient ? Et les matsotes ? La matsa en vérité et bien elle n'est plus matsa lorsqu'on met du or, lorsque l'on met du levin dans la pâte. La lotion du levin, c'est quoi ? C'est ce qui va transformer une pâte et la faire gonfler. Or, c'est une notion qu'on avait vu lorsqu'on avait abordé la fête de Pessar. Cette patte qui gonfle et l'expression de l'orgueil et du paraître. de quelqu'un qui a envie d'être visible et qui n'existe qu'à travers ce que les univers qui sont autour de lui vont dire de lui. Donc il s'est perdu dans la relation avec lui-même parce qu'il a créé une dépendance totale par rapport au regard de l'autre. La Torah te dit qu'est-ce qui t'empêche d'avoir cette démarche de vérité ? la difficulté que tu auras de supporter, le jugement que l'autre aura de toi au regard de la démarche que tu auras décidé d'avoir. Et au fond, c'est là où en effet se situe ce dialogue. Il y a ce dialogue passionnant dans lequel on dit "Vau fond, on aspire, mais pardonnez-moi, même si c'est un peu réducteur, qu'est-ce qu'on va penser de moi ? Qu'est-ce qu'on va dire ? Comment les autres vont le lire ? Quelles seront les incidences dans mon quotidien ? Quelle sera la lecture que les autres auront de quelqu'un qui était dans un mal-être et qui allait de qui a décidé de fuir vers un système pour pouvoir y échapper d'un manque de liberté parce que décidant de se soumettre à une parole divine aujourd'hui c'est pas de bon ton surtout quand on voit les effets pervers dans les extrémismes. Donc c'est encore plus dur, pas simple. C'est-à-dire, c'est toute la problématique de l'image que j'aurais qui se trouve engagé ici. Et dans ce dialogue, les maîtres nous aient parfaitement posé la problématique au fond au plus profond de nous-même. On aimerait être dans cette dimension du sens et de nous connecter à la source. Mais qu'est-ce qui bloque ce ormot ? Parce que garder les mitsot, garder les commandants dans le rapport à l'autre, dans le rapport à Dieu, c'est au fond quelque chose qui exige de ma part de mettre de côté ce qui se joue derrière le levin qui fait gonfler la pâte. C'est-à-dire ne plus vouloir exister dans le regard de l'autre et ne pas vouloir remettre les clés de mon existence au monde qui m'entoure. Parce que si je leur remets les clés de ma vie, quelque part, j'ai perdu ma liberté. Et le jour de Rashana, on nous demande juste d'y réfléchir. Juste détends-toi mon frère, réfléchis. C'estàdire si détendez-vous. Pourquoi ? Regardez Rochana des super repas des recettes en veux-tu en voilà et le miel et le truc et les ambiances et les cadeaux. C'est sympa si on regarde c'est méga festif c'est très sympa. On commence la fête de Rochana avec un repas et pas n'importe quel repas, avec toutes sortes de symboles, avec des choses qui nous réjouissent. On n'est pas là toute la journée dans un esprit de contrition. Au contraire, on est heureux d'avoir ce moment qui nous permet de repenser le sens de notre vie. C'est génial. Non seulement nos partables ne sont plus là, mais le monde qui est autour de nous regarde et nous sommes en train de faire quelque chose de complètement irréel, de prendre une corne de bélier et de faire Moi, on vous dit je vous convier au moment plus fort moment de l'année juif je conv et là on va arriver crendo les louca d'accord le d'accord super finale de la 9e est beau donc vous attendez alors si c'est au niveau des prières avec des cantors avec des voix enfin des trucs incroyabl si c'est un discours à des envolés lyriques voyez tout le monde qui se prépare On prend une corne et on commence à sortir de cette corne des sons qui peuvent être éventuellement harmonieux suivant les capacités du souffleur mais qui sont totalement surprenants. Et on dit voilà et c'est d'ailleurs ça que la Torah appelle re est appelé le jour de la sonnerie. Ça fait désordre. C'est surprenant. On est arrivé au somum à travers quelque chose qui est en plus non descriptible, quelque chose que tu ne peux pas traduire, quelque chose qui nous montre bien que ce n'est pas la lecture que les autres feront de ce qu'on est en train de faire qui va être l'élément essentiel si nous savons ce que ça représente. Et ça représente quoi ? Ça représente le moment dans lequel Abraham et Isaac ensemble comprennent qu'on doit vivre pour le projet pour lequel on serait prêt à donner sa vie. Abraham et Isaac au moment où il monte sur le montrise cette idée capitale que tu dois vivre. pour la chose pour laquelle tu serais prêt à donner ta vie. Pourquoi je suis prêt à donner ma vie et je suis prêt maintenant à vivre au quotidien pour cela. Et c'est quoi ? accepter la dimension totalement incompréhensible de ce qui ne peut être compréhensible, le créateur de l'univers. À partir du moment où c'est clair, à ce moment l'histoire elle commence. À ce moment-là, je rentre dans la compréhension, dans le sens, dans tout le reste. Mais il y a un prélude, il y a un présupposé, il y a un axium, il y a un point que l'on pose. C'est l'incapacité que nous aurons d'appréhender de manière ultime le projet divin. Le projet divin impossible, quelque chose qui me dépasse. profond, c'est l'homme dans le sens de l'humain bien sûr debout face à Dieu dans une parole qui quand vous regardez le texte de la prière est un tuto barou ata mais qui en même temps sait qu'il y a quelque chose qu'il ne peut appréhender qu'il ne pourra pas appréhender d'aucune manière à partir du moment où cet élément là est clair évidemment il peut construire une histoire sinon il devient sa propre référence puisque si tu n'accepte pas la dimension de l'incompréhensible à partir de là si les choses doivent être intelligibles, tu deviendras un jour ta propre référence si tu n'es pas déjà parce que tu ne pourras comprendre que ce que tu auras décidé comme étant les éléments qui ont une valeur ou qui n'en auront pas et c'est un petit peu ça le monde dans lequel nous sommes, un univers dans lequel chacun va devenir sa propre référence de manière un peu vulgaire, c'est le monde dans lequel chacun va dire "Non, mais moi personnellement, je pense." Sauf si à un moment nous n'avons pas cette capacité et que ne pas l'avoir nous amène à une peur. Vous direz jamais moi personnellement je pense face à un médecin. Pourquoi ? Parce qu'il s'agit de la chose la plus importante de notre vie. Quand on sait ce qui se joue, on dit plus. Moi personnellement, je pense. Mais sur tout le reste, il y a pas de problème. Et le drame, c'est quoi ? C'est quand je dis moi personnellement, je pense que dans la vie, dans la relation à la femme, à l'homme, à l'enfant, et bien ça c'est grave et ça c'est pas grave. Le drame, c'est que je suis incapable de prendre la mesure de ce qui se joue. Et regardez même quand parfois l'enjeu c'est notre vie, on est capable de dire moi personnellement je pense, pardonnez-moi si je prends cet exemple un peu nullissime que ce qu'on appelle les cigarettes améliorées, ce que je veux dire, c'est pas un problème que ce que tu me dis être toxique seul les pas. Pourquoi ? Parce que tout simplement je suis incapable de soumettre mes désirs à une quelconque forme de logique. Donc quelque part, je suis prisonnier de ma dimension animale et de mon désir d'immédiateté. Pas simple. Pourquoi chashana au fond ? C'est un moment génial parce que au moment où sonne le chauffa, on est en train de dire au fond, on est ici dans une histoire dans lequel dans laquelle on nous a inscrit cette notion mais tellement fondamentale. Quelles sont les valeurs pour lesquelles je serai prêtoné ma vie et je décide de vivre pour ces valeurs. La Torah n'est pas de l'oriste. La Torah est tout sauve dans le culte de la mort. Voici les commandements que l'humain fera. Il vivra par eux. C'est pour ça qu'on a une obligation de transgresser la Torat dès lors que la vie serait en danger. Parce que la vie c'est capital parce que ton corps est le vecteur d'une âme. Il est le véhicule de la partie la plus importante, c'est-à-dire de ta dimension d'éternité qui est un chamain. Maintenant, la difficulté à nous, c'est que l'on pense que lorsque l'on intron inscrit un quotidien dans lequel ces notions sont présentes, on se déconnecte. Alors que c'est là on se retrouve avec soi-même dans une vie réelle, dans un monde dans lequel on continue à évoluer, mais dans laquelle ce que j'appellerai les préoccupations sont autres. Et les préoccupations, c'est pas savoir si j'ai fait un peu de gesticulation à la synagogue dans un moment de prière. pas du tout. C'est de me dire mais ce matin quand je suis sorti, est-ce que j'ai pas un peu peut-être pas super parler avec mon conjoint ou là la personne que j'ai rencontré ? Alors comment se fait-il que quand j'ai vu dans les escaliers ce morceau de papier, je l'ai pas ramassé ? Pourquoi je l'ai pas ramassé ? Parce que je dis qu'il y a des gens qui sont là pour ça. Donc c'est-à-dire que ma responsabilité par rapport à une situation, je la mets de côté et je la rejette sur des autres. Alors, ça serait quoi la limite ? Oui, c'est ce genre de petites choses parce que ça démarre par ça. Alors, bien sûr, on t'a pas demandé de devenir la personne qui est responsable de l'entretien. C'est ça. C'est-à-dire c'est un moment cette Torah qui nous amène à nous interroger sur cela, qui nous amène à réapprendre, à apprécier des choses qui sont du domaine de l'évidence et pour mieux les apprécier, exprimer notre reconnaissance en faisant une bénédiction. d'une Torah qui dit "Mais est-ce que tu crois que je t'ai donné le shabbat pour te faire souffrir ? Au contraire, essae de comprendre qu'est-ce qui se joue. Et si tu penses que c'est une invention, alors dans ce cas-là, pose une question très simple. À qui profite le crime ? À qui profite ? À ceux qui ont institué ces lois. Quel bénéfice ils en tirent ? Au contraire, c'est la meilleure manière de faire, reculer des personnes qui cherchent un confort et l'immédiateté. Mais quelque part, te proposer le confort et l'immédiateté lorsque je sais que ça ne t'amènera qu'à tourner en rond dans un système, c'est l'expression du peu d'importance que je te donne. C'est comme un parent qui dirait à son enfant au fond, vas-y, flippeur, sortie et ambiance plutôt que math français et exigence par rapport à soi-même. au fond, tu es pas vraiment important parce que quelque part je te donne cette immédiateté et qui à terme ne te permettrait pas de devenir ce que tu aurais pu être. Parce que le vrai problème c'est quoi ? C'est de savoir est-ce qu'on gâche. Est-ce que l'on gâche ? Est-ce que l'on détruit dans l'existence ? C'est pas ce qui existe. C'est ce qu'on aurait pu être. Il n'y a rien de pire que de détruire ce que l'on aurait pu être. Et ça c'est le jour dans lequel on réfléchit à rechercher l'âme de manière sereine et tranquille avec cette conscience du jugement de la fragilité de la vie et de ces demandes que l'on va faire au créateur de l'univers de faire en telle sorte que notre quotidien se conjugue au plus que parfait. Évidemment, cette conscience de la fragilité est là pour donner encore plus de valeur à la réalité du quotidien parce que c'est un cadeau permanent et ça ne nous amène absolument pas, comme vous le savez pertinemment à rentrer dans des délires métaphysicaux spatiaux temporels dans la série. Ça plne pour moi. Pas du tout. Ça c'est une chanson. Et dans la réalité du quotidien, c'est tout ça. Le moment où en effet tu te déconnectes, c'est le moment dans lequel tu pries. Le moment dans lequel tu te tiens debout face au créateur de l'univers. Cet univers qui te rappelle sa présence. Et à partir de cela, évidemment, tu appréhendes ta vie de manière différente. Ça c'est donc le premier point de réflexion par rapport à cette fête de Rochana. Alors un Raschana comme on a vu a cette notion de malout, cette notion de royauté. En même temps, ce qui est génial c'est que on va aussi à un moment arriver un autre mot et ce mot c'est avis-nous. notre père. Alors vous allez dire "Et où serait la mer ?" Elle est là puisque en effet il y a un terme qui est là pour définir la présence divine perceptible dans C'est ce qu'on appelle la shrina. Et la shrina, c'est un féminin. Et dans toute la littérature cabalistique, elle est représentée comme étant le féminin. Pourquoi ? parce que c'est le féminin dans sa proximité avec l'enfant qui n'est pas toujours dans un état de bien-être. Il y a la notion du have du père et on va l'introduire au moment où on dit avous mal que nous notre père notre roi. Pourquoi on dit av nous mal que nous ? Pourquoi on dit pas notre roi notre père ? parce que tout simplement dans notre tête, il est d'abord avant. C'est quoi la notion du père ici ? La notion du père, c'est celui qui à un moment prend la mesure de ce que veut dire véritablement l'enfant. Ve dire la mère, non ? Oui, mais une manière différente. Pourquoi ? Parce que la part que le père a dans l'enfant, elle a duré un instant. Lorsque le couple se retrouve dans l'intimité, la part du père est infime mais nécessaire. C'est la mère qui va faire advenir cela. C'est pas pour rien que l'on dit que laavenue du masiar, c'est le féminin qui l'introduit. Parce que le féminin, c'est être dans cette patience et dans ce temps long, mais qui fait aboutir l'histoire. cette notion profondément ancrée dans le féminin qui est un des éléments de sa singularité, de sa force et qui fait que en effet elle est plus que facteur d'équilibre à l'intérieur d'une construction de famille. Le père au fond, si on regarde de l'extérieur, n'a pas fait grand-chose. C'est-à-dire, il réalise que quelque qui pourrait sembler très peu important puisqu'on regarde ces 9 mois, et bien il y a quelque chose d'incroyable qui émerge. Il il prend encore plus conscience de cette dimension absolument incroyable de ce que veut dire le miracle de la vie parce qu'il ne l'a pas senti émerger à l'intérieur de luême. Il la voit qu'il joue un rôle mais ce rôle est infime. Avinou malquenous notre père notre roi. C'est-à-dire que on s'adresse au créateur de l'univers et on lui dit sache que de la même manière qu'un père et là et prend la mesure de la dimension colossale d'un acte qui semble a priori insignifiant. De la même manière, nous te demandons de prendre la mesure de la porter d'une parole qui semble être insignifiante mais qui révèle au fond la présence du lien. Dire papa, c'est pas grand-chose mais ça veut dire qu'il y a quelque chose d'autre qui se joue derrière. Avnous mal que nous. C'est-à-dire qu'on est en train de dire au fond à Dieu au fond. On est en train de tenir notre père mais c'est pas grand-chose mais c'est énorme. De la même manière que nous allons nous essayer de prendre la mesure de cela, et bien nous savons que toi aussi tu donnes de l'importance à ce qui est a priori peu important mais qui représente beaucoup. Vous savez, c'est comme deux trois mots mais qui ont un impact qui vont au-delà de ce que l'on peut imaginer. Je t'aime, c'est pas grand-chose mais c'est quelque chose qui transporte toute une histoire à venir. Ça c'est ce qu'on est en train de dire. À vie nous mal. À partir de là, on va faire le constat suivant, c'est quehana à aucun moment parlera de jugement. On ne parle pas de jugement mais on sait qu'on est jugé. Et c'est une idée que vous connaissez parfaitement. Nous l'avions déjà évoqué à Rochana, on ne pose pas la question du passé. Mais on pose la question de l'utilisation du présent pour créer un futur. Comment veux-tu utiliser ta réalité quotidienne pour créer un futur ? En deux mots, as-tu un projet ? As-tu un projet ? Non plus dedans, mais de ce que tu vas faire de ta vie ? Est-ce que tu as un projet ? Et c'est passionnant parce que c'est un on va se poser la question de c'est quoi un projet ? Et le premier projet, c'est d'abord de découvrir ce que je peux être au niveau de ma construction personnelle qui va se révéler dans l'évolution qu'il qu'il y aura dans mon rapport au monde et aux autres. Ce projet-là, c'est le projet de chaque année. Comment être une personne qui va pouvoir construire les univers qu'il traverse à travers le raffinement qu'il va décider d'avoir au niveau de sa personne. C'est ce que j'appellerai les bénéfices collatéraux de notre construction intérieure. Ça c'est un projet pour tout le monde parce que on sait très bien que chaque axe d'amélioration dans notre construction intérieure, dans notre écoute, dans notre sensibilité, dans notre capacité à juger positivement, dans le travail que l'on va faire sur la colère, sur la rancœur, sur l'altérité, sur la sensibilité, sur l'écoute, sur la patience, non seulement vont nous transformer en tant qu'individu mais auront un impact sur les univers que l'on va traverser et quelque part et bien peuvent changer bien au-delà de ce que l'on peut imaginer les univers dans lesquels nous sommes à l'air du nucléaire. Nous savons que quelque chose qui pourrait nous paraître infime peut avoir des conséquences qui sont colossales dans un sens comme dans un autre. Servons-nous de ces images qui font partie de notre réalité quotidienne pour pouvoir effectuer le même travail dans le monde dans lequel nous sommes ? Schana, c'est le moment dans lequel il faut se donner les moyens de cette conviction. Et c'est sans doute une des choses le plus complexe dans un monde dans lequel nous pensons que ce que l'on va faire a priori ne peut pas avoir d'impact. C'est faux. La preuve, regardez les Jourda. Comment le peuple d'Israël aujourd'hui impacte et bouleverse le monde ? comment il transforme, j'ai presque envie de dire, les équations géopolitiques. C'est pas logique. Cette conviction là, il faut qu'on l'ait de la même manière qu'il fallait convaincre des parents il y a des années que de l'équilibre du couple dépendait l'équilibre de l'enfant. Parce que tant qu'on n pas vu dans des études qui ont paru il y a quelques années dans plusieurs pays simultanés de manière simultanée que le trauma le plus lourd pour un enfant c'est un conflit de couple alors on n'y fait pas attention maintenant que c'est prouvé alors on fait attention donc tu reviens nouveau à ce que je te disais tout à l'heure c'est que tu as besoin d'être convaincu toi-même de manière rationnelle avec des preuves pour pouvoir accepter la chose. Donc à terme, tu deviens ta propre référence. Tu es prêt à accepter parce que ce que ces études montrent, c'est ce que le roi Salomon nous dit déjà dans ces textes. C'est ce que le Goni Vilna nous dit. C'est ce que bon nombre de maîtres de la tradition juive ont fait émerger. Mais il y avait pas d'étude qu'il prouve. et tu vas chercher en permanence à trouver d'autres causes parce que tu n'as pas envie d'être remis en cause. Parce que la recherche de cause à l'extérieur de toi, c'est le refus de ta propre mise en cause parce qu'elle t'obligerait à faire quelque chose qui est l'essence même de l'être, c'est-à-dire de te mettre en mouvement. C'est intéressant. On a face à nous ces anges, des anges, ces exemples, c'est génial. On en fait quoi ? On a cette chance incroyable de voir comment ça fonctionne. On dit oui d'accord pour ça d'accord mais pas pour la suite. De quoi on a peur ? De quoi a-t-on peur ? De quoi on a peur ? De quoi ? Et vous savez en plus ce qui est bien avec la Torahé et les mitsot c'est que c'est comme un une réception merveilleuse. Vous êtes dans un salon exceptionnel avec un buffet cocktail. Je vous raconte pas sushi serélien machin la totale le foie gras pas le foie gras le truc le machin végan. Imaginez un même buffet véganis des bonheurs garanti sans eux sans rien. On se demande pourquoi les poules existent mais ça c'est un autre problème encore. Bon en tout état de cause êtes bien vous êtes super bien. Et un moment j'arrive mais le problème c'est que je n'arrive pas avec la toque du grand chef et cetera. Donc petit barbu dit savez j'ai un plan pour vous. Si vous voulez là-bas dans l'autre salon, il faut juste traverser sortir d'ici il y a quelque chose d'exceptionnel. Comment ça s'appelle ? Dessert. Une dessert, c'est quoi ? On peut imaginer que des personnes sachent pas ce que c'est un buffet dessert. Ouais, mais c'est que ça se décrit pas un buffet dessert. Ça se vit dire ouais, il y a des du sais pas ce que c'est le chocolat, tu as jamais goûté. Et alors pire que ça, si un jour on t'a donné du chocolat, mais du chocolat premier prix que je te dis le mot chocolat, tu dis non, je pas de chocolat en dial. Ça c'est encore de pire. C'est exceptionnel. Pour quelle raison je vais quitter le buffet exceptionnel et j'irai là-bas ? J'irai sans problème à une condition, c'est que si je veux, je peux repartir en arrière. Mais si tu me dis non, une fois que tu es sorti, tu peux plus revenir en arrière. Là, un tiens, vaut mieux que de tu l'auras pas. Comme dirait l'autre, alors pourquoi tu vas pas ? Allez découvrir la Torah. s'imprégner des mitvots, vivre un quotidien dans lequel on est toujours dans la réalité du monde avec une dimension autre, mais tu as le droit de repartir en arrière pour quoi tu as peur que ça te plaise. Le drame, vous savez c'est quoi ? C'est quand je vous parle de chocolat et que comme la première fois on vous a donné du chocolat, c'était du chocolat premier prix totalement noir et sans sucre. Alors, il y a une association d'idée. Oui, c'est vrai. Si quand tu étais à l'école juive ou quand tu étais à la synagogue, ça s'est pas passé comme tu veux. Si l'accueil du responsable n'a pas été très sympathique. Si les premiers cours de Torah c'était c'est comme ça. Si tu as trouvé la bêtise humaine qui voulait au nom de la Torah exprimer quelque chose qui n'est pas la Torah, si tu as vécu ça, alors je peux comprendre. Mais en même temps, tu as le droit de retenter le coup, hein. Tu as le droit de prendre le risque. La plupart du temps, si on réfléchit, il va falloir se poser la question de nos peurs. Peur de trahir ceux qui ont trahi nos parents. Parce que nos parents ont souvent malheureusement trahi. Je les jugerai pas. Je suis pas le flic du bon Dieu. Je vais pas trahir. Chez nous, on n jamais fait. Et chez tes arrières grands-parents, on a fait alors fais comme tes parents. Trahi. On raconte qu'un jour il y a comme ça un homme qui arrive, j'ai un jeune, il y avait un jeune homme qui était parti à la Ishiva, un jeune homme russe en Israël et le rabin de la Ishiva s'est convoqué au poste de police et il arrive là-bas, il voit le père dans une rage colossale l'accusant de tout et disant ouais et puis à la fin disant ouais moi j'ai abandonné ce truc là j'étais n'importe quoi et vous le ramenez le se décompense le regarde il dit mes chers monsieur vous êtes donné l'éducation question merveilleuse à votre fils dit quoi ? Votre fils c'est la même chose que vous vous avez trahi votre père il vous trahit vous aussi on a peur de trahir qui ceux qui un moment pour des raisons qu'on ne jugera jamais parce qu'on éétait pas eux ont volontairement ou involontairement trahi ou alors on pensait qu'en trahissant il pourrait construire une vie qui ne ressemblerait pas à un passé qu'il avait pu les faire souffrir. Je l'entends et je l'entends et je les jugerai pas. Parce que les raisons de la rupture sont souvent liées à des expériences de vie et malheureusement on connecte la Torah des expériences de vie qui ne sont l'expression que d'un humain déséquilibre parce que le bonhomme qui utilise la religion pour te crier dessus, c'est quelqu'un qui a besoin de se faire exister à travers autre chose que lui-même. C'est ce qu'on appelle l'instrumentalisation d'un élément extérieur pour pouvoir prendre une place et un pouvoir. OK ? un peu dommage parce qu'il y a des victimes collatérales, mais tu es d'accord que dans la compréhension d'un système familial ou pédag dans dans un système familial, si je t'explique cela pour d'autres domaines, tu vas le comprendre et tu vas l'intégrer sois capable d'aller jusque la Torah. Après, il y a un grand principe. Le nous dit ta face. Ce qui veut dire si tu vas voir beaucoup de choses à la fois, tu as rien parce que c'est pas une thérapie. la Torah, c'est un mouvement vers soi et non pas le désir de régler un Mais lorsqu'en effet, tu crées ce mouvement vers toi, tu vois tes problèmes et tes difficultés d'une manière différente parce que tu t'inscris maintenant dans ce qu'on appelle sidre fouillot, c'est-à-dire dans une gestion des priorités totalement différentes. Vous avez des gens la veille dit "Oh là là !" Le lendemain, vous les voyez avec le sourire. Vous dites quoi ? Les choses ont changé ? Non, mais j'ai remis les choses à leur place. Je les ai remise à leur place et je l'ai vu autrement parce que dans un absolu au fond, c'est pas si grave, c'est pas si problématique. Il ne faut pas attendre d'être confronté à des choses qui nous obligent à remettre les choses à leur place pour les remettre à leur place. C'est pour ça que les maîtres du Talmud nous disent que le quotidien de l'univers est parfois complexe. Mais qu'est-ce qu'il transforme ? Dit la gmaracha de sidra la sainteté qui est dans l'ordre. C'est quoi la kdoucha ? La sainteté. La sainteté dans la tradition juste, c'est très simple. C'estêtre capable de se séparer de la partie animale de moi-même pour en prendre le contrôle. C'est-à-dire de ne pas voir mes pulsions comme étant l'expression d'une identité, mais de quelque chose qui fait partie de moi, sur lequel je dois voir la maîtrise. Font partie de moi, mais ne sont pas l'éléments qui me définit. Selon l'expression bien connue, c'était plus fort que moi. Donc si c'était plus fort que moi, il y a c et il y a toi. Dans ce cas-là, c'est toi qui est plus fort que c'était et pas le contraire. Ça c'est la gnoucha. C'est quoi le sidra ? C'est quoi le céder c'est l'ordre. C'est quoi l'ordre ? C'est pas l'ordre du comptable. Avec tout le respect que j'ai pour le comptable évidemment parce que l'ordre du comptable c'est un ordre de nécessité. Alors que là c'est une réflexion sur les gestions de priorité. Quelle place je donne aux choses ? Quelles sont leurs importances réelles à l'intérieur d'une vision beaucoup plus globale sur l'existence ? C'est comme quand vous organisez un mariage. On passe des heures et des heures à goûter les plats qui seront mangés à 2h, à regarder ce que feront les feux d'artifice qui ne dureront qu'un instant. Mais on ne prendra pas le temps de se préparer au mariage réellement parce que tout simplement on a oublié où était l'essentiel. Parce que pour un tour du monde de 80 jours, tu prendrais du temps. Mais là, on espère, c'est pour 80 ans. Mais ce qui t'intéresse, c'est l'éphémère d'un moment et non pas les éléments dont tu as besoin pour construire ton futur de couple. Sous le prétexte, non mais nous on sait si les gens savaient, on serait dans une courbe de divorce qui serait pas en croissance exponentielle mais exactement le contraire. Mais après comme on est sa propre référence, on construit des théories pour justifier et quelque part ne pas se sentir responsable de ce qui est en train de se passer. Why not ? C'est ce qu'on appelle un espace de liberté. Le jour de Rochashana, on a cette chance de se poser, de réfléchir, de pas se sentir mal, de voir d'abord ce qu'on a fait de bien cette année, de s'applaudir, d'être fier de soi et de réaliser que dans les mouvements de l'année précédente, j'ai révélé une possibilité de mouvement. Donc c'est génial. J'aurais dû être à 100, je n'étais que à 70, mais j'aurais pu être à 40, donc je suis déjà 70. C'est tous enfin un jour d'angoisse mais un jour dans lequel on prend la mesure de cette chance incroyable de se poser de nous réinscrire à nouveau dans un quotidien quand cette fête va se terminer mais dans lequel il y a une direction, il y a un axe, il y a ce chauffard qui est là et qui nous montre qu'en vérité ce n'est pas dans le roman isme et dans des moments émotionnels très forts que se construit une histoire, même si parfois ça peut les embellir parce que l'art est là pour donner au vrai une dimension plus spacieuse mais il faut qu'il y ait quelque chose du vrai qui soit derrière et c'est là où en effet on peut rentrer dans cette fête de manière authentique de manière sereine en étant dans une démarche positive en sachant que les choses peuvent aller encore mieux suivant la chanson en vog audio tertog et se souhaiter les uns les autres de pouvoir vivre un quotidien dans lequel le sens est présent, dans lequel la conscience que l'on a de nos erreurs ne doit pas être un boulet qui nous tire vers le bas, mais une proposition de savoir quels sont les points sur lequels on peut travailler encore. Et c'est ça qui est génial dans cette journée. Ce que je vous souhaite, c'est tout simplement tout ce que vous me souhaitez. Quand ça ne peut être que du bien, qu'on ait une année qui soit remplie de lumière, on puisse la voir, qu'elle puisse être visible. Parce qu'on dit dans la gomelassadim, on ditem tu donnes de la bonté bien. Ce qu'on demande à Dieu, c'est que les bienfaits qu'il nous donne nous soient totalement identifiables, visibles de manière claire. que bezashem pour ceux qui rentrent dans cette année dans une dimension du singulier puisse la terminer dans une dimension de dans une dimension de pluriel d'ratchem et que nous donne tout ce qu'on a besoin pour continuer à faire notre travail sur terre d'azem tout le monde. M.